«On pourrait ne travailler que 15h par semaine si l’on voulait»

Économiste et auteur à succès, le Tchèque Tomás Sedlácek tient un discours original. Certes, l’économie rend tout efficace, «mais tout dans notre société ne doit pas être efficace».

«C’est comme Central Park à New York. Tout autour règne l’efficience, mais celle-ci est interdite dans le parc qui est strictement réservé à la détente et aux écureuils», explique Tomás Sedlácek, auteur de l’ouvrage «Economics of Good and Evil» («L’Économie du Bien et du Mal»), dans une interview accordée au Tages-Anzeiger.

Au-delà de la métaphore, l’ancien conseiller de Václav Havel et membre du Conseil économique national tchèque rappelle que le rôle de l’économie ne consiste pas d’abord à augmenter le produit intérieur brut. «La première priorité doit être la stabilité du système, mais nous l’avons oublié.»

La solution du chômage partiel

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François Lenglet : « Il est possible que nous ayons élu le président du retour au franc »

BFM TV, 7 mai 2012

« Il est possible que nous ayons élu hier le président du retour au Franc. C’est possible, c’est assez vraisemblable compte tenu de l’accélération des événements en Europe »

- Présentateur : « C’est terrible ce que vous nous dites là ! »

- François Lenglet : « C’est logique, une simple logique ! »

- Présentateur : « Est-ce-que vous y croyez sérieusement ? »

- François Lenglet : « C’est évident ! »

Voir aussi la réaction de l’économiste Jacques Sapir (vidéo)

Quand la Grèce basculera… (France5)

Émission C dans l’air du mercredi 15 février 2012 sur France5. Invités : Jean-Dominique Giuliani, Président de la fondation Robert-Schuman ; Georges Prévélakis, Professeur des universités en géopolitique ; Angélique Kourounis, journaliste (en duplex d’Athènes) ; Christian Saint-Étienne, économiste.

Malgré l’adoption par le Parlement grec d’un nouveau plan d’austérité, la zone euro a reporté l’exécution de son plan d’aide. Et alors que l’extrême gauche est en tête des manifestations de rue, la non-imposable Église orthodoxe a de plus en plus de mal à apporter son aide à la population.

« Il faut dire la vérité au peuple grec, il y a plusieurs (pays de la zone euro) qui ne veulent plus de nous. Et il faut les convaincre que la Grèce peut réussir à y rester pour les prochaines générations, pour nos enfants. » C’est en ces termes que le ministre des Finances grec a expliqué la situation au président Carolos Papoulias, après que la réunion de ses homologues de la zone euro ait été annulée.

Ce forum de l’Eurogroupe, repoussé à lundi 20 février 2012 à Bruxelles, devrait permettre d’examiner la réponse d’Athènes à son exigences en échange du déblocage d’un plan d’aide sans précédent représentant au total 230 milliards de dollars. En contrepartie, la Grèce doit en effet réaliser 325 millions d’euros d’économies supplémentaires sur son budget 2012, sinon elle se retrouverait dès le 20 mars en défaut de paiement de ses créances.

Pourtant, les efforts effectués par le pays ont permis une large baisse des déficits public et primaire, hors intérêts de la dette, en deux ans. Mais les estimations du PIB pour 2011 notent, elles, une contraction de 6,8 %, au lieu des 6 % escomptés par le gouvernement grec. Celui-ci a donc présenté des mesures supplémentaires de restrictions, dont des réductions des fonds alloués au système de santé ou aux partis politiques, et l’imposition de l’Église orthodoxe, qui est considérée richissime. Un plan d’austérité présenté au Parlement mais qui n’a toujours pas reçu le soutien des conservateurs.

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Eurozone : les Etats doivent « renoncer à certains pans de leur souveraineté »

L’intégration de la zone euro doit progresser et les Etats qui demandent une aide doivent se tenir prêts à renoncer à certains pans de leur souveraineté au profit de l’Union européenne, a dit mercredi le ministre allemand des Finances dans une interview accordée au magazine Stern.

Une telle issue serait « meilleure que celle d’une éjection des pays endettés depuis la zone euro », a déclaré Wolfgang Schäuble. « L’intégration doit progresser et un Etat qui rencontre des difficultés et qui reçoit une aide doit en retour renoncer à une partie de sa souveraineté à l’UE. »

Le Figaro

Un influent économiste prédit l’explosion de l’Eurozone

L’économiste Nouriel Roubini connu pour avoir prévu la crise financière de 2008 estime que les pays de la périphérie européenne abandonneront l’euro d’ici cinq ans.

Alors que l’agence de notation Standard &Poor’s a dégradé de trois crans la note de la Grèce qui devient ainsi le pays le plus mal noté au monde, l’éminent économiste Nouriel Roubini entrevoit la fin de la zone euro. Dans une tribune publiée dans le Financial Times mais également dans une conférence donnée à Singapour, l’homme qui avait annoncé la crise financière de 2008 estime que les pays de la périphérie européenne abandonneront l’euro d’ici cinq ans.

Ainsi, Nouriel Roubini estime qu’il n’existe aujourd’hui qu’un moyen de restaurer la compétitivité des pays périphériques : quitter la zone euro, reprendre des monnaies nationales et déprécier. Un tel scénario parait aujourd’hui inconcevable, relève l’économiste selon qui rien ne dit que dans cinq ans une telle idée n’aura pas fait son chemin, d’autant plus si les économies des pays périphériques stagnent. A moins que l’idée d’une zone euro plus fédérale parvienne à percer, certains dirigeants européens appellent en effet à plus d’intégration européenne.

Le Figaro

La dette de l’Europe de l’Est ne sera pas remboursée

« La dette publique en Grèce n’est que la première d’une série de bombes européennes de la dette qui vont exploser, » avertit l’économiste Michael Hudson. Nombre de pays de l’Europe de l’est, à commencer par la Lettonie, très durement touchée par la crise, seront incapables de rembourser les prêts libellés en euros qui ont été accordés durant la période d’euphorie financière, prévient-il.

Les gouvernements devront bientôt choisir entre ruiner leurs économies et saigner à quatre veines leurs peuples pour rembourser ou bien renégocier la dette et la convertir en devises locales, provoquant ainsi des pertes dans le système bancaire européen. Le combat entre créanciers et débiteurs promet d’être acharné, à l’image de celui qui se déroule aujourd’hui entre la Grande Bretagne et l’Islande, mais l’issue ne faire guère de doute, selon lui. Entre la défense des intérêts de leurs mandants promis au servage de la dette, et ceux des banques étrangères, les gouvernements devront se déterminer et vont choisir, comme l’ont fait les islandais qui refusent de régler les dettes des banques privées.

Le papier des contrats, la finance prédatrice, les dettes odieuses, seraient-elles donc plus sacrées que les vies, la santé des économies et le bien être des sociétés ? Faute d’un allègement de la dette sous forme de réduction des créances, du recours à la monétisation et à l’inflation, à des impositions exceptionnelles sur les actifs spéculatifs, accompagnés par une réduction de la mobilité des capitaux et un contrôle renforcé sur le secteur bancaire, nombre de pays occidentaux risquent de s’enfoncer dans le marasme et la misère sociale – et pour longtemps – au moment même où les émergents accélèrent leur course.

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