
Le traité de Lisbonne n’est même pas entré en vigueur que les Européistes favorables à une Europe fédérale et supra-nationale évoquent déjà l’étape suivante. Ainsi, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini — commissaire européen de novembre 2004 à avril 2008 — s’est prononcé pour la création d’une armée européenne :
« Si nous n’avons pas de politique étrangère commune, il y a un risque que l’Europe devienne marginalisée. Elle va être dépassée par le G2 de l’Amérique et la Chine, c’est-à-dire l’axe pacifique, tandis que l’axe atlantique sera oublié (…) Après Lisbonne nous n’avons plus d’alibis (…) Chaque pays apporte une contribution militaire identique, chacun apporte des véhicules blindés, des hommes, des chars, des avions, en Afghanistan. Si nous avions une armée européenne, l’Italie pourrait envoyer des avions, la France des chars, la Grande-Bretagne des véhicules blindés, et de cette façon nous pourrions optimiser nos ressource » (source)
Cette idée avait déjà été évoquée par Angela Merkel en 2007
Info glanée dans le Salon Beige
Franco Frattini est déjà connu pour une déclaration qui a fait de lui l’un des princes de la novlangue. Le 17 septembre 2007, il proposait en effet de renommer l’immigration par le terme “Mobilité européenne”». (source)

Lord Sacks, le Grand Rabbin d’Angleterre, a déclaré mercredi soir au club de réflexion Theos :
« Je vois l’Europe marcher à grands pas vers sa fin. Non pour des raisons économiques ni techniques ni politiques, non qu’elle soit submergée par un tiers monde, en réalité impuissant, non qu’elle soit aussi mise en question par la Chine, mais parce qu’elle est partie pour son suicide. Toutes les conduites (je dis bien toutes) des Techniciens, des Bureaucrates, des Politiciens, et en plein accord fondamental, malgré la contradiction apparente, les discours des philosophes, des cinéastes, des scientifiques sont toutes des conduites suicidaires.
« L’idée qu’on puisse, nous en Europe, en Occident, raisonner derrière nos frontières et s’affranchir des réalités au Sud, ça ne marche plus dans un monde mobile, dans un monde nomade », a-t-il déclaré sur France Inter.
Le «oui» irlandais montre que «l’Europe apporte une réponse positive à la crise», s’est félicité samedi le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso.