Bruno Le Maire (UMP) : «Nous sommes en guerre»

Le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire a donné sa vision de la crise et accusé Hollande d’être «défaitiste» sur Europe 1 lors du Grand Rendez-Vous Europe 1/i-Télé/Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Il ne faut pas se le cacher, nous sommes en guerre : en guerre économique, en guerre financière, en guerre contre l’endettement des États pour retrouver la souveraineté des États européens. […]

«C’est une première dans l’histoire européenne : les marchés décident de ce qui est bon et de ce qui n’est pas bon. La force des marchés vient de notre incapacité, depuis des années, à régler le problème de la dette», a estimé Bruno Le Maire, avant d’ajouter : «Si nous sortons de l’endettement des Etats, nous arriverons à reprendre la main sur les marchés».

Et le ministre, également chargé de concevoir le programme de l’UMP pour 2012, de se montrer plus offensif : «En France il y a ceux qui ont compris cet enjeu-là, c’est le Président de la République, c’est cette majorité (…) et puis il y a ceux qui continuent à penser qu’on peut dépenser toujours plus, alourdir la charge publique et qu’on continuera à s’en sortir comme cela». […]

«L’Europe doit changer ses dogmes», a donc défendu le ministre de l’agriculture, avant de conclure : «Le dogme qui consiste à dire que la concurrence est l’alpha et l’omega de l’Europe, cela ne marche pas».

Europe 1

Le putsch de Goldman Sachs sur l’Europe

Mario Draghi est le nouveau patron de la Banque centrale européenne (BCE). Loukas Papadimos vient d’être désigné comme premier ministre grec. Mario Monti est pressenti comme président du conseil italien. Ce sont trois financiers formés aux États-Unis, dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs. Est-il bien raisonnable de recruter les incendiaires comme pompiers ? Explications.

Ce sont les hommes de Goldman Sachs qui sont aujourd’hui poussés aux commandes. Par quels moyens ? Et pour quelles fins ? Faire prendre en charge par les peuples les fautes des banques ? Faire sauver l’Amérique par les Européens ? »

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Comment l’islam va transformer la France et l’Europe (Caldwell sur France 24)

Source : France 24

L’Europe peut-elle rester la même si sa population change ? Selon Christopher Caldwell, la réponse est non.

Une Révolution sous nos yeux constitue la première analyse sans concession des bouleversements colossaux induits par les vagues d’immigration à dominante musulmane que connaît l’Europe de l’Ouest et la France en particulier, depuis un demi-siècle. Observateur scrupuleux de l’Islam et de l’Europe depuis plus de dix ans, Caldwell montre que les élites européennes ont sous-estimé voire totalement éludé les effets sociaux, spirituels et politiques de l’immigration musulmane, qui sont considérables et durables, au profit des effets économiques, qui sont faibles et transitoires.

Alors que des populations d’origine étrangère de plus en plus sûres d’elles-mêmes défient les fondements de la culture européenne, les commentateurs réagissent soit par la peur et la fureur soit par des platitudes évasives. Une Révolution sous nos yeux évite ces deux travers. Par la force d’une documentation méticuleuse et l’honnêteté de son propos, ce livre expose clairement de quelle façon l’immigration musulmane est en passe de remodeler définitivement l’Occident.

«L’Europe finira-t-elle comme l’Union soviétique ?»

Pour François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), les «processus de la déliquescence» de L’UE et de l’URSS sont comparables. La FRS est une institution française de type «think tank» fondée par Pierre Joxe en 1992-1993.

Que l’euro meure et l’Union mourra. Et si l’euro revit et prospère, l’Union n’est pas assurée de survivre.

Ceux qui ont eu à analyser pendant les années 1980 le déclin puis la chute de l’empire soviétique ne peuvent qu’être frappés par certaines analogies avec la situation qui prévaut dans l’Union européenne. […]

Contrairement aux craintes exprimées par le président Sarkozy lors de son discours aux ambassadeurs en août, la fin de l’euro et de l’Union ne signifierait pas le retour aux guerres du passé. Celles-ci découlaient des prétentions hégémoniques portées par des puissances européennes dynamiques et non de la faiblesse d’Etats sur le déclin. Si l’horreur devait être au rendez-vous, ce serait plutôt celle des Balkans des années 1990.

Nos peuples, instruits par les expériences désastreuses du XXe siècle, ne se livreraient pas à ce type de tragédie. Leur sort serait plutôt celui du déclin et de la dépendance. La sécurité et la prospérité de nos pays seraient subordonnées aux exigences des grandes puissances, anciennes ou émergentes. […]

Le Monde

Italie : Berlusconi jette l’éponge en raison de la crise de la zone euro

Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi démissionnera après l’adoption au parlement des mesures promises à l’UE pour éviter la contagion de la crise de la dette.

Avant cette annonce, le taux à 10 ans de l’Italie est monté jusqu’à 6,770%, un niveau inédit depuis la création de l’euro, légèrement plus que le précédent record qui datait du matin même (6,73%). Ce niveau est jugé insoutenable à plus long terme compte tenu de la dette colossale du pays (1.900 milliards d’euros, 120% du PIB).

Mercredi, le taux à 10 ans de l’Italie se détendait légèrement sur les marchés obligataires asiatiques, à 6,65%. Les bourses d’Asie ont également bien accueilli l’annonce du départ de M. Berlusconi.(…)

20 Minutes

«L’éclatement de l’Europe est un risque réel»

Pour Mark Leonard, directeur exécutif du European Council on Foreign Relations (Conseil européen des relations étrangères), deux dangers menacent, «la technocratie et le populisme», qui pourraient conduire à «l’éclatement de l’Europe».

Aux yeux [des populistes], l’UE veille au bien-être du grand négoce et des banques, mais pas à celui des gens ordinaires ; elle lève le contrôle des frontières ; et promeut la mondialisation plutôt qu’elle ne protège ses citoyens des conséquences de celle-ci.

[…]Deux tendances contradictoires mais qui se renforcent l’une l’autre ont défini l’intégration européenne : la technocratie et le populisme. [….] Mais au moment où l’Union européenne (UE) gagnait en maturité comme projet politique, c’est son succès même en tant que phénomène bureaucratique qui a alimenté une réaction populiste. Cette dernière a commencé au Royaume-Uni avec Margaret Thatcher, mais est devenue aujourd’hui une force paneuropéenne qui comprend des figures et des groupes de gauche et de droite, tels Geert Wilders aux Pays-Bas, les Vrais Finlandais, et Marine Le Pen. […]

Le Monde

La dette publique : faux coupable

Les dirigeants européens ont convaincu leurs concitoyens que la dette publique était à l’origine de tous leurs maux. Ce faisant, ils renouvellent l’erreur qui fut fatale aux Allemands en 1930 comme aux Français en 1935…

Le Procès de George Jacobs – Tompkins H. Matteson, 1855

À Bruxelles, dans la nuit du 26 octobre 2011, les chefs d’État et de gouvernement de la zone euro n’ont pas seulement tendu la sébile à la Chine et à d’autres pays émergents. Ils ont réaffirmé leur volonté de voir les États du sud de l’Europe se désendetter à quelque prix que ce soit. Deux jours plus tard, jour de fête nationale en Grèce, les citoyens de ce pays ont mis en péril le plan européen par leur révolte.

Les Grecs ont-ils tort de rejeter l’accord de Bruxelles? Rien de moins sûr. »

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L’extrême droite grimperait en Europe

L’extrême droite a le vent en poupe dans l’Union européenne et ses thèses rencontrent un écho grandissant chez les jeunes hommes de moins de 30 ans, selon une étude publiée lundi à Bruxelles par le centre de réflexion britannique Demos.

Dans toute l’Europe, des jeunes gens se sentent abandonnés par les partis traditionnels et leurs représentants et affichent de la sympathie pour les groupes populistes »

L’étude qui s’appuie sur les réponses fournies sur le site de socialisation Facebook par près de 11.000 sympathisants de 14 groupes d’extrême droite dans onze pays européens, montre que la montée de l’islamisme, perçue comme une menace, fédère de plus en plus de personnes en Europe. [...]

Le Figaro. L’étude de Demos.

Merkel : « Il faudra une décennie pour assainir les finances en Europe »

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé samedi qu’il faudrait à l’Europe « une décennie » pour assainir ses finances et sortir de la crise de la dette, dans un message vidéo hebdomadaire aux Allemands sur son site internet.

Résoudre la crise de la dette « est un chemin qui demande beaucoup d’efforts, sur lequel nous devons avancer pas à pas », a-t-elle déclaré, au lendemain du sommet du G20 à Cannes, largement consacré à cette question.

La crise de la dette ne passera pas d’un coup et il est certain qu’il va falloir une décennie pour que nous soyons à nouveau dans une meilleure position. »

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Europe fédérale et despotisme éclairé

France Culture – Le Secret des Sources – 5 novembre 2011 :

« [...] Dans les élites européennes et depuis longtemps, vous pouvez entendre dire qu’il faudra y aller pour créer une Europe unie, peut-être une Europe fédérale si c’est le but ultime, mais une Europe qui pèse dans le concert géopolitique du XXIème siècle, il faudra y aller peut-être (j’ai entendu ça de la bouche de plusieurs responsables européens en privé), peut-être faudra-t-il y aller par une sorte de despotisme éclairé.«  — Ana Navarro-Pédro, correspondante à Paris pour l’hebdomadaire portugais Visão

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France-Culture

(Merci à Romégas)

Un Français sur trois tenté par le retour au Franc

Sondage exclusif ATLANTICO/IFOP : 32% des Français sont en faveur d’un retour au Franc. Moins qu’il y a un mois, mais beaucoup plus qu’en début d’année. Une tendance particulièrement marquée dans les catégories populaires, où un adulte sur deux veut que la France quitte l’euro. Et ce, malgré le quasi-consensus des politiques et des médias en faveur de la monnaie unique. [...]

Ce score est également très faible par rapport à l’Allemagne, où 60% des citoyens veulent revenir au mark. On conserve donc une véritable dichotomie entre les deux pays.

Atlantico