Européennes : le «Happy voting», remède à l’abstention des jeunes ?

Avec «Happy Voting» et «Eye 2014», l’Union européenne tente de motiver ses troupes avant les élections du 25 mai. Deux nouvelles campagnes de communication visant à donner une autre image de l’Europe.

Pharrell Williams pensait-il que sa chanson aurait un tel écho? Après les étudiants qui font la promotion de leur école, la Ligue des jeunes électeurs européens a décidé de danser sur son tube «Happy» pour promouvoir l’acte de voter lors des élections européennes prévues pour le 25 mai 2014.

Avec cette vidéo typique de la culture jeune, l’électorat des 18-30 ans est directement visé. Pourtant la crise les concerne aussi: le chômage des jeunes Européens est en hausse, et les programmes comme Erasmus sont remis en cause malgré leur succès. En 2009, le scrutin avait été boudé par 59,5% des électeurs français. Du jamais-vu.

Pour éviter que ce taux d’abstention ne connaisse un nouveau record, le service de communication de l’Union européenne a créé «Happy Voting» un clip «revigorant et amusant, qui montre des morceaux de vie d’Européens, qui dansent».

Ils sont «comptables, enseignants, nudistes, étudiants, drag-queens, ouvriers…» bref différents, mais Européens. Des membres du Parlement européen ont même participé à cette initiative, comme Ska Keller, candidate écologiste à la présidence de la Commission européenne avec José Bové.

Cette vidéo sera notamment diffusée lors de l’évènement EYE 2014 à Strasbourg du 9 au 11 mai, où 5000 jeunes entre 16 et 30 ans sont invités à venir participer aux débats européens.

Sous le slogan «Des idées pour une meilleure Europe», l’évènement proposera des débats, des ateliers, des concerts et un festival de rue. Les thèmes principaux abordés seront le chômage des jeunes en Europe, la révolution numérique, l’avenir de l’UE, les valeurs durables de l’Union.

Le Figaro

L’UMP cherche encore sa ligne pour les européennes

Cette semaine, l’UMP se tourne vers les européennes. Pour le scrutin qui aura lieu le 25 mai prochain le principal parti de l’opposition a de grandes ambitions et veut écraser le Parti socialiste. Mais, il manque encore quelque chose : une ligne politique claire sur la question de l’Union européenne. Et cette semaine, les réunions internes de l’UMP, comme le bureau politique statutaire mardi, seront dédiées à l’Europe.

Il est devenu essentiel pour le parti de Jean-François Copé d’accorder ses violons car les opposants à la ligne majoritaire se font entendre. L’orientation pro-européenne portée par Alain Juppé, Jean-François Copé, François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, ou encore Bruno Le Maire est contestée. Par Laurent Wauquiez par exemple. Dans Le Point sorti cette semaine, l’ancien ministre des Affaires européennes massacre la ligne de l’UMP.

A l’occasion de la sortie de son ouvrage Europe, il faut tout changer (éditions Odile Jacob), cet ancien pro-européen lance : « Ayons le courage de le dire, l’UE ne marche plus! ». Il veut que l’Union se concentre sur un noyau dur de six pays, pour établir un « fédéralisme avec l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne et la France. » ET d’ajouter : « Lorsqu’on est européen, on fait semblant de croire que tout va bien. »

Henri Guaino a été plus loin en assurant même qu’il ne voterait pas UMP en Ile-de-France le 25 mai prochain. « Je ne voterai pas pour l’incarnation d’une ligne qui est à l’opposé de ce que je pense et de ce que je crois être l’intérêt de mon pays », a-t-il osé début avril sur Public Sénat. Bref, le vernis commence à craquer.

Dans le JDD dimanche, le pro-européen Xavier Bertrand reprend le même couplet : l’Europe « est la source des problèmes alors qu’elle devrait nous aider à les résoudre. » Il met en garde son camp : « Je suis pour une ligne très claire, très ferme mais européenne (…). Si l’UMP a une ligne politique claire, nous gagnerons cette élection. Cela passera également par une cohérence entre les huit têtes de liste, mais je ne ferai jamais d’autre choix que de voter pour ma famille politique. » Dimanche soir, sur RTL, François Baroin a reconnu que « sur l’Europe, il va y avoir des divergences entre nous (à l’UMP), c’est incontestable ». Invité de Soir 3 sur France 3 le même soir, le commissaire européen Michel Barnier devrait tenter de donner plus de force à la ligne pro-européenne.

A un mois et demi de l’élection, ça n’avance pas pour l’UMP. Jean-François Copé avait préparé un premier slogan pour le parti – « L’Europe, je l’aime tellement que j’en veux une autre » – mais la formule a fait chou blanc chez les autres leaders du parti. Un autre slogan doit être bientôt trouvé, avec une ligne donc. Il faut aller vite car l’UMP, malgré des scores historiques aux municipales, risque de voir le Front national (et sa ligne anti-Europe) prendre les devants le soir du scrutin. Selon un sondage Ifop pour Paris-Match, le parti de Marine Le Pen est en tête des intentions de votes (24%) et l’UMP est seconde, avec 22,5%.

Le JDD

Les grandes banques d’Europe ont supprimé 80.000 postes en 2013

Les principales banques d’Europe ont encore réduit leurs effectifs de 3,5% l’an dernier et la perspective d’un retour aux niveaux d’emploi d’avant la crise semble très lointaine dans le secteur, en dépit du début de reprise de l’activité.

Les 30 principaux acteurs du secteur sur le Vieux Continent par la capitalisation boursière ont supprimé 80.000 emplois en 2013 selon les calculs de Reuters, effectués sur la base des documents annuels publiés par ces institutions. Et pour 2014, certains cabinets de recrutement soulignent que l’espoir d’une inversion marquée de la tendance risque fort d’être déçu.

Antoine Morgaut, directeur général pour l’Europe et l’Amérique du Sud du cabinet Robert Walters ne s’attend pas à voir l’emploi dans le secteur bancaire revenir un jour à son niveau d’avant la crise de 2008, déclenchée par la faillite de Lehman Brothers. Depuis cette époque, les effectifs globaux des 25 banques sur 30 pour lesquelles des chiffres comparables sont disponibles ont diminué de 252.000 environ pour revenir à 1,7 million de personnes.

Le rythme des réductions d’effectifs a toutefois été réduit de près de moitié l’année dernière et la plupart des banques arrivent pratiquement au bout des plans de cessions et de coupes lancés pendant la crise.

Mais les résultats des tests de résistance auxquels doivent procéder cette année les autorités européennes pourraient déboucher sur une nouvelle vague de ventes d’actifs ou de réductions de coûts.

Les recrutements ne concernent que quelques domaines précis, comme les contrôles internes ou la cybersécurité, des activités dans lesquelles les exigences réglementaires ont été durcies ces dernières années.

Boursorama

L’Italie est en état d’alerte face à une nouvelle vague de réfugiés

Avec le retour des beaux jours, les départs clandestins de la Libye vers les côtes du sud de l’Italie, qui représentent une des premières portes d’entrée en Europe, s’intensifient.

Entre 400 000 et 700 000 personnes originaires d’Afrique subsaharienne seraient prêtes à s’embarquer. L’opération de secours en mer Mare Nostrum, qui a déjà permis de sauver près de 20 000 migrants, doit donc être intensifiée et l’Italie lance un appel à l’Europe.

Depuis le 18 octobre 2013, 18 546 personnes – adultes, adolescents, enfants et nouveau-nés – ont été secourues par la marine militaire, avec la collaboration de la police financière et des garde-côtes italiens. « La nouveauté, c’est que les personnes qui traversent la Méditerranée ne sont plus des migrants qui tentent leur chance pour vivre dans de meilleures conditions économiques en Europe : 90 % d’entre elles sont des familles entières de Syriens, des Érythréens, des Maliens ou encore des Somaliens et des Gambiens, qui fuient des situations dramatiques et doivent être accueillis comme des réfugiés », constate l’amiral De Giorgi.

Cette opération aéronavale de surveillance et secours, qui coûte 9 millions d’euros par mois au ministère de la défense, a déjà permis d’arrêter 66 passeurs tandis que deux « bateaux-mères » ont été saisis. Elle permet aussi d’accélérer les procédures d’identification.

Dès que les migrants sont pris en charge à bord d’un bâtiment militaire, des équipes de la police scientifique prennent leurs empreintes et envoient toutes les données aux autorités compétentes en Italie et à Interpol. Par ailleurs, les migrants sont immédiatement ravitaillés, auscultés, et soignés si besoin, par des équipes médicales. Pour l’amiral Giorgio, l’opération Mare Nostrum est donc « un succès indubitable, en termes de sécurité humaine ».

Mais pour qu’elle soit poursuivie, « l’Europe doit faire un effort ». D’autant que, selon les déclarations du ministre de l’intérieur, Angelino Alfano, « entre 400 000 et 700 000 » migrants seraient prêts à embarquer depuis la Libye pour rejoindre les côtes du sud de l’Italie. « Totalement hors de contrôle, la Libye est devenue un port franc », relève t-il avec inquiétude.

À l’inquiétude du gouvernement italien, qui entend placer la question de l’immigration en tête des priorités du semestre de présidence italienne de l’UE, s’ajoute celle des préfets siciliens. Ils ont lancé un appel, mardi soir 8 avril, à la Protection civile pour installer des tentes, cuisines et hôpitaux de camps, près des ports dans lesquels débarquent les migrants

La Croix

L’extrême droite hongroise se veut un modèle en Europe

Le succès du parti Jobbik le week-end dernier aux élections législatives hongroises en a fait la plus grande force d’extrême droite en Europe.

C’est aussi un modèle pour des mouvements aux idées similaires en Pologne, en Slovaquie, en Bulgarie, en Croatie et jusqu’en Grande-Bretagne, où le British National Party (BNP) entretient des relations étroites avec le parti de Gabor Vona.

Ces formations se retrouvent sur des thèmes communs: nationalisme, rejet de l’immigration, de la mondialisation et de la « toute-puissance des institutions financières », méfiance voire aversion envers les « technocrates » de l’Union européenne, révolte contre la « décadence morale » – notamment l’homosexualité.

Au nom de la solidarité régionale, Le Jobbik cherche à exporter son idéologie et ses méthodes à l’étranger, avant les élections européennes du mois prochain. Mais ses positions radicales parfois teintées d’antisémitisme ont poussé plusieurs partis nationalistes d’Europe de l’Ouest à prendre leurs distances.

Dans un communiqué envoyé à Reuters, le Jobbik (Mouvement pour une meilleure Hongrie) dit son espoir de créer une alliance des peuples « de l’Adriatique à la Baltique », afin de tenir tête à l’ »euro-atlantisme ».

Plusieurs réunions ont rassemblé le Jobbik et le parti polonais Ruch Narodowy (Mouvement national) en vue des élections européennes du mois prochain. Une marche en novembre dernier à Varsovie a entraîné des affrontements avec la police mais le Jobbik assure être hostile à la violence.

Des contacts existent aussi avec des partis nationalistes en Slovaquie, en Croatie et en Bulgarie. A l’Ouest, le BNP de Nick Griffin revendique des relations étroites avec la formation hongroise. [...] Ces partis ne cachent pas leur méfiance envers les immigrés et les Roms. En Slovaquie, Hromoslav Skrabak, dirigeant du Slovenska Pospolitost, prône une politique de ségrégation et des méthodes « humaines » en vue de réduire la fertilité des Roms.

Il précise que son groupe entretient des contacts avec des partis d’extrême droite en Biélorussie, en Bulgarie, en République tchèque, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie et en Serbie afin de combattre les « diktats de Bruxelles ».

En Europe occidentale, à part en Grande-Bretagne avec le BNP, le Jobbik réussit moins à attirer la sympathie des groupes d’extrême droite, notamment en raison de ses déclarations parfois teintées d’antisémitisme.

Aux Pays-Bas, le Parti de la liberté (PVV) de Geert Wilders, farouchement pro-israélien, et en France le Front national, soucieux de « dédiabolisation », gardent leurs distances avec la formation hongroise. En Grèce, le parti Aube dorée affirme ne pas avoir de contacts avec le Jobbik, ce que confirme ce dernier.

Challenges

Le fardeau des 800 milliards de créances douteuses de la zone euro inquiète le FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) estime à 800 milliards de dollars les créances douteuses détenues par les banques de la zone euro. Un montant qui a doublé depuis 2009 et continue à croître, rappelle l’institution.

Un « fardeau ». C’est ainsi que le FMI qualifie, sans détour, les plus de 800 milliards de dollars de créances douteuses qu’ont accumulées les banques des pays en difficulté de la zone euro, dans son dernier rapport sur la stabilité financière mondiale publié mercredi. Des créances qui ne cessent de croître, s’inquiète l’institution, alors même que le secteur financier européen s’apprête à être soumis à un examen de santé.
Assainir le bilan des banques et entreprises

« Les banques dans les pays en difficulté de la zone euro restent plombées par un stock important et grandissant de créances douteuses, résultant du poids de la dette au sein des entreprises et du ralentissement économique », écrit le Fonds.

Un stock qui a doublé depuis 2009, affirme l’institution, qui se penche plus particulièrement sur les pays européens en difficulté financière (Chypre, Grèce, Irlande, Italie, Espagne, Portugal et Slovénie).

Tout en saluant « l’amélioration » de l’image de ces pays auprès des marchés, elle assure que ce « fardeau » des créances douteuses fait peser une menace sur la solvabilité de ces banques, limite leur « rentabilité » et restreint leur capacité à soutenir l’activité économique.

« Les dirigeants de la zone euro font face au difficile défi d’accélérer l’assainissement des banques et des bilans des entreprises sans compromettre le retour de la confiance des marchés », écrit le Fonds.

Se tournant de l’autre côté de l’Atlantique, le FMI s’inquiète de la « course au profit » qui s’accélère sur les marchés financiers américains, portés par la politique de « l’argent facile » fourni par la Réserve fédérale (Fed). Selon le Fonds, cette tendance se traduit par un endettement « croissant » du secteur privé et s’accompagne d’un « affaiblissement » de la qualité des créances sur certaines poches du marché du crédit.

« La stabilité financière mondiale s’améliore (…) mais il est trop tôt pour crier victoire », résume José Vinals, directeur du département des marchés financiers du FMI.

La Tribune

Le mot du jour : Populisme

(tout est extrait de wikipédia sans aucune modification)

Définition :
Le populisme met en accusation les élites ou des petits groupes d’intérêt particulier de la société. Parce qu’ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie de la population. Les populistes proposent donc de retirer l’appareil d’État des mains de ces élites égoïstes, voire criminelles, pour le « mettre au service du peuple ». Afin de remédier à cette situation, le dirigeant populiste propose des solutions qui appellent au bon sens populaire et à la simplicité. Ces solutions sont présentées comme applicables immédiatement et émanant d’une opinion publique présentée comme monolithique. Les populistes critiquent généralement les milieux d’argent ou une minorité quelconque (ethnique, politique, administrative, etc.), censés avoir accaparé le pouvoir ; ils leur opposent une majorité, qu’ils représenteraient.

Typologie des mouvements populistes européens :

  • Pays du Nord Europe : S’opposent aux transferts entre pays : Parti de la Liberté (Autriche), Parti du peuple Danois (Danemark) , Parti pour la Liberté (Pays-Bas) , Parti socialiste (Pays-Bas), Vrais Finlandais (Finlande)
  • Pays de L’Est Europe : Refusent de subventionner les pays les plus riches : Droit et Justice (Pologne), Fidesz (Hongrie), Jobbik (Hongrie), Liberté et solidarité (Slovaquie), Parti démocratique civique (République tchèque), Parti des citoyens libres (République tchèque)
  • Pays du Sud Europe : S’opposent à l’austérité : Front national (France), Ligue du Nord (Italie), Parti communiste (Grèce), SYRIZA (Grèce), Front de gauche (France), Gauche unie (Espagne)
  • Pays de l’Ouest Europe : Souhaitent prendre ses distances avec l’UE : Parti conservateur (Royaume-Uni) , Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (Royaume-Uni)

bonus : résumé du documentaire ‘Populisme, l’Europe en danger’ de Arte

« le premier risque de la démocratie, c’est la tyrannie de la majorité »


lien du documentaire complet : VK

Le réalisateur Antoine Vitkine sur wikipédia :
Vitkine a fait partie du Think tank français, le Cercle de l’Oratoire, créé en 2001, ayant édité la revue atlantiste ‘Le Meilleur des mondes’.
Le Cercle de l’Oratoire est un cercle de réflexion français créé peu après les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center, à New-York. Ce cercle de pensée, qualifié de néoconservateur, dispose, depuis 2006, d’une revue intitulée Le Meilleur des Mondes, fondée initialement pour défendre le bien-fondé de la guerre en Irak et s’opposer à la montée de l’antiaméricanisme en France.

Amnesty International accuse la police française de «harceler» les Roms (vidéo)(maj 2)


lien direct de la vidéo sur : VK
source : montage réalisé à partir du documentaire d’Enquête Exclusif – Roms : Pourquoi ils dérangent ? – M6


Près de 3 000 Roms ont été évacués de force au premier trimestre 2014, un chiffre comparable à celui de 2013, selon un décompte d’associations publié lundi à la veille de la journée internationale des Roms. Du 1er janvier au 31 mars, les autorités ont démantelé 27 bidonvilles, ce qui a forcé 2 904 personnes à quitter leur lieu de vie, selon ce recensement de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et de European Roma Rights Center (ERRC). Neuf autres sites, habités par 524 personnes, ont été abandonnés à cause d’incendie, ajoutent ces associations qui ont croisé témoignages et articles de presse pour établir ce bilan « a minima ».

Le Point


Les Roms sont de plus en plus victimes de violences en Europe mais les États n’ont pas pris la mesure du problème, dénonce Amnesty International dans un rapport publié mardi à l’occasion de la Journée internationale des Roms. «Les gouvernements rechignent à reconnaître l’ampleur du problème et se montrent peu réactifs lorsqu’il s’agit de les combattre», estime Marco Perolini, chercheur d’Amnesty International.

En France, l’organisation met en cause le rôle de la police, accusée de «harceler» cette minorité lors des démantèlements de bidonvilles, qui se sont accélérés en 2013 avec la suppression de 165 camps ayant abrité quelque 20 000 personnes.

Les policiers européens en ligne de mire

L’organisation accuse aussi les forces de l’ordre de ne pas assez protéger les Roms et de ne pas toujours enquêter pour trouver les coupables d’agressions. Ainsi, écrit-elle, la police est arrivée une heure après avoir été prévenue lors d’une attaque en mai 2013 de familles roms sur une aire d’accueil à Hellemmes (Nord). Et l’enquête n’a pour l’instant rien donné.

L’organisation épingle aussi la République tchèque, où des groupes d’extrême droite ont organisé en 2013 plusieurs manifestations anti-Roms sans entraîner de condamnation claire des autorités. Dans la ville de Duchcov, la maire a même participé à l’une de ces marches, écrit Amnesty.

En Grèce, l’association accuse la police de ne pas être intervenue lors d’une attaque de la communauté rom à Etoliko (ouest) en janvier 2013 par des individus qui ont lancé des cocktails Molotov et des pierres sur leurs maisons.

Amnesty appelle donc les gouvernements à veiller à ce que les policiers ne fassent pas un usage disproportionné de leur force lors de leurs interventions dans des campements, à poursuivre avec plus d’efficacité les auteurs d’actes à caractère raciste, ou encore à réaliser des statistiques sur les violences contre les Roms.

Le Parisien

En Allemagne, conservateurs et sociaux-démocrates à l’unisson contre les eurosceptiques

Angela Merkel a donné, samedi 5 avril, le coup d’envoi de la campagne de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), pour les élections européennes du 25 mai.

La présidente de la CDU s’est félicitée de la sortie progressive de la crise de la zone euro. « Je suis contente que nous ayons décidé que la Grèce reste dans l’euro. La Grèce emprunte un chemin difficile mais nous sommes à ses côtés. L’euro est un projet politique et financier. Un projet couronné de succès. » Pour elle, l’Europe, c’est « 7 % de la population mondiale, 25 % du PIB mondial et 50 % des dépenses de protection sociale mondiale ».

Alors que les Verts centrent leur campagne sur les thèmes écologistes traditionnels, le SPD et la CDU se battent moins entre eux que contre les eurosceptiques.

Sans faire ouvertement partie de ces derniers, l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise joue sur les deux tableaux. Le parti, allié de la CDU et membre de la coalition d’Angela Merkel, veut une « meilleure Europe qui se limite à l’essentiel, qui est forte vis-à-vis de l’extérieur mais mince vis-à-vis de l’intérieur, qui est plus démocratique et plus proche des citoyens ».

La CSU a lancé, début janvier, une campagne controversée sur le thème « celui qui triche, dégage ! » qui visait surtout les immigrants bulgares et roumains, accusés d’abuser du système social allemand. Cette campagne a suivi de peu la nomination à la vice-présidence du parti de Peter Gauweiler, un eurosceptique pur et dur qui n’hésite pas à attaquer la politique européenne d’Angela Merkel devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe.

La CSU veut manifestement retenir une partie de son électorat tentée de voter pour le nouveau parti anti-euro, Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ayant échoué de peu à entrer au Bundestag en septembre, ce dernier devrait entrer au Parlement européen, puisqu’il n’y a plus de seuil à atteindre pour disposer d’élus.

L’AfD devrait faire campagne « contre cet euro-là » et pour la limitation du droit d’asile. Paradoxalement, elle pourrait séduire une partie de l’électorat de Die Linke, le parti de la gauche radicale, très anti-européen et actuellement très critique vis-à-vis du gouvernement de transition en Ukraine.

Le Monde

Quand l’Union Européenne encourage le tourisme médical

Abordé à plusieurs reprises au Parlement Européen, le tourisme médical est présenté comme un outil bénéfique au développement de l’Europe, il « apparaît peu à peu comme un sous-secteur d’activité dynamique qui peut contribuer à l’économie de l’Union et aider certaines destinations touristiques à surmonter des obstacles tels que la dépendance excessive vis-à-vis d’une saison touristique intensive de courte durée. Il contribue aussi à la concrétisation d’un objectif de la Commission : permettre aux citoyens de vivre sainement et de vieillir en bonne santé. »

L’EU Bookshop est un site proposant à la fois une librairie, une bibliothèque et les archives des publications remontant à 1952. En plus des différentes publications officielles, l’UE a mis en place un certain nombre de publications destinées au grand public pour mieux les aider à comprendre le fonctionnement des institutions européennes.

Parmi ses publications, elle met en avant un certain nombre d’entre elles au sein du « coin des lecteurs ». On trouve dans cette rubrique, des « brochures faciles à lire, dont beaucoup sont abondamment illustrées, utilisent des termes simples pour expliquer l’organisation de l’Union européenne et définir ses politiques et champs d’action  ».

Si, sur les seize brochures mises en avant, certaines paraissent tout à fait à leur place (Le Parlement européen, Une Europe, une monnaie, …) l’une d’entre elle surprend. Intitulée «  Aller se faire soigner dans un autre État membre de l’UE, Vos droits  » cette brochure de quatre pages invite clairement les citoyens européens à s’intéresser aux avantages médicaux des autres pays.

Si vous prévoyez de recevoir un traitement médical dans un autre pays de l’UE, vous avez les mêmes droits qu’un citoyen de ce pays et votre traitement sera soumis aux mêmes règles et normes (Page 3).

Le problème qui se pose est que les systèmes de remboursements de soin sont fort différents d’un pays de l’UE à l’autre. Ainsi la France a une politique de couverture de sécurité sociale fort généreuse, découlant de sa mentalité d’état-providence.

Les Français ont-ils conscience que l’Union Européenne invite les citoyens des autres pays d’Europe à venir se faire soigner en France, sans aucune réflexion sur le coût que cette mesure entraîne sur les finance du régime de sécurité social français déjà bien mal en point ?

via Le Rouge & Le Noir

Plus de 26 millions d’Européens sans emploi,10 millions de chômeurs de plus qu’en 2008, et dans 18 des 28 pays de l’UE les salaires réels ont chuté selon les syndicats

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants d’une vingtaine de pays européens ont défilé vendredi à l’appel des syndicats à Bruxelles pour dénoncer « l’austérité » et réclamer aux dirigeants de l’UE une « autre voie » plus sociale pour l’Europe.

La première « euro-manifestation » de l’année a rassemblé « plus de 52 000 personnes de 21 pays », s’est réjouie Bernadette Ségol, la secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui misait sur la présence de 40 000 personnes. Ils étaient 25 000, selon la police.

Parti de la gare du Nord, le cortège aux couleurs traditionnelles des syndicats belges – rouge pour les socialistes, vert pour les chrétiens et bleu pour les libéraux – a parcouru les boulevards de la capitale belge pour se rendre jusqu’au quartier abritant les institutions européennes. La plupart des manifestants, qui venaient également de France, de Pologne, du Danemark, d’Espagne ou de Grèce, ont manifesté dans la calme, scandant des slogans et lançant des pétards…

Les manifestants ont réclamé une Europe plus sociale : « Mesures d’austérité = pauvreté durable », « People, not profit », pouvait-on, entre autres, lire sur les calicots brandis dans le cortège. « Notre message est simple, mais c’est un message que les responsables européens ne veulent pas entendre. Notre message est que leurs politiques en réponse à la crise financière ne suffisent pas et ont en réalité aggravé la crise sociale et économique. Notre message est que l’austérité ne fonctionne pas », a expliqué Bernadette Ségol….

Plus de 26 millions d’Européens sont sans emploi. Il y a 10 millions de chômeurs de plus qu’en 2008, et dans 18 des 28 pays de l’UE les salaires réels ont chuté, font remarquer les syndicats européens.

« La situation des jeunes est pire encore : 7,5 millions de jeunes Européens ne travaillent pas, ne suivent pas d’études ou de formation. Nombreux sont ceux parmi les plus éduqués et les plus entreprenants qui tout simplement désertent leur pays d’origine pour chercher du travail ailleurs », a souligné Bernadette Ségol en évoquant le risque d’une « génération perdue »…

Le Point, merci à Force bleue

Julien Rochedy (FN) : «Nous lançons un mouvement européen de jeunes patriotes, le YEAH»

INTERVIEW – Le Front national de la jeunesse lance, vendredi à Vienne (Autriche), une alliance des jeunes patriotes européens. Julien Rochedy, président du FNJ, explique le projet au Figaro.

Vous lancez vendredi à Vienne le YEAH (Young European Alliance for Hope). De quoi s’agit-il ?
Julien ROCHEDY – C’est une initiative commune puisque nous avons appris à bien nous connaître entre différents mouvements de jeunes patriotes depuis deux ans. Nous avons pensé qu’il serait bien de créer, au niveau des jeunes, l’équivalent de l’Alliance européenne des libertés. Ces structures existent déjà chez les socialistes, les libéraux et les écologistes. Désormais, après six mois de préparation, nous lançons ce projet dans le cadre des élections européennes et nous organiserons une réunion en France probablement le 1er mai lors du meeting dédié à ces élections.

Quels sont les objectifs de ce nouveau groupe ?
Si nous le lançons au début de la campagne des européennes, c’est pour envisager des actions communes (communication, propagande…). Le FNJ, qui sera très impliqué dans la campagne, veut démontrer qu’il n’est pas le seul mouvement de jeunes patriotes en Europe. Ce groupe veut aussi montrer qu’il n’est pas du tout anti-européen mais contre l’organisation particulière qu’est l’Union européenne. Nous voulons incarner un mouvement de «vrais Européens».
Nous souhaitons nous associer à des mouvements qui nous ressemblent le plus, éloignés de toutes formes d’extrémismes inutiles mais portés sur la défense de la liberté de leur nation et de leur souveraineté. D’ailleurs, ces mouvements qui prospèrent en Europe font tous aujourd’hui le même constat sur l’Union européenne.

Interview complète sur LeFigaro.fr