FN : «Le petit Blanc en quête d’une francité imaginaire»

Le sociologue Jean-Claude Kaufmann s’inquiète de la montée d’un «national-racisme» en Europe et de la quête d’«identités illusoires» chez les petits Blancs électeurs du Front national.

Le score du Front national aux municipales n’est pas une surprise, et la nouvelle époque dans laquelle nous entrons est celle de tous les dangers. Parce que le désespoir sans issue est immense. […]

Hélas, ce qui aurait pu être une belle histoire n’est rien d’autre qu’un drame. Car derrière la bonhomie apparente de nombreux candidats du FN se cache un projet politique qui nous mène bel et bien à l’abîme. D’abord et surtout, c’est ma conviction, à cause du nouveau mode de fabrication des identités dans la société contemporaine. Les identités sont en effet de moins en moins héritées, mais à définir désormais par l’individu lui-même, dans un travail permanent et très difficile d’arbitrage entre des possibilités en nombre croissant. […]

Le terme «petits Blancs», à la mode aujourd’hui, est d’ailleurs très ambigu dans son intitulé, renvoyant à une couleur de peau alors que la quête essentielle est celle d’une francité imaginaire.[…] Il ne faut pas confondre l’histoire d’un pays et l’identité nationale. La confusion est la même que pour l’identité individuelle : l’identité (individuelle ou nationale) ne doit pas être renvoyée aux origines, aux racines, à la mémoire, elle est une production de sens dans le moment présent. […]

Le petit Blanc électeur du FN n’est pas plus français que les autres comme il aimerait le croire. Il n’arrive à s’en convaincre que par un mécanisme d’opposition et de rejet. Puisqu’il ne peut se définir positivement, la technique du bouc émissaire lui permet de créer l’illusion de l’unité et de la réalité du groupe, surtout si elle monte en intensité et en violence. Le coupable de tous les maux, c’est l’autre, l’étranger, le différent. Derrière les apparences de normalité républicaine et de bons sens populaire que le FN voudrait incarner, le processus à l’œuvre est celui d’un lent mais inexorable glissement vers le racisme, qui s’implante massivement dans l’opinion. Un racisme qui mène à la violence. Les résultats des municipales n’ont rien d’un épiphénomène. Si l’on croise la perspective d’un approfondissement du nouveau mode de production des identités avec une aggravation de la crise économique, qui semble inéluctable, alors tous les humanistes, il me semble, peuvent être très inquiets pour l’avenir.

Libération

Expulsion des délinquants étrangers : les députés suisses viennent de donner le feu vert

(extraits) Votée en 2010, mais contraire au droit international, la disposition prévoyant l’expulsion des délinquants étrangers n’était pas appliquée. Les députés viennent de donner le feu vert.

En 2010, les Suisses avaient voté à 52,9% pour une résolution qui prévoit l’expulsion systématique de tous les étrangers condamnés pour meurtre, viol, brigandage, traite d’êtres humains, trafic de drogue. Devaient être expulsés aussi ceux qui « avaient perçu abusivement des prestations des assurances sociales ou de l’aide sociale ». (…)

Depuis plus de trois ans, le gouvernement et le Parlement freinaient des quatre fers. En 2012, l’initiative n’était toujours pas appliquée (…) En 2013, pour noyer le poisson, le gouvernement tentait d’apporter des restrictions.

(…) Confrontée à une nouvelle victoire de l’UDC concernant « l’immigration massive », la commission des Institutions politiques du Conseil national (l’Assemblée nationale) a décidé de désavouer le gouvernement et de donner satisfaction à l’extrême droite.

Un étranger criminel sera automatiquement expulsé pour un délit grave, et s’il est récidiviste concernant d’autres délits, moins graves, comme le vol, une rixe ou l’abus en matière d’aide sociale.

Adapté du Point

12 milliards d’euros qui ont été envoyés depuis la France par des migrants vers leur pays d’origine.

Difficile aujourd’hui d’échapper à son logo jaune sur fond noir [Western union]. Arrivée en France au début des années 90 via un partenariat avec la Banque postale, Western Union a décidé d’appuyer sur la pédale d’accélérateur depuis trois ans.

Un marché juteux

Résultat: la première entreprise au monde de transfert d’argent, née aux Etats-Unis au milieu du 19ème siècle en misant à l’époque sur le télégraphe, est présente dans plus de 8.000 points de vente dans l’Hexagone. Et la marge de progression est encore importante puisqu’il y en a déjà 15.000 en Italie et plus de 500.000 à travers le monde. Il faut dire que le marché du transfert d’argent a de quoi faire saliver.

Les transferts de fonds des migrants vers les pays en développement ont représenté plus de 400 milliards de dollars en 2012, en hausse de 6,5% par rapport à 2011, selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur le sujet. Selon la Banque de France, c’est près de douze milliards d’euros qui ont été envoyés depuis la France par des migrants vers leur pays d’origine. Et l’essentiel d’après l’OCDE est consacré aux dépenses d’éducation, de santé, de consommation courante, jouant ainsi un rôle essentiel dans la réduction de la pauvreté.

20 minutes, merci à Bourmestre

Les Sénégalais ravis de voir les Français payer le «visa de la réciprocité»

Depuis le 1er juillet, le Sénégal impose un visa biométrique de 50 euros à tout visiteur étranger, par mesure de réciprocité.

Sont exemptés les Sénégalais ayant une double nationalité, ainsi que les ressortissants de l’espace de libre circulation que sont les quinze pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Et, pour une année seulement, les clients des tours opérateurs – histoire de mieux faire passer la pilule auprès des hôteliers du Sénégal. Les opérateurs, qui protestent, anticipent une baisse de fréquentation de 30% et la suppression de 2 000 emplois.

Jean-Paul Dias, homme politique sénégalais et ancien ministre de l’Intégration économique africaine, préconise ainsi l’exemption de toutes les personnes nées au Sénégal ou de parents et grands-parents sénégalais.

«La mesure est souveraine», a répété le ministre du Tourisme, le chanteur Youssou N’Dour, soutenu par une partie de l’opinion sénégalaise, qui applaudit à l’idée de voir des Français se plier à des tracasseries, comme les Sénégalais doivent le faire pour se rendre en France.

Les «visas de la réciprocité», en vigueur depuis des années en Côte-d’Ivoire, au Mali, au Gabon ou au Cameroun, sont désormais la règle en Afrique.

Très peu de pays, même touristiques comme le Cap-Vert ou le Kenya, n’imposent pas de détention de visa aux visiteurs étrangers.

Libération

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Pour rappel: l’Aide Publique au Développement française au Sénégal:

La France demeure le premier donateur d’Aide publique au Développement au Sénégal avec un peu plus de 148 millions d’euros (97 milliards de Fcfa) d’aide bilatérale.

La contribution de la France à l’enveloppe du 10ème Fond Européen de Développement(FED) Sénégal s’élève à 21 millions d’euros, soit 14 milliards de Fcfa (source : Union européenne).

Enseignement supérieur et bourses :

9 000 étudiants sénégalais sont actuellement inscrits dans les universités françaises et chaque année 1 800 nouveaux départs sont enregistrés.

150 bourses en moyenne sont accordés par an sur une enveloppe de 700 000 euros (459 millions de Fcfa). [...]

Ambafrance

2004: La France annule la totalité de la dette du Sénégal

Paris efface une ardoise de 142,3 milliards de F CFA. La France a annulé, ce lundi, la totalité des créances du Sénégal, soit 217 millions d’euros, dans le cadre de l’initiative renforcée sur la dette des pays pauvres très endettés. Après le Japon et les Etats-Unisle, mi novembre, Paris montre l’exemple en allant beaucoup plus loin que les engagements pris en juin 2004 au sein du Club de Paris.

Afrik.com

Délinquance : une étude révèle la part des étrangers. «L’étude ne concerne pas les Français d’origine étrangère»

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) s’attaque à un sujet délicat: la part des étrangers dans les «multimises en cause pour crimes et délits».

Cette étude passe au crible un échantillon d’environ 1500 personnes mises en cause pour cinq infractions ou plus ayant eu lieu en 2009 et 2010 à Paris ou dans sa proche couronne. Elle a déjà révélé la part prépondérante des mineurs (53,4%) dans les infractions commises par les délinquants suractifs,.

Les étrangers pèsent pour un tiers des multi-mis en cause dans l’agglomération parisienne. Et encore ces chiffres ne sont-ils pas rapportés à ce que représente dans la population globale du Grand Paris chaque communauté (Français, d’un côté, forcément les plus nombreux, et étrangers, de l’autre. Ce qui aurait abouti à des écarts encore plus importants).

Bien entendu, l’étude ne concerne pas les Français d’origine étrangère.

En clair: les étrangers sont davantage impliqués dans les vols ou les cambriolages notamment. En revanche, dans l’hexagone, Français et étrangers multimis en cause sont au coude-à-coude en ma­tière d’escroqueries et d’infractions financières.

Les Français sont plus représentés dans toutes les violences qui n’ont pas pour objet l’acquisition d’un bien ou d’une somme d’argent.

Deuxième enseignement: les Français sont davantage mis en cause pour les infractions révélées par l’action des services, comme les affaires de drogue, de recel, de port d’armes prohibées. Ce qui contribue à relativiser les accusations récurrentes de «chasse au faciès» de la part des forces de l’ordre.

[bis] Bien entendu, l’étude ne concerne pas les Français d’origine étrangère.

(…) Chez les étrangers mis en cause au moins cinq fois, ceux de nationalité roumaine représentent plus de la moitié de l’effectif. Parmi ces derniers, 89,6% sont mineurs: 37,7% de garçons et 51,9% de filles.

Quel que soit l’âge des étrangers plusieurs fois mis en cause, après les Roumains et les ressortissants des Balkans viennent les étrangers du Maghreb, d’Afrique, et de Chine (12 cas).

(…) «Les hommes mineurs d’Afrique hors Maghreb sont assez souvent mis en cause pour atteintes volontaires à l’intégrité physique», c’est-à-dire de faits de violence.

[ter] Bien entendu, l’étude ne concerne pas les Français d’origine étrangère.

Figaro

Le Royaume-Uni ne peut expulser un délinquant sexuel somalien en vertu des « Droits de l’Homme »


« Je ne m’en irai pas » : le Royaume Uni ne peut expulser un délinquant sexuel somalien en vertu des Droits de l’homme. Ahmed Hersi, Somalien sans-emploi, a coûté au Royaume Uni plus de 400 000 livres en aide juridictionnelle légale, frais de prison et allocations.

« Je ne m’en irai pas », dit-il. « Cela fait près de six ans que je suis visé par une procédure d’expulsion, dit-il. » J’ai incontestablement gagné le droit de faire réviser mon jugement. Comment puis-je être expulsé juste pour une bêtise? »

Hersi, 26 ans, est arrivé au Royaume-Uni à l’âge de 8 ans. Il vit à Small Heath avec sa famille de 20 personnes. Adolescent, il fut condamné à deux reprises à une période de mise à l’épreuve pour vol à l’étalage, puis condamné à trois ans de prison pour vol à l’arraché en 2005.

Durant son emprisonnement, les autorités ont établi un arrêté d’expulsion contre lequel Hersi a fait appel deux fois en vain.

Les services d’immigration étaient prêts à le mettre dans l’avion en 2007, mais le Somalien a porté l’affaire devant la Cour européenne des Droits de l’homme où les juges ont décrété que renvoyer Hersi dans son pays était contraire à ses droits.

L’année suivante, Hersi fut condamné pour agression sexuelle et écroué en 2011.

Cette histoire a déchaîné ceux qui font campagne pour que les cours de justice du Royaume Uni se réapproprient le pouvoir laissé aux mains de juges non élus à Strasbourg.

L’eurodéputé Gerald Batten a déclaré : « Nous ne devons pas être surpris que les criminels du monde entier soient attirés par le Royaume-Uni, vu que le gouvernement facilite leur entrée et que la Cour européenne des Droits de l’homme rend quasiment impossible leur expulsion.

Pour ajouter l’injure à l’insulte, quand nous échouons à nous en débarrasser, ils restent et vivent des allocations. »

Hier un porte-parole a déclaré : « Nous prenons toutes les mesures nécessaires pour expulser ceux qui ne respectent pas nos lois, et en 2012 nous avons ainsi fait partir 4500 étrangers.

Toutefois, l’expulsion peut être retardée quand les condamnés cherchent à contrarier la procédure ou nous attaquer sur le terrain des droits de l’homme. C’est pourquoi nous avons changé les lois, afin de compliquer la tâche aux criminels qui souhaitent contester juridiquement une expulsion. »

Express.co.uk – Merci Nesley pour la traduction et à tous ceux qui ont proposé leur version

Pour le Conseil Pontifical, les nations prospères ont une « obligation d’accueillir l’étranger »

(extraits) L’Eglise voit dans le phénomène migratoire « un signe des temps », destiné « à transformer les structures nationales et internationales, sociales, économiques et politiques » a déclaré le cardinal Vegliò, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants lors d’une rencontre sur le thème « Le monde globalisé, les flux migratoires et la formation d’une famille humaine universelle ».

« Personne n’est étranger dans l’Eglise et elle n’est étrangère à personne, en aucun lieu », a-t-il insisté. A cette lumière, elle est « un lieu où les migrants sont reconnus et acceptés comme frères et soeurs, quel que soit leur statut légal », car l’Eglise, selon Benoît XVI,  « embrasse tout l’univers » et avec lui « tout peuple, toute culture et toute tradition ».

Pour l’Eglise, l’émigration est non seulement « un phénomène inévitable », mais aussi un « authentique signe des temps ». (…)

Le cardinal y voit même un signe destiné « à transformer les structures nationales et internationales, sociales, économiques et politiques, pour créer les conditions exigées par le développement pour tous, sans exclusion et sans discrimination à l’égard de quiconque et quelles que soient les circonstances ».

L’Eglise, qui a « toujours soutenu le droit de tout être humain à émigrer » appelle à une « meilleure gestion » de l’émigration (…) Les nations les plus prospères ont une « obligation, dans la mesure de leurs possibilités, d’accueillir l’étranger » qui est en recherche de « sécurité » et de « subsistance ».

L’Eglise « a la responsabilité d’assurer que l’opinion publique soit adéquatement informée sur les causes de l’émigration (…) et doit s’affronter au racisme, à la discrimination et à la xénophobie toujours et partout où elles se manifestent. »

Pour l’Eglise, en outre, l’émigration « n’est pas seulement une question de diversité et de cultures différentes » mais elle est un défi « d’unité, dans la rencontre de personnes du monde entier ». (…)

La foi chrétienne « demande aux fidèles de regarder les migrants (…)  comme des êtres humains qui contribuent à la société », non pas comme « des étrangers, mais comme nos frères et sœurs ».

L’émigration devrait donc être vue « comme un moyen d’enrichir notre patrimoine culturel », a-t-il souligné. Le but ultime étant, pour l’Eglise, « la croissance de la solidarité mutuelle et de l’amour chrétien », a-t-il conclu.

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Libération de trente étrangers au centre de rétention du Canet

Le juge de Marseille a ordonné la libération de trente étrangers placés en rétention administrative par le préfet. Les avocats ont fait valoir un arrêt de la Cour de cassation qui confirme le droit des personnes retenues à un accès aux organes et associations nationales et internationales non gouvernementales.

Ce droit à rencontrer ces ONG est différent de l’aide à l’exercice des droits assurés dans les centres de rétention par des associations ayant contracté avec le ministère de l’Intérieur.

A Marseille, la juge a considéré que « ‘l’insuffisance d’informations » du formulaire de la préfecture présenté aux étrangers « porte une atteinte évidente à leurs droits », comme vient de le juger également la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

Source

Merci Joyeux luron

Ivan Rioufol : la gauche au pouvoir répugne à s’adresser au peuple

Qui comprend le gouvernement ? Sûrement pas l’électorat populaire, qui, dans les sondages, lui retire sa confiance. Il y a de quoi : la gauche au pouvoir s’entête à appliquer un mode d’emploi farfelu. Cela donne, dans l’immédiat, une politique économique erratique, où toute suggestion de bon sens est suspecte.

À preuve, le rapport de Louis Gallois, patron de gauche : parce que son texte conseille de délester les charges des entreprises et de tailler dans les dépenses publiques, il est contesté avant d’être publié. Quant à la décision de Manuel Valls d’augmenter les naturalisations, projet qui recueille 74 % de désapprobations (voir nos éditions de mardi), elle annule la singularité du ministre de l’Intérieur, tant cette mesure illustre le conformisme construit sur le culte de l’Autre, l’oubli de soi, l’indifférence portée au pacte national.

Telle est l’idéologie dominante. Elle s’applique à déconstruire les réalités et à nier les faits, dans une dialectique d’essence totalitaire.

Shmuel Trigano la dénonce sous le terme de « post-modernisme »*. Cette école de pensée, qui a subverti la gauche à partir des années 1980 qui ont institutionnalisé la mémoire de la Shoah, pousse à détester tout ce qui se rapporte à l’Occident, à l’État-nation, au citoyen différencié de l’étranger.

Ce dernier a vocation à être partout chez lui, sans avoir à respecter les règles de l’invitant. Cette préférence immigrée conduit à ce que « le sujet non occidental est tenu pour être ontologiquement “innocent” et “victime”. Rien n’est exigé de lui ». (…)

Le Figaro

Michel Sapin «réfléchit» à l’idée de Nicolas Sarkozy d’un impôt sur la nationalité

Nicolas Sarkozy l’avait proposé, le gouvernement Hollande le réalisera peut-être. Le ministre du Travail Michel Sapin, invité de la télévision suisse RTS, a annoncé qu’il réfléchissait à l’idée d’un impôt sur la nationalité.

«C’est une des pistes, il faut que nous le fassions dans la cadre européen lorsque nous sommes au sein de l’Union européenne et dans le cadre des conventions internationales. Cela demande dans certains cas des renégociations de ces conventions fiscales» à déclaré le ministre français, sans pour autant en dire plus sur le fonctionnement d’un tel impôt.

L’idée d’un impôt lié à la nationalité a déjà été proposée. Nicolas Sarkozy l’avait en effet défendue le 12 mars sur TF1. La proposition : cibler les exilés fiscaux dont il jugeait la pratique «particulièrement scandaleuse». Il avait alors expliqué que «tout exilé fiscal qui est parti à l’étranger dans le seul but d’échapper à l’impôt français devra déclarer à l’administration française ce qu’il a payé comme impôt à l’étranger. Et si c’est inférieur à ce qu’il aurait payé sur ses revenus de son capital en France, on lui fera payer la différence».

atlantico

Pouria Amirshahi (PS) dénonce la «stigmatisation permanente des compatriotes binationaux»

Pouria Amirshahi, né en Iran en 1972, naturalisé dans les années 1990, président de l’UNEF-ID de 1994 à 1998, président de la MNEF de 1999 à 2000 est le candidat socialiste aux Législatives pour la 9ème circonscription des Français de l’étranger, une circonscription composée de 16 pays dont le Maroc. Il revient sur yabiladi sur les grandes lignes de son programme : Visas, Caisse des Français de l’étranger (CFE), frais de scolarité à la mission française, retraite et dossier du Sahara.

On est Français, un point c’est tout. Donc à ce titre, égalité de droit, égalité de devoir pour tous. Ca ne se discute pas une seule seconde. A partir de là, tout en découle. Accès à la scolarité, à la CFE, accès pour les conjoints à la nationalité etc…

La moitié des 44 000 Français établis au Maroc sont des binationaux. Il y a plusieurs semaines de cela, Yabiladi a fait un article (cf article) dévoilant qu’une école de la mission française avait accusé les enfants binationaux de faire baisser le niveau des classes. Des remarques qui nous rappellent celles du camp Le Pen….

Déjà, il faut rappeler que c’est Pierre Mauroy qui a mis fin en 1981 au fichage des nationaux et binationaux. Pour nous, tous les Français, quelque soit leur origine sont des Français à part entière et pas des Français à part. Durant ces 5 dernières années, il y a eu une stigmatisation permanente des compatriotes, qui avait une double-nationalité. Ca a commencé avec le débat sur l’identité nationale, ça a fini avec un débat hallucinant sur la viande halal, en passant par le discours de Dakar sur l’homme africain qui n’est pas rentré dans l’histoire et la différence de valeurs entre civilisation. Il faut vite tourner cette page-là. C’est une question de salubrité publique.

La France, ce n’est pas ça. Et le discours qui a été véhiculé depuis de nombreuses années, c’est du copié-collé de celui de l’extrême droite. […]

Prévoyez-vous dans votre programme des mesures spéciales pour les pères de famille qui ont travaillé toute leur vie en France et qui ont décidé de rentrer vivre au Maghreb pour leur retraite ?

[…] Que vous alliez à Tombouctou, à Marrakech, Alger ou à Marseille, vous êtes pleinement en droit de recevoir votre pension de retraite où que vous soyez. […]

yabiladi

Les catholiques de Suisse en manque de prêtres

Pour contrer l’érosion des vocations et le vieillissement des prêtres, les catholiques de Suisse planchent sur de nouvelles approches. Tour d’horizon.

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(…) Alors qu’en 1991, 177 étudiants étaient séminaristes en Suisse, 20 ans plus tard, ce chiffre a chuté à 88. Les chercheurs prévoient que, au mieux, le nombre des vocations va rester stable. Parmi les facteurs d’incertitude, il faut inclure des changements possibles dans les exigences d’admission et les effets à long terme des révélations d’abus sexuels dans l’Eglise.

Au séminaire de Villars, le recteur Nicolas Glasson a néanmoins bon espoir que la baisse des ordinations sera stoppée ou même inversée, comme cela semble être le cas en France.

«En France dans les 30-40 dernières années, ils ont vécu ce que nous traversons actuellement. Ces dernières années, les chiffres ont été stables et maintenant ils sont en hausse d’environ 10%», assure Nicolas Glasson.

Et d’ajouter: «Au printemps 2010, l’Eglise catholique de France a lancé une campagne de relations publiques visant à attirer davantage les jeunes à la prêtrise. Des dizaines de milliers de cartes postales ont été distribuées dans les cafés, les cinémas et sur les campus des lycées, sans oublier un forum sur Facebook.»  Un succès, selon l’Eglise.

Prêtres étrangers : pas la panacée
 
Arnd Bünker souligne qu’en Suisse, les six évêchés poursuivent chacun leurs propres stratégies. En termes de nombre de prêtre, St-Gall a le plus gros problème.

«Il y a plus ou moins le même nombre d’agents laïcs que de professionnels. Ils sont aussi les plus jeunes de Suisse. Donc, on pourrait dire que St-Gall a su très bien faire face à la situation», ajoute Arnd Bünker.

D’autres diocèses, y compris Lugano, ont recours à des prêtres étrangers. Mais ce n’est pas une solution à long terme, selon Arnd Bünker :

«Nous devons nous demander si une église est capable ou non de se reproduire. Nos églises locales ne sont pas durables.»

Arnd Bünker ajoute : «Il y a aussi un problème avec le racisme et l’acceptation.

C’est un problème pour les prêtres venant de l’étranger et c’est aussi un défi pour les communautés et les paroisses qui doivent trouver un moyen de vivre ensemble.

Mais les prêtres étrangers peuvent enrichir la diversité de l’Eglise locale et apporter des perspectives différentes.» (...)