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Montebourg : « L’État pourrait vendre ses parts dans des entreprises semi-publiques »
Le gouvernement français envisage de céder certaines de ses participations dans des entreprises en partie contrôlées par l’État, afin de réduire la dette du pays sur fond d’aggravation de la crise dans la deuxième économie de la zone euro, ont déclaré des responsables gouvernementaux.

Le gouvernement, qui a déjà indiqué que l’objectif de déficit ne serait pas atteint cette année, étudie comment il pourrait vendre certaines participations sans renoncer à l’influence qu’il peut exercer sur les entreprises concernées, ont expliqué ces personnes.
« Dans le cadre de la restructuration budgétaire, la modernisation de notre politique publique, nous réfléchissons à l’évolution de nos participations, bien sûr« , a déclaré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, dans un entretien accordé à Dow Jones Newswires et au Wall Street Journal.
« Nous n’excluons pas ce type de décisions mais nous ne souhaitons pas perdre nos moyens d’action sur les entreprises« , a-t-il ajouté. L’État français détient des participations directes et indirectes dans de nombreuses entreprises, dont EDF, Areva, France Télécom, Air France-KLM et Renault.
The Wall Street Journal via Suite et commentaires sur Fortune
Patrimoine : Ces biens prestigieux dont l’Etat veut se débarrasser
A l’heure des économies, l’Etat accélère la vente de son parc immobilier le plus luxueux. Pour certaines gigantesques et très difficiles à entretenir, ces demeures pourraient bien trouver preneur auprès des grandes fortunes mondiales. Au delà de ces bâtisses spectaculaires voire franchement insolites, le parc immobilier public comporte aussi de nombreux bâtiments plus «banals», mais dont l’emplacement et la qualité sont autant d’aubaines pour les investisseurs.

Ainsi, d’ici d’ici 2014, l’Etat compte vendre 1.870 biens pour une somme approximative de 2.2 milliards d’euros, un peu partout dans l’Hexagone et même Outre-mer. Parmi ces biens : le Quartier Général du XIème Corps d’Armée à Nantes (Loire-Atlantique) [voir photo], le château médiéval de Bridoire à Ribagnac (Dordogne), le phare de Beuzec-Conq à Concarneau (Finistère), Le fort de Charlemont à Givet (Ardennes)…
Selon une enquête de Benjamin Gans (INRIA) et de Thomas Dudouet (Data Publica), qui se sont basés sur les «open data» publiés par le gouvernement sur data.gouv.fr, le patrimoine immobilier de l’Etat représente plus de 25.000 propriétés en France mais aussi à l’étranger. Bunkers, garages, terrains variés, ambassades, bureaux : cette manne représenterait une manne de 60.5 milliards d’euros détenue par les administrations, voire de 107.5 milliards d’euros à en croire un rapport de l’Assemblée Nationale, qui inclut les 47 milliards appartenant aux 584 opérateurs de l’Etat.
D’une rare complexité, le patrimoine immobilier de l’Etat est particulièrement difficile à gérer. Dans les colonnes de La Tribune, c’est ce qu’affirme sans ambages Yves Deniaud, président du Conseil immobilier de l’Etat :
«Le parc immobilier de l’Etat est mal géré. Près d’un tiers des établissements publics ne nous ont toujours pas fourni de documents détaillant l’utilisation de leur parc immobilier deux ans après notre demande. Des dizaines de milliers de mètres carrés de surfaces sont inoccupés. Or dans le même temps, certains services de l’Etat payent des loyers astronomiques à des bailleurs privés. :
Après la polémique autour de la vente de l’Hôtel de Marine, l’Etat envisage-t-il de se séparer d’autres monuments historiques ?
«Deux hôtels particuliers parisiens datant du XVIIIème siècle – l’hôtel de Clermont et celui de Seignelay – pourraient en effet, être mis en vente afin de financer la rénovation de l’ancien bâtiment des PTT du 20 avenue de Ségur dans le 7ème arrondissement. Rien n’est encore tranché : mais plutôt que de se séparer de bijoux de famille, il serait beaucoup plus judicieux de mettre ces biens en location, ce qui est d’ailleurs prévu pour l’Hôtel de la Marine.»
news.fr ; capital.fr (Merci à Trotro)
« Racisme social » : un magistrat du Loiret porte plainte contre l’État
Pour avoir prêté assistance à un plombier qui voulait porter plainte pour le vol de son véhicule professionnel, le président de la cour d’assises du Loiret, Georges Domergue, 55 ans, se trouve aujourd’hui au cœur d’une polémique juridique plutôt rare.
Ernest Vilate, un Béninois artisan-plombier, sans nouvelles de sa plainte déposée le 2 décembre 2011, demanda au magistrat qu’il connaissait pour avoir effectué quelques menus travaux à son domicile de Briare, de l’aider.
Le président Domergue obtint l’autorisation du procureur de l’accompagner à la gendarmerie. Là, les choses se gâtèrent,
l’adjudant et le major de permanence s’accrochant vivement avec le plombier qui allait se sentir humilié par leurs propos mais surtout avec le magistrat qui fut sommé de quitter la gendarmerie entre deux militaires.
Très remonté, le président Domergue raconte : l’attitude des gendarmes « est une insulte à l’uniforme : c’est du racisme social. » Même si du côté de la direction de la gendarmerie d’Orléans, on ne conteste pas un accueil qui n’a pas été « satisfaisant », on constate un « problème d’ego » d’une personnalité « qui n’était pas en fonction ». (…)
«La France est une invention»
Les historiens Joël Cornette et Johann Chapoutot débattent de l’histoire de France et de son enseignement.
Il est important de ne pas laisser la nation à ceux qui l’envisagent uniquement dans une perspective obsidionale, comme une citadelle assiégée sur laquelle des hordes d’étrangers viendraient se jeter. (Johann Chapoutot)
Mais où donc est passée la France ? C’est en ces termes que certains historiens, essayistes ou journalistes s‘émeuvent d’une prétendue disparition de l’histoire nationale dans les programmes de l’éducation nationale. L’enseignement ferait la part trop belle à «Songhaï ou Monomotapa», au détriment de Louis XIV et Napoléon. La polémique est relancée cet automne. Sous certains aspects, ces inquiétudes rejoignent l’idée qu’il faudrait «renforcer notre identité nationale», mission qui avait été confiée par Nicolas Sarkozy à la Maison de l’histoire de France, dont il avait porté l’initiative.
Avant d’être abandonné par le gouvernement de gauche, ce projet fut vertement critiqué, notamment pour son cadrage hexagonal, jugé totalement en décalage avec l’histoire qui s’écrit aujourd’hui, une histoire des rencontres, des connexions et des métissages. Dans ce contexte politique et intellectuel, prendre l’histoire de France comme objet peut s’avérer un exercice périlleux, soumettant ses auteurs au double soupçon de ringardise ou de nostalgie d’une gloire perdue. […]
J. Co. [...] la singularité de la France est précisément qu’au moment où elle se constitue comme Nation, au moment de la Révolution, elle nourrit des idéaux transnationaux (liberté, égalité, fraternité). Ainsi, en un sens, elle est une nation internationale dès l’origine. Par ailleurs, elle se nourrit des apports étrangers. [...]
J. Co. La France est une invention. La bonne question est d’ailleurs de savoir ce qui « invente » la France : est-ce la nation ? Ou l’Etat ? On peut avancer l’hypothèse suivante (mais c’est sujet à discussion) : en Italie ou en Allemagne, une nation, un peuple, un territoire préexistent à la formation de l’Etat, alors qu’en France, c’est le contraire : la nation est construite par le politique. […]
J. Ch. En France, l’Etat est central et moteur dans l’avènement de la nation et de la citoyenneté. C’est l’héritage des Lumières : on n’est pas français par essence ni par naissance, mais par libre arbitre et par choix […].
Le Monde (Merci à Imperial W.)
Dépenses de l’État : Coupes drastiques en préparation
Pendant cinq ans, la gauche a accusé Nicolas Sarkozy de casser le service public, à coup de suppressions de postes, de fermetures de petits tribunaux et autres services locaux. Mais pour tenir ses objectifs de baisse de déficits publics, le gouvernement Ayrault s’apprête à mener une politique tout aussi sévère. Pour 2013 à 2015, le gouvernement travaille sur une baisse annuelle de 2,5% des effectifs, hors Éducation, Justice et Sécurité.

Les chiffres sur lesquels travaille la direction du Budget, dont Le Figaro a eu connaissance de source interne au ministère, concernent les effectifs de fonctionnaires, les dépenses de fonctionnement et d’intervention. À chaque fois, l’effort demandé est conséquent.
Les ministères, à l’exception de ceux «prioritaires» (Éducation, Justice et Intérieur), verront ainsi leurs effectifs diminuer en moyenne de 2,5% par an de 2013 à 2015 inclus. Ce qui équivaut au non remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite.
Le gouvernement Ayrault veut concilier deux objectifs: stabiliser les effectifs globaux de l’État, tout en créant 65.000 postes dans l’Éducation, la Justice, la police et la gendarmerie. Pour cela, il est contraint de mettre sous pression les ministères. L’enjeu est crucial car les dépenses de personnel, retraites comprises, absorbent plus de 30% du budget de l’État. […]
Enfin, l’exécutif travaille sur une baisse de 40% des «dépenses d’intervention» de l’État au cours des trois prochaines années (hors les trois ministères prioritaires). Cette catégorie, qui ne pèse pas moins de 40% du budget de l’État, recouvre par exemple des aides à l’agriculture ou des subventions aux associations ou aux manifestations culturelles. Toutefois, exception importante, les dépenses d’intervention à caractère social ne seront pas concernées par les coupes. Aides au logement, contrats aidés, allocation adulte handicapé, RSA, bourses étudiantes… seront donc épargnés.
Pour reconquérir le pouvoir, revenir à ce qui distingue la droite et la gauche
Pour Guillaume de Thieulloy, si la droite veut reconquérir durablement le pouvoir, la seule solution est de revenir à ce qui distingue la droite de la gauche.
Un homme de droite considère qu’il existe un lien profond entre nationalité et identité : on peut certes choisir de devenir français, mais ce choix ne peut être que largement minoritaire.
Le désespoir en politique est une sottise absolue, disait Charles Maurras. L’histoire nous apprend, en effet, que de brutaux et singuliers renversements sont toujours possibles. Songeons à l’improbable succès de Jeanne d’Arc (dont nous fêtons le 6e centenaire). Certes, donc, le désespoir en politique est une sottise absolue. Mais il ne serait pas moins idiot de prétendre, comme je l’ai parfois entendu dimanche dernier, « qu’il n’y a pas eu de vague rose ».
Cette défaite, qui entérine (et aggrave) la véritable défaite qui eut lieu le 6 mai dernier, à l’élection présidentielle, tient essentiellement à trois facteurs :
1) Le contexte économique très difficile pour les majorités sortantes dans toute l’Europe ;
2) Le fait que Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon n’aient pas mené une politique assez nettement orientée à droite (« l’ouverture » fut le symbole de cette confusion politique) ;
3) Le refus de toute alliance électorale entre les droites françaises.
Pour reconquérir durablement le pouvoir, la seule solution est de revenir à ce qui distingue la droite de la gauche. […]
Nous y reviendrons dans les semaines qui viennent, mais voici déjà donner quelques pistes de réflexion : pour moi, un homme de droite considère que nous ne pouvons rien changer à la nature humaine (et c’est pour cela que je m’oppose au mariage gay) ; un homme de droite ne considère pas que l’État soit le seul acteur légitime de la vie sociale (ce qui pousse à une profonde remise en cause de l’État-providence et de la fiscalité) ; […] Voici au moins trois axes sur lesquels droite et gauche s’opposent radicalement, et sur lesquels UMP et FN devraient pouvoir trouver des points d’accord.
Quinze personnes attaquent l’Etat pour « contrôles au faciès »
Quinze personnes disant avoir subi en France des contrôles de police abusifs car fondés sur des critères racistes ont attaqué mercredi l’Etat français au civil pour demander réparation et susciter un débat.
La propension présumée de la police française à opérer des « contrôle au faciès » a déjà été dénoncée à de nombreuses reprises par des organisations nationales et internationales, comme l’organisation non gouvernementale américaine Human Rights Watch en janvier dernier.
Noires ou arabes, les 15 personnes engagées dans la procédure commencée au tribunal de Paris pensent avoir été choisies pour leur couleur de peau.
Elles soulignent que la pratique prêtée à la police française constitue une violation des droits fondamentaux, puisque selon le code de procédure pénale, un contrôle ne peut se fonder que sur le comportement et non l’apparence.
Un procès pourrait se tenir d’ici un à deux ans.
« L’environnement est totalement irrespirable pour ces personnes et c’est la raison pour laquelle elles engagent la responsabilité de l’Etat, afin que celui-ci répare leur préjudice et que politiquement, l’Etat prenne conscience de ce problème et que le contrôle au faciès cesse », a dit aux journalistes l’un de leurs avocats, Slim Ben Achour.
Soutenus par le Syndicat des avocats de France (classé à gauche), et un « Collectif contre le contrôle au faciès »,
les 15 personnes poursuivant l’Etat s’appuient notamment sur une étude réalisée par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) entre octobre 2007 et mai 2008 et qui avait établi que les Noirs avaient six fois plus de risques d’être contrôlés que les Blancs et les Arabes huit fois plus (…)