Grèce : les 3 mensonges des médias et des experts (1)

«Les Grecs vivent au dessus de leurs moyens.» «L’économie allemande est plus vertueuse.» «L’Euro nous protège de la crise.» Ces trois affirmations font partie du mantra néolibéral répété en boucle par les économistes invités sur les plateaux. L’économiste Jacques Sapir démolit consciencieusement ces pétitions de principe.

La Grèce serait l’homme malade de la zone Euro

Les récents événements en Grèce et dans la zone Euro ont donné lieu à beaucoup de commentaires, au sein desquels on peut constater que certains mythes ont la vie (très) dure. Sans prétendre leur faire la peau définitivement, il convient de rappeler ici certains faits, par sympathie pour les travailleurs grecs mais aussi par amour de la vérité.

La presse allemande, et même française, a usé de termes, en réalité, bien plus injurieux. On se souvient des « cueilleurs d’olives » et même de l’exécrable calembour (la « mauvaise Grèce ») par lequel un quotidien français s’est déshonoré. Il convient de rétablir ici les faits.

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En 2009, la France a connu la pire récession depuis 1945

Le produit intérieur brut (PIB) de la France a reculé de 2,2 % en 2009, soit la baisse la plus importante depuis l’après-guerre, après une hausse plus importante que prévu de 0,6 % au quatrième trimestre, selon les résultats publiés vendredi par l’Insee.

Le chiffre de + 0,6 % pour le quatrième trimestre avait été annoncé quelques minutes plus tôt par la ministre de l’économie, Christine Lagarde, sur RMC.

Une hausse de « 0,6 %, ça veut dire deux fois mieux qu’au printemps, trois fois mieux qu’à l’automne », s’est félicitée Christine Lagarde. « C’est un résultat satisfaisant (…). J’avais dit qu’on terminerait l’année sur les chapeaux de roue, il y a beaucoup de gens qui se sont moqués de moi à ce moment-là », a-t-elle poursuivi.

Selon les données préliminaires de l’Insee, les dépenses de consommation des ménages français ont augmenté de 0,9 % en octobre-décembre alors que leurs investissements, essentiellement en logement, ont baissé de 2,7 %.

Les dépenses des administrations publiques ont progressé de 0,7 %, reflétant l’impact du plan de relance.

Les investissements des entreprises non financières ont baissé de 0,8 % pour un recul de 7,7 % sur l’ensemble de l’année.

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