Le village espagnol Castrillo « Tuez les Juifs » veut changer de nom

Sur proposition de leur maire, les habitants d’un village du nord de l’Espagne devaient voter cette semaine le changement de nom de leur petite commune. Et pour cause : ledit village a un nom plutôt difficile à porter depuis 500 ans : Castrillo Matajudios, soit « Tuez les Juifs » en français. Le maire propose donc de revenir au premier nom d’origine de cette bourgade de soixante habitants : « Castrillo Mota de Judios » (Castrillo la colline des Juifs).

Hebergeur d'imageCastrillo « la colline des Juifs » est ainsi nommé en 1305 après que des Juifs s’y installent, fuyant un pogrom dans un village voisin. Près de deux siècles plus tard, en pleine « Reconquista » (les Rois catholiques chassent définitivement les Maures de la péninsule en 1492), l’Inquisition est très puissante et il n’est pas très bien vu d’être musulman ou juif. [...]

L’origine de cette expression est également un peu floue mais elle serait liée aux violences faites aux Juifs pendant la semaine sainte. De même, pour rappel, Saint-Jacques de Compostelle, saint patron d’Espagne, est aussi parfois surnommé « Matamoros », « le tueur de Maures »… [...]

7sur7

Vagues de clandestins algériens en vue

Les garde-côtes espagnols sont en état d’alerte, depuis une semaine, au sujet de possibles « vagues d’immigrés clandestins dans des embarcations », rapporte le site officiel des Forces et corps de sécurité espagnols (Infopolicia).

L’alerte a été lancée par le ministère algérien de l’Intérieur à la Direction des opérations des Forces armées espagnole.

Lire TSA

 

Le Parlement andalou autorise les enfants à changer de sexe

[Les lecteurs parlant espagnol sont invités à compléter cet article, à le corriger le cas échéant, à faire une recherche plus globale , et à nous traduire les passages importants - en citant leur source]

[traduction automatique adaptée au mieux - extraits]

MADRID – Le Parlement d’Andalousie a approuvé mercredi une loi qui oblige les écoles à traiter les élèves selon le sexe qu’ils ont choisi, indépendamment du sexe anatomique.

Cette loi, dite «loi du transsexualisme » a été approuvée malgré les 36 000 signatures présentées contre. Le « projet de loi global pour la non-discrimination fondée sur le sexe et la reconnaissance des droits des personnes transgenres de l’Andalousie » a été approuvé par le parti socialiste, les Verts et le parti Populaire.

« Il faut démystifier les opérations de changement de sexe. Elles mettent de l’ordre là où il ya du désordre, elles recomposent le lien entre le sexe physique et le cerveau, elle réparent la corrélation entre le sexe physique et intérieur « .

Cette loi va par exemple obliger les écoles à autoriser dans les toilettes et les vestiaires résevés aux filles des élèves qui seront anatomiquement des garçons. Les enseignants seront également obligés de changer tous les papiers des élèves en fonction de leur nouvelle identité. Les parents des autres élèves seront tenus d’accepter qu’un garçon aille à l’école habillé en fille, et qu’il partage les lieux réservés aux filles.

Le changement de sexe de l’enfant sera également accompagné. Le processus pourra aboutir à des traitements hormonaux et chirurgicaux.

aciprensa.com (en espagnol)

Pour devenir ambassadeur du Maroc en Espagne, Fadel Benyaich renonce (provisoirement) à sa nationalité espagnole

Le cas de Mohamed Fadel Benyaich illustre toutes l’ambigüité de la binationalité en particulier lorsque son titulaire est appelé à exercer d’importantes responsabilités politiques : le nouvel ambassadeur du Maroc en Espagne, Mohamed Fadel Benyaich, a dû renoncer à sa double
nationalité pour occuper sa nouvelle fonction.

Il a en effet abandonné la nationalité espagnole, avant de présenter ses lettres de créances mercredi au roi Juan Carlos. Selon le journal ABC, le gouvernement de Mariano Rajoy ne voyait pas d’inconvénient à ce que le maroco-espagnol puisse détenir la double nationalité.

Si Fadel Benyaich garde la nationalité [espagnole] alors qu’il est en poste en Espagne, il ne pourra faire prévaloir son immunité diplomatique en cas de problème avec la justice.

Il sera un justiciable comme tout le monde. Mais rien n’est perdu pour autant, le nouvel ambassadeur pourra à nouveau redevenir Espagnol à l’issue de sa mission diplomatique et pourra donc à nouveau recevoir le passeport lui qui, d’après le journal, a toujours tenu à renouveler son passeport espagnol.

Sa nationalité espagnole, il la détient de sa mère, Carmen Millán, femme originaire de la ville de Granada, dans le sud du pays. Elle avait rencontré son père quand il était étudiant en médecine à l’Université. En 1971, ce dernier, médecin personnel du Roi Hassan II , a perdu la vie lors de la tentative de coup d’Etat de Skhirat.

Compagnon d’étude et ami intime du Roi Mohammed VI, Fadel Benyaich était un protégé du défunt monarque Hassan II. Le diplomate est le conseiller pour les affaires espagnoles du Souverain marocain.

bladi

Espagne : les billets de 500 euros sous haute surveillance

En Espagne, la cour suprême a décidé au mois de février que les banques devraient désormais rapporter au Trésor public les détails des transactions réalisées avec des billets de 500 euros, affirme El Pais. Elle a révoqué ainsi une précédente décision de la Haute Cour d’appel qui avait conforté la Banco Pastor qui avait refusé à la fin de l’année 2006 de déclarer des transactions réalisées avec des billets de 500 euros, ainsi que des mouvements de plus de 10.000 euros auprès de l’Oficina Nacional de Investigación del Fraude (ONIF), une instance chargée de lutter contre la fraude.

Sur le plan pratique, les institutions financières devront identifier les auteurs de mouvements de trésorerie au moyen de leur numéro d’identifiant fiscal (NIF ou ID, selon qu’il s’agit d’entreprises ou de particuliers). Elles devront motiver les mouvements de montants supérieurs à 10.000 euros, ou la valeur nominale des billets utilisés. Les inspecteurs des impôts souhaitent également que l’on étende cette mesure aux opérations réalisées avec des billets de 200 euros. Le gouverneur de la Banque d’Espagne, Luis Linde, a déclaré qu’il n’avait pas de critères clairs sur ce sujet.

En février, la quantité de billets de 500 euros en circulation s’élevait à 39,6 millions d’euros, son plus bas niveau depuis 2005, en chute de 12,9% par rapport à 2013, indique la Banque d’Espagne. Leur nombre a constamment baissé sur les 20 derniers mois. Au total, la masse de billets en circulation en Espagne atteint 52,858 millions d’euros, ce qui signifie que les 79 millions de billets de 500 euros représentent les ¾ de cette masse.

L’Espagne est d’ailleurs le pays où ils sont le plus utilisés. En 2008, le New York Times avait publié un article qui indiquait qu’en 2006, un quart des billets de 500 euros se trouvaient en Espagne, alors que l’économie de ce pays à cette époque ne représentait que 11,5% du PIB de l’ensemble de la zone euro. Le journal affirmait que cette concentration témoignait de l’existence d’une importante économie souterraine dans le pays.

Express.be

Municipales : La presse espagnole salue Hidalgo, la «femme andalouse» de Paris et le «Catalan» Manuel Valls (MàJ)

Addendum 01.04.2014 :

La presse espagnole se plaît à souligner les origines du nouveau premier ministre français, Manuel Valls, né à Barcelone en 1962 et naturalisé en 1982, mais les commentateurs divergent sur ce choix politique de François Hollande.

Toute la presse s’accorde à souligner que le président de la République a fait le choix des sondages et s’est orienté vers l’aile droite de son électorat. «Il a choisi l’homme politique le plus populaire de France, peu populaire parmi l’électorat socialiste», écrit le correspondant d’ABC tandis qu’El Mundo résume dans son éditorial : «Hollande tourne à droite pour éviter un autre échec électoral». […]

Le correspondant d’El Pais analyse de la sorte l’affaire Leonarda: «Elle a permis au ministre de montrer que sa stratégie pour freiner le Front national consistait à se mettre à sa hauteur en matière de démagogie et de xénophobie.» […]

Le Figaro

Les journaux espagnols qui font leur une sur les municipales françaises mettent en avant la victoire de la socialiste dans la capitale en insistant sur les racines andalouses d’Anne Hidalgo, née en 1959 à San Fernando en Espagne.

Une maire de Paris aux racines de Cadix», «fille d’immigrés espagnols», rappelle La Vanguardia.

L’agence de presse Efe s’attarde sur la famille d’Hidalgo, son grand-père combattant antifranquiste, son père réfugié en France pour éviter «la pression politique et les pénuries économiques». […]

Dans les colonnes d’El Mundo (centre droit), le correspondant du journal voit en Hidalgo «deux précédents parfaitement du goût de François Hollande: pour la première fois, une femme s’assied dans le fauteuil du maire de la capitale »

et il s’agit en plus d’une citoyenne originaire d’un autre pays, un couronnement des concepts de parité et de diversité raciale tant défendus par le président de la République».

Le journaliste s’attarde sur les goûts espagnols d’Hidalgo. «Fan d’Almodóvar, de Luz Casal et du flamenco, amatrice de paella et de gaspacho, lectrice compulsive d’Alberti et de García Lorca, amie de Carmen Maura, de Rossy de Palma, de Blanca Li et de toute l’intelligentsia espagnole installée sur les rives de la Seine, la nouvelle maire vit dans le XVe arrondissement mais n’a jamais renoncé à ses racines».

Le Figaro

Melilla : Des centaines de clandestins tentent de franchir la frontière (Vidéos)

Des centaines d’immigrants se sont approchés ce vendredi à l’aube de la frontière qui sépare les deux territoires de Melilla, l’enclave espagnole et du Maroc. Ils se sont dispersés en plusieurs groupes face à d’importantes forces de police et ont tenté de franchir le grillage, haut de sept mètres.

200 d’entre eux y seraient parvenus. Ils ont exprimé leur joie par des chants.

Melilla et l’autre enclave espagnole, Ceuta, dans le nord du Maroc, constituent les deux seules frontières terrestres entre le continent africain et l’Europe.

Euronews (Merci à Machin_Chose)

Maroc : Des clandestins déplacés de force pour les empêcher de passer en Espagne

Depuis plusieurs mois, des clandestins sont arrêtés par la police au nord du Maroc et relâchés à Casablanca et Rabat pour les empêcher de passer illégalement en Espagne. Hier, la première association «d’aide aux migrants», Caritas (association catholique), submergée par des centaines de demandes, a dû fermer son centre.

Le Maroc a certes cessé d’expulser les migrants en situation irrégulière – à l’exception, hier de 15 Syriens – mais les rafles continuent dans le nord. Depuis décembre, les migrants subsahariens supposés en situation irrégulière sont arrêtés dans le nord près de Ceuta et Melilla pour les empêcher de rejoindre irrégulièrement les enclaves espagnoles. Ils sont ensuite transportés en bus vers Rabat et Casablanca «par dizaines puis par centaines», estiment un groupement d’associations de migrants et d’aide aux migrants, dans un communiqué commun publié aujourd’hui, mardi 25 mars. […]

Aujourd’hui, les déplacements forcés continuent. « Chaque soir, vers 22-23h, trois ou quatre bus d’une cinquantaine de place les emmènent à Rabat où ils sont relâchés. Ils sont souvent gravement blessés, mais comme ils n’ont pas de papiers les hôpitaux refusent de les soigner, alors ils vont mendier partout dans le centre ville», raconte Hélène Yamta, présidente de la voix des femmes migrantes au Maroc. Elle raconte, que lorsque les forces auxiliaires ont commencé les déplacements massifs de migrants du nord vers Rabat en décembre, ils trouvaient refuge dans les mosquées «mais ils ont rapidement été trop nombreux, alors ils ont été chassés et sont partis mendier le long des grandes artères de Rabat. Là, ils sont également parfois arrêtés». […]

yabiladi

Immigration: l’Espagne en appelle à la responsabilité de l’UE

Le gouvernement espagnol en a appelé une nouvelle fois vendredi à la responsabilité de l’Union européenne dans la lutte contre l’immigration clandestine, alors que l’enclave de Melilla (nord du Maroc) est débordée par l’arrivée de vagues de clandestins.

« Nous demandons à l’Union européenne que le phénomène de l’immigration soit considéré comme une question touchant l’ensemble » des Européens, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, devant la presse après le Conseil des ministres.

Les deux enclaves de Ceuta et Melilla, sur la côte nord du Maroc, « sont des frontières extérieures de l’Espagne mais ce sont des frontières de l’Union européenne. C’est pour cela que nous ne pouvons ni ne devons répondre seuls à l’extraordinaire pression migratoire à laquelle nous sommes confrontés », a ajouté le ministre.

La ville de Melilla, séparée du Maroc par une frontière grillagée censée faire barrage à l’immigration clandestine venue d’Afrique subsaharienne et du Maghreb, est confrontée ces dernières semaines à de nouvelles arrivées massives de migrants, sans précédent depuis 2005.

[...] L’apparition cette semaine d’un cas de méningite chez un jeune immigré gabonais dans le centre a suscité des inquiétudes à Melilla, les autorités locales soulignant que les mesures sanitaires nécessaires avaient été prises.

L’action ce jour-là des forces de l’ordre espagnoles, accusées d’avoir utilisé des balles en caoutchouc contre les migrants, avait soulevé une vive polémique et l’Espagne avait été rappelée à l’ordre par la Commission européenne. Depuis, la Garde civile a reçu pour consigne de ne plus utiliser de balles en caoutchouc pour repousser les assauts. Les tentatives d’entrée en force se sont parallèlement multipliées, en particulier à Melilla.

Atlas Info

Immigration : l’Europe (aussi) construit des murs

Il n’y a pas que les Etats-Unis qui construisent des murs : pour empêcher le passage des migrants clandestins, l’Espagne ou la Grèce le font aussi.

Des grillages et des barbelés pour empêcher des migrants d’entrer : l’image évoque la barrière de séparation entre les Etats-Unis et le Mexique. Mais l’Europe aussi a ses barrières, plus ou moins poreuses, comme dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Tour d’horizon de ces murs, barrières et grillages, construits ou en projet.

Les deux enclaves espagnoles au Maroc (Ceuta et Melilla.) ont fait les gros titres des médias en 2005, quand une dizaine de migrants ont perdu la vie en tentant de traverser cette frontière vers l’Union européenne. L’Espagne a ensuite décidé de renforcer sa frontière, composée de trois grillages encerclant les deux villes. Depuis le début de l’année, la pression s’accentue sur Ceuta et Melilla. Mardi matin, quelque 500 migrants ont ainsi pénétré dans l’enclave de Melilla. En réaction, le gouvernement a annoncé un nouveau renforcement des barrières pour tenter de décourager les clandestins.

A l’est aussi, l’Europe se barricade : en 2012, le gouvernement grec a lancé la construction du mur d’Evros, à la frontière avec la Turquie, alors l’un des points de passage les plus prisés des migrants. La barrière de fils barbelés court le long de ces 10.600 mètres qui séparent Nea Vyssa, en Grèce, d’Edirne, en Turquie. Montant de la facture : 3,2 millions d’euros, selon The Guardian.

Bientôt en Bulgarie. A l’automne 2013, c’est la Bulgarie qui a, à son tour, annoncé un projet de barrière à la frontière avec la Turquie. Le but ? Faire face à l’afflux grandissant de réfugiés syriens. Haute de trois mètres, cette clôture couvrira 30 des 259 kilomètres de frontière entre la Turquie et la Bulgarie, précise Le Monde. Le projet doit être terminé au printemps. Au total, la facture s’élève à 5 millions d’euros pour Sofia, qui ne bénéficie d’aucune aide de Bruxelles.

Europe 1

Nouvel assaut de migrants sur Melilla

Environ cinq cents immigrants subsahariens ont franchi mardi 18 mars la frontière séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla, soit l’un des groupes les plus importants de ces dernières années, ont annoncé les autorités locales.

L’assaut, qualifié de « violent » par le préfet de la ville, a été lancé mardi matin par environ un millier de clandestins contre la triple frontière grillagée. Plus de deux cent cinquante clandestins ont été arrêtés et une trentaine de personnes blessées depuis lundi.

(…) Le Monde

(Merci à Lugus)

La police libère une femme conduite vers l’Espagne pour un avortement forcé

Les policiers français ont libéré, mercredi à la frontière avec l’Espagne, une femme de 31 ans emmenée par son compagnon et deux membres de sa belle-famille pour la faire avorter contre son gré à Barcelone après plus de cinq mois de grossesse. Les personnes interceptées dans les Pyrénées-Orientales venaient de Grenoble (Isère) en voiture.

La jeune femme enceinte de cinq mois et demi a été hospitalisée tandis que son compagnon de 28 ans ainsi que le frère et la sœur de celui-ci, ont été interpellés et remis à la Sûreté départementale de l’Isère, le parquet de Grenoble s’étant saisi de l’affaire. Ils étaient ce jeudi en garde à vue à Grenoble. Ils seront présentés au parquet qui devait ouvrir une information judiciaire pour «enlèvement» et devraient être présentés à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen.

Le Parisien