Espagne : Un Marocain engagé pour l’indépendance de la Catalogne bientôt expulsé pour espionnage

Noureddine Ziani, ressortissant marocain résidant en Catalogne depuis une quinzaine d’années devrait être expulsé d’Espagne demain. Il est soupçonné d’être un espion marocain, mais c’est surtout son activisme pour l’indépendance de la Catalogne qui a motivé la décision des autorités espagnoles.

Ce qui n’est fait aucun doute, c’est que M. Ziani est engagé auprès d’associations très proches du courant indépendantiste catalan. Il dirige notamment l’Union des Centres Culturels Islamiques de Catalogne (UCCIC), qui regroupe environ 75 mosquées sur la région, ainsi que l’espace catalo-marocain de la Fondation «Nous Catalans» (Nouveaux Catalans, en langue catalane). Cette Fondation a été créée par le parti de droite indépendantiste Convergence Démocratique Catalane (CDC).

L’histoire est peu banale. Elle mêle les services secrets espagnols et marocains, l’islam, les salafistes, les indépendantistes catalans et le Polisario, qui lutte pour l’autonomie du Sahara occidental.

C’est ce cocktail détonnant qui a conduit le Centre Nacional de Inteligencia (CNI, le service du renseignement espagnol) à demander, début mai, l’expulsion de Noureddine Ziani. Malgré la requête en appel, déposée par l’intéressé, la procédure a de fortes chances d’être exécutée très rapidement, peut-être même dès demain.

Agé de 45 ans, Noureddine Ziani est installé en Espagne depuis 1999. Il lui est reproché une collaboration étroite avec la Direction Générale des Etudes et de la Documentation (DGED, les services secrets marocains). […]

L’engagement de M. Ziani dans la promotion du projet indépendantiste auprès des Marocains résidant en Catalogne, et plus largement auprès des immigrés de confession musulmane, est indéniable. Le 11 septembre dernier, jour de la fête nationale de Catalogne, quelques milliers de Marocains avaient manifesté aux côtés de plus de 2 millions de Catalans, pour réclamer l’indépendance. […]

mediaterranee.com (Merci à Lilib)

2,1 tonnes de cannabis dissimulées dans une cargaison de carottes à Tours (37)

Les agents de la brigade intérieure des douanes de Tours ont saisi 2 162 kg de résine de cannabis le 15 mai. La drogue, dissimulée dans un chargement de carottes, était transportée par camion depuis l’Espagne.

La valeur des stupéfiants saisis est estimée à plus de 10 millions d’euros sur le marché illicite de revente au détail des stupéfiants.

A l’aide d’un chien, les douaniers ont retrouvé 48 « valises marocaines » contenant du cannabis au milieu des palettes de légumes. Au total, 71 paquets de résine et 23 sacs de « pollen » de cannabis ont été saisis.

La Nouvelle République / France 3

Controverse de Valladolid : la traite des noirs est-elle partie d’un « bon sentiment » ? (MàJ vidéo)

La Controverse de Valladolid (1992) est un téléfilm réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe, sur un scénario et d’après le roman éponyme de Jean-Claude Carrière qui s’inspire de faits réels, la controverse de Valladolid.

L’auteur du roman dont s’inspire ce téléfilm précise en note préliminaire que le livre est une interprétation romancée de faits historiques. En réalité, si Las Casas et Sépulvéda ont largement échangé sur la question, on ignore s’ils se sont réellement rencontrés. En tout cas le débat a été essentiellement épistolaire. Surtout, le débat n’a pas porté sur l’humanité des indiens (cela avait déjà été tranché par le Pape Paul III), mais sur le mode d’évangélisation qu’il était nécessaire de mettre en place.
L’humanité des Indiens, l’existence de leur âme donc, n’a en réalité jamais été l’objet du débat puisque sans cela, Sepúlveda n’aurait jamais parlé du devoir de les évangéliser et ne se serait jamais autant étendu sur leur « péché d’idolâtrie ». Las Casas comme Juan Ginés de Sepúlveda s’accordèrent sur le devoir de conversion des Indiens qui incombe aux Espagnols mais diffèrent sur le moyen d’y parvenir : colonisation pacifique et vie exemplaire pour le premier et colonisation institutionnelle où la force est légitimée par le réalisme et la nature même des civilisations précolombiennes, pour le second.

Wikipédia


La controverse de Valladolid est un débat qui opposa essentiellement le dominicain Bartolomé de Las Casas et le théologien Juan Ginés de Sepúlveda en deux séances d’un mois chacune (l’une en 1550 et l’autre en 1551) au collège San Gregorio de Valladolid, mais principalement par échanges épistolaires. Ce débat réunissait théologiens, juristes et administrateurs du royaume, afin que, selon le souhait de Charles Quint, il se traite et parle de la manière dont devaient se faire les conquêtes dans le Nouveau Monde, suspendues par lui, pour qu’elles se fassent avec justice et en sécurité de conscience .

La question était de savoir si les Espagnols pouvaient coloniser le Nouveau Monde et dominer les indigènes, les Amérindiens, par droit de conquête, avec la justification morale pouvant permettre de mettre fin à des modes de vie observés dans les civilisations précolombiennes, notamment la pratique institutionnelle du sacrifice humain, ou si les sociétés amérindiennes étaient légitimes malgré de tels éléments et que seul le bon exemple devait être promu via une colonisation – émigration.

 

 

(…) Le débat intellectuel issu de la controverse de Valladolid a inspiré les Nuevas Leyes de América, compilation de plus de 6000 lois en neuf livres.

Le souci sincère de Bartolomé de las Casas d’épargner les Indiens les a préservés (par rapport à l’Amérique du Nord anglo-saxonne, notamment) mais paradoxalement, il est à l’origine, non de la naissance mais de la généralisation, de la Traite des Noirs vers l’Amérique : empêchés d’employer les Indiens comme travailleurs forcés, les Espagnols cherchent des esclaves et nouent des contacts avec des négriers africains, portugais, génois, français… qui leur vendent sur plusieurs siècles des millions d’esclaves.

(…) Wikipédia

Espagne: saisie exceptionnelle de 32 tonnes de haschisch dans une cargaison de melons

La police espagnole a découvert fin avril 32 tonnes de haschisch qui étaient dissimulées dans un camion de melons en provenance du Maroc, une saisie exceptionnelle dans le pays mais aussi parmi les plus importantes jamais réalisées en Europe.

La cargaison était cachée derrière deux palettes de cageots de melons dans un camion en provenance de Tanger, qui venait d’arriver à Algeciras, à la pointe sud de l’Espagne, a annoncé vendredi le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

(…) Libération

Espagne : 60% des Marocains sont au chômage

Les Marocains d’Espagne sont deux fois plus au chômage que la moyenne nationale. Alors que le taux de chômage en Espagne explose et a franchi, en décembre 2012, la barre des 26% de la population active, le taux de chômage des Marocains d’Espagne atteint 60%, selon le président de l’association espagnole des Amis du peuple marocain, Alami Susi, a rapporté EFE, hier, mardi 30 avril.

En seulement un an, le taux de chômage de la communauté marocaine aurait ainsi augmenté de 20%. En 2011, le taux de chômage des Marocains s’élevaient à 50% de leur population active résidant en Espagne, selon les données de la Banque d’Espagne, alors que le nombre de chômeurs marocains dans le pays avaient déjà presque quadruplé, en quatre ans.

«Il y a des milliers de familles qui ont été séparées et qui ont opté pour le retour de la mère et des enfants au Maroc, tandis que le mari partage leur logement [en Espagne, ndlr] avec quelqu’un pour gagner sa vie», raconte Alami Susi. «Les enfants sont ceux qui souffrent le plus lorsqu’ils retournent dans leur pays, le Maroc. Ils ne vont pas dans des écoles où l’on parle espagnol alors que la majorité d’entre eux sont nés et ont grandi en Espagne», dénonce Alami.

Le même phénomène était pointé du doigt, en Italie, par Hamid Bichri, président de l’association marocaine en Italie, Organizzazione Marocchina per lo Sviluppo la Solidarietà e i Diritti in Italia, OMSSDI, en janvier. […]

yabiladi

La chute des prix de l’immobilier en Espagne fait le bonheur de plus en plus d’Algériens

Entre la crise nationale du logement et le rêve immobilier espagnol, la frontière semble très mince. Acheter un appartement en Espagne peut s’avérer plus simple que de lorgner un logement à Alger. Et tant pis si c’est illégal !

La chute des prix de l’immobilier en Espagne, qui se poursuit, fait le bonheur de plus en plus d’Algériens. Acheteurs, vendeurs, agents immobiliers, passeurs de devises, affairistes et rêveurs de tout bord créent chaque jour de nouvelles passerelles entre Valence et Alger, Madrid et Oran, Alicante, Malaga, Constantine et bien d’autres villes des deux pays.

Les réseaux transfrontaliers qui tiennent ces «passerelles» se consolident et deviennent de plus en plus visibles. Ils tirent profit de la crise sans précédent qui frappe le pays. Depuis l’éclatement de la bulle immobilière en Espagne (2008), les expulsions de propriétaires surendettés battent leurs records (une hausse de 16,7% en 2012, selon les statistiques espagnoles). Les cas de liquidations de bien immobiliers saisis par les banques suite au surendettement des ménages et à la faillite des promoteurs immobiliers espagnols sont légion. Les Algériens, entre autres étrangers, y trouvent le bon filon. Les stocks de logements neufs invendus seraient de plus d’un million. Des milliers d’entre eux ont été achetés ces dernières années par des opérateurs immobiliers algériens.

Leur cible : le cadre algérien qui a économisé toute sa vie, les entrepreneurs, les riches, peut-être aussi les affairistes qui veulent blanchir leur argent même si l’Espagne n’est plus une destination de choix pour. La liste est longue. Le phénomène prend de l’ampleur, au vu et au su de tous. «Votre appartement en Espagne à un prix défiant toute concurrence, c’est ce que vous propose notre agence qui dispose d’une large gamme d’appartements à des prix variés et attractifs.» L’annonce parue, il y a quelques jours, dans un grand titre de la presse nationale est accompagnée d’un numéro de téléphone espagnol et de photos très alléchantes. Au bout du fil, un Algérien à la voix rassurante détaille les prix des appartements proposés à la vente : «Du neuf, de l’occasion, des ventes sur plan. Tout dépend de votre budget ! On vous facilitera toutes les procédures».[...]

El Watan

Melilla – Assaut massif d’immigrés d’Afrique noire à la frontière (vidéo)

Profitant du changement de garde, entre 150 et 200 migrants ont organisé un assaut massif à la frontière et 70 ont finalement passé la barrière séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla.

Cette vidéo contient des extraits de deux reportages en espagnol : (1) - (2)

+ article en français (> Libération)