Bordeaux (33) : Deux frères ivoiriens mis en examen pour vol et escroquerie

Deux frères ivoiriens récupéraient des données de cartes bancaires auprès de hackers. Ils ont acheté pour 190 000 euros de billets de train sur le Net qu’ils ont ensuite revendus à prix réduit

La combine a très bien fonctionné et a permis à deux frères de 30 et 31 ans de flamber dans la région bordelaise depuis bientôt trois ans. Mais la belle aventure pour ces deux hommes arrivés de Côte d’Ivoire, vient de prendre fin. La semaine dernière, ils ont été arrêtés par les enquêteurs de la brigade des affaires financières de la Sûreté départementale. Mis en examen pour escroquerie et recel de vol en bande organisée et association de malfaiteurs, ils ont été placés en détention provisoire.

L’affaire a débuté le 23 septembre 2011. L’aîné des deux frères est repéré dans un hôtel bordelais où il séjourne pour la sixième fois mais avec des identités différentes. Le personnel de la réception s’en aperçoit et appelle la police. Le client est interpellé. En garde à vue, il donne des explications fantaisistes puis est remis en liberté dans l’attente d’une convocation en justice. [...]

Entre décembre 2010 et octobre 2011, les investigations permettent d’établir que les deux aigrefins ont utilisé 218 références de cartes bancaires différentes et effectué plus de 186 000 euros d’achats dont près de 127 000 euros de billets de train.

En situation irrégulière sur l’Hexagone, les deux frères vivent sous des noms d’emprunt et habitent un appartement dans le quartier de la Victoire, à Bordeaux.

Les deux hommes dilapidaient l’argent. Ils louaient des voitures de prestige, s’offraient des vêtements de marque et vivaient sans compter. Désormais, ils sont donc sous les verrous. L’enquête n’est cependant pas terminée. L’information judiciaire ouverte par le parquet va permettre de cerner l’ampleur de leur escroquerie.

Sud Ouest

Rennes (35) : huit Roumains condamnés pour traite d’êtres humains et escroquerie

Huit Roumains impliqués dans un réseau de trafic d’être humains et d’escroqueries auprès des opérateurs téléphoniques ont été condamnés jeudi par la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes à des peines de 18 mois à cinq ans de prison.

Les huit hommes, dont cinq ont été interpellés en Roumanie, sont âgés de 25 à 51 ans. Trois ont été condamnés à cinq ans de prison, deux autres à quatre ans, deux autres à trois ans et le dernier à 18 mois. Ils étaient poursuivis notamment pour escroquerie en bande organisée et trafic d’être humains. L’enquête avait commencé en février 2012 dans la Manche avec des escroqueries dans des boutiques des trois opérateurs téléphoniques historiques (Orange, Bouygues, SFR). Des ressortissants roumains obtenaient via un compte bancaire non approvisionné un abonnement téléphonique leur permettant d’acheter des téléphones iPhone à bas prix qui étaient ensuite revendus en Roumanie.

Au fil de l’enquête les hommes de la PJ de Caen ont découvert que le réseau agissait aussi dans le Calvados, à Rennes, à Nantes et jusqu’à La Rochelle (Charente-Maritime). C’est dans dernière cette ville que les enquêteurs ont interpellé les trois autres hommes condamnés jeudi.

Ils ont aussi découvert que les chefs du réseau faisaient venir de Roumanie des compatriotes désoeuvrés auxquels ils promettaient un travail dans le bâtiment en France. Mais une fois arrivés ceux-ci étaient contraints de participer à l’escroquerie avec un objectif d’une dizaine d’iPhone par jour. Les trois opérateurs téléphoniques ont estimé le préjudice à plus de 200.000 euros chacun, selon la police judiciaire. En tout, environ 2.000 téléphones ont été ainsi frauduleusement acquis et revendus en Roumanie, selon cette même source qui précise que deux hommes identifiés comme faisant partie de ce réseau sont toujours en fuite en Roumanie.

France 3

Arnaques en campagne : Le gang des bitumeurs (Vidéo)

200 à 300 équipes de faux ouvriers, appartenant à une communauté de gens du voyage irlandaise, sillonnent la France pour proposer aux particuliers de refaire à moindre coût la chaussée d’une cour ou d’une ruelle. Mais ils partent au bout de quelques heures sans achever les travaux.

Ces « tinkers« , comme on les appelle outre-Manche, en référence à l’anglais « tin« , étain, (leur commerce traditionnel au Moyen Age) ou encore « travellers » (itinérants), prétendent vouloir écouler un surplus de goudron qui leur serait resté sur les bras à la suite d’un chantier terminé non loin.

« On s’est dit, c’est des pauvres gars qui viennent travailler en France, ils veulent rentrer ce week-end on va pas les laisser avec leur camion et on s’est laissé faire… »

Valenciennes : Le docteur belgo-syrien Alsaïd à nouveau condamné à quatre ans de prison en appel pour fraudes. (Màj)

Addendum 06.03.2014 :

Le docteur belgo-syrien Alsaïd à nouveau condamné à quatre ans de prison en appel pour fraudes.

Quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans avec sursis au lieu de dix-huit mois… Hier après-midi, la cour d’appel de Douai a confirmé, dans les grandes lignes, la peine à laquelle avait été condamné, en première instance par le TGI de Valenciennes, le radiologue belgo-syrien Farid Alsaïd l’an passé.

Le docteur belgo-syrien a donc été reconnu coupable d’escroquerie à l’assurance maladie. La condamnation à de la prison ferme n’excédant pas deux ans, une demande d’aménagement de peine pourra être effectuée, comme l’a précisé le président de la cour d’appel de Douai, Jean-Loup Carrière.
«On attend la décision sur papier pour savoir ce qu’il en est, car c’est le point le plus important», explique Me Hisbergues, au nom des CPAM du Hainaut, de Lille – Douai et de l’Aisne.

Et d’évoquer malgré tout «une décision juste et en même temps sévère ! C’est très rare de voir un médecin condamné à une peine de quatre ans d’emprisonnement, même si la cour a ajouté un petit plus de sursis. Il a quand même détourné 1 M€ par an pendant deux ans. C’est énorme !», réagit l’avocat, avant de revenir sur les nombreuses pratiques frauduleuses ou les différents manquements à l’hygiène mis au jour durant les investigations.

La Voix du Nord


Addendum vidéo :

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Un radiologue belgo-syrien comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel de Valenciennes (Nord), notamment pour escroquerie de différents organismes sociaux, ayant entraîné un préjudice de près de 3 millions d’euros.

Les faits reprochés à Farid Alsaïd, 58 ans, s’étalent de 2006 à 2007 et portent aussi sur l’exercice illégal de la télémédecine, l’embauche de salariés non formés à la manipulation radiologique et les manquements à la sécurité dans les cinq cabinets qu’il possédait dans le nord de la France.

Le radiologue s’était rendu à la police française en juin 2009, après avoir fui en Syrie début 2008 lors de l’ouverture de l’enquête pour escroquerie.

Romandie.com

[EXCLUSIVITÉ] – Finance : L’escroquerie du Libor était connue 3 ans avant le scandale

L’affaire de la modification, par des responsables de banques, des taux de référence sur lesquels se fondent de nombreux prêts comme de nombreux autres produits financiers ou hypothèques, a éclaté au grand jour en 2012. Mais trois économistes l’avaient établie dans une étude datant de 2009. En voici la preuve.

Suite et commentaires sur Fortune

Nice : Un couple de clandestins tunisiens a escroqué 60.000 € d’aides sociales

(extrait) En deux ans et demi, deux Tunisiens en situation irrégulière ont escroqué 60.000 € d’aides sociales, à Nice, où ils vivent avec leurs quatre enfants.

Les allocations familiales, l’aide au logement, l’aide au retour à l’emploi, la sécurité sociale… Il y en avait pour tous les coûts, dans la famille de Brahim et Imen J. En l’espace de deux ans et demi, ces deux Tunisiens en situation irrégulière ont escroqué 60.000 euros d’aides sociales, à Nice, où ils vivent avec leurs quatre enfants.

« J’ai rien fait. C’est mon mari, sanglote la femme aux côtés de l’intéressé. Depuis le début j’ai dit que c’était pas bien, qu’il fallait pas le faire… ». Ils sont pourtant renvoyés dos à dos pour fraude, fausses déclarations visant à obtenir des prestations indues, usage et détention d’une carte d’identité italienne falsifiée, d’une carte Vitale illégalement obtenue….

Nice Matin

Marseille : Déjà 250 plaintes déposées contre un dentiste pour «mutilation et escroquerie»

Les patients d’un praticien de Saint-Antoine l’accusent de soins inutiles. Ce cabinet était le premier de France en termes d’honoraires perçus. La Sécu évalue son préjudice à 4 millions.

Après les prothèses mammaires frelatées, la justice marseillaise se trouve confrontée à un autre scandale sanitaire, celui-là très local mais aux conséquences tout aussi douloureuses et coûteuses. Entre 250 et 300 anciens patients d’un chirurgien-dentiste de Saint-Antoine (15e arrondissement) ont déposé une plainte.

Le Dr Lionel Guedj, 33 ans, a été mis en examen en novembre 2012 pour violences volontaires ayant entraîné une mutilation, escroquerie au préjudice de la Caisse primaire d’assurance-maladie et divers autres délits. Ses patients évoquent des dents inutilement dévitalisées pour le seul motif de poser des couronnes ou des bridges complets.

À l’origine de cette instruction confiée à la juge Annaïck Le Goff du pôle santé du tribunal de Marseille, il y a une plainte de la Sécurité sociale qui suspecte le Dr Lionel Guedj de «réaliser, à très grande échelle, des soins et des couronnes sur des dents saines, sans aucune raison médicale et sans respect de l’intérêt des patients». Examinant l’activité professionnelle de ce praticien, la Sécu note qu’il facture 28 fois plus de couronnes que la moyenne des 1 554 dentistes des Bouches-du-Rhône. […]

Dans ces conditions, tout en étant installé dans l’un des arrondissements les plus pauvres de Marseille avec la moitié de sa patientèle à la CMU, le Dr Guedj se plaçait en tête de tous les dentistes français, avec près de trois millions d’honoraires perçus en 2010. «On me reproche de travailler trop, de gagner trop», déplore ce dentiste. […]

La Provence

Le piège s’est refermé sur quatre Français au Qatar

Les épouses de ces hommes racontent comment leurs maris se sont retrouvés privés de visa de sortie, après avoir été victimes de leur sponsor.

Hebergeur d'image

Les épouses de quatre Français sans visa de sortie du Qatar ont appelé à l’aide les autorités françaises lundi, poussant un « cri de colère », selon leur avocat Frank Berton, qui qualifie ces hommes de « séquestrés ». « C’est un cri de douleur de ces femmes et un cri judiciaire », a déclaré Me Berton devant des journalistes réunis à son cabinet à Lille. L’avocat avait dénoncé samedi la situation de quatre Français victimes, selon lui, d’abus de confiance et d’escroquerie, de chantages en échange d’un visa de sortie du territoire, obligatoire dans le pays.

« Ils pensaient qu’on allait se décourager », a dit Johanna Belounis, épouse de Zahir Belounis, un footballeur franco-algérien parti jouer au Qatar en 2007. Il attaque en 2013 son club qui ne lui verse plus son salaire depuis 21 mois, mais on lui explique qu’il doit retirer sa plainte pour obtenir un visa de sortie. Pour Isabelle Marongiu, dont le mari est un entrepreneur qui a créé une société avec un Qatari, son mari est un « vieux jouet sur une étagère » que le Qatar aimerait bien jeter. Après qu’il a investi plus de deux millions d’euros, ses partenaires ont exigé de reprendre ses parts gratuitement.

Jean-Pierre Marongiu a tenté de s’enfuir du Qatar en kayak, arrivant à Bahreïn où les autorités françaises l’ont remis à leurs homologues locaux, qui eux-mêmes l’ont livré aux gardes-côtes qataris.

Frank Berton a exprimé le souhait « que les autorités françaises se bougent ». Dans une réponse lors d’un point de presse électronique, le Quai d’Orsay a dit que l’ambassade de France à Bahreïn « a tenté de le dissuader de rejoindre illégalement Manama pour se rendre à Nice, rappelant qu’une ambassade ne peut aider un de ses ressortissants à se soustraire à la justice ». [...]

Me Berton a annoncé qu’une plainte au pénal serait déposée. Parmi les sponsors des quatre hommes, qui s’étaient portés garants pour leur venue au Qatar, se trouvent plusieurs membres de la famille royale. [...]

Le Point

Merci à Stormisbrewing

Doubs. Gare aux escrocs des routes

Le coup de la panne pour soutirer de l’argent à la personne bienveillante qui s’arrête pour apporter son aide est un grand classique… mais il fonctionne encore.

Le scénario semble vieux comme le monde et pourtant ! Un automobiliste, ou un couple (ou même une famille) est arrêté au bord de la route (une départementale pas très fréquentée en général), le capot de leur grosse cylindrée ouvert. Et au moment où vous passez, on vous arrête, vous expliquant un vol de papiers ou de carte bleue (accompagné en général d’histoires de famille horribles à grands renforts de pleurs) . Puis ensuite, on vous montre un bijou et on vous propose de l’acheter. 4ème et dernière étape, vous donnez de l’argent, la voiture repart mais il est trop tard ! Vous vous êtes fait avoir…

(…) France 3 Franche Comté

Marseille : large sursis pour les hôteliers fraudeurs Karim Bendjelloul, Ali Timazar et Fathi Henni

Trois hôteliers installés dans le quartier de Belsunce à Marseille (1er) ont été condamnés par la chambre financière du tribunal correctionnel de Marseille à des peines de 18 mois à 2 ans de prison, largement assorties de sursis. À ces sanctions, les juges ont ajouté des peines d’amendes de 7 000 à 10 000 euros.

Karim Bendjelloul, Ali Timazar et Fathi Henni étaient parties prenantes à un réseau qui permettait à des retraités, étrangers pour la plupart, faiblement pensionnés et qui justifiaient d’une résidence sur le territoire français, d’obtenir une allocation supplémentaire. Ces aides indues ont causé à la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (ex-Cram) du Sud-Est un préjudice de près de 3 millions d’euros.

Leurs résidences sur le territoire français étaient fausses. Ce qui a mis la puce à l’oreille des enquêteurs, c’est que ces hôtels, dotés pour la plupart de 18 à 25 chambres, affichaient chacun parfois plus de 400 domiciliations différentes.

La Provence
(Merci à Coupo Santo)

Mouss Diouf : son épouse Sandrine, condamnée pour escroquerie et abus de confiance

Mouss Diouf, comédien de talent révélé au grand public grâce à son rôle récurrent dans la série Julie Lescaut, nous quittait le 7 juillet 2012, succombant à la maladie et aux deux AVC consécutifs qui l’avaient déjà considérablement affaibli, à partir de 2009.

Il laissait derrière lui une épouse, Sandrine Diouf, dépeinte par certains proches du couple comme « manipulatrice » ou « intéressée », et trois enfants : deux filles, Tessa et Selena, nées d’une précédente union, et Isaac, fruit de son amour pour Sandrine.

Suite à une décision de justice, rendue par le tribunal correctionnel de Paris, la jeune femme a été reconnue coupable des faits « d’abus de confiance et d’escroqueries » qui lui sont reprochés, et condamnée à une peine lourde : quatre mois de prison avec sursis, et 139 000 euros de dommages et intérêts. C’est ce que rapporte l’hebdomadaire France Dimanche dans son dernier numéro.

Les faits qui l’ont conduite devant la justice remontent à février 2006 et s’étendent jusqu’au mois de mai 2007.

A cette époque, Sandrine et Mouss mettent au point un stratagème afin de pouvoir profiter frauduleusement de « miles », points de fidélité accordés par des compagnies aériennes, détenus par de gros clients d’Air France.

Parmi eux, de nombreuses célébrités (Lilian Thuram, Marc Jacobs, David Trézéguet…). Le compte de l’ex-président de l’Olympique de Marseille, Pape Diouf, homonyme du comédien, a également fait l’objet d’une usurpation d’identité.

Au total, près d’une centaine de billets d’avion ont été attribués gracieusement au couple frauduleusement, avec la complicité de deux employés d’Air France, également mis en examen.

Yahoo
(Merci à Saint Louis)

Un boucher de Marseille soupçonné de vaste escroquerie aux crédits immobiliers et blanchiment

L’enquête a été menée dans le plus grand secret depuis deux ans par la Division économique et financière de la police judiciaire de Marseille.

Et pour cause ! Un boucher bien connu du centre-ville, devenu marchand de biens, un courtier, des notaires, marseillais et parisien, ainsi qu’une dizaine d’autres personnes sont soupçonnés d’avoir organisé un vaste réseau de blanchiment d’argent grâce à l’achat de biens immobiliers acquis frauduleusement.

Ce dossier tentaculaire débute, sur le plan judiciaire, en 2011. Les enquêteurs de la Division économique et financière avaient recueilli plusieurs renseignements assurant qu’Abdelkader El Keurti, un des fils de la célèbre famille de bouchers de Noailles, avait acquis, en quelques années, la réputation de pouvoir obtenir très facilement des crédits bancaires.

Une information judiciaire est ouverte en mars 2012 auprès d’un magistrat instructeur du TGI de Marseille et quelques mois plus tard, onze personnes sont interpellées, dont l’ancien boucher.

Mis en examen et écroué à la maison d’arrêt des Baumettes en décembre dernier, Abdelkader El Keurti se voit reprocher une kyrielle d’infractions : « escroquerie en bande organisée », « blanchiment », « faux et usage de faux », « association de malfaiteurs »… [...]

[...] Selon l’avocat aixois, Abdelkader El Keurti, incarcéré depuis plus de six mois vivrait « très mal sa détention ». « Il n’a tué personne ! », s’indigne Me Bruno Rebstock.

En mai dernier, sa demande de mise en liberté a été refusée.

La Provence
(Merci à Lilib)