Russie : l’Epiphanie orthodoxe fêtée dans l’eau glacée (vidéo)

Le 6 janvier (calendrier orthodoxe), l’Église orthodoxe célèbre la fête de la Théophanie : selon les Évangiles, par son baptême dans le Jourdain, le Christ est manifesté comme Fils de Dieu. Cette fête est le pendant orthodoxe de la fête de l’Épiphanie dans l’Église catholique.

Les Russes se baignent dans l’eau glacée le jour de la fête de la Théophanie, on appelle cette coutume « les bains de la Théophanie » yordan en souvenir du baptême de Jésus-Christ dans les eaux du Jourdain. Cependant certains membres du clergé de l’Église russe y voyant de la superstition, interdisent ces pratiques, suivant l’avis de l’archiprêtre Sergueï V. Boulgakov (in Livre de chevet des célébrants). Wikipedia

Moscou, 19 janvier 2013

Rouen : La galette des Rois «oubliée» dans les cantines scolaires. «Trop chrétienne ?»

Les cantines rouennaises seraient-elles allergiques à la galette des rois ? Seule certitude, elle n’était pas prévue aux menus concoctés par les services de la Ville de Rouen qui gèrent la restauration scolaire.

«C’était avant tout pour proposer des menus équilibrés en partant du principe qu’en ce début d’année les enfants mangeaient déjà assez de galettes en d’autres occasions», assure-t-on à la Ville. De là à penser que c’était en raison du caractère peu «laïque» de la tradition de l’Epiphanie, il y a un (grand) pas que l’adjointe à la vie scolaire, Christine Argelès, ne veut pas franchir.

Reste que, depuis jeudi, l’élue, visiblement surprise d’une telle levée de boucliers, doit expliquer, jusque sur les radios nationales, cet «oubli» qui a visiblement choqué quelques parents. Qu’à cela ne tienne, il y aura bien dans les jours à venir une part de galette sur les plateaux de la cantine: 500 galettes ont été commandées en urgence pour régaler les 6000 écoliers Rouennais.

Paris Normandie

Il faudrait donner des cours de cuisine aux employés chargés des cantines scolaires à la mairie de Rouen, au moins leur dire que la galette est fourrée à la frangipane, c’est-à-dire à la crème d’amandes, et pas aux travers de porc.

C’est vrai ça, on ne dira jamais assez le danger que fait courir une part de galette annuelle sur des gamins gavés quotidiennement de frites, de soda et de couscous au Nutella.

Ces braves gens, sans doute soucieux de ne pas froisser les consciences ethnico-religieuses en fêtant l’arrivée des rois mages Melchior, Balthazar et Gaspard auprès de l’Enfant Jésus, ont en effet décidé de priver les gamins des écoles de galette. Exit donc ce gâteau particulièrement festif, ses fèves et ses couronnes. […]

bvoltaire

Aujourd’hui 6 janvier, jour de l’Épiphanie

L’Épiphanie désigne aujourd’hui une fête chrétienne qui célèbre le Messie venu et incarné dans le monde et recevant la visite et l’hommage des Rois mages. Elle a lieu le 6 janvier. En France et en Belgique, puisque ce jour n’est pas férié, elle est célébrée le deuxième dimanche suivant Noël. [...]

Cette fête célèbre la visite et l’adoration de l’enfant Jésus par les «mages», relatée dans l’Évangile selon Matthieu. Bien que la Bible ne donne pas leur nombre et ne parle que de «savants venus d’Orient», la Tradition a fait qu’ils sont habituellement appelés les trois Rois mages et sont nommés respectivement : Gaspard, Melchior et Balthazar. [...]

Depuis le XIVe siècle, on mange la galette des Rois à l’occasion de cette fête. La tradition veut que l’on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du pauvre », est destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.


Gabriel Metsu, « La Fête des Rois » ou « Le Roi boit »

Selon l’usage actuel :

  • la traditionnelle fève est accompagnée ou remplacée par un petit sujet caché à l’intérieur de la pâte de la galette des Rois. La personne ayant dans sa part la fève est symboliquement couronnée roi ou reine et doit offrir la prochaine galette ; quant à celui qui a le sujet, il doit offrir la boisson (mousseux, muscat, ou champagne selon la bourse… ).
  • Lorsqu’il y a des enfants, l’un d’entre eux – en général le plus jeune – doit se placer sous la table et, tandis que la personne qui fait le service choisit un morceau, l’enfant désigne le destinataire de cette portion.

Wikipedia

Eglise Virtuelle

L’Eglise Virtuelle de Fdesouche.com

Chaque dimanche, afin que chacun puisse mieux connaître le déroulement de l’année liturgique en comprenant la signification du temps liturgique dans lequel on se trouve et en découvrant les plus importantes des fêtes de saint que l’on célèbre chaque jour, Fdesouche.com donne la parole à un homme d’Eglise.

Notre objectif à travers cette opération n’est pas de faire du prosélytisme mais de permettre aux lecteurs de connaître et de comprendre la religion dont la France est « la fille ainée ».
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17 janvier : Deuxième dimanche après l’Epiphanie
21 janvier : sainte Agnès

Par le Père Augustin

17 janvier : Deuxième dimanche après l’Epiphanie

L’Epiphanie, ou « manifestation » du Sauveur, marque trois célébrations : la venue des mages à Bethléem, le baptême du Christ dans le Jourdain et l’eau changée en vin à Cana.

Nous avons beaucoup parlé des Mages. Reste à comprendre le baptême du Christ – dont on a fait mémoire le 13 janvier dernier, huit jours après la fête de l’Epiphanie (6 janvier) et les noces de Cana (que l’on évoque dans la liturgie du Deuxième dimanche après l’Epiphanie, aujourd’hui donc).

Le baptême du Christ (13 janvier) est d’abord ce moment où une voix venue du Ciel manifeste que le Père reconnaît que cet homme Jésus est un personnage divin : « Celui-ci est mon fils bien aimé, en qui j’ai mis mes complaisances. Ecoutez-le ». Cette reconnaissance coïncide avec le très ancien rite du « baptiseur ». Sur la demande expresse de Jésus, Jean le baptiseur le « lave » (c’est le sens de baptizo en grec) : le Messie est alors plongé dans l’eau. Ce geste est l’occasion d’une manifestation divine (théophanie), comme plus tard le geste des prêtres, baptisant enfants et adultes, est l’occasion d’un cadeau extraordinaire : la vie de Dieu donnée aux hommes.

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L’Epiphanie


L’Épiphanie célèbre la présentation de Jésus aux Rois mages. La fête a lieu le 6 janvier (ou le 2e dimanche après Noël). Épiphanie signifie « manifestation » ou « apparition ». Dans l’église arménienne, c’est l’une des plus grandes fêtes de l’année car Noël y est célébré le 6 janvier, selon l’usage chrétien ancien.

Les mages sont évoqués uniquement par l’évangile selon Matthieu. Ils sont guidés par l’éclat d’une étoile et prévenus par l’annonce d’un ange. « Entrant alors dans le logis, ils virent l’enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe. » (Matthieu, II:11)

L’évangile ne mentionne ni le nombre de trois, ni ne leur donne la qualification de rois.
On pense que ce nombre provient des trois cadeaux apportés. Pour la tradition, les mages sont Gaspard, au teint asiatique, qui apporte l’encens, Melchior, à peau claire, apporte l’or, et Balthazar, à peau noire, apporte la myrrhe .
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Image : L’Adoration des Mages – Raphaël – 1502