François Hollande a affirmé aujourd’hui qu’il souhaitait que l’épargne des Français puisse davantage être «mobilisée» pour financer une partie de la dette, à condition que les modalités d’emprunt soient plus favorables pour le pays.
«Moi, j’ai l’idée que l’épargne des Français, qui est à un niveau très élevé (17% de nos revenus sont épargnés) puisse être mobilisée pour l’industrie, pour le logement et aussi pour la dette», a-t-il déclaré, interrogé à ce sujet lors du Grand Journal de Canal +. Son intervention avait été enregistrée un peu plus tôt dans la journée, pour cause de meeting dans la soirée à Bordeaux. «De manière que, plus on empruntera auprès des Français, moins on empruntera auprès des marchés», a-t-il dit. […]
A la fin 2011, 65,4% de la dette négociable de l’Etat (sous la forme de titres) était détenue par des non-résidents, et 34,6% par des résidents français, selon les données de l’Agence France Trésor, chargée de gérer la dette française.
« L’heure est au mieux-vivre. Le mieux consommer est préférable au tout consommer. La crise affirme le besoin de retrouver le juste prix et la qualité. » Ainsi trois Français sur quatre (73%), entendent changer « durablement » leur façon de consommer.
Optimistes, mais précautionneux. En 2009, le taux d’épargne des ménages a progressé de 2 points, pour atteindre 17 % des revenus, un niveau qu’on n’avait plus vu depuis 1983. Preuve supplémentaire de cette prudence, ce sont des placements extrêmement sûrs que les Français plébiscitent (Livret A et assurance-vie).
En réalité, cette valeur est largement fictive et d’un renouvellement très lent. Elle est fictive, car même en période de bulle immobilière, on n’a pas atteint les 900.000 ventes en France, pour 30 millions de logements. On atteindra sans doute à peine les 600.000 cette année et moins encore l’année prochaine. Le taux de rotation des biens, avec le recul des transactions, est passé de 35 à 50 ans. Le reste, 3.400 milliards d’euros, ce sont des placements financiers, en grande partie en assurance-vie.
Tirant les leçons de la baisse de l’inflation, la ministre de l’Économie Christine Lagarde a annoncé la baisse du taux du livret A, qui passera de 1,75% à 1,25%, à partir du 1er août prochain.