Diversité en entreprise : «Orientation sexuelle» et «fait religieux» mieux pris en compte

Le bilan 2013 de la Charte de la diversité en entreprise était présenté jeudi 12 décembre au siège d’Allianz à Paris. Ce rendez-vous, qui venait clôturer le Tour de France de la Charte de la diversité, a permis de faire un point sur les entreprises signataires de cette charte dont la secrétaire générale Fella Imalhayene.
Chez les PME, les convictions morales du dirigeant sont les principales raisons qui poussent à agir dans la promotion de la diversité devant la démarche globale de responsabilité sociale de l’entreprise, l’amélioration de la gestion des ressources humaines, le respect de la loi et la performance économique. Au sein des entreprises de plus de 1 000 salariés, ce denier critère est la troisième raison qui pousse une société à s’inscrire dans cette démarche.

La performance économique est de plus en plus citée par les entreprises comme un critère déterminant (30 % contre 21 % en 2012) dans leur engagement pour la diversité.

«Nous ne sommes pas encore arrivés au bout du chemin», concède François Lamy, face à ce constat, lors du discours de clôture de présentation du bilan. Si, selon le ministre délégué à la Ville, les marcheurs de la Marche pour l’Egalité et contre le Racime de 1983 ont fait «sauter un plafond de verre» en revendiquant «leur appartenance à la société», un « deuxième plafond de verre doit être sauté» face à la «double peine» subie par les jeunes de banlieues issus de l’immigration. Pour cela, le ministre estime qu’il faut «développer l’économie des quartiers» sans pour autant proposer des mesures concrètes pour la favoriser.
Depuis l’an dernier, deux nouveaux critères de discrimination ont été introduits dans l’étude : l’orientation sexuelle et le fait religieux. Il est constaté que 10 % des entreprises tiennent compte du premier critère et 9 % du second dans leur politique diversité. La prise en compte croissante par les entreprises de ces deux thématiques «sociétales» est une bonne chance pour la secrétaire générale de la Charte de la diversité. […] saphirnews

Laïcité : Les entreprises «coincées» entre neutralité et diversité.

Tribune de Hiacham Benaissa (Chercheur au sein du Groupe sociétés religions et laïcités (GSRL)) et Sylvain Crépon (Sociologue, chercheur associé au laboratoire Sophiapol de l’université Paris-Ouest-Nanterre) sur la laïcité dans les entreprsies.

Inclure de la diversité, c’est aussi inclure de la diversité religieuse, une composante qui se révèle être un effet secondaire d’une politique plus globale.

Il semble que le «mois sacré» commence cette année en France sous des auspices qui se veulent plus apaisés que par le passé. François Hollande n’a-t-il pas déclaré devant le Parlement tunisien, le 5 juillet, que «la France sait que l’islam et la démocratie sont compatibles» ? […]

Quelle est alors la particularité de cette problématique aujourd’hui ? La question ne manque pas de surprendre, alors que, tant dans le monde économique que dans celui de la politique, l’heure est à louer les bienfaits de la diversité, celle-ci étant même parfois présentée comme une plus-value pour l’entreprise. […]

La réalité sociale est telle aujourd’hui qu’on ne peut plus faire semblant de ne pas la voir.

Or il semble difficile de vouloir recruter quelqu’un parce qu’il est « Autre » pour en faire du « Même », de le différencier d’abord pour l’indifférencier ensuite. Les entreprises naviguent à vue sur cette question, aussi parce qu’elles se retrouvent coincées entre deux discours : la neutralité et la diversité. Ce sont deux discours qui s’énoncent en s’ignorant, et s’annulent parce qu’ils s’ignorent.

La promotion de la diversité a ainsi pu constituer un levier paradoxal favorisant la manifestation du fait religieux dans les entreprises, mais sans qu’elle l’assume tout à fait. La contradiction est de surcroît accentuée par le fait que, comme vient de le rappeler la Cour de cassation à propos de l’affaire Baby Loup, le principe de neutralité ne s’applique pas dans les entreprises privées, ce que beaucoup d’entrepreneurs confrontés à des manifestations religieuses dans leur société ont du mal à concevoir, même si le droit du travail régule l’expression religieuse.

A ce paradoxe prêtant à de multiples confusions, il faut ajouter le fait que depuis une dizaine d’années on a cessé d’identifier les personnes issues de l’immigration maghrébine et leurs descendants en termes ethniques («Maghrébins», «Arabes») pour les identifier en termes religieux : les «musulmans». […]

Le Monde

Laïcité dans les entreprises : «La religion n’a pas à s’effacer, ni à s’imposer»

L’Assemblée nationale a repoussé jeudi une proposition de loi présentée par l’UMP qui voulait autoriser les entreprises à imposer la neutralité religieuse au travail. Un texte rédigé après l’affaire de la crèche Baby Loup. Peut-on imposer la laïcité au privé comme dans le secteur public ? La question fait débat. Lionel Honoré, professeur à Sciences Po Rennes et Abdel Aïssou, directeur général du groupe Randstad, co-auteurs d’une étude sur le fait religieux en entreprise, évoquent la problématique pour MyTF1News.

Dans votre étude, vous évoquez l’émergence du fait religieux dans les entreprises. Un phénomène déjà bien implanté, qui a tendance à augmenter. Comment l’expliquez-vous ?

Lionel Honoré : Les gens n’hésitent plus à demander des aménagements en rapport avec leur religion. D’ailleurs les chiffres de l’étude en témoignent : 28% des responsables RH d’entreprises ont eu à gérer ce genre de situation. Pendant longtemps, les salariés ont caché leurs pratiques religieuses. Là, on assiste à une tendance inverse qui concerne l’ensemble de la société : les religions reprennent de la voix. La pratique religieuse s’est décomplexée. Et du coup, à partir des premiers cas, il y a un effet d’exemple. Si un premier salarié a pu voir ses « demandes religieuses » acceptées, d’autres suivent. […]

D’où viennent ces principes religieux qu’on invoque au sein de l’entreprise. Et en quoi peuvent-ils devenir problématiques, comme le craignent, selon l’étude, les entreprises ?

Lionel Honoré : De toutes les religions, il n’y a pas d’exception en la matière. Mais selon notre étude, les demandes à caractère religieux proviennent dans 80% des cas de l’islam. Mais attention : dans une majorité écrasante, ces demandes demeurent strictement personnelles, restent en adéquation avec la bonne marche de l’entreprise et ne sont en aucun cas sources de conflits. Mais ce qui pourrait un jour devenir dangereux, comme l’expliquent les cadres interrogés dans l’étude, c’est lorsque certains voudront imposer des dogmes religieux à l’ensemble de l’entreprise.

TF1 (Merci à Lorenz)

Immigration de travail : «La France n’a plus le choix»

Pour le Cercle d’outre-Manche, un forum de réflexion composé de patrons français dirigeants des entreprises franco-britanniques , il est grand temps que le débat hexagonal sur l’immigration dépasse l’opposition binaire entre ceux qui prônent le tout sécuritaire et ceux qui se placent uniquement sur le terrain des droits de l’homme. A cet égard, la politique migratoire britannique basée principalement sur des critères économiques semble à ce think-tank une source d’inspiration pertinente.

Dans ce contexte, Arnaud Vaissié et Pascal Boris, les auteurs d’ une étude sur l’immigration et le travail , invitent les entreprises françaises à jouer un rôle clef dans le domaine de l’immigration et ce dans leur propre intérêt. […]

Le constat du Cercle d’outre-Manche est que la France n’a plus le choix. «L’évolution des mentalités hexagonales est possible parce que les entreprises doivent se diversifier et attirer les talents, que la population vieillit et que le travail est le meilleur moyen d’intégrer les populations immigrées», explique Arnaud Vaissié. Les propositions concrètes du Cercle concernant les entreprises sont les suivantes. Il faut favoriser les recrutements «atypiques» dans le cadre du débat sur l’évolution du CDI. Il serait judicieux de faciliter les visas pour les créateurs d’entreprises et d’ouvrir les portes aux étudiants étrangers qui ont des projets d’activité. Enfin, les entreprises de plus de 250 salariés.

Les Echos

Diversité : Douze grandes entreprises françaises au secours des jeunes «issus de milieux populaires»

Douze grandes entreprises françaises s’engagent à accueillir des jeunes «issus de milieux populaires» en signant le «Manifeste pour la diversité des talent», publié par l’association Passeport Avenir, le mois dernier.

« Nous, chefs d’entreprise, croyons en la diversité des talents et voulons que nos futures équipes dirigeantes soient représentatives de l’ensemble des composantes de notre pays», voilà ce qui figure dans le «Manifeste pour la diversité des talents», publié par l’association Passeport Avenir et signé par douze grands patrons français. Parmi eux, Guillaume Pepy pour la SNCF, Stéphane Roussel en charge du groupe SFR ou encore Nonce Paolini, PDG de TF1. Tous partent du même constat : l’accès aux postes à responsabilité dans les entreprises reste inéquitable pour les jeunes issus des quartiers populaires.

Pour Benjamin Blavier, délégué général de l’association Passeport Avenir, le diagnostic est sans appel : «Il faut repenser le modèle de réussite républicain. Les jeunes issus des milieux populaires souffrent de trois déficits : un déficit d’information sur le monde de l’entreprise, un déficit d’accès, ils n’ont généralement pas de réseau et un déficit de confiance. » […]

D’un côté, les établissements d’enseignement supérieur volontaires peuvent avec l’aide de l’association, élaborer des programmes destinés à attirer des nouveaux talents sur leurs bancs. De l’autre, les entreprises signataires s’engagent à ouvrir leurs portes aux jeunes issus des milieux populaires par le biais de stages, de contrats d’apprentissage ou de simples visites d’entreprises. […]

Respect Mag

Reims. Quartier Croix-Rouge : Renouvellement des entreprises et de la population…

L’Union dresse la liste des nouvelles entreprises du quartier de la Croix rouge à Reims.

- Adela El Khef vient de créer la SARL « Aux blés d’or ».[…]
– Salem Yacoubi, demeurant à Ormes, vient de créer la SARL « YG Coiffure » […]
- Moustapha Karim, demeurant à Isles-sur-Suippes, vient de créer la SAS « Déoliance […]
- Le Rémois Boukar Mataba vient de créer la SAS « WebComBusiness ». […]
- Ramazan Cecen a créé la SARL « RCC » (maçonnerie générale…)

L’Union (Merci à Jesse James)

Laurence Parisot dénonce un « racisme » anti-entreprise

« L’angoisse des dirigeants d’entreprise est aujourd’hui à son comble. De ma vie, je n’ai observé une telle inquiétude face à l’avenir. » Dans une interview à L’Express, la présidente du Medef, Laurence Parisot, s’inquiète du moral des chefs d’entreprise et dénonce le « racisme » dont ils seraient l’objet selon elle. 

« Quand le maire de Toulouse ose utiliser l’expression de ‘patron voyou’, c’est du racisme », s’est-elle exclamée, en allusion aux déclarations du maire socialiste Pierre Cohen.

Ce dernier avait dénoncé fin septembre « un comportement de patron voyou », après l’annonce par le groupe pharmaceutique Sanofi d’une réorganisation qui devrait se traduire par la suppression de 900 postes d’ici 2015 en France.

Le gouvernement a été vivement critiqué pour sa réaction après l’annonce en juillet de la suppression de 8 000 postes chez PSA en France. « Il est certain que ce qui a été dit avant l’été de la famille Peugeot marquera pour longtemps tous les chefs d’entreprise français. Chaque patron s’est senti attaqué comme s’il en était un membre », a déclaré Laurence Parisot.

Cette sortie de la patronne du Medef intervient alors que le gouvernement doit faire face à une fronde du monde de l’entreprise. Les patrons protestent contre les choix budgétaires de la majorité qui, selon eux, alourdissent leurs charges. Ils se sont rassemblés virtuellement en créant le mouvement des   »pigeons », un regroupement d’entrepreneurs en colère, pour dénoncer la nouvelle taxation lors des ventes d’entreprises et la hausse des cotisations pour les auto-entrepreneurs.  (…)

Francetv

La diversité dans les entreprises va être évaluée

Depuis 2004, 956 entreprises d’Ile-de-France ont promis, en signant la Charte de la diversité, de faire reculer les discriminations à l’embauche. (…)

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Le groupe L’Oréal, dont Rachid Bensahnoune (photo) est le DRH des diversités à l’international, s’est offert un instrument informatique de mesure de la diversité.

Les résultats seront publiés d’ici à la fin du mois (…)

 Le Parisien

Canada : Les programmes de recrutement de «travailleurs étrangers temporaires»…

À juste titre, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) vient de prendre position sur la situation des travailleurs migrants temporaires. De fait, «l’importation» d’une main-d’œuvre temporaire traitée comme une marchandise fait l’objet de nombreuses critiques depuis longtemps, mais au lieu de trouver des solutions, les divers gouvernements privilégient le maintien d’une loi et de règlements qui ne font que perpétuer une discrimination systémique inacceptable.

Les programmes de recrutement de «travailleurs étrangers temporaires» occupent aujourd’hui une place centrale dans la politique migratoire du Canada. Le nombre de ces travailleurs a plus que doublé depuis 10 ans et dépasse, depuis 2007, celui des résidents permanents accueillis annuellement.

Au Québec, la progression est tout aussi considérable: de 13 800 en 2002 à 23 200 en 2007, les «travailleurs étrangers temporaires» y atteignent le record de 34 800 au 1er décembre 2010.

Au nom de la rareté de la main-d’oeuvre et d’un délaissement de secteurs particuliers par les travailleurs canadiens,

les entreprises privées et leurs porte-parole (Conseil du patronat, Chambres de commerce, Institut économique de Montréal, etc.) demandent au gouvernement d’investir davantage dans le recrutement d’immigrants pour satisfaire les besoins en main-d’oeuvre.

Conception utilitariste

L’argument qui veut que la main-d’oeuvre locale ne veuille pas accomplir les travaux pour lesquels on fait appel à la main-d’oeuvre étrangère est une fausse prémisse:

en fait, les citoyens canadiens ne veulent pas se plier aux conditions qu’imposent les entreprises qui privilégient la main-d’oeuvre immigrante temporaire. Les entreprises veulent pouvoir compter sur une main-d’oeuvre peu coûteuse, disponible en tout temps, soumise, non organisée collectivement, voire sans droits. (…)

Le devoir.com

Quand le « made in China » se transforme en « made in Europe »

A l’heure où la Chine se positionne en ami de l’Europe face à la crise de la dette, le géant des pays émergents place ses pions, doucement mais sûrement, au sein du marché unique. Même si l’implantation chinoise en Europe est balbutiante, Pékin, qui produit principalement en Asie et en Afrique, s’intéresse de plus en plus à l’Union européenne – particulièrement depuis trois ans.

"Châteauroux Business District"

C’est d’abord sur la Grèce que la Chine a jeté son dévolu, en voulant faire du port du Pirée, près d’Athènes, le principal centre de transit des marchandises vers le marché européen. Aujourd’hui, celui-ci est largement dominé par la présence du géant chinois du transport maritime China Ocean Shipping Company (Cosco), qui y contrôle deux terminaux depuis 2009. En 2010, le premier ministre, Wen Jiabao, y entamait une tournée européenne, rencontrant tout à tour dirigeants politiques et chefs d’entreprises français, portugais, italiens, belges mais aussi, et surtout, grecs.

Suite et commentaires sur Fortune

Les associations gay investissent le monde du travail

HomoSFèRe chez SFR, Flag! pour les policiers et gendarmes, Comin-G aux Finances ou encore Gare! à la SNCF: les associations homosexuelles investissent de plus en plus le milieu professionnel pour lutter contre les discriminations et défendre les droits des employés.

Ces derniers mois, plusieurs nouvelles structures ont été créées comme Rainbow BanquAss pour les métiers de la banque et de l’assurance ou Appel pour les personnels éducatifs.

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