Drôme: Ils appellent leur enfant « L’Algérie la véritée »

A Romans-sur-Isère dans la Drôme, des parents ont choisi d’appeler leur fille née le 29 mars, « L’Algérie la véritée » . Un prénom du aux « années de galère » de ses parents, et de son père en particulier. Car c’est Brahim, le papa qui a choisi « L’Algérie la véritée ».

«Je veux prouver qu’en France il y a du racisme. Et moi, j’en ai fait les frais depuis ces dix dernières années», tempête-t-il. Installé à Romans avec son épouse depuis 2001, il n’a cessé selon lui, «d’être surveillé par la justice. Une justice qui croit que je suis un terroriste !»

Le Dauphiné

Paris : condamnés pour avoir mendié avec leurs enfants

La mendicité considérée comme une forme de maltraitance : c’est sans doute une première.

Selon nos informations, le tribunal correctionnel de vient de condamner un couple à huit mois de prison pour « privation de soins d’un mineur par ascendant ». Pendant plus d’un an, les deux parents d’origine rom se sont servis de leurs deux plus jeunes enfants, des jumeaux âgés de seulement 3 ans, pour faire la manche sur un boulevard parisien.

Saisi après un signalement du voisinage, le parquet de a estimé le cas suffisamment grave pour transmettre en urgence le dossier à un tribunal et requérir des peines de prison. Les , dans une décision probablement unique à ce jour, ont suivi.

Le couple, installé en France depuis plusieurs années, tire l’essentiel de ses revenus de la générosité des passants. Début 2013, Mariana, la mère, une Roumaine âgée de 38 ans, commence à faire la manche sur le boulevard Barbès (XVIII e arrondissement). A ses côtés, Francesca et Anthony, ses deux plus jeunes enfants. « Quelle que soit la météo, ils étaient vêtus d’un bas de jogging et d’un pull, tous deux très sales. Lorsqu’il faisait vraiment froid, la mère leur donnait en plus une couverture à se partager », détaille une source proche de l’affaire. (…)

Le Parisien

A l’Hotel Matignon (vidéo)

[ NDLR : cette vidéo date de l'été 2013. Ses 466 "vues" attestent du fait qu'elle n'a été vue par quasiment personne. Il n'est jamais trop tard... Pour nos lecteurs étrangers : l'hôtel Matignon est la résidence officielle du Premier ministre, chef du gouvernement français]

Description de la vidéo : Journée dans les jardins de Matignon pour 300 enfants qui ne peuvent pas partir en vacances.

Municipales : Les associations gays et trans sélectionnent les candidats compatibles avec leurs propositions

L’Inter-LGBT, une association de lesbiennes, gays, bisexuels et trans a élaboré une grille d’évaluation pour déterminer la «compatibilité» des candidats avec les revendications et prône notamment la défense des livres pour enfant «permettant d’expliquer la diversité des familles».

L’association voit également d’un bon œil les bibliothèques qui proposeraient des romans ou des bandes dessinées avec des personnages LGBT auxquels les jeunes, et moins jeunes, puissent s’identifier.

Si l’association se refuse à donner des consignes de vote, elle a néanmoins élaboré une grille d’évaluation en vingt questions afin de déterminer point par point la «compatibilité» des candidats avec les revendications LGBT. En préambule, trois critères «éliminent» directement un candidat pour l’association: le refus de célébrer un mariage homosexuel, la présence sur les listes de personnalités «publiquement engagées contre l’égalité des droits» et «les prises de paroles homophobes, lesbophobes, biphobes ou transphobes». […]

À Paris, l’association a jugé que trois candidats étaient compatibles avec son «programme»: Anne Hidalgo (PS), Christophe Najdovski (EELV), Danielle Simonnet (Parti de gauche). Cette dernière a notamment défendu auprès de l’association la mise en place d’une «carte de citoyen des Parisiens» où chacun serait libre de cocher la case correspondant à son sexe ou à son genre.

Dans sa proposition numéro 26, l’association préconise notamment « permettant d’expliquer la diversité des familles et de lutter contre les stéréotypes sexués» et d’organiser ateliers et débats sur ce thème.

Le Figaro (Merci à ouep)

Le maire de Londres : les enfants d’islamistes sont des « terroristes en puissance »

Une fois de plus, on ne pourra pas accuser Boris Johnson de pratiquer la langue de bois. Le maire de Londres, dont le franc-parler est bien connu, a ainsi affirmé lundi 3 mars, dans son éditorial hebdomadaire pour le Daily Telegraph, qu’il souhaitait que les enfants élevés au sein de foyers islamistes soient retirés de leurs familles et placés sous la garde des services sociaux.

Hebergeur d'imageS’exprimant dans les pages du quotidien conservateur, Boris Johnson met ainsi en garde les lecteurs contre le risque de voir des centaines d’enfants élevés au sein de familles musulmanes « devenir des assassins en puissance ou commettre des attentats-suicides ». « Actuellement, les services sociaux n’osent pas intervenir, même quand des preuves de radicalisation existent, écrit-il ainsi. Un enfant peut être placé sous la tutelle de l’État s’il est mis en contact avec du matériel pornographique ou soumis à des sévices, mais pas si son éducation l’encourage à développer une vision sombre et nihiliste du monde capable de le transformer en assassin. » [...]

Plus tard dans la matinée, au micro de la radio LBC, le maire de Londres a précisé qu’il pensait que ce type d’intervention ne devrait pas être limité aux islamistes, mais étendu aux membres du BNP (British National Party), le parti d’extrême droite connu pour ses vues racistes. Boris Johnson est un fervent défenseur du multiculturalisme britannique, ayant lui-même du sang turc, juif, français, anglais et allemand. [...]

Le Point

Livres pour enfants et genre : «L’enfant n’est pas un adulte en miniature»

Le Monde publie plusieurs tribunes sur la littérature à destination des enfants.

Pour Sylvie Vassallo (Directrice du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis) «les livres pour enfant ne sont pas des manuels de morale».

La littérature ne délivre pas de message, qu’elle évoque des mondes merveilleux, décalés, où qu’elle s’inscrive dans le quotidien. Pourquoi serait-ce le cas lorsqu’il s’agit de littérature pour enfants ?

Le Monde de Sylvie Vassallo (Directrice du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis)

Christian Flavigny (pédopsychiatre, psychanalyste) est lui très critique sur deux livres mis à la disposition d’enseignants d’écoles primaires : Papa porte une robe et Tous à poil !

Une propension de notre société actuelle veut aimer et éduquer l’enfant en l’immergeant dans le monde adulte. C’est négliger que la famille seule est en mesure d’y amener l’enfant, tout en assurant sa protection.

Ainsi, à propos de l’ ouvrage Papa porte une robe : la réflexion d’adultes peut interroger la manière vestimentaire et sourire du questionnement des coutumes qui était d’ailleurs la fonction rituelle qu’avait jadis le carnaval, bousculant les stéréotypes sexués ; car leurs repères intérieurs sont établis, leur ayant permis, pour bien d’entre eux, de devenir des parents.

L’enfant est en cours d’édification de ces repères, et il ne peut le faire que depuis leur présentation cohérente ; l’idée que les brouiller favoriserait son ouverture à la diversité est une méconnaissance de son développement affectif : au contraire, cela l’entrave. Il ne reçoit pas Papa porte une robe comme un message faisant évoluer les représentations habituelles de la répartition des tâches sociales entre les adultes, comme serait « Papa porte un tablier quand il fait la vaisselle ».

Il y reçoit des fonctions paternelle et maternelle floutées, comme si celles-ci, dont le partage porte la venue au monde des enfants, étaient substituables et n’impliquaient pas l’enjeu de leur différence. […]

L’usage du livre Tous à poil ! pose des questions similaires. […] La séance de déshabillage mise en scène par le livre peut prendre pour les adultes la saveur vaguement impudique d’un strip-tease généralisé. Pour la plupart des enfants, elle risque fort de constituer une scène inquiétante, chargée d’une crainte d’intrusion. La nudité adulte ainsi exhibée fait effraction dans sa vie psychique. […]

Le Monde

Théorie du genre : Les musulmans ne doivent pas soutenir des «mouvements d’extrême droite»

Vendredi 24 janvier et lundi 26 janvier 2014… quelques centaines de familles, parmi lesquelles de nombreuses familles musulmanes, n’envoient pas leurs enfants à l’école. Ils protestent contre des cours d’éducation sexuelle donnés à leurs enfants en bas âge. Mouss Baker tire le signal d’alarme et s’inquiète que des musulmans apportent leur soutien à des «mouvements d’extrême droite».

Nous nous sommes alliés à nos ennemis, ceux qui nous refusent compassion, égalité et droits élémentaires et voici que nous nous mettrons à dos nos concitoyens, dont certains de gauche pourtant naturellement plus prompts par leurs engagements associatifs à nourrir le pauvre, à aider l’orphelin.

Une autre lecture des événements devrait être celles-ci : les 24 et 26 janvier 2014, de nombreux musulmans, en retirant leurs enfants de l’école, en apportant du crédit aux rumeurs propagées par les initiateurs des Journées de retrait de l’école (JRE) apportent leurs soutiens aux mouvements d’extrême droite.

Comment en est-on arrivé là ? Comment la «meilleure des communautés», celle du «juste milieu», comme elle l’aime le rappeler, peut-elle soutenir un pareil mouvement ? La fin ne justifie pas les moyens et il est possible de défendre l’image d’une famille traditionnelle sans pour autant aller s’acoquiner avec des idées, des mouvements et des individus qui sont le fruit de l’antisémitisme primaire des XIXe et XXe siècles.

Les musulmans qui ont soutenu les JRE, qui ont milité auprès de leurs coreligionnaires et ont propagé des rumeurs grotesques en nous incitant à l’action les 24 et 26 janvier sont coupables. Ils sont coupables au mieux d’ignorance et de bêtise, au pire de manœuvre politique.

Qui se cachent derrière JRE ? Alain Soral, Béatrice Bourges, Farida Belghoul… Sous couvert de défendre une vision monolithique de la famille, c’est en réalité une longue lignée de l’extrême droite française qui se poursuit. […]

saphirnews

Suisse : Une initiative populaire contre l’éducation sexuelle avant l’âge de neuf ans

Les Suisses vont se prononcer dans les prochains mois sur une initiative de la «droite conservatrice» visant à interdire les cours d’éducation sexuelle à l’école avant que les enfants n’aient atteint l’âge de neuf ans.

Un groupe de parents de Bâle-Ville qui s’étaient opposés — avec succès — aux «Sexbox» dans les écoles, une boîte d’accessoires pédagogiques contenant des organes sexuels en peluche, est à l’origine de l’initiative. Des femmes et hommes politiques issus principalement du parti de droite populiste UDC se sont joints à ce projet.

L’initiative – un droit donné aux citoyens suisses de faire une proposition de modification de loi – intitulée « Protection contre la sexualisation à l’école maternelle et à l’école primaire » a recueilli le nombre de signatures nécessaires, a annoncé lundi la Chancellerie fédérale. La date du vote doit encore être définie par le gouvernement.

Le texte de cette initiative, déposée en décembre 2013 auprès des autorités fédérales, stipule que «l’éducation sexuelle est l’affaire des parents».

Il souligne aussi que seul un cours destiné à «la prévention des sévices sexuels sur les enfants peut être dispensé à partir de l’école maternelle. Mais ce cours ne doit pas aborder l’éducation sexuelle, précise-t-il. Par ailleurs, le texte prévoit que seul un «cours facultatif d’éducation sexuelle» peut être ensuite dispensé par le maître de classe aux enfants et aux jeunes âgés de neuf ans révolus.

7 sur 7 (Merci à Stormisbrewing )

«Un vent mauvais souffle sur la France» (Edito Libé)

Editorial de François Sergent dans Libération.

Il faut même regretter que le gouvernement, tétanisé par ces ennemis des droits des hommes et des femmes de vivre leur idée de la famille, soit revenu sur ses promesses de conception assistée pour les couples du même sexe.

Un vent mauvais souffle sur la France. Robert Badinter a raison de dénoncer la tiédeur des condamnations du Jour de colère de dimanche dernier, première manifestation ouvertement antisémite depuis l’Occupation au prétexte d’opposition au président de la République. Un mélange de partisans de Dieudonné, le champion de l’antisémitisme à but lucratif, et d’extrémistes de droite bon teint. Ce dimanche, il s’agirait de défendre la famille que ce même Président voudrait lacérer au nom d’une «ingénierie sociale» régulièrement mise en cause par la droite dite républicaine et le Figaro.

La famille est au centre de l’intime de chacun, la concaténation de ses croyances, de son éducation et de sa sexualité. La famille (ou son refus) doit rester le lieu absolu de cette liberté. Mais, rien dans les lois passées par ce gouvernement ou en préparation, ne change ce postulat.

Les manifestations de dimanche, même si elles se défendent de rejoindre les mots d’ordre de haine des factieux du «Jour de colère», restent fondées sur des mensonges. Comme la pseudo «théorie du genre», qui serait enseignée aux petits enfants. [...]

Libération

«Stricte égalité des chances entre gendarmes et voleurs»

Quand le jeu des «gendarmes et des voleurs» est revisité par les ABCD de l’égalité, cela donne une saisissante fiche technique de trois pages. Il s’agit de l’une des «séances pédagogiques» proposées aux enseignants pour «rompre avec les images et attitudes véhiculées par l’école et la société».

À la demande des ministères de l’Éducation nationale et des Droits des femmes, des experts ont été chargés de plancher sur des outils pédagogiques pour «faire prendre conscience aux enfants des limites qu’ils se fixent eux-mêmes, des phénomènes d’autocensure trop courants, leur donner confiance en eux et leur apprendre à grandir dans le respect des autres».

«Les jeux traditionnels ne peuvent être utilisés de manière classique, où les plus faibles sont éliminés, peut-on lire, c’est contraire à l’éthique de l’école!»

(Merci à Herisson)

Théorie du genre : « Le jour du slip / Je porte la culotte »

Dans le texte d’Anne Percin (Le jour du slip), Corinne se réveille affublée d’un zizi et s’aperçoit que tout le monde l’appelle Corentin et a l’air de trouver cela normal… Tandis que Thomas Gornet nous raconte dans « Je porte la culotte », l’effet que ça fait de se retrouver dans la vie de Corinne quand on croit être Corentin !

Hebergeur d'imageLa journée incroyablement drôle de deux enfants qui se retrouvent projetés dans le genre opposé, à l’âge où les identités masculines et féminines s’affirment, dans la cour de l’école mais aussi dans les attitudes des adultes ! Deux récits hilarants qui jouent à fond le jeu du « recto-verso » et qui posent finement la question des relations entre filles et garçons.

Hebergeur d'imageLa réponse cinglante de Thomas Gornet à ses détracteurs

[...] Oui, c’est pour vos enfants que j’écris. En espérant, sincèrement, qu’ils soient aussi droits dans leurs bottes et leurs certitudes que vous. Sincèrement.

Car si, par hasard, un jour, l’un d’eux se sent animé d’un sentiment différent (un garçon qui aurait envie de jouer à la poupée, une petite fille qui voudrait être camionneuse, un garçon qui aimerait en embrasser un autre… -euh. Vous êtes encore là ou morts d’une crise cardiaque ?- Et puis d’ailleurs tout cela est à géométrie variable. Figurez-vous qu’il existe des garçons qui aiment jouer à la poupée et embrasser des filles ! Ou des filles qui aiment le rose et les dentelles mais font de la boxe et aiment embrasser des garçons et parfois des filles. Etc.), je pense qu’il aura été bon que mon livre ait fait un passage entre ses mains.

S’il vous plaît, soyez vigilant (tel un Veilleur) aux vraies dangers qui guettent vos enfants qui sont l’ignorance, l’étroitesse d’esprit, le refus d’accepter les différences (car elles existent ! ce n’est pas en les niant qu’elles disparaîtront), l’aveuglement quant aux sujets qui peuvent vraiment concerner vos enfants. [...]

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« Le jour du slip / Je porte la culotte » à l’école ?

Riposte Laïque