Libération : à court d’argent, le quotidien pourrait déposer son bilan d’ici le mois de mai

Le sort de Libération, à court d’argent, se jouera d’ici avril-mai entre deux options : une transformation autour d’un espace culturel et d’un réseau social, projet encore à financer, ou un dépôt de bilan avec reprise probablement partielle, selon des sources proches du dossier. [...]

Déficitaire et endetté, sans trésorerie, Libération est en survie : le quotidien n’a pu passer le cap de janvier-février que grâce à un versement anticipé par l’Etat d’une partie des aides à la presse.

L’Etat peut encore lui verser à ce titre un million d’euros, juste de quoi tenir quelques semaines de plus, selon les mêmes sources. Le journal a aussi obtenu début février du tribunal de commerce un étalement jusqu’en 2017 de sa dette de 6 millions d’euros, a rapporté Le Figaro, mais sous réserve de la mise en place d’un plan d’économies de 4 millions. [...]

Morandini

Endettée, l’Europe vend ses entreprises

Les privatisations se multiplient dans l’UE. Pris à la gorge, les gouvernements sacrifient leurs industries nationales.

La crise de la dette terrifie les gouvernements européens. Astreints à la rigueur, les pays peinent à remplir leurs caisses et doivent limiter leurs emprunts sur les marchés financiers. Alors, afin de trouver de l’argent frais, ils vendent leurs participations dans des entreprises totalement ou partiellement publiques. Une vague de privatisation qui touche aussi bien l’Angleterre que les pays méditerranéens, comme l’Italie ou la Grèce et des secteurs aussi variés que les postes ou la police.

L’Italie dilapide ses entreprises publiques. Avec une dette qui dépasse les 133% du PIB (plus de 2.100 milliards d’euros), l’Italie a décidé fin octobre de vendre ses participations dans des entreprises, dont certaines ont des missions de services publics. Le ministre italien de l’Economie, Fabrizio Saccomanni, a annoncé, lors du Forum économique mondial de Davos, l’intention de son gouvernement de privatiser les postes italiennes…

La France roule sur un goudron privé. Si l’Etat a bien financé la construction des autoroutes françaises, il a vendu depuis 2006 l’ensemble de ses participations dans les principaux réseaux, alors que ces derniers devenaient finalement rentables. Depuis, les usagers voient le prix de leur trajet augmenter régulièrement. D’autres entreprises, comme Electricité de France, Gaz de France ou Aéroports de Paris (ADP) ont été partiellement privatisées entre 2005 et 2007. Régulièrement, comme en avril 2013 avec EADS, l’Etat cède une partie de ses actifs dans de grands groupes.

L’Angleterre n’a pas de limite. La situation britannique est moins dure que beaucoup de ses voisins européens. Ce qui n’a pas empêché David Cameron de mener une sévère politique d’austérité et de couper dans les budgets publics. Pourtant, il n’y avait plus grand-chose à privatiser outre-Manche après la période Thatcher. Alors, le gouvernement s’est tourné vers la police afin de diminuer de 20% son budget…

Malte vend la nationalité européenne. Solidaire, Malte a décidé de tendre la main à ses (riches) voisins du Sud. Pour remplir ses caisses et tenir ses engagements européens, l’île veut vendre la nationalité européenne aux plus offrants. Une solution qui a offusqué les députés européens. La citoyenneté européenne ne doit pas avoir de prix, a rappelé le Parlement européen dans une résolution votée le 16 janvier. Un camouflet emprunt d’ironie quand on sait que de nombreux Etats, dont l’Autriche, le Royaume-Uni, l’Espagne, la Bulgarie ou la Hongrie offrent des permis de résidence permanents aux investisseurs les plus généreux.

La Grèce, un pauvre à saisir. La banqueroute de la Grèce a été le symbole de la crise de la dette européenne. Pris à la gorge, l’Etat grec a été mis sous la tutelle de la Troïka (BCE, FMI, Commission européenne) et forcé à démanteler ses services publics afin de bénéficier de plans d’aide de plusieurs milliards d’euros…

Europe1

Impôts : « minimum de hausse » en 2014 (Désir)

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a admis lundi qu’ »il y aura le minimum de hausse de prélèvements » en 2014, en expliquant qu’il fallait « financer la cohésion nationale ».

« Il y aura le minimum de hausse des prélèvements », a concédé le leader des adhérents socialistes, interrogé par BFMTV. Mais, a-t-il ajouté aussitôt, « on a besoin de l’impôt pour financer le service public, pour financer la cohésion nationale ». « Notre objectif c’est que les prélèvements, les impôts augmentent le moins possible », a-t-il affirmé, contredisant le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, qui avait assuré vendredi qu’il n’y aurait « pas de nouveaux impôts » pendant le quinquennat.

« Tout l’effort doit être concentré sur la réduction de la dépense », a ajouté Harlem Désir, « mais pas aux dépens de l’avenir », « pas aux dépens de l’emploi ». Il a promis dans le même temps que la fiscalité sera « stabilisée », voire « quand le retour de la croissance va permettre de renflouer les caisses publiques » allégée. « Le but » est « de redresser les finances publiques du pays donc des efforts ont été demandés », particulièrement « aux plus favorisés », a-t-il justifié, critiquant le « bouclier fiscal » instauré par la droite, qui a coûté selon lui « 600 milliards d’endettement supplémentaire ».

« Nous ne voulons pas accroître l’endettement », une dette qui a « doublé » en dix ans, de 2002 à 2012, selon lui. Dans ce contexte, le plan de Jean-François Copé, président de l’UMP qui a dit vendredi envisager une baisse de « 130 milliards » dans les dépenses, est « fou », a jugé Harlem Désir.

Europe 1

 

L’Allemagne se fait payer pour emprunter

Berlin a emprunté pour la première fois à des taux d’intérêt négatifs, les rendements pour les investisseurs étant de -0,01%. Cela signifie que les marchés prêtent à l’Allemagne en perdant de l’argent, ayant plus que jamais soif d’investissements sûrs en pleine crise de l’euro [...]

« C’est la première fois qu’un placement sur le marché monétaire se solde par un rendement négatif », a commenté un porte-parole de l’Agence financière.

L’opération de lundi offre à l’Etat allemand « un très bon résultat », a poursuivi le porte-parole [...]

Emprunter ne lui coûte en effet plus rien, au contraire, les investisseurs paient une prime pour acquérir ses titres.

L’Expansion (Merci à Zatch)

France-Angleterre : la guéguerre économique est déclarée

Le gouvernement et la presse britannique ont vivement réagi vendredi aux propos de François Baroin et à ceux du gouverneur de la Banque de France stigmatisant la situation économique du Royaume-Uni. François Fillon tente de calmer le jeu.

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Région : explosion de la dette entre 2005 et 2010

La capacité de désendettement des régions s’est sensiblement amoindrie, signale une étude de l’agence Fitch. Privées de recettes dynamiques, elles vont être conduites à se recentrer sur leurs compétences obligatoires pour tenir les dépenses.

Plus de dettes et moins de facilité pour les rembourser. Les régions (leurs budgets cumulés atteignaient 28,8 milliards d’euros en 2010) sont dans une situation financière qui, à lire l’analyse que livre aujourd’hui Fitch Ratings, n’a plus rien de florissant. A supposer qu’elles décident d’y affecter toutes leurs ressources immédiatement disponibles et de stopper tout investissement, les 22 régions de métropole mettraient près de quatre ans en moyenne pour venir à bout de leur dette de 17 milliards. Fin 2009, le délai théorique de remboursement de la dette était de trois ans alors qu’il était deux fois moindre en 2005 ! [...]

Les Echos

[...]Mais la lecture du rapport livre aussi un constat moins souriant pour les élus de gauche, majoritaires dans 20 régions sur 21 en métropole. Il révèle en effet que l’endettement des Régions a nettement progressé entre 2005 et 2010. Ainsi, dans le Nord – Pas-de-Calais, la capacité de désendettement est passé de 3,9 années à 6,2, soit sensiblement plus que la moyenne métropolitaine qui pour 2010 est estimée par Fitch à 3,9 années.[...]

Nord Eclair

Laurence Parisot dénonce un complot américain contre la zone euro

À deux jours de l’ouverture de l’université d’été du Medef, la présidente du Medef dénonce le rôle joué par les Américains dans le déclenchement de la crise de la dette en Europe, estimant qu’elle avait été «orchestrée» par ces derniers pour détourner l’attention des marchés de leur propre problème d’endettement. Elle estime par ailleurs que l’État doit accélérer la baisse de ses dépenses pour résorber ses dettes et prône une réforme à destination des PME.

L’activité économique semble connaître un coup de frein brutal. Comment l’expliquez-vous ?

Le ralentissement est dû à la rencontre de deux séries de causes: aux États-Unis, une situation économique et politique qui se dégradait; en Europe, des États qui franchissaient la ligne rouge en terme d’endettement. Une fois ces difficultés surmontées, nous retrouverons une croissance vive et créatrice d’emplois mais il ne faut pas se tromper dans l’analyse de ce que nous avons vécu cet été. La situation s’est tendue quand la Chine a commencé à faire la leçon aux États-Unis sur leur dette. Les Américains ont sans doute voulu alors repasser le mistigri à l’Europe. On a assisté à une sorte de guerre psychologique et à une tentative de déstabilisation de la zone euro. Les marchés ont surréagi, étant par nature très sensibles aux rumeurs, même organisées. La morale de l’histoire, c’est que nous ne devons pas être naïfs et tomber dans le panneau de l’autodisqualification : si l’Europe a été attaquée, ce n’est pas parce qu’elle est faible mais parce qu’elle est forte, et si elle est enviée, c’est parce qu’elle est enviable.

Qui serait à l’origine de ce complot ?

Je parlerais plutôt d’une «orchestration» outre-Atlantique des difficultés de l’Europe. Voyez les rumeurs sur les banques françaises, qui se sont diffusées immédiatement alors qu’elles étaient absolument infondées. Nos banques sont parmi les plus solides au monde. Des unes de médias américains annonçaient pourtant la mort de telle ou telle et même la fin de la zone euro. Nous sommes passés d’attaques sur l’Espagne à des attaques sur l’Italie, puis sur la France, jusqu’à des rumeurs de dégradation de l’Allemagne la semaine dernière ! Quand des publications américaines très lues par les investisseurs et les analystes financiers titrent sur de fausses annonces dramatiques, des questions se posent. […]

Le Figaro 1 2 (Merci à Goupil )

L’aide à la Grèce coûtera 15 milliards d’euros à la France

Le nouveau plan de sauvetage de la Grèce aura comme «conséquence indirecte» pour la France une augmentation de son endettement d’environ 15 milliards d’euros d’ici 2014, selon François Fillon.

«L’endettement français sera accru d’environ 15 milliards d’euros d’ici à 2014 en raison de la mise en oeuvre du plan d’aide à la Grèce conclu jeudi soir», a déclaré vendredi François Fillon. «Ces décisions n’ont pas de coût direct pour nos finances publiques», a assuré le premier ministre, à l’issue d’une réunion à Matignon avec les principaux responsables du Parlement sur les suites du sommet de la zone euro tenu jeudi à Bruxelles. Et d’ajouter : «Elles ont un coût indirect puisque nous allons participer à travers des garanties apportées sur les prêts qui seront consentis par le fonds de stabilité européen à la Grèce».

Le premier ministre a qualifié en outre l’accord des dirigeants européens sur un plan de sauvetage de la Grèce d’étape absolument décisive pour la zone euro.

Cet accroissement de l’endettement pourrait mettre à mal l’objectif du gouvernement de commencer à faire baisser le ratio de dette publique de la France à partir de 2013. La dette publique de la France s’élevait à la fin du premier trimestre (dernier chiffre disponible) à 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5% du Produit intérieur brut (PIB). […]

Le Figaro

Plan de rigueur en Italie : impôts, gel des salaires des fonctionnaires, privatisations (vidéo)

Au centre de tous les inquiétudes, l’Italie va renforcer son plan de rigueur. L’objectif est d’économiser 40 milliards d’euros d’ici 2014. Moyens évoqués : gel du salaire des fonctionnaires et privatisations de certains services publics.

Dette extérieure tunisienne : On paie ou on ne paie pas ?

Qui paie ses dettes s’enrichit. Ce dicton, a priori paradoxal, puisqu’en principe, lorsqu’on sort de l’argent de sa propre bourse, on s’appauvrit, renvoie à un aspect plutôt psychologique car une fois qu’on s’est affranchi de ses créanciers, on se trouve libre de disposer de toutes ses ressources. Un enrichissement moral, en quelque sorte. En outre, on gagne en crédibilité et on peut emprunter de nouveau. Schématiquement, cela concerne les Etats et leurs dettes bilatérales et multilatérales. En Tunisie, on considère que toute dette contractée au nom de la Tunisie et au nom du peuple tunisien doit être honorée. La dette de la Tunisie s’élève à 14,4 milliards de dollars.[...]

A l’inverse, d’aucuns estiment que « qui paie ses dettes s’appauvrit ». Selon eux, « pour payer leur dette, les pays du tiers-monde doivent faire de nouveaux emprunts à des conditions très strictes. Ils doivent obtempérer aux exigences du FMI. Ces exigences ont pour nom le Programme d’ajustement structurel (PAS). Ce vaste programme de réformes économiques (comprenant la stabilisation monétaire et budgétaire et la réforme des structures) se fait souvent au détriment de l’agriculture vivrière, des programmes sociaux (éducation et santé), de la réduction des prix sur les matières premières ou de la vente des ressources naturelles… Elles font miroiter un développement rapide et une entrée privilégiée dans le cercle des pays riches ou dans celui des pays industrialisés. Elles ne procurent en fait que dépendance et font entrer leurs adeptes dans une spirale de l’endettement ».

Pour la Tunisie, le débat actuel ne se fait pas à ce niveau, il concerne plutôt la dette dite « odieuse », celle que Ben Ali a contractée au nom de la Tunisie, mais qu’il a détournée à son propre profit. Les sommes trouvées dans sa demeure de Sidi Bou Saïd seraient une preuve de ce détournement.

Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation ; c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée, par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir [...]

La Presse de Tunisie

Poursuite de l’immigration ou maintien de la protection sociale : il va bientôt falloir choisir

Tribune libre de Paysan Savoyard

Malgré l’ampleur du chômage, malgré l’énormité des dépenses collectives induites par l’immigration, la situation de la classe salariée ne s’est pas encore trop nettement dégradée. Cela pourrait rapidement changer.

La fin des Trente glorieuses a précédé de quelques années l’arrivée au pouvoir, aux Etats-Unis puis en Europe, de gouvernements menant des politiques économiques libérales et mondialistes. Ces politiques ont conduit, comme on le sait, à l’enrichissement de la classe dominante, à la baisse de l’imposition des plus riches, à un partage de la « valeur ajoutée » moins favorable aux salariés, à un chômage persistant et de grande ampleur, à un creusement des écarts.

Dans le même temps l’immigration extra européenne, apparue au début des années 60, est rapidement devenue massive. Elle se poursuit au même rythme, générant des coûts sociaux considérables. Présentant le plus souvent une situation sociale défavorable (notamment parce qu’ils sont souvent sans emploi), les immigrés acquittent en effet des cotisations et des impôts faibles, tandis qu’ils bénéficient d’un effort considérable de la collectivité en leur faveur (en matière de logement, de santé, d’éducation, d’allocations et de prestations multiples).

 

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