L’Allemagne se fait payer pour emprunter

Berlin a emprunté pour la première fois à des taux d’intérêt négatifs, les rendements pour les investisseurs étant de -0,01%. Cela signifie que les marchés prêtent à l’Allemagne en perdant de l’argent, ayant plus que jamais soif d’investissements sûrs en pleine crise de l’euro [...]

« C’est la première fois qu’un placement sur le marché monétaire se solde par un rendement négatif », a commenté un porte-parole de l’Agence financière.

L’opération de lundi offre à l’Etat allemand « un très bon résultat », a poursuivi le porte-parole [...]

Emprunter ne lui coûte en effet plus rien, au contraire, les investisseurs paient une prime pour acquérir ses titres.

L’Expansion (Merci à Zatch)

France-Angleterre : la guéguerre économique est déclarée

Le gouvernement et la presse britannique ont vivement réagi vendredi aux propos de François Baroin et à ceux du gouverneur de la Banque de France stigmatisant la situation économique du Royaume-Uni. François Fillon tente de calmer le jeu.

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Région : explosion de la dette entre 2005 et 2010

La capacité de désendettement des régions s’est sensiblement amoindrie, signale une étude de l’agence Fitch. Privées de recettes dynamiques, elles vont être conduites à se recentrer sur leurs compétences obligatoires pour tenir les dépenses.

Plus de dettes et moins de facilité pour les rembourser. Les régions (leurs budgets cumulés atteignaient 28,8 milliards d’euros en 2010) sont dans une situation financière qui, à lire l’analyse que livre aujourd’hui Fitch Ratings, n’a plus rien de florissant. A supposer qu’elles décident d’y affecter toutes leurs ressources immédiatement disponibles et de stopper tout investissement, les 22 régions de métropole mettraient près de quatre ans en moyenne pour venir à bout de leur dette de 17 milliards. Fin 2009, le délai théorique de remboursement de la dette était de trois ans alors qu’il était deux fois moindre en 2005 ! [...]

Les Echos

[...]Mais la lecture du rapport livre aussi un constat moins souriant pour les élus de gauche, majoritaires dans 20 régions sur 21 en métropole. Il révèle en effet que l’endettement des Régions a nettement progressé entre 2005 et 2010. Ainsi, dans le Nord – Pas-de-Calais, la capacité de désendettement est passé de 3,9 années à 6,2, soit sensiblement plus que la moyenne métropolitaine qui pour 2010 est estimée par Fitch à 3,9 années.[...]

Nord Eclair

Laurence Parisot dénonce un complot américain contre la zone euro

À deux jours de l’ouverture de l’université d’été du Medef, la présidente du Medef dénonce le rôle joué par les Américains dans le déclenchement de la crise de la dette en Europe, estimant qu’elle avait été «orchestrée» par ces derniers pour détourner l’attention des marchés de leur propre problème d’endettement. Elle estime par ailleurs que l’État doit accélérer la baisse de ses dépenses pour résorber ses dettes et prône une réforme à destination des PME.

L’activité économique semble connaître un coup de frein brutal. Comment l’expliquez-vous ?

Le ralentissement est dû à la rencontre de deux séries de causes: aux États-Unis, une situation économique et politique qui se dégradait; en Europe, des États qui franchissaient la ligne rouge en terme d’endettement. Une fois ces difficultés surmontées, nous retrouverons une croissance vive et créatrice d’emplois mais il ne faut pas se tromper dans l’analyse de ce que nous avons vécu cet été. La situation s’est tendue quand la Chine a commencé à faire la leçon aux États-Unis sur leur dette. Les Américains ont sans doute voulu alors repasser le mistigri à l’Europe. On a assisté à une sorte de guerre psychologique et à une tentative de déstabilisation de la zone euro. Les marchés ont surréagi, étant par nature très sensibles aux rumeurs, même organisées. La morale de l’histoire, c’est que nous ne devons pas être naïfs et tomber dans le panneau de l’autodisqualification : si l’Europe a été attaquée, ce n’est pas parce qu’elle est faible mais parce qu’elle est forte, et si elle est enviée, c’est parce qu’elle est enviable.

Qui serait à l’origine de ce complot ?

Je parlerais plutôt d’une «orchestration» outre-Atlantique des difficultés de l’Europe. Voyez les rumeurs sur les banques françaises, qui se sont diffusées immédiatement alors qu’elles étaient absolument infondées. Nos banques sont parmi les plus solides au monde. Des unes de médias américains annonçaient pourtant la mort de telle ou telle et même la fin de la zone euro. Nous sommes passés d’attaques sur l’Espagne à des attaques sur l’Italie, puis sur la France, jusqu’à des rumeurs de dégradation de l’Allemagne la semaine dernière ! Quand des publications américaines très lues par les investisseurs et les analystes financiers titrent sur de fausses annonces dramatiques, des questions se posent. […]

Le Figaro 1 2 (Merci à Goupil )

L’aide à la Grèce coûtera 15 milliards d’euros à la France

Le nouveau plan de sauvetage de la Grèce aura comme «conséquence indirecte» pour la France une augmentation de son endettement d’environ 15 milliards d’euros d’ici 2014, selon François Fillon.

«L’endettement français sera accru d’environ 15 milliards d’euros d’ici à 2014 en raison de la mise en oeuvre du plan d’aide à la Grèce conclu jeudi soir», a déclaré vendredi François Fillon. «Ces décisions n’ont pas de coût direct pour nos finances publiques», a assuré le premier ministre, à l’issue d’une réunion à Matignon avec les principaux responsables du Parlement sur les suites du sommet de la zone euro tenu jeudi à Bruxelles. Et d’ajouter : «Elles ont un coût indirect puisque nous allons participer à travers des garanties apportées sur les prêts qui seront consentis par le fonds de stabilité européen à la Grèce».

Le premier ministre a qualifié en outre l’accord des dirigeants européens sur un plan de sauvetage de la Grèce d’étape absolument décisive pour la zone euro.

Cet accroissement de l’endettement pourrait mettre à mal l’objectif du gouvernement de commencer à faire baisser le ratio de dette publique de la France à partir de 2013. La dette publique de la France s’élevait à la fin du premier trimestre (dernier chiffre disponible) à 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5% du Produit intérieur brut (PIB). […]

Le Figaro

Plan de rigueur en Italie : impôts, gel des salaires des fonctionnaires, privatisations (vidéo)

Au centre de tous les inquiétudes, l’Italie va renforcer son plan de rigueur. L’objectif est d’économiser 40 milliards d’euros d’ici 2014. Moyens évoqués : gel du salaire des fonctionnaires et privatisations de certains services publics.

Dette extérieure tunisienne : On paie ou on ne paie pas ?

Qui paie ses dettes s’enrichit. Ce dicton, a priori paradoxal, puisqu’en principe, lorsqu’on sort de l’argent de sa propre bourse, on s’appauvrit, renvoie à un aspect plutôt psychologique car une fois qu’on s’est affranchi de ses créanciers, on se trouve libre de disposer de toutes ses ressources. Un enrichissement moral, en quelque sorte. En outre, on gagne en crédibilité et on peut emprunter de nouveau. Schématiquement, cela concerne les Etats et leurs dettes bilatérales et multilatérales. En Tunisie, on considère que toute dette contractée au nom de la Tunisie et au nom du peuple tunisien doit être honorée. La dette de la Tunisie s’élève à 14,4 milliards de dollars.[...]

A l’inverse, d’aucuns estiment que « qui paie ses dettes s’appauvrit ». Selon eux, « pour payer leur dette, les pays du tiers-monde doivent faire de nouveaux emprunts à des conditions très strictes. Ils doivent obtempérer aux exigences du FMI. Ces exigences ont pour nom le Programme d’ajustement structurel (PAS). Ce vaste programme de réformes économiques (comprenant la stabilisation monétaire et budgétaire et la réforme des structures) se fait souvent au détriment de l’agriculture vivrière, des programmes sociaux (éducation et santé), de la réduction des prix sur les matières premières ou de la vente des ressources naturelles… Elles font miroiter un développement rapide et une entrée privilégiée dans le cercle des pays riches ou dans celui des pays industrialisés. Elles ne procurent en fait que dépendance et font entrer leurs adeptes dans une spirale de l’endettement ».

Pour la Tunisie, le débat actuel ne se fait pas à ce niveau, il concerne plutôt la dette dite « odieuse », celle que Ben Ali a contractée au nom de la Tunisie, mais qu’il a détournée à son propre profit. Les sommes trouvées dans sa demeure de Sidi Bou Saïd seraient une preuve de ce détournement.

Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation ; c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée, par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir [...]

La Presse de Tunisie

Poursuite de l’immigration ou maintien de la protection sociale : il va bientôt falloir choisir

Tribune libre de Paysan Savoyard

Malgré l’ampleur du chômage, malgré l’énormité des dépenses collectives induites par l’immigration, la situation de la classe salariée ne s’est pas encore trop nettement dégradée. Cela pourrait rapidement changer.

La fin des Trente glorieuses a précédé de quelques années l’arrivée au pouvoir, aux Etats-Unis puis en Europe, de gouvernements menant des politiques économiques libérales et mondialistes. Ces politiques ont conduit, comme on le sait, à l’enrichissement de la classe dominante, à la baisse de l’imposition des plus riches, à un partage de la « valeur ajoutée » moins favorable aux salariés, à un chômage persistant et de grande ampleur, à un creusement des écarts.

Dans le même temps l’immigration extra européenne, apparue au début des années 60, est rapidement devenue massive. Elle se poursuit au même rythme, générant des coûts sociaux considérables. Présentant le plus souvent une situation sociale défavorable (notamment parce qu’ils sont souvent sans emploi), les immigrés acquittent en effet des cotisations et des impôts faibles, tandis qu’ils bénéficient d’un effort considérable de la collectivité en leur faveur (en matière de logement, de santé, d’éducation, d’allocations et de prestations multiples).

 

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La crise va toucher tout le monde développé

Le trou noir financier s’élargit. Après la Grèce et le Portugal, l’Espagne a vu sa note abaissée par l’agence Standard & Poor’s, le 28 avril. La dynamique négative semble de moins en moins contrôlable.

La Grèce poursuit son vol en spirale vers une sorte de trou noir. Et elle entraîne à sa suite d’autres pays. “La contagion a commencé,” assurait le Secrétaire général de l’OCDE, Ángel Gurria, et la baisse de la note de l’Espagne par l’agence Standard & Poor’s ne fait qu’ajouter aux incertitudes. La dégradation de la dette souveraine d’un pays comme l’Espagne a notamment pour conséquence une hausse permanente du coût des capitaux. Il en résulte un enchérissement de la dette, qu’elle soit publique ou privée. “Dans un pays aussi endetté que l’Espagne, c’est une très mauvaise nouvelle,” résume Carmen Reinhart, économiste à l’université du Maryland. Mais cette fois la donne a changé.

Je crains que le Portugal n’aie déjà les plus grandes difficultés à sortir de cette spirale que constitue une attaque spéculative,” explique Charles Wyplosz, de l’Institut universitaire de hautes études internationales à l’université de Genève. « L’Espagne a encore quelques semaines pour agir. Le plan d’austérité budgétaire n’est déjà plus suffisant (…). Il faut des accords rapides, des mesures d’urgence, profondes, peut-être suivre l’exemple de l’Allemagne et interdire les déficits publics par la loi ; quelque chose de radical.”

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Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

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