Vigneux-sur-Seine : le contrôle d’identité tourne au caillassage et à l’émeute (+ compil)

Châlons-en-Champagne (51) : deux ans de prison ferme requis contre le rappeur Saï

Mis en cause dans l’agression qui avait plongé le policier dans le coma, alors âgé de 49 ans, un mineur de 17 ans au moment des faits ainsi qu’un jeune homme de 20 ans, ont été respectivement condamnés, en décembre dernier, à six et quatre ans d’emprisonnement par la cour d’assises des mineurs de la Marne. Un troisième volet s’ouvrira en outre, mardi, devant le tribunal pour enfants, où sera jugé un mineur de moins de 16 ans.

Cette fois, cinq prévenus de rébellion en réunion comparaissaient à la barre du tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne, en présence de la victime, devenue major. Parmi eux, Mouhamadou Danfakha, 28 ans, alias Saï, le rappeur sparnacien qui avait été à l’origine de l’affaire. Celui-ci devait aussi répondre de menaces de mort réitérées, mais, faute d’avocat, a préféré garder le silence sur les faits qui lui étaient reprochés.

Le 8 mars 2010, vers 16 heures, un équipage de police l’avait croisé à bord de la voiture de son frère alors qu’il était recherché. Mais très vite, son interpellation n’avait pas manqué de dégénérer, du côté de la place Fada N’Gourma. L’intervention de jeunes du quartier lui avait ensuite permis de prendre la fuite, tandis qu’un attroupement faisait monter la tension autour des policiers pris à partie, notamment par son frère. Jusqu’à ce que Michel Husson ne s’écroule, victime d’une importante plaie à la tête causée par un morceau de béton [...].

 L’Union – L’Ardennais

Trois heures d’affrontements à Neuilly-sur-Marne

La tension était vive, ce vendredi soir à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis). Pendant trois heures, des jeunes du quartier des Fauvettes se sont opposés aux forces de l’ordre.

Tout serait parti d’un contrôle de police qui a dégénéré, vers 17 heures. Des jeunes ont commencé à caillasser les fonctionnaires. Des renforts ont été appelés. Un hélicoptère a même survolé les lieux.

En tout, une centaine de policiers ont été mobilisés. Le calme est revenu vers 20 heures.

Le Parisien

(Merci à Guitton)

Mantes-la-Jolie : nouvelles échauffourées au Val-Fourré. Pompiers et policiers caillassés

La nuit de dimanche à lundi a été le théâtre de nouveaux affrontements entre des habitants du Val-Fourré et les forces de l’ordre. A 21 heures, pompiers et policiers ont été caillassés dans le quartier des Peintres alors qu’ils intervenaient sur des feux de poubelles. Les policiers ont riposté avec des flash-balls et des grenades lacrymogènes.

Un peu plus tard, les assaillants ont tenté de mettre le feu à deux voitures qu’ils avaient poussées dans la rue du Commandant-Boucher après les avoir aspergées de produit inflammable. Les forces de l’ordre ont empêché le départ de l’incendie. A 22 heures, alors qu’ils évacuaient les deux voitures vandalisées, les policiers ont essuyé de nouveaux jets de projectiles tandis que d’autres feux de poubelles étaient allumés sur le boulevard Clemenceau. Les incendiaires ont ensuite allumé un dernier feu sur un chantier.

(…) Le Parisien

Faits Divers en France : Liste et carte d’Août 2013

Liste « finale » pour Août 2013. Je tiens à rappeler que ces listes ne représentent pas tous les méfaits de France mais juste un relevé non exhaustif d’articles des presses régionales et nationales. Taux de criminalité depuis 1950: ici / Stats ONDRP 2011: ici

Cliquez sur les images respectives pour accéder à la liste et carte interactive.

FaitDiversFrance / Carte fusionnée de Janvier à Août 2013
(Merci à Allalimite pour le système des cartes)

Avion/violences : Johnny B., Johnny C. et Dimitri S. condamnés à des travaux d’intéret général (màj)

Addendum 28/08/13

Ce mardi, le tribunal correctionnel d’Arras jugeait trois individus interpellés lors de heurts avec la police à Avion (Pas-de-Calais) qui ont eu lieu du 13 au 16 août après un accident où un jeune pilote de scooter avait été grièvement blessé. Les prévenus devront effectuer des travaux d’intérêt général.

Hebergeur d'image

Ce ne sont «pas des incendiaires, ni des émeutiers», comme le souligne la procureur Élise Bozzolo, qui étaient jugés, ce mardi soir, par le tribunal correctionnel d’Arras (Pas-de-Calais). Les trois prévenus sont plutôt des individus lambda qui, par effet d’entraînement ou par défi, ont participé aux heurts qui ont agité la ville d’Avion durant trois nuits de la mi-août. C’est lors de la deuxième que Johnny B., 20 ans, Johnny C., 30 ans, et Dimitri S., 19 ans, ont été interpellés par les forces de l’ordre, au cœur de «faits qui ont fait grand bruit», estime encore la procureur. [...]

Aux deux premiers, dont les casiers sont vierges, c’est la «participation armée à un attroupement après sommation de se disperser». Pour le troisième, c’est «sans arme» qu’il a refusé de se disperser, mais avec un laser bleu pointé vers les forces de l’ordre pour les aveugler. [...]

Le Figaro

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16 août 2013 : A l’origine, des propos racistes d’un policier ?

Tout commence peu après l’accident de scooter. Un bus passe à proximité et selon plusieurs jeunes habitants du quartier demande aux policiers ce qu’il s’est passé. « Un de moins » répond un policier toujours selon plusieurs témoignages de personnes présentes sur les lieux à ce moment. Des propos qu’ils jugent clairement racistes et qui déclenchent de la colère. Des personnes racontent que le policier se serait ensuite réfugié dans sa voiture. Voiture bousculée par plusieurs jeunes. La tension monte. Un autre policier tente de calmer le jeu : « C’est un bleu. Il est nouveau… » Devant la colère des jeunes, un policier aurait même conseillé de porter plainte.

Voilà ce que racontent depuis 3 jours de nombreux habitants du quartier. Une rumeur trop vite répandue ? Un malentendu ? Ou une histoire qui mérite qu’on s’y attarde ? Plusieurs jeunes habitants répètent en tout cas inlassablement que ces propos jugés racistes ont tout déclenché et provoqué les tensions des nuits suivantes. Une façon de « justifier leurs actes » délictueux.

(…) France 3 Nord Pas-de-Calais

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Addendum 16.08.2013: 

La ville d’Avion a connu de nouveaux incendies criminels dans la nuit de jeudi à vendredi, mais hors du quartier République, sous surveillance policière après deux nuits de violences urbaines, et quatre personnes ont été interpellées, a-t-on appris auprès de la préfecture.

(…) Le Point


Addendum 15.08.2013: 
Avion (Pas-de-Calais) a connu entre mercredi et jeudi sa deuxième nuit consécutive de tensions entre jeunes et policiers, visés par des pierres dans un quartier sensible. Quatre personnes ont été arrêtées.

La nuit dernière n’a pas été aussi chaotique que la précédente, mais une centaine de jeunes ont à nouveau provoqué les forces de l’ordre dans le quartier République à Avion.

Le maire, Jean-Marc Tellier, espérait mercredi matin avoir rétabli le dialogue avec les habitants de ce quartier sensible mais « calme depuis plusieurs années ». Malheureusement, ils avaient décidé d’aller à nouveau à l’affrontement avec les policiers. [...]

LCI/TF1 / La Voix du Nord

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Un quartier sensible d’Avion (Pas-de-Calais), près de Lens, a connu dans la nuit de mardi à mercredi des tensions entre jeunes et policiers.

A 0’46: « Y’a un policier qui l’a parlé, il a dit comme ça, mot pour mot, un arabe en moins, un de moins [..] c’est des propos racials ! c’est des propos racials ! [...] « 

Les tensions ont débuté mardi en fin d’après-midi alors que des policiers se rendaient sur les lieux d’un accident, dans lequel un jeune, qui habiterait le quartier, a été grièvement blessé après avoir percuté un véhicule en stationnement alors qu’il roulait à vive allure, a indiqué Georges Bos, directeur adjoint du cabinet du préfet du Pas-de-Calais.

Les policiers ont été pris à partie par des jeunes présents sur place, dans le quartier République, et la situation « a commencé à dégénérer », a-t-on ajouté de même source.

Une cinquantaine de jeunes, organisés en petits groupes, ont dans la nuit brûlé quatre poubelles, deux véhicules de particuliers et ont mis le feu à une friterie, où une bouteille de gaz a explosé, ainsi qu’à la réserve d’un magasin Leader Price, selon M. Bos. Les pompiers, arrivés sur place une première fois, ont dû appeler les forces de l’ordre en renfort pour intervenir, ont-ils expliqué. Une trentaine de policiers ont été envoyés en renfort dans la nuit, mais il n’y a pas eu « d’affrontements directs entre les jeunes et les forces de l’ordre », ni « de jets de quoi que ce soit », a déclaré M. Bos.

(…) Le Parisien

Merci à Antibarbare et Marino

Marseille : Abdeljalil Belbraïk s’adresse aux juges : « Va niquer tes morts ! Espèce de fils de pute ! »

Lourdes peines pour avoir, vendredi, transformé le prétoire en un ring de boxe

Des peines de huit à dix mois de prison ferme et un maintien en détention ont été prononcés, hier soir, contre trois jeunes prévenus qui, vendredi, à l’issue d’un délibéré, avaient provoqué dans la salle d’audience du tribunal correctionnel une véritable scène d’émeute.

Le tribunal venait de condamner à douze mois de prison Ahmed Belbraïk pour trafic de stupéfiants lorsque le public a bruyamment manifesté.

Le président Fabrice Castoldi avait alors ordonné l’évacuation de la salle durant laquelle, le frère du condamné,

Abdeljalil Belbraïk, 20 ans, s’adressait aux juges en termes injurieux : « Va niquer tes morts ! Espèce de fils de pute ! »

Le procureur présent à l’audience, relevant l’outrage à magistrat, ordonnait l’interpellation immédiate mais quatre policiers ont été nécessaires pour y procéder dans une confusion totale.

Entendu par les enquêteurs, le président Fabrice Castoldi assurait n’avoir jamais connu une telle violence en vingt ans d’exercice des prétoires et l’un de ses assesseurs confiait sa peur de voir les dix policiers – tout l’effectif du palais – débordés. [...]

La Provence

Saint-Denis (93) : des policiers pris à partie lors d’une interpellation

Vive tension, ce mercredi en fin d’après-midi dans la cité des Francs-Moisins, à Saint-Denis. Vers 18 heures, plusieurs policiers ont été pris à partie par un groupe d’individus. Pour se dégager, l’un des gardiens de la paix a dû faire usage de son arme de service.

Initialement, une patrouille à motos a voulu contrôler un homme circulant à scooter. Ce dernier a refusé d’obtempérer et s’est enfuit en direction de la cité. Là plusieurs personnes ont rapidement sa défense et agressé les fonctionnaires de police.

L’un des motards, notamment, a été touché au visage par un jet de pavé. A terre, il a alors été roué de coups. Pour se dégager, son collègue a sorti son arme et tiré en l’air à quatre reprises. L’arrivée de renforts a permis l’évacuation du blessé vers l’hôpital. Il souffre d’une plaie au niveau des lèvres.

Ce début d’émeute a suscité la colère dans les rangs des policiers. « On ne pourra pas indéfiniment se faire agresser comme ça, dénonce Frédéric Lagache, numéro deux du syndicat de police Alliance. Ceux qui doivent nous protéger ne réagissent pas. Il faudrait qu’ils appliquent enfin des décisions de justice immédiates et fermes. »

(…) Le Parisien

Creil (60) : Trois nuits d’affrontements et d’émeutes à Creil (màj)

Le plateau Rouher, une cité de Creil, dans l’Oise, s’est embrasé entre jeudi et samedi soir. C’est la verbalisation d’un de ses habitants qui a tout déclenché.

Dans la soirée du 24 juillet, une patrouille interpelle derrière l’hôpital de Creil un habitant du quartier de la Martinique qui circule à vive allure et sans casque sur un scooter non conforme. Âgé de 20 ans, le conducteur est verbalisé.

Une vingtaine d’individus, emmenés par le frère du contrevenant, encerclent alors la patrouille et tentent par l’intimidation d’empêcher la mise en fourrière du véhicule. Les insultes d’un jeune de 18 ans envers un policier provoquent son interpellation. Fou de rage, il lance aux forces de l’ordre des coups de poing. Il faudra le plaquer à terre pour le menotter.

Le pilote du scooter se présente peu après au commissariat pour protester contre l’arrestation de celui qui a insulté les policiers. Ce qui lui vaut d’être interpellé à son tour.

Ses quinze compagnons promettent que le quartier se vengera.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, peu avant 2 heures du matin, les policiers sont attirés dans un guet-apens sur le plateau Rouher. Une intervention pour des feux de poubelles tourne à l’affrontement.

Les policiers, puis les pompiers, sont les cibles de jets de pierres lancés par des hommes aux visages masqués. Plusieurs véhicules de police sont endommagés. À plusieurs reprises, les agents doivent même, pour se dégager, faire usage de leurs Flash-Ball.

La situation est si tendue que des effectifs de Beauvais ainsi que des gendarmes de Senlis et Compiègne sont appelés en renfort.

La nuit suivante, des containers à ordures sont de nouveau incendiés au milieu de la chaussée. La guérilla urbaine reprend. Elle est menée par une trentaine d’individus armés de mortiers d’artifice et de cocktails Molotov. Ripostant au Flash-Ball, les policiers reprennent ensuite le contrôle du secteur.

Dans la nuit du 27 au 28 juillet, le dispositif de sécurité renforcé, mis en place avec la BAC Beauvais et le renfort de CRS, a découragé les émeutiers qui se limitent à un feu de palettes en périphérie du secteur contrôlé.

(…) Aziz Senni, candidat UDI à la mairie de Creil, a condamné avec fermeté ceux qui ont participé à ces émeutes en évitant toute généralisation.

courrier-picard – merci Philou

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Plusieurs affrontements ont opposé de jeunes habitants du Plateau et les forces de l’ordre depuis jeudi. La tension demeure.

(…) Le Parisien

Villefranche-sur-Saône : Contrôlé lors d’une infraction au code de la route, il provoque une émeute

Un fait divers qui ressemble pour le moins aux évènements de ce week-end à Trappes dans les Yvelines. Alors qu’un contrôle était effectué par un équipage de police municipale sur un parking de Villefranche-sur-Saône suite à une infraction au code de la route, la personne impliquée dans cette affaire, un homme de 38 ans, est devenu agressif et a commencé à faire du bruit dans le but d’attirer l’attention des habitants du quartier.

C’est alors qu’un groupe d’une trentaine de personnes s’est approché et a voulu en découdre avec les forces de l’ordre. Ces dernières ont du faire appel à des renforts. Au final, pour disperser le groupe d’individus, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène et du flash-ball. Le calme est finalement revenu. Quant au principal mis en cause, il a directement tenté de s’attaquer à un policier en lui portant des coups de poings (1 jour d’ITT). Il sera convoqué en décembre prochain devant le tribunal de grande instance de Villefranche-sur-Saône.

Lyon Mag (Merci à Alpine)

Compiègne. L’interpellation d’un jeune dégénère

Un policier national a été blessé, hier, au cours d’une arrestation houleuse dans le quartier de La Victoire. Lui et son collègue ont eu maille à partir avec une quinzaine de riverains.

L’interpellation d’un jeune homme par deux motards de la police nationale a mis le feu aux poudres. Une quinzaine de personnes ont encerclé les deux fonctionnaires, et pour certaines, ont porté des coups. Les policiers ont dû faire appel à des renforts. « On aurait dit que tout le commissariat débarquait », raconte un habitant. Bilan côté police : un motard transporté à l’hôpital, où les médecins lui ont diagnostiqué un coude fissuré.

Les faits se sont déroulés aux alentours de 16 h 15, sur l’avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, bordée d’immeubles. Les motards ont aperçu un jeune homme sans casque sur un scooter qu’ils ont décidé de contrôler. Selon une source proche du dossier, ils ont alors été pris à partie par la mère et le frère de leur suspect, puis d’autres riverains : « La mère s’est approchée et a donné des coups de claquette. Le frère a frappé avec une béquille. Il avait déjà été repéré le soir du 13 juillet sur ses béquilles. »

Les motards ont demandé alors de l’aide. Quatre équipages de la police nationale ont été dépêchés. Au final, deux personnes ont été conduites au commissariat : un adolescent, qui a simplement été entendu et l’homme contrôlé par les motards, âgé de 22 ans.

(…) Courrier picard

Merci à Philou

Rennes. Des policiers pris à partie, leur voiture vandalisée

Des policiers rennais ont été pris à partie deux fois, à quelques heures d’intervalle par une quarantaine de jeunes dans le quartier du Blosne à Rennes. C’était hier. Selon le syndicat Alliance, les policiers ont quitté les lieux sous les insultes et ont laissé leur véhicule vandalisé, sur place.

Des policiers de la Bac ont été pris à partie par des habitants du quartier. Une quarantaine de jeunes se sont regroupés autour des fonctionnaires, rejoints par des collègues, soit une vingtaine de policiers. Les policiers ont quitté les lieux, sous les insultes. Leur véhicule a été dégradé : les 4 pneus crevés, rétroviseur et feux arrières cassés. Le véhicule a dû être enlevé sur un plateau.

Cette nuit, vers 1h45, cours Bilbao, plusieurs équipages sont à nouveau intervenus pour des « perturbateurs« . Sur place, l’ambiance est très tendue, selon le syndicat : « le ton monte, les individus provoquent les Policiers. »

Un des auteurs des dégradations sur le véhicule BAC est reconnu par les effectifs de Police. « Consigne est donnée par les autorités hiérarchiques de ne pas interpeller. »

Dans un communiqué, le syndicat Alliance dénonce ces comportements provocateurs et haineux. « Le syndicat attend une réponse pénale et judiciaire à la hauteur des faits. »

(…) France 3 Bretagne