Votez bien, ou ce sera la guerre et le chaos

Un succès des populistes et autres eurosceptiques aux élections européennes de mai menacerait la prospérité de l’Union et pourrait même la mener vers le « chaos et la guerre », ont mis en garde mercredi les leaders des principaux groupes politiques du Parlement européen.

« Je suis convaincu que si l’Europe succombe aux sirènes populistes et eurosceptiques, ce serait un retour vers le chaos et la guerre », a martelé le Français Joseph Daul, chef de file des élus conservateurs.

« L’Europe est vulnérable aux attaques des nationalistes si elle s’en tient à une coopération entre Etats », a renchéri le chef de file des socialistes, l’Autrichien Hannes Swoboda. « Le nationalisme nous coûtera la paix sociale, la prospérité et la confiance internationale »

« Nous voulons laisser derrière nous le populisme et le nationalisme », a dit le président des élus libéraux, le Belge Guy Verhofstadt.

Pour l’écologiste Daniel Cohn-Bendit, « le nationalisme, c’est l’égoïsme ».

Libre.be  via Daoudal

Européennes : les jeunes du PS vont frapper aux portes

Les Jeunes Socialistes (MJS) lancent cette semaine une grande campagne de porte-à-porte auprès des étudiants de toute la France, en vue des élections européennes du 25 mai, avec l’objectif de frapper à 100.000 portes, ont-ils annoncé aujourd’hui dans un communiqué.

« Chaque jour, plusieurs centaines de militants iront à la rencontre des étudiants de cités universitaires pour atteindre l’objectif de 100.000 portes frappées d’ici la fin de la campagne, et ainsi réduire le taux d’abstention qui avait atteint 70% chez les jeunes lors des dernières élections européennes », selon leur communiqué.

En parallèle, un « Campus Tour » permettra aux jeunes de rencontrer les candidats PS aux élections européennes dans plusieurs grandes villes de France et de s’entretenir avec eux. Lancé jeudi dernier à Strasbourg avec Edouard Martin et Catherine Trautman, il fera notamment étape le 18 avril à Nancy, le 30 avril à Paris et le 5 mai à Evry avant de rejoindre Bordeaux, Montpellier, Perpignan, Tours et Rouen.

Le Figaro (Source de la photo)

La France appelle ses ressortissants en Algérie à la vigilance

En raison de la persistance d’un risque terroriste élevé dans la région (cf. fiche « Infos pratiques » Sécurité au Sahel), la plus grande prudence s’impose à tous nos ressortissants résidant en Algérie ou prévoyant de s’y rendre.

 

Les déplacements sont en particulier formellement déconseillés à nos ressortissants dans la zone rouge définie par ce site (cf. carte de la rubrique Sécurité), notamment au Sud et à l’Est de l’Algérie.

 

Dans le contexte des troubles qui se poursuivent depuis plusieurs mois dans la ville et les environs de Ghardaïa, la plus grande prudence est de mise dans cette zone, où les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative.

Par ailleurs, et de façon générale, il est recommandé de se tenir à l’écart d’éventuels rassemblements ou manifestations, notamment dans le contexte actuel de l’élection présidentielle.

Tous les ressortissants français voyageant en Algérie sont appelés à se signaler au Centre de crise du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international en s’inscrivant sur le site Ariane.

 

Ministère des Affaires étrangères

Toulouse (31) : les élections algériennes suivies avec grand intéret

Jamel * (P.) affiche 55 ans, dont 28 passés en France. Aujourd’hui patron d’une petite entreprise de BTP en Haute-Garonne, il continue régulièrement à faire l’aller-retour entre Toulouse et le sud de l’Atlas algérien où vivent ses parents. Féru d’histoire, il veut suivre les élections avec impatience.

Pour les expatriés d’Algérie, les élections durent jusqu’à jeudi. Êtes-vous allé poser votre bulletin ? – J’y suis allé samedi à la première heure ! Pour moi, c’est un acte sacré. Le droit de vote, c’est la liberté, la démocratie. Cela représente le choix des hommes et des idées.

Et puis, ce sont des élections importantes, car, même si Bouteflika est réélu, je pense que ce seront les dernières élections de ce type. Dans cinq ans, le scrutin sera sans doute plus ouvert.

Comment voyez-vous ces élections se dérouler ? – Je trouve que, en Algérie en tout cas, les échanges sont plus importants. Il y a du débat, notamment sur les chaînes de télé où les gens discutent et expliquent leurs désaccords. Avant, à la télé, tout le monde était content ! Ça prouve que l’on s’avance vers un embryon de démocratie. C’est positif. Après, ici à Toulouse, je regrette le manque de mobilisation des jeunes Algériens. Ils se sentent moins concernés. Sans doute parce que, contrairement à la communauté noire américaine, ils ne se sont pas battus pour le droit de vote…

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La Dépêche

Associations et syndicats publient un petit manuel pour s’attaquer aux «idées fausses» de l’extrême droite

Des associations et syndicats tels que la CGT, FSU, l’Unef ou la Ligue des droits de l’homme soutiennent cet ouvrage, qui décortique 73 arguments sur l’immigration, l’insécurité, l’islam, pour les démonter.

Comment affronter la pensée d’extrême droite sur d’autres terrains que celui de la morale ? Des syndicats (CGT, Solidaires, FSU, Unef, UNL, Fidl) et associations (Ligue des droits de l’homme, Mrap, JOC) ont mené cette réflexion, face à la «banalisation préoccupante» des antiennes répétées notamment par le Front national. Ils soutiennent la publication d’un livre, En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite.

«Sortir de l’euro permettrait de revenir au franc et d’avoir des prix plus compétitifs pour les produits exportés»; «les travailleurs sans papiers ne payent pas de cotisations sociales ni d’impôts»; «il y a trop de main-d’œuvre disponible et pas assez d’emploi pour tout le monde», etc. Des affirmations qui seraient, selon les organisations partenaires du petit ouvrage, reprises avec de plus en plus d’aplomb, de moins en moins de complexes. Du bon sens, se voient rétorquer les militants associatifs ou syndicaux. «Ces idées, on ne les entend plus simplement dans les meetings ou sur les plateaux de télé, mais aussi dans les cafés, les usines», s’inquiète l’éditeur Bernard Stéphan (Ed. de l’Atelier).

La porte-parole de Solidaires, Annick Coupé, reconnaît que sur le terrain, son syndicat s’est souvent trouvé démuni, en mal d’arguments pour contrer la progression de ces positions xénophobes et réactionnaires : «L’année dernière, nos équipes militantes ont assisté totalement sidérées à la montée du Front national et ne savaient pas quoi répondre.» Pour Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, de tels discours sont d’autant plus délicats à déconstruire que des partis comme celui de Marine Le Pen savent désormais choisir leurs mots. «Le FN vient sur le terrain du syndicalisme en tentant de nous instrumentaliser, utilise des termes généreux et les détourne en faisant croire qu’il a des réponses sociales», a-t-elle constaté.

L’idée était donc de disséquer les rengaines de l’extrême droite pour les démonter à l’épreuve des chiffres et des faits. De lancer «une offensive sur le fond», décrit l’auteur Pierre-Yves Bulteau. Le journaliste décortique 73 «idées reçues» sur l’immigration, l’UE et l’euro, l’insécurité, l’islam, la concurrence entre les travailleurs, etc. L’ouvrage aurait pu passer davantage le programme du FN à la moulinette du fact-checking, fournir plus de chiffres et de données précises. Il s’agit en fait moins d’un travail de désintox que d’un contre-argumentaire. Objectif assumé par les partenaires à la recherche d’objections pour répliquer dans les entreprises, les facs et les lycées : «On veut en faire un outil militant pour armer les membres de nos organisations qui nous demandent comment répondre», explique Bernadette Groison (FSU).

Pédago, le petit manuel tiré à 17 000 exemplaires, fournit des munitions intéressantes. Sur le prétendu manque à gagner que représentent les travailleurs étrangers pour la France, il explique que si ceux-ci perçoivent 47,9 milliards d’euros de l’Etat (allocations, prestations de santé, retraites), «ils en reversent 60,3 milliards en impôts, cotisations et taxes à la consommation. Soit un solde positif de 12,4 milliards.» Concernant l’intégration des Roms, il rappelle que sur la période 2007-2013, la France «a touché 1,7 milliard d’euros» du Fonds social européen : 53 projets d’insertion ont pu être montés, mais au bénéfice «principalement de gens du voyage ou de personnes vivant en campement, c’est-à-dire une majorité de Français et non de Roms».

Libération

Quand un journaliste du Point compare le vote FN à l’invasion nazie (maj vidéo)

mise à jour du 13 avril 2014 :


source : Le Point


Le journal Le Point réalise régulièrement des vidéos de commentaire de l’actualité. Ce vendredi 11 avril, l’hebdomadaire joue la carte de la provocation : le journaliste Frédéric Lewino compare le vote Front National à l’Allemagne nazie.

Durant tout son monologue, le journaliste parle devant un mur blanc, où est accrochée une carte de l’Europe, aux couleurs … du IIIème Reich ! Une croix gammée, symbole de l’Allemagne nazie y est très visible. Une inscription « la Trinité-sur-Mer » est également faite.

C’est une provocation qui va certainement faire réagir. Dans cette vidéo du site d’information Le Point, sur fond de faux bruits de mouette, le journaliste commence sa saynette : «en direct de la Trinité-sur-Mer, la nouvelle capitale de l’Europe. On nous annonce le retour du Franc, la fermeture des frontières et un grand projet européen : une tour de 600 mètres rebaptisée Jean-Marie le Pen à la place de la Tour Eiffel. Trêve de plaisanteries, on nous annonce un score historique du Front National (…)».

Valeurs actuelles

Stains (93). Azzedine Taïbi (PC) : Les électeurs pourront voter pour «quelqu’un qui leur ressemble». 49,57 % pour Taïbi. (Ajout vidéo MàJ N°2)

Addendum 09.04.2014 :

«Ma nationalité française, je l’ai eue automatiquement l’année de mes 18 ans », raconte M. Taïbi, qui conserve un passeport algérien, et passe régulièrement des vacances de l’autre côté de la Méditerrannée.»

Sur 16 000 votants inscrits plus de 56% d’électeurs se sont abstenus et Azzédine Taïbi remporte la mairie de Stains avec plus de 3 000 voix c’est-à-dire moins d’1/5 des voix des inscrits dans une commune de 35 000 habitants.

France 3 : Bondy Blog

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Addendum : RÉSULTATS DU 1er TOUR à Stains.

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Azzedine Taïbi est tête de liste du Rassemblement de la gauche de la ville de Stains (Seine-Saint-Denis). Son projet : «un nouvel élan populaire à Stains». Le maire actuel est Michel Beaumale (PC). Il est interviewé par le quotidien algérien El Watan.

Comment avez-vous été plébiscité tête de liste de toute la gauche dans une ville de plus de 35 000 habitants et à proximité de Paris ?

J’ai 49 ans et je vis à Stains depuis presque 30 ans, après avoir quitté le Val-de-Marne. Je suis issu d’une famille ouvrière d’origine algérienne. Mes parents, originaires de la petite Kabylie, près d’Akbou, ont immigré en France dans les années 1950. […]

Et que pense la communauté maghrébine, très forte à Stains, de votre candidature ?

Cela m’aide encore plus de recevoir le réconfort de mes concitoyens français originaires des pays du Maghreb et du continent africain. Ils sont fiers d’avoir, enfin, la possibilité de contribuer à placer au poste de premier magistrat de leur ville quelqu’un qui leur ressemble.

Même si je ne me focalise pas sur cet aspect, il est vrai que ma candidature est très symbolique puisque je serai, si les Stanois me choisissent, l’un des très rares maires français d’origine algérienne et maghrébine en général à la tête d’une ville importante de plus de 35 000 habitants. Si mon éventuelle élection peut aider à provoquer un sursaut citoyen et encourager les membres de cette communauté, notamment les jeunes, à s’intéresser davantage à la chose politique, cela me convient.

Et je suis prêt à assumer pleinement ce rôle de symbole. Néanmoins, je tiens à préciser que même chez mes autres concitoyens, dits Français de souche, il y a une certaine joie et une satisfaction de voir quelqu’un, apprécié et reconnu sur le terrain, être tête de liste de toute la gauche stanoise. J’ai tout le temps travaillé pour le rassemblement de toutes les communautés et la lutte contre les clivages. A Stains, nous sommes tous des citoyens à part entière, quels que soient nos parcours et nos origines. Nous formons un socle commun. J’aborde cette échéance électorale avec beaucoup d’humilité en misant tout sur notre programme. […]

El Watan

Eric Ciotti (UMP) dénonce l’affichage sauvage (en France) pour l’élection présidentielle algérienne

Le 17 avril, les Algériens sont amenés à voter pour leur élection présidentielle. Une élection qui compte six candidats, dont le sortant Abdelaziz Bouteflika.

Beaucoup de parisiens ont été surpris de voir à Barbès, dans le XVIIIème arrondissement de Paris, ces grandes affiches électorales alors que, comme le souligne Eric Ciotti sur Twitter, « la publicité et l’affichage sont très réglementés pour les élections françaises ». Des tracts sont également distribués dans le quartier où la communauté algérienne est très importante.

Cette campagne se déroule également en France où l’importante communauté algérienne prendra part au vote. Ce qui a le don d’énerver le député UMP Eric Ciotti.

L’élu des Alpes Maritimes estime que la campagne, notamment d’affichage, algérienne se fait de manière trop sauvage, loin de la réglementation, stricte, en la matière.

Et d’ajouter que ces affiches électorales n’ont, selon lui, pas leur place à Paris :

Le Lab/Europe 1 : madamelenvie.fr (Merci à antibarbare )

Installation de Cyril Nauth, premier maire frontiste en Ile-de-France (MàJ vidéo) Huit interpellations

Màj: Huit interpellations en marge du conseil municipal

Son costume de maire endossé, Cyril Nauth envisage un audit sur les finances de la ville. Il souhaite aussi mettre un terme «dans les voies réglementaires» au projet de salle de prière, qui avait cristallisé l’opposition au sein de la gauche.

Au cours de la soirée, huit personnes ont été interpellées en marge d’un rassemblement anti FN, organisé devant la mairie notamment à l’appel de la CGT et de Solidaires. Originaires de Paris et du Val-d’Oise, elles avaient le visage dissimulé et portaient sur elles de gros pétards. Une centaine de policiers restaient mobilisés dans la soirée.

Le Parisien



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Vendredi à 19H00, le premier conseil municipal post-élections de Mantes-la-Ville proclamera l’installation de Cyril Nauth, premier maire frontiste en Ile-de-France. A cette occasion, la présence policière sera renforcée aux abords de l’Hôtel de ville, officiellement en raison de deux appels à manifester de l’union syndicale Solidaires et de la CGT.

20 minutes

Ali, de Bobigny : «La droite, on n’en veut pas chez nous. Maintenant, ça va être la guerre.»

Bobigny, dimanche soir. Stéphane de Paoli (UDI) vient de remporter la ville.

Autour de 22h30, une cinquantaine de jeunes des quartiers visiblement venus en découdre se sont amassés en face du local.

Après quelques vives confrontations, le calme est revenu alors que des policiers munis de flashball s’interposaient entre les deux camps.

«De toutes façons, le droite, on n’en veut pas chez nous, lâche Ali, clairement énervé par les résultats. A Bobigny, maintenant, ça va être la guerre.»

Le Parisien

Elections municipales en direct



Mantes : «Mais pourquoi on fait peur ? Qu’est-ce qu’on fait de mal ? »

[extraits] Ils sont d’origine africaine ou maghrébine et se sentent naturellement concernés par l’excellent score du FN à Mantes-la-Ville, arrivé en tête des suffrages au soir du premier tour.

Dans la cité sensible et populaire des Merisiers, un électeur sur cinq a voté pour le candidat Cyril Nauth. « Ça fait un peu bizarre. On devinait dans le quartier qu’untel ou untel pouvait voter FN. Mais autant de gens, non. C’est vraiment surprenant », dit Bab,

« Maintenant, on se pose des questions sur les gens qu’on croise », enchaîne, presque déçu, Djibril, devant le fast-food

Le score du parti frontiste est à la hauteur de leur déception. Aucun de ces jeunes interrogés n’avait senti la montée en puissance du parti de Marine Le Pen. « Les gens du FN, on ne les a jamais vus dans le quartier. C’est la surprise totale », glisse Djibril.

« Surprise totale », aussi, tant l’ambiance, à les croire, semble bonne dans la cité.

« Quand on fait des fêtes de quartier, c’est mélangé. Des Blancs, des Noirs, des Rebeus… Personne ne se regarde de travers, on ne nous a jamais dit qu’on gênait », dit Bab, casquette vissée sur une tête bien pleine.[© Le parisien]

Comprennent-ils le vote FN ? Ont-ils voté eux-mêmes Le Pen ? Un peu plus tôt au cours d’un rassemblement anti-FN, l’un d’entre eux avait confié qu’il comprenait ce vote :

« Franchement, quand on voit comment la ville s’est dégradée et comment la délinquance est présente, je comprends. Je suis contre le Front national, mais ça ne me choque pas que des électeurs votent pour eux. »

Bab s’énerve un peu quand on lui demande si ce petit groupe bruyant a conscience de faire peur à certains habitants.

« Mais pourquoi on fait peur ? Qu’est-ce qu’on fait de mal ? Parler fort ? Il n’y a pas d’appartements au-dessus de nos têtes ! Et pourquoi ne fait-on peur qu’à 20 % des gens ? Le problème n’est pas là. » L’argumentaire du jeune homme fait mouche. Il est salué par ses camarades. Yanis douche un peu l’ambiance.

« On est indésirables ! Je comprends ces électeurs. En plus, le maire et les autres candidats ne tiennent pas leurs promesses. Les gens sont déçus et vont vers ce parti. »

« Dimanche, on va aller voter. Contre le FN, bien sûr », promet Djibril.

Le Parisien (payant) - Merci Jump124 et Poulozeudor