Patrimoine : La Pentecôte

La Pentecôte marque la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres et la naissance de l’Eglise. Cet événement est survenu cinquante jours après Pâques (en grec, pentêkostê signifie «cinquantième»).


(Peinture de Duccio di Buoninsegna, Sienne vers 1255-1260 – vers 1318-1319)

L’événement de la Pentecôte ne peut être compris qu’en lien avec Pâques et l’Ascension : Mort pour le salut du monde (le vendredi saint), ressuscité (le jour de Pâques) et parti rejoindre le Père (à l’Ascension), le Christ envoie aux hommes son Esprit (à la Pentecôte). C’est pourquoi cette fête clôt le temps pascal, qui dure sept semaines, et dont elle est le couronnement.

Ce jour-là, les apôtres «se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. (…) Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue.» (1)

Ainsi se réalisait la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : «vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (2) […]

1 Actes des Apôtres, chapitre 2, versets 1 à 4 et 6.
2 Actes des Apôtres, chapitre 1, verset 8.

eglise.catholique.fr

Les «cathos zombies», arbitres de l’avenir du pays (Pèlerin)

Dans Le mystère français (éd. du Seuil), coécrit avec Emmanuel Todd, le démographe Hervé Le Bras fait apparaître la persistance de structures catholiques comme facteur de la réussite de certaines régions. Interview par Pèlerin.

L’Église a marqué plus profondément qu’on ne l’imaginait les mœurs et les comportements, une vision des rapports humains, du couple, de la famille.

Dans Le mystère français, vous faites le constat d’une France coupée en deux. Selon quel axe ?

Depuis la Révolution, deux France cohabitent : l’une laïque, l’autre catholique. Nous l’avions déjà observé dans notre ouvrage, L’invention de la France (éd. Gallimard), en 1981. À l’époque, la fracture était politique, entre des régions acquises à la droite, structurées par l’Église catholique, et une France de gauche, structurée par le Parti communiste. Le communisme s’est effondré à partir des années 1990. La pratique religieuse a aussi chuté. Pourtant, nous avons pu observer que le clivage demeure.

Ce clivage est perpétué par ce que vous appelez un «catholicisme zombie» ?

Nous ne portons pas de jugement sur les croyances. Avec ce terme, nous voulons exprimer que malgré sa mort apparente avec la baisse de la pratique, le catholicisme est vivant en France. Il se traduit désormais en termes culturels, sur des questions comme le travail partiel des femmes, les choix d’orientation des jeunes ou l’esprit d’entreprise. Sans doute à cause d’une vision des rôles plus différenciée entre homme et femme, ou une méfiance envers le pouvoir central, qui ont produit une organisation différente. Cette France-là résiste assez bien à la crise : le chômage et les problèmes scolaires y sont moindres.

Comment expliquer une telle persistance ?

C’est l’un des enseignements de notre étude : l’anthropologie, c’est-à-dire les manières de penser, d’agir et de s’organiser, est plus forte que les mutations économiques.

Pélerin
Lire l’intégralité de l’article de Gwénola de Coutard : Hervé Le Bras, Les «cathos zombies », arbitres de l’avenir du pays, dans Pèlerin n° 6806, du 9 mai 2013.

Limoges : vols, dégradations et blasphèmes à l’église du Sacré-Coeur

(…) Les malfaiteurs ont dégradé le confessionnal, le tabernacle et l’autel, ils ont dérobé une croix en métal, et laissé derrière eux une feuille de papier sur laquelle figure une inscription à caractère blasphématoire et sexuel. (…)

France 3

Rennes. Église occupée : « Pas question d’expulser les migrants » assure l’archevêché

« Pas question d’expulser les migrants. L’église doit remplir ses missions de solidarité habituelle. » C’est par ces mots que l’archevêché réagit à l’occupation de l’ancienne église Saint-Marc, dans le quartier de Villejean, à Rennes, par une quarantaine de migrants.

Ces demandeurs d’asile, des Caucasiens, Mongols et Africains, parmi lesquels se trouvent des enfants, ont pris possession des lieux, hier, jeudi soir, appuyés par les militants de l’association Un Toit un Droit.

Le diocèse regrette, par ailleurs, les « méthodes employées » par le collectif Un Toit un droit : « Forcer les lieux pour entrer, c’est dommage. On est aussi vigilant sur l’utilisation politique des migrants par l’association, alors que c’est un combat qui les dépasse », souligne Jelle Lemaître.

Rennesmaville

Cardinal Vingt-Trois : «Peu à peu, les orientations chrétiennes deviennent un particularisme culturel»

Après deux mandats à la tête de la Conférence des évêques de France, dont l’Assemblée plénière s’ouvre mardi 16 avril à Paris, le cardinal André Vingt-Trois n’est pas rééligible. Il dresse un état de l’Église de France, entre mobilisation contre le «mariage pour tous» et avenir des communautés chrétiennes.

Il faut intégrer l’idée que l’on n’est pas français et automatiquement catholique. Nous sommes passés d’un christianisme sociologique à un christianisme de choix. Ceci me semble être la transformation la plus importante, à laquelle nous sommes très inégalement préparés.

Avez-vous eu le sentiment de préparer les catholiques aux changements à venir du fait de la baisse du clergé et la montée en responsabilité des laïcs ?

L’Église en France est confrontée à des mutations autrement plus importantes que la question du ratio entre prêtres et fidèles. Elle est confrontée à une question cruciale d’évangélisation qui résulte de l’effacement progressif des traces de références chrétiennes dans la culture moderne. Peu à peu, les orientations chrétiennes deviennent un particularisme culturel.

Or, notre expérience ecclésiale française véhicule une vision inconsciente d’une coïncidence entre l’Église et la société, entre l’Église et le pouvoir. Coïncidence qui n’est plus revendiquée de façon symétrique depuis la Révolution française. […]

La Croix

Manif pour tous : «Ceux qui en son sein avaient béni les drapeaux de la Milice ont disparu de la scène…»

Article de Philippe De Georges sur le rôle de l’Eglise dans l’opposition au «mariage pour tous» .

L’Eglise de France est au cœur de cette recomposition. Ceux qui en son sein avaient béni les drapeaux de la Milice ont disparu de la scène ou se sont réfugiés dans les franges traditionnalistes. Mais le gros du clergé, qui avait apprécié le Maréchal (on était en ces temps volontiers «maréchaliste», ce qui n’était pas l’équivalent de «pétainiste» et encore moins de «collabo»), qui avait préféré Franco et le concordat mussolinien à la populace rouge et noire, retrouve les accents du temps passé.

De crise en crise, le paysage politique français change. Certaines évolutions découlent presque automatiquement de la situation économique. Elles traduisent le même mouvement que dans le reste de l’Europe : droitisation de l’électorat ; regain du vieux fond nationaliste et xénophobe ; traduction sur l’échiquier politique de l’inquiétude générale, de l’insécurité soigneusement entretenue, et de la crainte du déclassement dans la petite bourgeoisie. L’effondrement des régimes communistes a libéré partout les passions anciennes refoulées, le culte de la terre, le binaire «nous contre eux», les attachements religieux. […]

Un vaste secteur catholique perd ses complexes et retrouve la parole. Ces prélats sont «sans tabou», comme les y invite la nouvelle doxa libérale. La défense de l’enseignement confessionnel avait été jadis l’occasion d’une puissante manifestation de son influence. Le mariage gay est le nouveau prétexte d’une aspiration du clergé à retrouver son influence sur la vie privée du bon peuple. […]

Ce qui est aussi préoccupant est que ce retour du refoulé réactionnaire catholique soit l’un des axes sur lesquels une certaine droite fonde la recomposition du champ idéologique. Des dirigeants de rencontre, souvent avocats d’affaire aussi adroits que sans scrupules, surfent allégrement sur cette vague, comme ils flattent les thèmes de la dite droite nationale, c’est à dire extrême, disqualifiée pendant le demi-siècle qui vient de finir. L’antisémitisme ancien a cédé la place à l’islamophobie et à la lutte anti-immigrée, mais le projet est bien d’effacer la ligne rouge établie à la Libération, entre la droite patriotique et celle de la collaboration. […]

La Règle du jeu

Abbeville (80). Possible destruction de l’église, à l’insu du prêtre. Màj : La destruction a commencé (vidéo)

Addendum 5 Avril 2013.


Démolition de la façade est de l'église Saint… par courrier-picard

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Le conseil municipal d’Abbeville doit décider ce jeudi d’une destruction ou non de l’église Saint-Jacques.

(…) France 3 Picardie

(Maj) Lyon : l’horloge de la cathédrale Saint-Jean endommagée.

MàJ: 20h45 Dégradation de l’horloge de St-Jean: l’individu hospitalisé d’office.

Samedi, l’horloge astronomique de la cathédrale St-Jean a été attaquée par un homme, un Iranien de 28 ans, armé d’une barre de fer. L’information est donnée ce lundi par Le Progrès. Une partie de la coque serait enfoncée, et une des aiguilles aurait été retournée. L’objet de grande valeur serait néanmoins réparable.

L’homme habite Lyon, « en situation régulière » précise la police. Au cours des dernières 48 heures, il a été vu par un médecin puis par un psychiatre. Du fait de ses déclarations décousues, a été prononcée une hospitalisation d’office. Une ouverture judiciaire a aussi été ouverte….

LyonCapitale

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Un homme s’est attaqué samedi à l’horloge astronomique, située à l’intérieur de la cathédrale Saint-Jean dans le 5e arrondissement de Lyon.

Muni d’une barre de fer, il a donné plusieurs coups sur cette horloge datant du 14e siècle. Une partie de sa coque a été cassée, ainsi que deux de ses aiguilles. Elle restera donc à l’arrêt pendant quelque temps.
L’homme est un Iranien de 28 ans. Il a expliqué que la beauté de l’horloge empêchait les croyants de se concentrer sur leur prière. Sa garde à vue a été prolongée en attendant une expertise psychologique.

LyonMag