Jacques Sapir : « Vers une crise de régime ? »

Les sondages indiquent un effondrement de la popularité du Président, mais aussi du Premier Ministre et des ministres du gouvernement. Moins d’un an après l’élection présidentielle, et les élections législatives, c’est un phénomène très rare de désaffection massive, qui conduit certains commentateurs à parler d’« enfer ».

[...] La conjonction de la colère politique et de la colère sociale est redoutable. Le potentiel d’une explosion massive ne fait donc que se renforcer, mais cette explosion suivra des voies différentes de celles qui ont été tracées par les syndicats. Seuls ceux qui sauront s’y adapter y survivront. Cette explosion sera, selon toute vraisemblance, violente.

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(EXCLUSIVITÉ Fortune) Gerald Celente : « Le gang financier et politique est impuissant à éviter l’effondrement »

Gerald Celente est directeur du Trends Research Institute, l’un des analystes et prévisionnistes économiques les plus reconnus mondialement depuis des années. Il est interrogé par Eric King, fondateur du site KingWorldNews.

Entretien réalisé le 06 juillet 2012

« Les gens vont devenir les vassaux des banquiers mais ils se plaisent à toujours appeler cela liberté et démocratie. C’est une prise de contrôle. »

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(Version française réalisée par fortune.fdesouche.com. Reproduction autorisée sous réserve de nous citer.)

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(EXCLUSIVITÉ Fortune) États-Unis : Peter Schiff prévoit un effondrement pire qu’en 2008

Peter Schiff est un économiste américain, président de Euro Pacific Capital Inc et proche de Ron Paul. Selon lui, l’économie américaine se dirige droit vers un krach économique qui fera passer celui de 2008 pour une paisible balade. Il ajoute que les plans de relance peuvent repousser l’échéance à plus tard mais que les effets de l’effondrement n’en seront que plus graves.

« A la suite de la crise financière de 2008, le gouvernement est venu à la rescousse en imprimant beaucoup de dollars, en renflouant les banques, en soutenant le marché immobilier, en augmentant la dette de plusieurs billions de dollars pour qu’on puisse acheter des choses qu’on n’avait pas les moyens de s’offrir. Tout ce qu’on a fait, c’est repousser l’échéance. »

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La fin des certitudes

Par Hugo Natowicz

Baigné depuis l’enfance dans les valeurs occidentales, j’ai longtemps cru, comme de nombreux citoyens européens, que le système économique, politique et moral qui m’avait vu naître était la seule et unique voie possible. J’ai eu la chance de grandir dans un monde qui, s’il n’était pas dénué d’injustices, était mû par une dynamique simple, confortablement soutenue par ce « sentiment de victoire » sur l’Union soviétique.

Il est désormais bien loin, le temps des certitudes. L’économie, jadis moteur de la construction du « bloc » occidental, en est devenue le talon d’Achille. Alors que de nouveaux acteurs attendent de s’affirmer sur la scène internationale, le repère planétaire qu’est l’Occident s’enfonce dans une crise dont les répercussions sont encore imprévisibles. Une chose est sure : elles seront incommensurables. Derrière l’agonie de l’euro, dont l’aggravation continue augure un final dramatique, se dessine une autre crise, plus profonde. Vingt ans après celle de l’URSS, une nouvelle chute se dessine : celle du monde occidental tel qu’on l’a connu jusqu’à présent.

Dans l’effondrement qui menace le monde, on pourrait voir émerger des hommes éveillés aux quatre coins du globe. Conscients des incohérences du système dans lequel ils sont nés, ils auront la lourde tâche de replacer l’humain au centre de l’économie.

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Eva Joly constate «l’effondrement d’un modèle de société»

Durant son son discours de clôture des Etats généraux pour l’emploi et l’écologie, samedi, Eva Joly, député européenne (Europe-Ecologie), a dénoncé l’aveuglement des dirigeants européens qui ne voient pas qu’un modèle de société est en train de s’écrouler. Si le chômage, la retraite, la croissance ou le choix du PIB comme indicateur de richesse ont été abordés, des questions comme l’immigration ou la démographie n’ont pas été évoquées.

 » Ce qui m’étonne, c’est l’aveuglement, c’est qu’on ne voit pas ce qui est en train de se passer devant nos yeux, c’est-à-dire l’effondrement d’un modèle de société  »

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Rue 89

Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

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Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

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Les signes d’une troisième guerre mondiale s’accumulent

Par Eberhard Hamer

Les USA traversent, non seulement en raison du rachat des dettes des banques par l’Etat, mais aussi de leur dette publique qui avait déjà énormément augmenté – leurs crédits à l’étranger leur coûtent 1 milliard de dollars par jour –, leur pire crise financière depuis la Seconde Guerre mondiale. Si les flux financiers cessent, ou s’ils se détournent du dollar, les USA sont en faillite.

Pourtant, les USA ne font pas un effort d’économie suffisant pour réduire leur dette publique croissante. Ils n’augmentent pas les impôts pour accroître leurs recettes, ne tentent guère de rogner sur les budgets publics, surtout pas sur leur budget militaire, celui qui a le plus augmenté.

Il faut dire que les USA, en divers endroits du monde, ont engagé au total 200 000 soldats. C’est pourquoi personne n’a compris que le plus grand chef de guerre du monde ait reçu le Prix Nobel de la paix, bien qu’il ait renforcé ses troupes. Peut-être était-ce une mesure préventive, car la guerre en Iran dépend avant tout de lui.

Les exemples de chefs politiques qui, confrontés à un échec économique, ont choisi la guerre comme dernier recours pour se maintenir au pouvoir, abondent dans l’His­toire. C’est encore plus vrai lorsqu’un pays connaît des crises économiques successives et que la guerre semble le seul moyen d’en sortir.

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La presse écrite française sous perfusion

Voici la diffusion (payée) en France des principaux quotidiens nationaux 2007/2009, avec [un] estimatif 2010.

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Il faut cependant noter que la presse quotidienne régionale dépasse largement la presse nationale au niveau des ventes. Selon l’OJD (1er mars 2009), le quotidien le plus vendu était le quotidien Ouest-France avec 768 226 exemplaires vendus(moyenne par jour).

L’association OJD est une association professionnelle française dont le rôle est de certifier la diffusion, la distribution et le dénombrement des journaux, périodiques et de tout autre support de publicité.

Nous avons donc 1 934 261 journaux (payés) diffusés en 2008 et 1 860 732 en 2009 ; donc, 73 529 de moins en un an, soit –3,8% et cela n’est pas près de s’arrêter.

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La livre sterling, nouvelle cible des marchés

On dit l’euro sous pression, vulnérable, attaqué… A écouter le gérant star Jim Rogers, il y a plus fragile encore : la livre sterling. Une monnaie « au bord de l’effondrement », selon l’ancien associé du financier américain George Soros, avec lequel il avait fondé le célèbre hedge fund Quantum dans les années 1970.

« La livre est déjà dévaluée par rapport à presque toutes les devises sauf le dollar zimbabwéen », a aimablement fait remarquer M. Rogers, jeudi 25 février. « Elle sera particulièrement exposée d’ici les élections au Royaume-Uni. »

De fait, la livre est tombée vendredi à 1,5167 dollar, son cours le plus bas depuis mai 2009. Depuis le début de l’année, la devise britannique s’est dépréciée de 5,5 % par rapport au billet vert. Et la chute n’est pas finie, si l’on en croit les prévisions de George Magnus, le très respecté chef économiste d’UBS à Londres.

Fin janvier, Bill Gross, le directeur général du géant américain d’investissement obligataire Pimco, a déconseillé d’investir dans les bons du Trésor britanniques. Ceux-ci « reposent sur un lit de nitroglycérine », a-t-il lancé. Dans la foulée, l’agence de notation Fitch affirmait que la note souveraine du pays figurait parmi les plus vulnérables dans la catégorie AAA, la meilleure possible.

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Les narco-dollars ont sauvé les banques de l’effondrement

Lors de la crise, l’argent de la drogue a « sauvé les banques de l’effondrement, » déclare le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

Antonio Maria Costa, a indiqué que des banques ont été secourues par des milliards de dollars qui « provenaient du trafic de drogue et autres activités illégales. » Il précise avoir la preuve que les produits de la criminalité organisée ont été les seuls « capitaux investis à la disposition de certaines banques au bord de l’effondrement de l’an dernier. »

Ainsi, une majorité des 352 milliards de dollars des profits de la drogue a été absorbée dans le système économique au moyen de ce blanchiment d’argent sale.

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