Valérie Pécresse (UMP): «Je n’imagine pas Marine Le Pen au second tour en 2012»

Valérie Pécresse,ministre de la Recherche, vient de rejoindre, avec le ministre de l’Éducation Luc Chatel, le petit groupe des «Mousquetaires» de l’UMP, initialement composé de Jean-François Copé, François Baroin, Bruno Le Maire et Christian Jacob.

Pour gagner, nous avons besoin d’un gouvernement efficace et d’un parti créatif. (…) La force de Nicolas Sarkozy, c’est d’avoir tenu ses engagements.

Partagez-vous les réticences de Xavier Bertrand quand il reproche à Jean-François Copé d’avoir lancé une mission sur la stratégie à adopter face au FN et au PS ?

C’est la vocation du parti d’ouvrir la voie. Il doit travailler sur tous les sujets que le gouvernement ne peut pas aborder. Il n’y a pas de question taboue, sinon, ce n’est plus un parti mais une courroie de transmission du gouvernement. Et on laisse le champ libre à la gauche et au FN.

Le débat lancé par l’UMP sur la place de l’islam dans la République est-il une tentative de réappropriation du thème de la laïcité, dont Marine Le Pen veut s’emparer ?

Je n’imagine pas Marine Le Pen au second tour en 2012, sauf peut-être si elle bat la gauche. Il n’y a aucune différence entre elle et son père. Le FN ne peut progresser que sur le terrain protestataire, à coup d’idées simplistes, inefficaces et outrancières. Il ne peut grandir que sur l’immobilisme et l’absence de réformes, sur nos silences et nos non-dits. La force de Nicolas Sarkozy, c’est d’avoir tenu ses engagements. Celle de Jean-François Copé, c’est d’avoir compris qu’il fallait débattre de tout et pas seulement entre nous. Nous devons garder le leadership des idées comme en 2007. (…)

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Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

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