Lyon: près de soixante personnes à la Marche mondiale pour le cannabis.

Près de soixante personnes sont parties à 15h de la place Carnot à Lyon avec pour mot d’ordre « pour la libération du cannabis ».

Étaient notamment présents dans les rangs de cette manifestation, des représentants du Collectif d’information et de Recherche Cannabique, de la Ligue des droits de l’Homme, d’Europe Écologie les Verts ou encore du NPA.

A noter que durant cette marche, plusieurs personnes ont montré qu’elles étaient totalement en faveur de la fin de la prohibition du cannabis en fumant des joins devant les forces de l’ordre. D’autres ont grimpé sur le cheval de Bronze de Louis XIV avant l’intervention de la police. Une personne a été interpellée après avoir insulté la police à maintes reprises. Cette dernière n’avait pas non plus de papiers à présenter lors d’un contrôle d’identité.

Article complet sur LyonMag

Esther Benbassa : «Oui, la France, une certaine France a peur que s’écroule son modèle patriarcal et catholique»

Article d’ Esther Benbassa intitulé «L’été sera gay !» où elle égrène ses griefs contre une «certaine France»… Née à Istanbul, arrivée en France en 1972, naturalisée française en 1974, elle a été élue sénatrice EELV en septembre 2011.

La tension monte chez ceux qui n’arrivent pas à accepter qu’une page a été tournée. Pas aujourd’hui, ni hier, mais il y a longtemps déjà. C’est en 1982, il y a plus de trente ans, que l’homosexualité était dépénalisée dans notre pays. Les temps ont changé, le monde a changé. Cette France que représentent, qu’incarnent ces barons et ces baronnes des territoires est comme un vieux souvenir, passé, jauni. Inoubliable, pourtant, pour beaucoup de Français encore. A l’instar de la grandeur de l’Empire colonial, et du chagrin de son effondrement. Cette France-là, celle des pieux souvenirs, n’est pas morte, elle est nombreuse encore, et elle a décidé de camper, de « stationner », si je puis dire, sur des convictions périmées, le plus souvent dépassées. Pour éviter d’avoir à regarder le présent. Et l’avenir.

L’extrême droite et la droite dures sont montées au créneau, faisant fructifier le mécontentement né de la crise, le cristallisant autour de ce mariage-pour-tous. Nouvelle guerre des Anciens et des Modernes. L’adoption non plus que le rejet de cette loi ne règleront la crise ni ne redonneront du travail aux chômeurs. Mais on a peur. Oui, la France, une certaine France a peur que s’écroule son modèle patriarcal et catholique. Ultime rempart d’une France des profondeurs. Paris, Marseille, Lyon, nos grandes villes ne sont qu’une partie de ce pays, ailleurs toujours traditionnel et conservateur.

Si ces sénateurs qui se battent bec et ongles contre ce projet de loi n’étaient pas l’émanation de cette France-là, je nourrirais moins de craintes. Pays des certitudes fanées. […]

Dehors, on annonce une violente manifestation anti-mariage-pour-tous organisée par les amis de la nommée Frigide Barjot, papesse du non et de la France d’hier. […]
Il faudra bientôt penser aux cadeaux des futurEs mariéEs. L’été sera gay.

Huffingtonpost (Merci à Joe Arpaio)

Sa biographie sur wikipedia

Mariage gay : Un sénateur UMP s’en prend à «la couleur» d’Esther Benbassa.

Un incident a éclaté aujourd’hui au Sénat lors de l’examen du projet de loi sur le mariage homosexuel, le sénateur UMP Bruno Retailleau s’en prenant à «la couleur» de la sénatrice écologiste Esther Benbassa.

«S’il y a une ambiguïté, je la lève», a-t-il ajouté en s’adressant à la sénatrice. Esther Benbassa, sénatrice aux cheveux teints en rouge et qui portait une veste jaune, possède trois nationalités, française, israélienne et turque.

«Nous n’avons pas la même couleur politique. D’ailleurs d’autres couleurs non plus», a lancé le sénateur de Vendée, ancien villiériste, à la sénatrice, alors que l’examen du texte se déroule dans une ambiance particulièrement tendue.

Le président PS de la commission des Lois, Jean-Pierre Sueur, s’est aussitôt indigné de ces propos «graves», tandis que le président du groupe écologiste Jean-Vincent Placé, dans un rappel au règlement, réclamait des excuses.

«Nous sommes l’objet de provocations idéologiques, culturelles et philosophiques que vous portez, mais c’est encore autre chose d’entendre notre collègue Retailleau dire nous ne sommes pas de la même couleur politique et d’ailleurs nous ne sommes pas de la même couleur. C’est scandaleux, je vous demande des excuses», s’est exclamé Jean-Vincent Placé.

Après une suspension de séance, Bruno Retailleau a fait une mise au point qui a clos l’incident: «Je voudrai dire solennellement, en m’adressant à ma collègue qui n’arrêtait pas de m’interrompre, que j’ai visé la différence de couleur politique et vestimentaire». […]

Peu après, les deux protagonistes se sont à nouveau affrontés, cette fois sur la plateau de Public Sénat.

«J’aimerais qu’on arrête ce genre de propos. Je suis blanche et j’ai un accent qui est ma négritude. Ni la religion, ni la couleur des gens ne devraient entrer en considération dans cet hémicycle qui est l’espace de la République», a dit la sénatrice écologiste du Val-de-Marne.

Le Figaro (Merci à Zatch )

Convention-Logement EELV : les « mal-logés en colère » attendent Cécile Duflot (vidéo)

Paris, le 30 mars 2012 – Evacués par la police d’une annexe du Ministère du Logement quelques jours auparavant, les mal-logés reviennent interpeller Mme Duflot et les élus d’EELV Paris qui organisent une convention « ouverte à tous  » sur le logement. Ouverte à tous sauf aux mal-logés puisque l’entrée était barrée par un cordon de police.


Convention-Logement EELV : les mal-logés… par HLMPOURTOUS

Marseille : Une subvention de 400 000 € pour un concert payant de David Guetta (MàJ concert déplacé sans subvention)

Pour mettre fin aux polémiques entourant la subvention de 400 000 euros pour le concert de David Guetta à Marseille, le célèbre DJ a décidé d’annuler son concert du 23 juin.

David Guetta ne jouera donc pas au concert payant prévu le 23 juin au parc Borély de Marseille, mais assurera néanmoins seul son concert au Dôme de Marseille, sans aucun subvention de la ville.

Observatoire des subventions

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La mairie à répondu par un message sur sa page Facebook, repris sur le profil de Jean-Claude Gaudin et sur son fil Twitter : « David Guetta : contrairement à ce qui est affirmé, le sujet sera inscrit à l’ordre du jour du prochain Conseil municipal »

« C’est incroyable et encourageant de voir l’impact que peut avoir une mobilisation citoyenne sur le processus politique » a déclaré Laurent Barelier, initateur de la pétition sur Change.org et membre du Commando Anti-23 juin. « Nous attendons maintenant avec impatience le conseil que nous suivrons avec attention, et nous comptons sur les élus municipaux pour s’opposer à cette subvention injuste » poursuivait-il.

StéphaneLarue

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La pétition anti-Guetta dont parle tout Marseille :

À Marseille, ces derniers jours, tout le monde en parle. La mauvaise passe de l’OM ? Le premier règlement de comptes de l’année ? Les premières expositions de MP2013 ? Pas du tout !

Les Marseillais se sont pris d’affection pour le “commando anti-23 juin”, à l’origine d’une pétition devenue cause nationale en réunissant hier, sur le coup de 16 h, 63 469 signataires dans tout le pays. Le motif de la mobilisation concerne la subvention de 400 000 € accordée par la mairie de Marseille à un concert du célèbre DJ David Guetta dans le cadre de la capitale culturelle, le 23 juin au Parc Borély.

Le problème soulevé est que le concert de la méga-star des platines, qui plus est associée pour le concert au chanteur de pop Mika, est payant ! Les billets ont déjà été mis en vente avec des prix allant de 44 à 59 €. Ce qui fait beaucoup pour un concert subventionné, donc financé par les contribuables marseillais. « Ce genre de concerts, avec de telles têtes d’affiche, sont en plus très rentables ! » explique Sarah Durieux, chargé des campagnes sur la plate-forme de pétitions “change.org “, le site qui héberge le mouvement anti-Guetta. « Le DJ n’a pas encore parlé du sujet, poursuit-elle. Mais il est évident que son nom a été très porteur dans le succès de la pétition. » Jeudi, en début d’après-midi, les instigateurs marseillais du “commando”, mené par un DJ, aussi, mais plus local, Lionel Corsini, sont allés remettre directement le document présentant 16 652 signatures, toutes marseillaises, dans les mains de l’adjoint à la culture, Daniel Hermann, à l’Hôtel de Ville. Ils voulaient voir le maire, bien évidemment pas disponible.

Le combat est d’obliger le conseil municipal à effectuer un nouveau vote sur l’attribution de la subvention. Un règlement du conseil municipal oblige ce dernier à mettre à l’ordre du jour une question précise à partir du moment où 10 000 concitoyens le lui demandent.

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400 000 € : c’est le montant d’une subvention accordée, dans le cadre de Marseille-Provence 2013, par la mairie de la cité phocéenne, à un concert payant de David Guetta prévu le 23 juin.

Le groupe EELV s’insurge contre la décision de la mairie d’accorder une subvention de 400.000 euros à ce concert payant tout en mettant gratuitement le parc à disposition de David Guetta.

« Subventionner un concert payant, inaccessible dans ces temps de crise à la majorité de nos concitoyens scandalise beaucoup de Marseillais« , écrivent les élus dans ce courrier dont l’AFP a eu copie, soulignant que les places coûteront entre 44 et 59€.

Le Point (Merci à Mielrubis)

Le FN est « un parti de porcs » (EELV)

Un élu de la majorité, appartenant à la secte Europe Écologie les Verts (EELV), s’est illustré en traitant sur son compte officiel Twitter, les membres du Front National de « porcs ». 

Le conseiller politique régional EELV en Aquitaine, Christopher Nunes, a publié un Tweet qui a fait le tour du web et qui confirme le sectarisme d’une gôche morale qui considère tout opposant comme un représentant du mal :

« Marine Le Pen défend le jambon face au fondamentalisme islamique. Je ne vois rien d’étonnant pour un parti politique de porcs » !

Bien sûr, courageux comme un François Hollande à Dijon, Nunes a rapidement supprimé son Tweet, après avoir réalisé la bêtise de son intervention.

En France, la justice est très claire sur la liberté d’expression dans les réseaux sociaux du web : on peut traiter 15 % des la population de porcs sans problème (si on appartient à la gauche gouvernementale), mais on est condamné par la justice si on se permet une blague sur un élu socialiste.

Comment ne pas se souvenir de ces fous totalitaires, allant manifester, au nom de la démocratie (on passe de la folie à la bêtise), contre le vote démocratique des Français qui avaient envoyé Jean-Marie Le Pen en finale de la présidentielle de 2002 ? Chacun a le droit de s’exprimer, mais avec les bonnes idées, les bons arguments et les bons exemples. Du Jean-Michel Apathie dans le texte…[...]

Source

Montreuil (93) : Les bobos-écolos (salaires de 10 000 euros par mois) investissent la ville

Avec ses allures de village, le Bas-Montreuil attire les Parisiens. Photographes, créateurs ou architectes en quête de loyers abordables, ils ont modelée l’ancienne banlieue rouge, la faisant «bohême». Mais «victime de ses charmes», Montreuil s’embourgeoise. Et les prix gonflent, chassant ainsi les classes moyennes.

Ancienne banlieue communiste à la population ouvrière, la ville compte aujourd’hui plus de 20 % de cadres et professions intellectuelles. Symptôme de ce changement : la mairie (anciennement PC), remportée par Europe Ecologie-Les Verts

Elodie vient d’acheter un trois pièces à Montreuil à 500 000 euros, «plus quelques travauxA Paris, pour la même surface, j’aurais dû dépenser 200 000 € de plus», estime-t-elle. C’est le prix de l’immobilier qui a poussé cette jeune femme à s’installer dans cette ville à l’est de Paris.

Mais pas seulement. «On m’a dit que c’était une ville en train de fleurir. Avant j’habitais le XIXe arrondissement de Paris, le côté populaire ne me fait pas peur», précise la jeune maman. «Ici, j’ai trouvé mon compte. J’ai à la fois le côté cosmopolite de mon ancien quartier et je suis proche de Paris.» Chef de projet marketing, Élodie s’est installée dans le Bas-Montreuil il y a trois mois. Et elle n’est pas la seule. […]

Il y a encore quelques années, la ville était exclue du marché de l’achat. Aujourd’hui, la plupart des nouveaux venus sont médecins ou avocats, avec des salaires de 10 000 euros par mois. Une hausse phénoménale qui chasse les classes moyennes hors de Montreuil.

Ces nouveaux arrivants transforment le visage de la ville, jusqu’alors assimilée aux problèmes des banlieues. Montreuil s’est forgé une nouvelle image. Celle d’une ville de bohèmes aux allures de Berlin Est. […]

Alexandre, 25 ans et étudiant, est né à Montreuil. Il estime que les transformations touchent avant tout le Bas-Montreuil. Le quartier proche de la ligne de métro, avec ses maisonnettes et ses jardins. Celui qui attire les «bobos». Mais il existe un autre visage de Montreuil. De l’autre côté de l’autoroute inachevée qui traverse la ville, on entre dans le Haut-Montreuil, avec ses barres HLM.

«La fracture entre les deux Montreuil, c’est avant tout une question d’accès aux transports», explique Patrick Petitjean, conseiller municipal, et élu depuis 1995. […]

Libération

Participez au ‘Colonial Tour’ avec le CRAN pour la 8ème édition de la semaine anticoloniale et antiraciste (vidéo)

L’hôtel de la Marine, le siège de la Caisse des dépôts et consignations, le quartier de la Goutte d’Or… Le temps d’une matinée pluvieuse, jeudi 14 février, la première édition du « Colonial tour » s’est écartée des circuits touristiques traditionnels de la capitale. A la manœuvre, sifflet rose autour du cou, Louis-Georges Tin, le président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN).

Pour lancer la huitième édition de la Semaine anticoloniale et antiraciste, il a imaginé ce tour conduisant une vingtaine de journalistes devant des lieux emblématiques et parfois méconnus de l’histoire de l’esclavage et de la colonisation.

« Il y a finalement peu de lieux à Paris pour commémorer cette mémoire, explique-t-il. Ce qui manque le plus cruellement, c’est un musée de l’esclavage.

Il y a bien le mémorial de Nantes ou une salle dans un musée à Bordeaux, mais ce crime contre l’humanité a ‘profité’ à toute la France. Un musée de l’esclavage aurait donc toute sa place à Paris. »

[...] « Certains bâtiments ici ont une richesse assise sur le sang des esclaves, lance Jacques Boutault, le maire (EELV) du 2e arrondissement. »

Décoloniser les imaginaires des Français, c’est lutter contre le racisme. Une cause gagnée dans les textes, pas dans la vie de tous les jours. »

[...] « Nous voulons que la France s’engage sur une politique de réparation », assène le président du CRAN.

Il fait état de « discussions tendues » avec Matignon sur ce sujet et déplore que la réunion interministérielle sur la question des réparations qui devait se tenir avant le 8 novembre 2012 « n’ait toujours pas eu lieu ».

« On aurait également pu aller à Vincennes pour se remémorer les expositions coloniales et les zoos humains qui étaient mis en place à Paris pour divertir et raconter les colonies », lance l’historien Pascal Blanchard devant les Invalides.  [...]

Le Monde
(Merci à Lillib)