Les brigades de sécurité scolaire entrent en action

Luc Chatel et Brice Hortefeux inaugurent la première brigade de sécurité scolaire. Quelque 500 personnes devraient être recrutées cette année.

Bagarres, intrusions, drogue : la première «équipe mobile de sécurité» est prête à faire face à tous les maux qui peuvent affecter les établissements scolaires sensibles. Depuis leur «QG », une vaste salle laissée à leur disposition par le lycée Jean-Zay, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), munies de téléphones et d’ordinateurs, les dix personnes recrutées par le ministère de l’Éducation nationale se déplacent en voiture à la demande des proviseurs en mal de sécurité.

Le chef du groupe est un ancien officier de l’armée royale belge, qui travaille entre autres avec un ancien policier, un conseiller principal d’éducation, un gendarme auxiliaire, un éducateur sportif, un chef d’établissement et des enseignants. Ce sont tous des profils atypiques, âgés de 27 ans en moyenne, soigneusement recrutés à l’aide d’un commissaire de police placé auprès du recteur de Créteil. Des aptitudes physiques particulières sont exigées, telle une pratique des arts martiaux.

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«Prof de merde» : une enseignante brise la loi du silence


Une ex-prof de français brise la loi du silence dans un ouvrage « Madame, vous êtes une prof de merde ». Charlotte Charpot a décidé de rompre l’omerta pour mettre en exergue certaines vérités : en premier lieu, la difficulté de valoriser un métier face à des élèves qui vous opposent le fait, qu’ »en trafiquant un peu, il gagne deux fois plus que vous en deux jours seulement »; l’horreur de certains établissements qualifiés de « véritables coupe-gorges »; le racisme omniprésent, anti-blanc, anti noir, anti-asiatique…

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Source : Europe1 – (merci à Tass)

Création d’un master pour enseigner en zone sensible

« Action éducative internationale, médiation sociale et ouverture interculturelle » est le nouveau master proposé à la rentrée 2009 par le CFP* Emmanuel-Mounier en lien avec l’Institut catholique de Paris. Cette formation est prévue pour les étudiants ou professionnels souhaitant travailler en zone sensible en France, ou à l’aide au développement à l’international.

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(Merci à Romain)

L’Arabe, une langue d’avenir pour les petits Français ?

Lu dans Le Monde :

L’arabe, une langue d’avenir ? Les Danois y croient. Copenhague vient d’introduire, à cette rentrée, l’arabe dans les collèges. Tout en accélérant l’intégration des 10 % des 31 000 collégiens d’origine palestinienne, libanaise et irakienne, la capitale danoise veut préparer les bataillons de commerciaux qui partiront demain, espère-t-elle, à l’assaut des pays du Golfe. Un discours simple et pragmatique qui n’a pas cours en France, où l’enseignement de l’arabe, pourtant centenaire, est laissé à l’abandon par l’éducation nationale, au profit des mosquées qui ont capté la demande.

Que quelques lycées prestigieux de centre-ville regroupent des classes d’arabophones ne doit pas faire illusion. Reléguée dans les zones d’éducation prioritaire, la langue arabe ne parvient pas à quitter son ghetto. Dans l’enseignement secondaire, les effectifs sont faméliques : 7 300 collégiens et lycéens étudient la langue arabe, soit deux fois moins qu’à la fin des années 1970. Parmi ces élèves, 1 800 suivent les cours du Centre national d’enseignement à distance (CNED) et 1 500 résident à La Réunion et à Mayotte.

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Merci à Nicos

Québec : L’éducation à la « diversité » fait polémique

Le contexte :

La marche vers la laïcisation de l’enseignement arrive à son terme. Le fameux système d’option entre l’enseignement religieux catholique ou protestant et l’enseignement moral a pris fin , pour être remplacé par un cours d’éthique et culture religieuse. Le ministère de l’Éducation a rendu public hier, sans tambours ni trompettes, le tout nouveau programme approuvé cet été.

Dès la première année, les enfants jongleront avec les fêtes et rites de différentes religions, de Noël et Pâques à l’Épiphanie en passant par la Hanukka juive ou la Fête du mouton musulmane. Ils seront donc plongés dans le bain de la diversité religieuse, qui fait tant parler ces jours-ci au Québec.

Le tout nouveau programme, approuvé cet été par Michelle Courchesne, la ministre de l’Éducation, prévoit l’enseignement non plus d’une religion, mais bien de six religions, soit le christianisme (catholicisme et protestantisme), le judaïsme, les spiritualités des peuples autochtones, l’islam, le bouddhisme et l’hindouisme.

«En réunissant [les enfants] dans une même classe plutôt qu’en les séparant selon leurs croyances, et en favorisant chez eux le développement d’attitudes de tolérance, de respect et d’ouverture, on les prépare à vivre dans une société pluraliste et démocratique», peut-on lire dans le programme.

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Écoutez l’entrevue de Richard Décarie, porte-parole de la CLÉ, sur la surprenante décision du juge de première instance sur le cours d’éthique et de culture québécoise.

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L’offensive des partisans de l’école traditionnelle

Prônant le retour aux «fondamentaux» et la fin de l’héritage de 68, ils pèsent désormais dans le débat politique.

En à peine cinq ans, le clan des «antipédagogistes» ou «républicains» est entré avec bruit dans la forteresse éducation. Des enseignants proches de cette tendance, comme Jean-Paul Brighelli, Rachel Boutonnet, Marc Le Bris, Cécile Ladjali, sont régulièrement invités sur les plateaux de télévision dès qu’un débat porte sur l’éducation. Nicolas Sarkozy a lui-même convié à déjeuner certaines de ces personnalités pour sonder leur état d’esprit. Lire la suite

Lire aussi  dans le Figaro:
Le «pédagogisme», une idéologie soixante-huitarde
Les antipédagogistes, une galaxie hétéroclite
Éducation : les cinq chantiers de Luc Chatel
(Merci à Jules)