Marine Le Pen veut « créer une police de protection des lycées »

Marine Le Pen, vice-présidente du FN, a proposé dimanche la création d’une « police de protection des lycées, qui pourrait être d’ailleurs financée en partie par le conseil régional ».

Interrogée sur la récente agression d’un adolescent dans un lycée de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), Marine Le Pen, invitée de la Tribune-BFM sur BFM-TV, a « accusé formellement les professeurs de gauche, qui depuis trente ans ont combattu toute forme d’autorité et toute forme de discipline, d’être les responsables de la situation actuelle ».

« Les professeurs, qui vivent un cauchemar dans leur classe, devraient venir chercher la responsabilité de leurs collègues de gauche et des syndicats de gauche qui n’ont eu de cesse d’affaiblir l’autorité et la discipline à l’école », a-t-elle ajouté.

Jugeant que davantage de surveillants ne servirait à rien, elle a suggéré de « créer une police de protection des lycées, qui pourrait être d’ailleurs financée en partie par le conseil régional ».

Cette police « s’occuperait des lycées, détecterait » les problèmes et « interviendrait », a ajouté la chef de file du parti d’extrême droite dans le Pas-de-Calais pour les régionales.

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(Merci à Mail)

Bac option danse orientale

Chaque jeudi soir, pendant une heure, onze élèves du lycée agricole Petrarque d’Avignon (300 élèves au total) ont rendez-vous avec la danse orientale.

Elles portent un foulard à la taille et mettent la main au milieu du ventre, tandis que des percussions emplissent la salle. Chaque jeudi soir, pendant une heure, onze élèves du lycée agricole Petrarque d’Avignon (300 élèves au total) ont rendez-vous avec la danse orientale. Au printemps, huit d’entre elles passeront d’ailleurs le Bac avec cette option, dans un établissement qui dépend du ministère de l’Agriculture.

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Opération « zappe ton prof » dans un lycée parisien

C’est parce qu’une enseignante veut faire cours que des élèves d’une classe de terminale technologique du lycée parisien Jean-Lurçat (13e arrondissement) tentent d’en changer. Claudine Lespagnol n’est pas une débutante. A 58 ans, dont huit dans l’établissement, elle n’a plus envie que les lycéens téléphonent ou envoient des SMS pendant ses cours d’anglais. Et ne souhaite plus voir « des filles s’y maquiller, miroir en main, ou s’épiler le sourcil », situation que dénonce une autre enseignante de la même classe.

Claudine Lespagnol est, de son propre aveu, « un peu sévère… enfin, si l’on considère que leur demander de ranger leur téléphone – sans le leur confisquer, puisque nous n’avons pas le droit -, c’est être sévère ». Pour certains élèves, c’est insupportable.

Le 20 octobre, ils signent – à la quasi-unanimité de la classe – une lettre au proviseur dans laquelle ils lui « conseillent vivement d’opérer un changement de prof ». La proviseur aura eu beau leur expliquer son refus, le groupe ne lâche pas prise, et sous la signature « la TSTG2″ – terminale sciences et technologie de la gestion – adresse une missive au professeur, à qui ils viennent de voler une clé USB.

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« Au secours, le prof est noir ! »

Dans un ouvrage qu’ils viennent de publier, deux journalistes dénoncent le racisme dont sont encore trop souvent victimes les enseignants noirs, tant de la part de collègues, que d’élèves ou de parents. Comment lutter contre cette dérive ? Quelles sont les initiatives qui pourraient améliorer la situation ?

« Peut-on être noir et enseignant en France ? » Cette question pour le moins surprenante pourrait à elle seule résumer le livre de Serge Bilé et Mathieu Méranville. Tout au long de leur ouvrage*, les deux journalistes multiplient en effet les témoignages affligeants.

Le racisme au quotidien

« Nous avons rencontré une première institutrice qui avait contacté Serge Bilé », explique Mathieu Méranville. « Un contact en entraînant un autre, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait beaucoup de souffrance ». Titularisation plus difficile à obtenir, moqueries de la part des élèves qui stigmatisent l’accent ou la couleur de peau, mise en doute des compétences par les collègues ou les parents, les mécanismes sont toujours les mêmes. « Les parents ne demandent par exemple jamais un changement de classe parce que l’instit est noir. Ils souhaitent simplement que leur enfant puisse rejoindre un de ses copains dans la classe d’à côté… »

Douloureux, le constat n’est cependant pas nouveau : l’école n’a rien d’un sanctuaire épargné par les dérives qui affectent la société extérieure.

Tolérance zéro

Sans vouloir stigmatiser l’ensemble du corps enseignant, Patrick Lozès, le président du Conseil représentatif des associations noires de France, en est bien conscient. « Nous sommes souvent saisis de demandes émanant de professeurs. Ils ne veulent d’ailleurs pas s’ériger en victimes. Ils sont simplement dans une position républicaine, visant à corriger des injustices ». Dans cet esprit, il faut, pour commencer, une prise en compte du problème au plus haut niveau. « Je pense que le ministre de l’Education doit diligenter une enquête sur cette question, pour montrer à ceux qui les subissent que la société française ne supporte pas ces inégalités ».

Au-delà de cette démarche un peu symbolique, la loi prévoit des sanctions pour punir les discriminations de toutes formes, Patrick Lozès souhaite donc qu’elle soit respectée. « Sans exclure d’avoir recours à la justice civile lorsque cela est nécessaire, il convient déjà d’appliquer les procédures disciplinaires propres à l’Education nationale dès qu’une faute est commise ».

Mieux informer

Pour lutter contre les préjugés, rien ne vaut toutefois l’information. A la faveur du débat qui s’instaure sur l’identité nationale, le président du Cran aimerait donc que soient organisés dans les établissements des échanges sur l’acceptation de l’autre et sur la diversité de la société française. « Le monde de l’enseignement est à l’image de cette société. Il faut en redéfinir, ensemble, dans les écoles, une représentation à l’image de la France du XXIème siècle, avec des profs de toutes les origines, dans toutes les disciplines ».

C’est aussi le souhait de Mathieu Méranville. « Nous avons voulu toucher les problèmes du doigt, montrer qu’ils existent et que des gens en souffrent. Nous espérons maintenant que la publication de notre livre sera l’occasion d’une réflexion commune ».

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La France sous influence : la gauche et l’école

Dans son livre Être de droite : un tabou français, le journaliste Éric Brunet consacre un chapitre entier à l’ancrage à gauche du milieu enseignant.

Éric Brunet cite les résultats d’une enquête du Cevipof (Centre d’étude de la vie politique française) sur le vote des instituteurs au 1er tour des élections présidentielles de 2002. 16 % d’entre eux ont voté pour un candidat d’extrême gauche et un total de 75 % ont voté à gauche. Il illustre ensuite ces statistiques avec des témoignages qu’il a lui-même recueillis auprès d’enseignants et d’étudiants de droite.

Ambiance totalitaire
Baptiste, professeur de mathématiques dans un collège de Créteil, dépeint ses collègues ainsi : « Leur échiquier politique débutait à la Ligue Communiste Révolutionnaire et s’arrêtait au Parti Socialiste. Leur extrême droite, c’étaient Strauss-Kahn et les libéraux du PS. » Pour avoir imprudemment confié à un confrère que « Chirac n’était pas Hitler », Baptiste fut ostracisé, et une campagne de tracts fut organisée contre lui par le syndicat unique du collège. Revenant dans sa classe après un entretien houleux avec le proviseur, il vit qu’un élève avait écrit au tableau la phrase du communiste Bertolt Brecht : « Le ventre est encore fécond d’où est sortie la bête immonde. »

«Je me limite à Marx. Je ne peux pas enseigner autre chose que mes convictions.» »

Baptiste raconte être passé par toutes les phases : la culpabilité, les antidépresseurs, la haine, la honte. Il ne trouva de soutien qu’auprès de la permanence UMP de son quartier, et prit sa carte du parti. L’UMP lui conseilla d’avouer son « erreur » auprès des autres enseignants, et de faire une autocritique « comme à l’époque des purges du parti communiste » – ce qu’il fit, la mort dans l’âme. Dès lors, les conditions de travail redevinrent acceptables pour lui au collège. Baptiste se souvient que :

« Pendant les manifs, j’allais crier des slogans hostiles à Chirac pour ne pas me faire repérer par mes collègues profs… La nuit venue, de retour dans ma banlieue, j’allais coller des affiches pour l’UMP.»

Cette schizophrénie est, selon Baptiste, une condition nécessaire de survie dans le milieu totalitaire où il exerce.

Syndicats

À 23 ans, Esther s’est retrouvée pour son premier poste dans un lycée de Lyon où le seul syndicat représenté était le Snes-Sgen, la fraction dure de la gauche syndicale. Lire la suite

Education nationale : le constat de Xavier Darcos (redif)

Dans le Figaro du 22/10/08, Xavier Darcos — alors Ministre de l’Education — faisait une déclaration qui en disait long sur l’état de l’école en France :

« Si on arrive déjà à socialiser les enfants, à parvenir à ce qu’ils s’écoutent, et à leur faire parler une langue qui ressemble au français, je serai content ! »

Source

Comparer : Jules Ferry, lettre adressée au enseignants, 1882 : « Il a paru naturel que l’instituteur, en même temps qu’il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage ou du calcul. »