Florange : Edouard Martin, candidat PS, ex CFDT, refoulé par le service d’ordre de Valls (Vidéo)

Edouard Martin n’était manifestement pas le bienvenu pour accueillir Manuel Valls. L’ancien leader syndicaliste de la CFDT, désormais tête de liste du PS dans le Grand Est aux élections européennes, a été refoulé du comité d’accueil du ministre de l’Intérieur, ce lundi 10 février au matin à Florange, en Moselle.

Edouard Martin n’a donc pas pu, comme prévu, approcher le locataire de la place Beauvau qui effectue une visiste dans la région. «Vous ne communiquez pas entre vous», lance-t-il à un policier qui lui bloque l’accès.

Nouvel Obs

Fabien Engelmann : « Edouard Martin fait son business sur le dos des ouvriers ! »

A l’occasion de la sortie de son livre, Ne lâchons rien, et pour se faire une idée sur les véritables ambitions d’Edouard Martin, le nouveau syndicaliste chouchou des médias, « Minute » a interrogé Fabien Engelmann. Mosellan pur jus, ancien syndicaliste à la CGT et membre du Front national depuis 2010, il connaît bien ce lascar…

Minute: Edouard Martin déclare que le gouvernement socialiste, avec Jean-Marc Ayrault à sa tête, a trahi les ouvriers de Florange. Est-il vraiment crédible?

Fabien Engelmann: Au second tour de la présidentielle, Edouard Martin et ses amis avaient organisé une soirée, et quand François Hollande a été élu, ils ont hurlé de joie. Et aujourd’hui, il se dit déçu du socialisme et crie à la trahison! Il faut qu’il arrête son cinéma. Comment peut-il s’estimer trahi alors qu’il partage les idées du gouvernement? En décembre dernier, à l’occasion d’une enquête de M6 sur Florange, qui doit être diffusée le mois prochain, j’ai été amené à débattre avec lui. Il s’est alors montré sous son vrai jour: un défenseur de la mondialisation et un partisan de l’immigration. Il est même favorable à l’ouverture de salles de prière musulmanes dans les entreprises. Alors après, il ne faut pas venir se plaindre. On récolte ce que l’on sème.

Dans la presse, Edouard Martin apparaît pourtant comme un syndicaliste déterminé, un chevalier blanc qui n’a qu’un but, sauver son usine?

C’est l’image que véhiculent les médias. Sur le terrain, c’est autre chose. Edouard Martin a autour de lui un petit noyau d’agitateurs, mais la majorité des ouvriers a pris ses distances. Ils le soupçonnent de vouloir avant tout rouler pour lui. Quand il organise des rassemblements, ce sont des syndicalistes d’autres entreprises qui viennent faire la claque. Ça illustre la crise du syndicalisme, sa perte de crédibilité. Martin est un syndicaliste permanent, c’est-à-dire qu’il ne travaille plus, qu’il fait de la politique. Il est déconnecté de la base, il a perdu le contact avec les ouvriers. Et pour s’imposer, il fait régner une certaine terreur. Car l’homme est violent. Lors du débat que j’ai eu avec lui, quand je l’ai placé face à ses contradictions, il a voulu me sauter à la gorge! (…)

Alors, pour vous, à quel jeu joue-t-il?

Aujourd’hui, il est invité à la radio, à la télé, il sort un bouquin, il annonce qu’il veut se lancer en politique. Bref, il soigne son image, s’imagine une carrière. Il exploite la misère à son profit. Pour moi, Edouard Martin fait son petit business sur le dos des ouvriers.

Front National Moselle

Edouard Martin (CFDT) – On n’est pas couché – France 2 – 06 avril 2013

Zemmour sur Florange : « la lutte de classe existe, c’est les riches qui l’ont gagnée… » (Ca se dispute)

« La lutte des classes existe, et c’est la mienne, celle des riches, qui la mène et qui est en train de la gagner. » Warren Buffett.


Ca se dispute, 8 décembre 2012.