Dans la continuité du zapping de Fdesouche, nous vous proposons une sélection d’extraits de vidéos diffusées sur Fortune en avril.
écologie
Après le cheval, une affaire de viande de boeuf avariée chez Flunch
Après le cheval, le boeuf… La justice enquête bien sur une affaire de tromperie sur la viande de boeuf après les révélations d’un ex-cadre d’une société spécialisée dans la découpe de viande bovine, Castel Viandes, installée à Châteaubriant (Loire-Atlantique), a indiqué vendredi le parquet de Nantes, confirmant une information du « Parisien/Aujourd’hui en France ».
« Une enquête préliminaire a été ouverte mi-février pour escroquerie et tromperie à la suite d’éléments fournis à la gendarmerie, notamment par un ancien cadre, et corroborés par une enquête des services vétérinaires », a déclaré Fabienne Bonnet, procureur adjoint au parquet de Nantes. « Une perquisition a eu lieu et l’exploitation des pièces saisies est en cours », a-t-elle ajouté, soulignant qu’il faudra attendre plusieurs semaines avant d’en connaître les résultats.
Selon le quotidien, la justice soupçonne ce groupe familial, créé en 1963, de pratiques appelées « remballe » et d’avoir vendu de la viande avariée à des clients, « notamment à des restaurants Flunch ». C’est un ancien cadre de chez Castel Viandes, licencié en 2008, qui est à l’origine de l’enquête. « Directeur qualité de la société, il découvre le 1er décembre 2008 que, le samedi précédent, des employées ont été affectés à une opération de vente de steaks avariés », raconte l’intéressé.
Viande : un éleveur français dénonce les pratiques des abattoirs
Après le scandale de la viande de cheval, voici une histoire qui pourrait jeter un nouveau trouble sur l’industrie agro-alimentaire. Un éleveur laitier a en effet constaté que ses bêtes ont été revendues comme vache à viande.
Les abattoirs concernés se défendent de toute tromperie.
Viande de cheval : l’intermédiaire hollandais avait déjà vendu du faux halal
Dirigeant d’une société-écran chypriote, un homme d’affaires de Breda, aux Pays-Bas est au centre du scandale de vente de viande de cheval à la place de bœuf. En 2012, il avait déjà été condamné à neuf mois de prison ferme pour avoir vendu de la fausse viande halal à des grossistes français.
Après la France et la Roumanie, le scandale de la viande de cheval vendue pour du bœuf dans des lasagnes surgelées mis à jour par la société suédoise Findus s’oriente maintenant vers les Pays-Bas. Car c’est un homme d’affaires néerlandais, Jan Fasen, qui a servi d’intermédiaire entre les deux abattoirs roumains ayant fourni cette viande et la firme française Spanghero qui a approvisionné Comigel le fabricant des lasagnes contrefaites. Comme vient de le révéler le journal anglais « Mirror », la viande de cheval a d’abord été achetée par Draap Trading Limited, une société écran immatriculée à Limassol, dans l’île de Chypre, dont le directeur n’est autre que le néerlandais Fasen.
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Jan Fasen n’est pas un inconnu de la justice. Le 18 janvier 2012, il a été condamné à un an de prison, dont neuf mois fermes, par le tribunal de Breda, pour avoir vendu de la fausse viande de bœuf halal présentée comme d’origine allemande ou hollandaise qui était en fait de viande de cheval en provenance du Mexique, du Brésil ou du Canada.
Selon le jugement, que Paris Match a consulté, les faits se sont déroulés de septembre 2007 à juin 2009. Le tribunal a reproché au négociant d’avoir abusé plusieurs de ses clients – dont une société belge et deux société françaises (dont les noms n’ont pas été divulgués) –, en falsifiant des factures, des formulaires de traçabilité et des certificats halal.
Cette affaire, à l’époque, n’a pas été ébruitée en France.
Egypte. Les arbres du Caire, victimes collatérales de la révolution
Autrefois luxuriantes, les rues d’Héliopolis, une banlieue du Caire, sont bien moins vertes deux ans après la révolution égyptienne. Le phénomène, particulièrement visible dans la banlieue chic d’Héliopolis, s’étend aussi à d’autres quartiers de la capitale.
Les coupables sont à la fois les autorités locales et les habitants. Les premières ont coupé beaucoup trop d’arbres sur les trottoirs et dans les jardins publics. Ils disent qu’ils « taillent » mais faire passer une arbre de 10 à 2 mètres de hauteur, ce n’est pas tailler, c’est raser !
Les habitants coupent aussi, et ce pour des raisons absurdes : certains ne veulent pas balayer les feuilles mortes sur le pas de leur porte, ou s’inquiètent que des excréments d’oiseaux n’atterrissent sur leur voiture [un éditorialiste du journal "Egypt Independent" a raconté que tous les arbres de sa rue avaient été rasés par les commerçants après qu’une branche a abîmé la voiture d’un client, ndlr]. Personne ne les sanctionne. Avant la révolution, on n’aurait jamais osé faire cela de peur d’être réprimandé. Mais aujourd’hui, plus personne ne craint les autorités.


(…) France 24
Scandale : « quand les Verts toulousains (re)tweetent Laurent Ozon »
Les voix de Twitter sont parfois impénétrables. Elles peuvent en tout cas amener à des apparentements fâcheux. Ainsi de la mésaventure de la section toulousaine d’Europe écologie les Verts (EELV) qui a malencontreusement retweeté, le 12 décembre dernier, une conférence de l’Action française, un mouvement maurassien, nationaliste, antisémite et antirépublicain, s’affichant clairement à l’extrême-droite, qui accueillait un certain Laurent Ozon, un ancien militant du Front national… se piquant aussi d’écologie politique.
En mai 2012, pour éviter toute confusion avec cet exalté qui milite pour «la langue, le sol et le sang», la direction nationale d’EELV avait pourtant alerté ses ouailles sur «le parcours politique pour le moins tourmenté de Laurent Ozon, ancien conseiller de Marine Le Pen, localiste, néopaïen, et amateur de solstice». Comment dans ces conditions les Verts toulousains ont-ils pu retweeté une vidéo sur laquelle les fleurs de lys en arrière-plan, ne laissent pas de doute sur les choix politiques du conférencier ?
Interpellée par plusieurs twittos, Europe écologie a dans un premier temps assumé et assuré ne s’intéresser qu’aux propos «écologistes» d’Ozon.
Mais, Sophie Nicklaus, l’une des responsables de la section toulousaine des Verts, sollicitée par l’hebdo les Inrockuptibles, a ensuite assuré qu’il s’agissait là «d’une erreur due à une veille automatisée sur les mots-clé sécologie politique». (…)
Notre-Dame-des-Landes : José Bové et des élus EELV attaquent une maison au pied-de-biche (vidéo)
Immigration = pollution ?
S’il est certains sujets faciles à aborder quand on parle d’environnement, il est des thématiques plus sensibles : la question soulevée par le groupe écologiste Suisse Ecopop est l’une de celles qui crée la polémique de l’autre côté du lac Léman… à quelques coups de rames de la France !
Débarrassons nous d’emblée des idées qui peuvent venir à l’esprit, pour les dépasser. On peut imaginer derrière cette question, tout un tas de choses : protectionnisme, faux prétexte, haine de l’étranger, xénophobie… gageons qu’il n’en est rien et que la volonté de ce groupe qui ouvre le débat sur un sujet brûlant soit d’appeler à un questionnement d’une nature plus profonde qu’épidermique.
De façon factuelle, rappelons que toute activité humaine, quelle qu’elle soit, a un impact sur l’environnement (l’immigré qui atteint un niveau de vie similaire à celui d’un Suisse polluera donc autant que lui), et replaçons le questionnement soulevé par Ecopop dans son contexte : La densité moyenne de la Suisse est d’environ 200 habitants/km² sur sa surface productive (surface qui permet à la population de répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins en matière de traitement des déchets).
La Confédération Helvétique figure ainsi dans la liste des pays très densément peuplés : la question de savoir si le pays peut encore accueillir de nouveaux habitants se pose alors… et le problème soulevé n’est pas sans rappeler les schémas que nous avions créés pour illustrer l’article Natalité : faut-il fixer des quotas ?
La problématique évoquée par Ecopop vise à démontrer que l’action combinée de l’accroissement de la démographie et de l’afflux d’immigrés prétendants à une qualité de vie identique à la leur aura un impact conséquent sur l’environnement, et qu’en l’état, elle n’est pas soutenable… d’où leur proposition de freiner l’immigration pour protéger l’environnement. (…)