Le « Dictionnaire des écoliers », bourré de clichés sexistes. Provisoirement fermé par le ministère (Màj)

Addendum du 06/11/2012

La mise en ligne, il y a deux ans, d’un Dictionnaire numérique, sur le site de l’Éducation Nationale, écrit par des écoliers, a été suspendue lundi .

[...] Pour le ministère, « certaines définitions (…) ne sont pas admissibles en l’état ». « Même si le problème concerne une minorité de définitions », le ministère « a décidé sans attendre de suspendre la mise en ligne » sur le site Internet du Centre national de documentation pédagogique (CNDP). Le site « restera provisoirement fermé » dans l’attente d’une « révision » du processus de validation par le CNDP, et de « la relecture et réécriture » des définitions incriminées. En outre, le ministère a demandé à l’Inspection générale une « évaluation » de « l’ensemble du dispositif ».[...]

 Europe1

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05/11/2012 – «Des milliers de mots pour réussir à l’école», dont les définitions rédigées par des élèves de primaire s’avèrent parfois surprenantes voire choquantes. Le Dictionnaire des écoliers est un site web lancé par le Centre National de documentation Pédagogique au mois de juin 2011… et estampillé par le ministère de l’Education nationale.

Sur les réseaux sociaux, le site fait parler de lui. De nombreuses définitions à caractère sexistes ont été dégottées par les internautes. Ainsi, une «femme»pour des enfants du CE2 au CM2, «c’est une maman, une mamie ou une jeune fille. Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. Elle a de la poitrine». Par exemple, «Miss France est la plus belle femme de France». Le terme «dame», lui, s’utilise plutôt ainsi: «Ce mercredi matin, au supermarché, j’ai croisé une dame très bien habillée.»

Certes, mais alors un homme? «C’est un humain qui a de la barbe». Tout simplement. Le mot «père», renvoie en revanche à une définition plus complexe et sexiste: «C’est le mari de la maman, sans lui la maman ne pourrait pas avoir d’enfants. C’est le chef de famille parce qu’il protège ses enfants et sa femme. On dit aussi papa». Et la mère? «C’est une femme qui a des enfants. On l’appelle maman ou mamounette». Aux yeux des enfants, c’est un mot qu’on utilise dans des phrases telles que «ma mère, c’est aussi la maman de mes frères et sœurs» ou, plus cliché, «ma mère repasse les affaires de toute la famille». C’est donc sans surprise que l’on découvre l’exemple donné pour le terme «ménage»: «Tous les dimanches, ma maman fait le ménage: elle rend la maison propre.» [...]

20minutes.fr

J’ai des yeux bleus, j’aime ma ville, j’aime les chats, je déteste le racisme, l’école…”

Trente-sept écoliers sur les 44 élus au conseil municipal d’enfants ont été accueillis le 31 octobre au centre de vacances municipal Daniel-Fery, à Champagneux. Un moment inoubliable pour ces élèves de CM1/CM2 encadrés par les animateurs des maisons de l’enfance. Toute la journée, ils ont répondu à des questions, écouté le maire, dialogué avec elle, posé pour les photographes, travaillé en commissions… et joué.

Leur comportement a été irréprochable. Tous prennent leur rôle très au sérieux et pensent faire bouger les choses.

Venus en bus, les enfants ont d’abord joué à faire connaissance, chacun essayant de retrouver l’autre dans la salle. Sur le papier, juste quelques informations : “J’aime le rose, sur une île déserte j’emmènerais ma maison, je porte des lunettes, j’ai des yeux bleus, j’aime ma ville, j’aime les chats, je déteste le racisme, l’école…” Un jeu organisé par Tayeb Boussouar (direction municipale enfance) qui gère avec beaucoup de conviction la mise en place de ce CME, avec Said Idamine, intervenant socio-éducatif de l’association Wesch, qui a permis de tisser assez vite des liens. Ambre, Faustine et Louisa se sont mises à discuter. Un peu plus loin, Ryad et Hisac aussi. (…)

Les élus du CME de Vénissieux :

Noura Aguilt, Chahinaze Atbi, Imène Beghdadi, Myriam Belhareth, Romayssa Boufoud, Moussa Bouiflane, Sirine Bouzid, Mélissa Cavcic, Kyllian Chomet, Laurena Debard, Nawel Diaby-Monnery, Majid El Khoulam, Mamadou Fadiga, Kahina Fellahi, Adam Fiorato, Mathieu Garneret, Rayan Gherbi, Syrine Ghezal, Idriss Guelbi, Solène Guillemin, Zarra Khelalfa, Amira Khelifa, Lockmen Tayeb Laoucheria, Louisa Lonoce, Claudia Lopez, Sofiane Medjgal, Iyad Mohamed, Hisac Muntean, Farha Mze, Nansi Nkufula Ngiaba, Hamza Ouertani, Sirine Ouhaibia, Tom Petitjean, Adrien Roman, Ambre Roussel, Lukas Saman, Faustine Sanchiz, Karim Seck, Tamim Siouda, Iskandre Tabboui, Slimane Tedbirt, Nour Touati, Anatole Varet, Leyane Zerroug.

Expression Vénissieux

Saint-Étienne : « des écoliers mangent du haschich » à la récré…

Des écoliers ont découvert par hasard vendredi, du haschich dans une trousse à proximité de l’école de Tarentaize à Saint-Etienne. Inquiète, une des mamans a fait hospitaliser un des enfants qui en avait mangé plusieurs morceaux.A la récréation de 15 heures vendredi, des écoliers découvrent une trousse bleue posée entre un buisson et le grillage qui ceinture l’école. Les enfants, curieux, ouvrent la trousse et goûtent ce qui peut ressembler à des barres de céréales «avec un goût de feuille».

Le soir, un des enfants, malade, est emmené par sa mère aux urgences pédiatriques de l’hôpital Nord. Un fragment de ce que l’enfant a mangé est retrouvé, il s’agissait bien de résine de cannabis. Le jeune patient a quitté l’hôpital à 23h30 mais l’équipe soignante a conseillé à sa famille de bien le surveiller et de le ramener en cas de nouveaux symptômes. Si d’autres enfants en ont mangé, aucun n’a semble-t-il été malade.

La maman a décidé hier de déposer plainte auprès des services de police contre l’école pour « admission de substances nuisibles » et a alerté le service à la vie scolaire de la mairie et l’Inspection d’académie. De son côté, Pierre-Michel Brunel, inspecteur d’académie affirme que « l’équipe scolaire a réagi avec vigilance mais n’a pas pu présumer que les enfants avaient mangé de ce produit ».

A noter qu’une enquête va être ouverte par la police pour retrouver le propriétaire de la trousse contenant les barrettes de haschisch.

Le Progrès

(merci à louis d’or)

Grande-Bretagne : «accommodements» pour les écoliers musulmans pendant le ramadan

Une ville du nord-ouest de l’Angleterre recommande à ses écoles de dispenser les enfants musulmans de natation pendant le ramadan car ils risquent de rompre involontairement le jeûne en buvant la tasse, a-t-on appris lundi auprès de la commune. D’autres «accommodements» sont également prévus.

Dans un guide à l’usage des écoles établi à partir de recommandations du Conseil des musulmans du Royaume-Uni, le conseil municipal de Stroke-on-Trent conseille aux établissements «d’éviter de programmer des leçons de natation pendant le ramadan». «En général, la natation est une activités tolérée pendant le jeûne. Néanmoins, elle peut devenir problématique pour de nombreux écoliers compte tenu du risque élevé d’avaler de l’eau», souligne le document.

Le guide conseille également la suspension des cours d’éducation sexuelle, y compris sous leur aspect scientifique, puisque les musulmans «sont tenus d’éviter toute pensée sexuelle» durant ce mois. De façon générale, la municipalité recommande d’éviter toute activité physique trop intense et de reporter les évaluations pédagogiques afin de ne pas défavoriser les écoliers musulmans que le jeûne fatigue.

«La principale préoccupation doit être que les enfants ne se sentent pas désavantagés durant leurs activités scolaires à cause de leur religion», estime le conseil municipal.

La Croix(Merci à Le Hutin)

Genève : une école clôturée pour éloigner les drogués

A Genève, le préau de l’école du Seujet sera bientôt fermé par des barrières pour éloigner dealers et toxicomanes. « Il n’est pas acceptable que des enfants de 4 ans assistent au quotidien à des scènes de deal et de toxicomanie », s’émeut la directrice.

Des dealers dans le préau à l’heure où les enfants y jouent, des toxicomanes qui se piquent sous les yeux des bambins : la situation à l’école du Seujet, à Genève, est devenue intenable.

Sur demande de la direction et des parents d’élèves, la municipalité va installer des barrières pour fermer le préau le soir et la nuit. «Nous avons reçu beaucoup de plaintes de parents. Dans cette école, l’environnement scolaire est devenu pathogène pour les enfants», reconnaît un magistrat responsable des écoles. Les barrières devraient éviter aux écoliers de retrouver seringues et tessons de bouteille sur leur place de jeu.

Ce préau sera le sixième de la ville à être clôturé pour des raisons de sécurité. Selon la chef du Service des écoles, les problèmes de «cohabitation» dans les écoles de la ville se multiplient, qu’il s’agisse de cas graves ou de simples «incivilités».

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