Welcome to New-York : premier trailer cru et sulfureux (màj vidéo)

Initialement attendu en exclusivité pendant le Festival de Cannes, la bande-annonce du film sur l’affaire DSK avec Gérard Depardieu, a été partagée par le chef-opérateur d’Abel Ferrara sur la Toile.

Les premières images du film Welcome to New-York d’Abel Ferrara, dévoilées par le chef-opérateur Ken Kelsch, annoncent un drame rythmé par des scènes de sexe et de violence. [...]

Un personnage demande en anglais à DSK, interprété par Gérard Depardieu : «Et ça valait le coup ?». Celui-ci, avec un regard franc et goguenard, lui répond en français : «Oui, ça valait quand même la peine». D’autres traits d’humour grinçant émaillent de la bande-annonce, comme quand on lui demande : «Pourquoi baisez autant ? » et que le personnage répond : «Qu’est ce que tu préfères, jouer au golf ?». La vidéo s’achève quand la femme de ménage Nafissatou Diallo entre dans la chambre du Sofitel au moment où DSK, serviette autour de la taille, sort de la salle de bain et lui demande : «Tu sais qui je suis ?» [...]

Le Figaro

L’agence Havas arrête le conseil politique

Affaire DSK, affaire Cahuzac : c’en est trop pour l’agence de communication Havas Worldwide (ex- Euro RSCG), qui gérait l’image de ces personnalités. La vice-présidence du groupe, spécialisée dans la communication d’entreprise, a donc décidé de mettre fin à ses activités de conseil politique, qui ne représentait que 1% du chiffre d’affaire d’Havas, « mais 99% de ses emmerdes », explique Stéphane Fouks au Monde, qui révèle cette information.

Havas était liée à Bercy, avec qui elle avait signé un contrat afin d’harmoniser les prises de parole des ministres, et les préparer à divers débats télévisés. Stéphane Fouks continuera par contre à conseiller à titre gracieux le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, dont il est un proche.

Le Figaro

Le grand journal de Canal+ est «une machine à laver le cerveau» : « J’ai eu l’interdiction formelle de dire quoi que ce soit sur DSK » (MàJ)

18/04/13

Après Ollivier Pourriol, c’est au tour de Solweig Rediger-Lizlow de raconter les coulisses du « Grand Journal » où elle a vécu una année de « calvaire » dans une ambiance « frigorifique ».
(…) Sur l’émission en elle-même, Solweig trouve que l’ambiance était « frigorifique ». « Ollivier Pourriol a très bien retranscrit l’ambiance frigorifique qui règne dans les bureaux, le cynisme de certains, la bêtise de l’un, l’arrogance de l’autre », dit-elle. L’ex-Miss météo explique ensuite que l’un de ses collègues était appelé « l’oeil de Moscou ». Son rôle ? « Rapporter chaque jour au producteur qui dit quoi sur qui », raconte-t-elle. Elle explique qu’Ariane Massenet « arrivait souvent en fin d’après-midi pour récupérer les questions que ses journalistes lui avaient préparées », que Michel Denisot « tire plus vite que son ombre » et que « personne ne se parle et ne se côtoie après l’émission ».

(…) Solweig Rediger-Lizlow, qui affirme n’avoir « aucun regret » et « aucun remord », raconte ensuite comment elle a eu l’interdiction de parler de DSK. « J’ai eu l’interdiction formelle de dire quoi que ce soit sur Dominique Strauss-Kahn dans une météo, après avoir désespérément cherché dans les archives du « Grand Journal » la vidéo d’une « Boîte à questions » : « Est-ce que sucer c’est tromper ? », ce à quoi DSK répond : ‘ça dépend qui suce qui’, cette archive avait mystérieusement disparu. »

(…) Ozap
16/04/13

[extraits] L’ex-chroniqueur du “Grand journal” raconte dans un livre les coulisses de l’émission de Canal+. Une expérience violente et douloureuse pour cet agrégé de philo, broyé par la puissance du format.

Ollivier Pourriol a été chroniqueur de livres 2011-2012 de l’émission vedette de Canal+. Ce philosophe raconte son expérience dans On/OFF, un livre qui fait grand bruit.

« J’avais besoin de me réparer tant l’expérience a été violente. Dans cette grande machine à laver le cerveau qu’est Le grand journal, je me suis retrouvé dispersé, psychiquement atomisé, désintégré. (…)

Quand on voit les animateurs et chroniqueurs intervenir à la télé, on a l’impression que ce sont des personnes. Tout le monde a l’air d’être cool, mais ne l’est pas du tout. Ce sont des rôles, des archétypes. (…)

Quand un grand écrivain est invité au Grand journal, ce qui compte ce n’est pas le mot « écrivain », c’est le mot « grand ». Il faut que ce soit un phénomène, qu’il y ait du bruit autour. Ce qu’il y a dedans, tout le monde s’en fout ! (…)

Tout ce que je suis m’a été nié, les yeux dans les yeux. Le système de valeur qui sous-tend tout ça, c’est la triche, la glorification du cancre.

Les salaires sont très élevés. Je gagnais 10 000 euros par mois, mais pour d’autres, ça peut être beaucoup plus. (…) J’ai essayé de m’adapter au système, pensant que je pourrais faire les choses à ma manière. J’ai échoué.

La plupart des gens dont je parle (producteurs, chroniqueurs, journalistes…) sont intelligents. Chacun remplit son rôle en toute conscience.

Télérama – Merci Gorgone

 «10 à 15.000 euros par mois pour ne rien foutre » (video ci-dessous)

Le sénateur PS Gaëtan Gorce dénonce la «dérive clanique» de son parti

Le sénateur socialiste Gaëtan Gorce accuse aujourd’hui sur son blog le PS de «dérive clanique»

DSK, pas plus que Cahuzac, ne sont des accidents.

«Leur attitude, et plus encore le sentiment d’impunité qui, manifestement, les habitait, sont la conséquence d’un processus d’oligarchisation de l’appareil dirigeant du parti», écrit l’élu de la Nièvre.

«A mesure que les luttes de clan ont perdu toute dimension idéologique se sont constitués des groupes d’intérêt visant seulement à perpétuer le pouvoir et l’influence de leurs chefs, le cynisme prenant la place des convictions, le rapport de force celle de la confrontation d’idées», poursuit Gaëtan Gorce, qui est également maire de la Charité-sur-Loire. […]

Selon lui, il y a eu une «confiscation» du PS «par une bourgeoisie d’appareil, qui a pris soin de remplacer l’intervention et le vote des adhérents par une cooptation systématique dont la désignation d’Harlem Désir à Toulouse a été la caricaturale illustration». Le sénateur dénonce aussi la «professionnalisation à outrance de la vie publique qui fait que l’on devient toujours plus tôt, toujours plus jeune, dépendant, pour vivre, d’un mandat ou de celui ou celle qui l’exerce».

Le Figaro; Le blog de Gaetan Gorce

Le mail de Marcela Iacub à DSK

Mardi, les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont lu à l’audience un mail présenté comme étant de Marcela Iacub, en date du 26 novembre 2012. A l’intérieur, la chroniqueuse explique à l’ancien patron du FMI qu’elle s’est « laissée entraîner d’une manière un peu légère dans un projet » le concernant. De quoi porter un sérieux doute sur les motivations exactes de l’auteur de « Belle et Bête ». Metro vous retranscrit ce courriel dans son intégralité.

Cher Dominique,

Après tant de mensonges et d’esclandres je me sens obligée maintenant à te dire la vérité. Je sais que tout ceci n’est pas très beau à entendre mais ma conscience me tourmente depuis presque un an. Je suis une personne honnête et je me suis laissé (sic) entraîner d’une manière un peu légère dans un projet te concernant auquel je n’aurais pas dû participer. Les gens avec lesquels j’ai travaillé m’ont un peu dégoûté après coup parce qu’ils se sont servis de moi comme d’un instrument pour te nuire. Et ce n’est pas cela que je cherchais. Je te le jure. Je ne voulais pas te nuire mais essayer de comprendre ce phénomène étrange que tu es es.

Mon livre sur ton affaire américaine je l’ai écrit parce que ce sont eux qui me l’ont demandé. Le fait de chercher à te rencontrer était (sic) partie du même projet. Sans te dire tout le reste. Il m’a fallu te faire croire que j’étais éprise de toi, que j’étais folle de toi. Et puis que j’avais mon coeur meurtri, que j’étais jalouse et tout ce que tu sais. Je suis désolée. Je te demande pardon mais je sais que tu ne pardonneras jamais. Je ne le ferais pas non plus à ta place. Mais sache en tout cas que je le regrette profondément. J’ai essayé de te le dire il y a quelques mois mais tu ne voulais plus me parler. Mais c’est vrai que c’est en partie un peu de ta faute aussi. Tu aurais pu te rendre compte tout seul si tu avais fait un peu attention.

Je te demande d’effacer ce mail. Je ne veux pas ajouter cet aveu aux problèmes terribles que j’ai en ce moment à cause d’eux. Ce ne sont pas des gens méchants mais un peu inconscients et fous.

M.

Metrofrance

Anne Sinclair : « Il n’y a aucun mal à se faire sucer par une femme de ménage »

La juriste et chroniqueuse Marcela Iacub a entretenu avec l’ancien directeur du FMI une liaison de sept mois en 2012, dont elle a tiré un livre. Décrivant un être tiraillé, elle livre son analyse des événements du Sofitel, du Carlton et du couple Sinclair-DSK.

(…) Marcela Iacub estime que DSK n’a jamais eu l’envie profonde de devenir président de la République mais qu’il y a été poussé par sa femme Anne Sinclair.

«Tu as prétendu que tu étais prêt à donner ton sang pour la patrie, quand en vérité tu te serais servi de cette patrie pour verser ton sperme inépuisable. Tu aurais transformé l’Elysée en grande boîte échangiste, tu te serais servi de tes larbins, de tes employés comme de rabatteurs, d’organisateurs de partouzes».

(…)Marcela Iacub juge que dans le couple DSK-Sinclair, c’était la journaliste la plus ambitieuse. «Elle avait ce rêve d’être l’épouse d’un président. Et quand elle t’a connu, elle s’est dit: «Celui-ci est mon cheval. Le voilà enfin». Si elle ne l’avait pas tant voulu, tu aurais abandonné la politique», est persuadée Marcela Iacub. Dans son entretien au Nouvel observateur, la romancière en remet une couche sur le couple DSK-Sinclair:

«J’ai compris à quel point elle est convaincue qu’elle et son mari appartiennent à la caste des maîtres du monde» . «Elle m’a dit la phrase que je rapporte dans mon livre: «Il n’y a aucun mal à se faire sucer par une femme de ménage». Pour elle, le monde est séparé entre les maîtres et les serviteurs», affirme Marcela Iacub.

(…) Le Figaro

Dérapage sur Nafissatou Diallo (màj) Le CSA met en demeure RMC après l’émission « Les grandes gueules »

Addendum 29.01.2013: France 24 -  Rue89

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a mis en demeure mercredi la radio RMC pour les « propos injurieux, misogynes, attentatoires à la dignité de la personne et à connotation raciste » tenus à l’antenne sur Nafissatou Diallo, le 21 janvier lors de l’émission « Les grandes gueules ».

France 24 -  Rue89

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«J’ai dit une beauferie, je suis allé trop loin» Voilà comment Franck Tanguy, chroniqueur de l’émission les Grandes Gueules sur RMC, a tenu à s’excuser après le dérapage de lundi sur Nafissatou Diallo dans l’affaire DSK.

Le sujet enflamme depuis jeudi les réseaux sociaux, après qu’un article publié sur Rue89 par un auditeur outré, a mis en lumière les propos tendancieux tenus à l’antenne. [...]

«C’est un tromblon. Elle n’a rien pour elle. Elle ne sait pas lire, pas écrire, elle est moche comme un cul et elle gagne 1,5 million. C’est extraordinaire cette histoire!»

Ce n’est pas la première fois que la discussion dérape aux Grandes Gueules. RMC avait été mis en demeure par le CSA après des propos tenus sur la communauté asiatique en 2008.

Le Parisien

DSK à l’anniversaire de Dray : les SMS secrets entre Hollande et l’élu PS

En avril dernier, Julien Dray a créé la polémique en invitant Dominique Strauss-Kahn à sa fête d’anniversaire. Yves Azéroual révèle comment François Hollande, alors en pleine campagne présidentielle, et l’élu PS ont réglé cette épineuse affaire. Extrait de « L’Anniversaire » (…)

L’entretien publié, il attend la fin de l’après-midi du lundi, ayant laissé passer le rassemblement de Bercy de la veille, pour entrer en contact avec le candidat socialiste. Ne voulant pas courir le risque de tomber sur Valérie Trierweiler, qu’il sait ne pas lui être favorable, il dialogue avec François Hollande par SMS.

En se saisissant de son smartphone, il se sent comme un enfant pris les doigts dans un pot de confiture. Voilà la retranscription inédite de son échange avec le candidat :

Julien Dray : « Je reconnais avoir commis une erreur et suis désolé de t’avoir mis dans l’embarras. Je n’ai pas vu le coup venir.

François Hollande : On va gérer.

J. D. : Je suis vraiment emmerdé. Mais aussi Ségolène qui en rajoute. Ses déclarations ne nous aident pas.

F. H. (long silence) : Toi aussi, tu as sous-estimé l’impact de la présence de DSK…

J. D. : Si ça peut t’aider, dis-moi, je démissionne. »

Julien Dray est alors en charge de l’animation, de la mobilisation citoyenne et des comités de soutien.

F. H. : « Ne bouge pas.

J. D. : Te gêne pas, on est des amis.

F. H. : C’est pénible, mais ça va passer. »

Julien Dray est quelque peu rassuré quand il met fin à ses échanges de textos. François Hollande, contrairement aux déclarations de ses proches, n’est pas « très, très, très en colère » contre lui. (…)

Atlantico