Marseille : La pauvreté, «responsable des violences» selon des élus PS

Les élus socialistes marseillais, Samia Ghali et Patrick Mennucci, ont estimé aujourd’hui que la pauvreté et l’échec scolaire étaient responsables des violences dans la citée phocéenne, après la mort d’un mineur de 17 ans jeudi soir dans un règlement de comptes et le décès d’un trentenaire mortellement blessé dans une rixe.

Dans un communiqué, le député-maire de secteur, Patrick Mennucci, explique que la situation de violence «n’est pas étrangère à la pauvreté économique de la ville, aux 30% de Marseillais vivant sous le seuil de pauvreté, aux 25% d’échec scolaire, de l’abandon des quartiers du nord et de quelques quartiers du centre là où les règles ne sont pas les mêmes que dans le reste du pays».

De son côté, la sénatrice-maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, Samia Ghali, qui avait prôné fin août un recours à l’armée dans les quartiers nord de Marseille, a déploré, dans une interview sur Europe 1, que l’«Ecole de la République n’apporte pas assez de réponses à ces jeunes». «C’est l’école du crime qui les forme, c’est pas l’école de la République», a affirmé la sénatrice, demandant la mise en place «de contrats d’apprentissage dès 14 ans.»

Enfin, le président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, Eugène Caselli (PS)L’élu souligne que les «réseaux de trafiquants (…) gangrènent les quartiers de notre ville les plus en souffrance économique, sociale et urbaine. »

Le Figaro

Spécial Investigation (C+) Au coeur des mafias qui envahissent la France

Spécial Investigation C+. 07.01.2013 (B.A La Nouvelle Edition)

Ali Baddou: Pourquoi est-ce qu’ils viennent en France ? [...] Jérôme Pierrat: Parce qu’il y a des opportunités qui s’offrent à eux depuis quelques temps, on va dire à la faveur de la mondialisation de l’économie, de quelques bouleversements géopolitiques…

Canal +

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Le prochain numéro du magazine d’information Spécial Investigation, qui sera diffusé le lundi 7 janvier s’intéresse aux nouvelles mafias et notamment à la mafia nigériane fortement implantée à Lyon. Nommée «419», elle se serait spécialisée dans la traite des femmes et la prostitution.

La mafia nigériane compterait plus d’un millier de membres à Lyon.

Pour l’occasion, Jérôme Pierrat et Barbara Conforti, les journalistes du magazine, ont fait appel à Loulou Dédola, écrivain et musicien lyonnais, afin d’entrer en contact avec les mafieux. Auteur d’un livre sur le sujet (419 – African Mafia), il connaît bien le milieu après avoir vécu au Nigéria.

Après avoir débuté son enquête à Lyon où il a fait témoigner des prostituées nigérianes, Loulou Dédola et l’équipe du documentaire se sont rendus à Benin City, la plaque tournante mondiale du trafic d’êtres humains. «De nombreuses filles sont vendues à d’anciennes prostituées pour environ 10 000€ chacune. Le réseau du 419 les fait venir en France, grâce à des complicités dans des ambassades et des aéroports. Une fois sur place, les filles sont obligées de rembourser la somme de 40.000€ en vertu d’un contrat lié avec un prêtre vaudou», explique Loulou Dédola. […]

En réalité, le «419» serait les petites mains d’autres mafias, de véritables sous-traitants. «Ils font tout, ils travaillent au service et en partenariat avec toutes les mafias. Par exemple si l’une d’elle veut faire passer de la drogue, les Nigérians organisent un immense transfert par body packaging : ils font ingurgiter des kilos de cocaïne à des milliers de gens qui feront ensuite transiter la drogue». […]

Lyon Mag

Reportage : Embarqués avec les go fast

A bord de grosses cylindrées, des dealers vont à Amsterdam acheter leur herbe et reviennent en banlieue parisienne. Karim Baouz de Paris match était avec eux. Tous les prénoms ont été changés.

Avec les gueules qu’on a, la société ne nous donne rien. La porte est fermée, alors on passe par la fenêtre. Comme on ne nous laisse pas gagner notre pain décemment, on fait du ­business.

Quelque part dans la banlieue nord de Paris. Un petit appartement qui sert de planque à une bande de dealers. Papier peint ­décrépi, ameublement minimal – une armoire, une table, des chaises. Sur la table, de grosses liasses de 500, de 50, de 20 euros. Un des jeunes les compte avec la rapidité d’un bookmaker du Bronx : 30 000 euros au total, de quoi acheter 5 kilos d’amnésia, une herbe puissante au succès tellement foudroyant que certains disent qu’elle pourrait supplanter la cocaïne. Kevin, le chef de la bande, m’explique qu’il part de suite à Amsterdam pour ­alimenter son territoire. Ce sera un «go fast», un voyage express en voiture pour aller chercher de la drogue. Kevin et sa bande en font presque chaque week-end. […]

La préposée du péage, qui a dû en voir d’autres, ne tique même pas quand elle réalise que le conducteur porte une ­cagoule – il protège en fait son ­visage de ma caméra. «Merci madame, au ­revoir madame», lui disent poliment les jeunes.

Il m’a fallu plus d’un an pour les approcher et les convaincre de me ­laisser les accompagner lors d’un go fast. Ils ont fini par accepter, en partie parce qu’ils estiment que les reportages à la télé racontent n’importe quoi : «Le go fast, ce n’est pas un exploit, c’est un truc tout simple. N’importe qui peut le faire», assène Kevin. […]

Paris Match

Une élue parisienne écolo mise en cause pour blanchiment d’argent de la drogue (MàJ vidéo)

17/10/12
Florence Lamblin commerçait depuis longtemps sur Internet.
Elle avait créé en 2009 une société de vente de produits bio par Internet : d’après les site lesarnaques.com, spécialisé dans la dénonciation de sites commerciaux indélicats, de nombreux clients se seraient plaints de n’avoir jamais été livrés après avoir payé…

16/10/12
L’élue verte vend aussi des sex-toys

Florence Lamblin, mise en examen dans une vaste affaire de blanchiment, est actionnaire de la boutique en ligne sexecolo.com proposant des produits alliant « écologie et sexualité »

(…)

Paris Match

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Brésil : Policiers et fusiliers marins entrent dans deux favelas contrôlées par les trafiquants de drogue

La police brésilienne a commencé ce matin à occuper deux des favelas les plus violentes de Rio de Janeiro, Jacarezinho et Manginhos, contrôlées par les trafiquants de drogue, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Peu avant 5h du matin (10h en France), quelque 800 policiers, accompagnés de 13 blindés de la Marine, sont entrés à pied dans les ruelles de ces favelas, connues également comme centres de consommation de crack. Dans la favela de Jacarezinho, une journaliste de l’AFP a pu entendre des coups de feu, alors que, selon la presse locale, l’opération s’est déroulée sans heurts dans celle de Manguinhos.

L’opération a mobilisé 170 fusiliers marins, opérant les blindés, et 1.300 policiers, dont 500 pour encercler les favelas. Des équipes moins importantes ont été envoyées dans d’autres favelas pour tenter de débusquer les trafiquants de drogue.

Les autorités brésiliennes tentent de reprendre le contrôle et de nettoyer les zones les plus dangereuses du pays avant la coupe du monde de football en 2014 et les jeux Olympiques en 2016.

Le Figaro

Tours : 710 kilos de cannabis saisis dans un go-fast sur l’A10

Sept cent dix kilos de cannabis ont été saisis dans la nuit de jeudi à vendredi sur l’A10 près de Tours à bord d’un go-fast en provenance d’Espagne et à destination de la région parisienne, a annoncé la direction des douanes dans un communiqué.

Au cours de cette opération, qui s’est déroulée entre 2 heures et 4 heures au péage autoroutier de Tours La Monnaie, les douaniers ont interpellé deux des trois trafiquant. Le troisième, qui a pris la fuite lors du contrôle, est actuellement recherché.

La technique du go-fast consiste à former un convoi de plusieurs véhicules pour acheminer rapidement par l’autoroute de la drogue, souvent en grandes quantités, à un grossiste. L’un des véhicules du convoi, le porteur, transporte la marchandise. Il est précédé ou accompagné d’un ou plusieurs véhicules éclaireurs ou suiveurs chargés de sécuriser ou de contrôler le trajet pour le compte des trafiquants. Leur détermination rend particulièrement périlleuse toute intervention des forces de l’ordre (police, gendarmerie, douanes) sur ce type de convois.

Un véhicule douanier posté sur le dispositif a permis de mettre en échec une tentative de fuite à contresens sur l’autoroute de l’une des berlines du convoi. [….]

Le Point (Merci à Zentropiste)

Jean-Claude Gaudin : L’envoi de l’armée dans les cités «pourrait amener à une guerre civile»

Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, revient sur les remous provoqués jeudi par le 14e règlement de comptes dans la Cité phocéenne en huit mois et les déclarations chocs de la sénatrice PS Samia Ghali, qui demande l’intervention de l’armée dans les quartiers nord. Il veut que toute sa ville soit en zone de sécurité prioritaire.

Ces quartiers ne sont pas abandonnés. […]. Un milliard d’euros y sont consacrés.

Pensez-vous qu’il faut augmenter les effectifs policiers à Marseille ?

Marseille a toujours besoin d’effectifs de police supplémentaires, bien qu’il y ait aujourd’hui 3000 policiers d’État et deux compagnies de CRS. Et, puisque le gouvernement précédent avait fait un effort, la municipalité vient de créer 100 postes supplémentaires de policiers et développe la vidéosurveillance. Nous avons désormais 350 policiers municipaux. Longtemps, je n’ai pas voulu qu’ils soient armés. J’ai évolué. Ils vont être dotés d’armes non létales, comme les Flash-Ball, et de gilets pare-balles. […]

Que dire de la proposition de Samia Ghali d’envoyer l’armée dans les cités pour éradiquer les trafics de drogues ?

C’est une solution ubuesque condamnée par tout le monde et qui pourrait amener à une guerre civile. Marseille n’en est pas là. Ici, il y a des gens qui travaillent et qui sont exaspérés par la mauvaise publicité faite autour de ces règlements de comptes. Il y a beaucoup de choses qui marchent bien, comme nos universités, qui ont fusionné, ou nos hôpitaux, où viennent se faire soigner des gens de toute la région. […]

Le Figaro

Drogues : La sénatrice PC Laurence Cohen appelle à mettre fin à la «répression»

Une sénatrice, soutenue par des médecins et des associations, appelle à changer l’approche des addictions. Elle plaide pour que la répression des drogues soit remplacée par une dépénalisation des usages et une prévention qui engloberait aussi l’alcool et le tabac, qui font 100.000 morts par an, mais aussi aux jeux de hasard, d’argent et aux jeux vidéo sur Internet.

Le débat sur les drogues s’invite au Sénat. Dépénalistaion et prévention plutôt que pénalisation. Telle est la politique défendue par la sénatrice CRC (Communiste) Laurence Cohen pour lutter contre les addictions. Cette approche des addictions est également défendue par des médecins et des associations. Ainsi, une «charte pour une autre politique des addictions» a été présentée jeudi au Sénat. «Il faut vraiment un changement d’optique», a expliqué l’un de ses rédacteurs, Alain Morel, directeur général de l’association Oppelia, interrogé vendredi par l’AFP. La charte constate que la loi de lutte contre les drogues de 1970 a conduit à une politique «totalement obsolète».

«La stratégie dite de ‘guerre à la drogue’ a échoué», affirment ses signataires, qui veulent que l’accent soit mis «sur la prévention des addictions», la «réduction des risques» pour la santé des consommateurs et demandent une «dépénalisation des usages» sans supprimer «l’interdit sur les drogues». La stratégie consistant à «criminaliser» la consommation de drogues «n’a réussi à enrayer ni leur disponibilité, ni leur consommation», avancent-ils. […]

France Soir