Saint-Denis (93) : Des trafiquants frappent un homme qui voulait les chasser de son hall d’immeuble

Trois hommes ont été interpellés hier soir à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis pour «violences aggravées» après avoir frappé un homme qui venait de les évincer de son hall d’immeuble, a indiqué aujourd’hui la préfecture de Seine-Saint-Denis.

Ces hommes ont «porté un coup de bouteille à la tête » du riverain, qui les avait «chassé de son hall d’immeuble peu de temps avant les faits», a expliqué la préfecture sans autre précision. «A Saint-Denis, il y a beaucoup d’occupations de halls d’immeuble et beaucoup de riverains essayent de régler cela eux-mêmes», a-t-on ajouté.
Les mobilisations d’habitants de cité contre les trafics illégaux dans leurs lieux de résidences se multiplient ces dernières semaines.

Le 11 mars, deux jeunes hommes de Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne) ont été condamnés par le tribunal de Créteil à de la prison avec sursis, après un avoir frappé au thorax une habitante faisant partie d’un groupe de résidents excédés de l’occupation de leur immeuble par des trafiquants de drogue.

Le Figaro

Marseille : au coeur du Panier et de son trafic (vidéo)

« Arrête de me raconter des histoires ! On t’a pris en photo, le 22 février, rue du Refuge, hier aussi, en train de vendre. On a encore une image quand tu comptes les billets et le produit. Maintenant, on va gagner du temps. » Ryan (1) passe un sale quart d’heure. Il est en garde à vue, la police vient de l’arrêter, en flagrant délit.

Sur lui, 450 euros, en petites coupures. Il détenait aussi des barrettes de résine de cannabis, une dizaine. Lui est le petit chef d’un point de vente de shit, qu’il partage avec son copain Moussa (1). Les deux sont archi-connus des services de police. Face aux enquêteurs du Groupe de voie publique (GVP) du Panier, le service spécialement créé pour sécuriser le quartier, les deux garçons n’affichent guère d’arguments contradictoires. Les surveillances et les planques autour de leurs activités délictueuses ne leur ont laissé peu de chance d’échapper à la justice. Ils seront jugés en comparution immédiate pour leur trafic de stupéfiants. En récidive légale, ils devaient écoper d’une peine de prison ferme.

La Provence

Le corps calciné de Flassans identifié

Les médecins légistes de Nice seraient parvenus à identifier le corps calciné retrouvé chemin de Carteresse à Flassans le 1er mars en fin de journée.

Il s’agirait d’un homme d’une trentaine d’années habitant les quartiers Nord de Marseille et très défavorablement connu des services de police notamment pour différentes affaires de drogue, selon une source proche de l’enquête.

Il pourrait donc s’agir d’un règlement de comptes d’autant que ce secteur du centre Var sert souvent de base arrière aux trafiquants.

Var Matin

Chennevières (94) : Les habitants s’opposent aux dealeurs

Depuis une semaine, à Chennevières, des habitants occupent leur hall d’immeuble pour faire partir les trafiquants de drogue.

« Locataires en colère », « Stop aux dealeurs », « Touche pas à mon HLM »… Impossible de ne pas remarquer les affiches accrochées aux étages du bâtiment situé au 2, villa Bretagne à Chennevières. Depuis une semaine environ, quelques habitants de cette résidence, située dans le quartier sensible du Bois-l’Abbé, ont décidé de ne plus se laisser faire par les dealeurs qui squattent le hall de leur immeuble.

En plus d’avoir installé des banderoles à leurs fenêtres, certains ont décidé d’occuper le hall pour empêcher les jeunes de revenir, quitte à se mettre en danger, comme jeudi : « Un jeune a voulu rentrer dans l’immeuble vers 16 heures, explique une femme, les traits tirés. Comme je me suis opposée, il m’a mis une claque. Je l’ai poussé, il m’a alors donné un coup dans le thorax et je lui mis un coup de pied dans les parties génitales. Avec une autre maman, on l’a poussé dans les escaliers. »

Deux jeunes hommes de 18 et 23 ans ont été interpellés par la police dans cette affaire. L’un pour agression volontaire, détention de stupéfiants et pour rébellion, l’autre pour rébellion et violence sur les forces de l’ordre. Ils ont tous les deux été placés en détention provisoire et devraient comparaître devant le tribunal de grande instance de Créteil aujourd’hui ou demain dans le cadre d’une comparution immédiate.

Bruit, saletés par terre, insultes, menaces parfois doublées de violences…

Le quotidien des habitants est empoisonné depuis des années par plusieurs dizaines de jeunes en majorité du quartier qui squattent les lieux jour et nuit, boivent, fument et vendent de la drogue. Depuis quelques semaines, la tension ne cesse de monter.

Samedi 2 mars, un début d’incendie s’est déclenché au premier étage, car une locataire leur avait fait une remarque. « On leur avait dit de partir et ils n’ont pas apprécié, lâche une femme au fort caractère. Il y a un mois, ils ont ouvert le robinet de gaz… On n’en peut plus, on veut qu’ils partent et qu’ils nous laissent tranquilles. »

Depuis l’incident, cinq, parfois dix, voire vingt habitants se réunissent chaque soir dans le hall pour occuper l’espace jusqu’à 3 ou 4 heures.

Le Parisien

Maroc. Pour lutter contre le tourisme sexuel, le trafic de drogue et le blanchiment d’argent, les résidents étrangers auront des cartes biométriques

Les étrangers résidant légalement au Maroc se verront bientôt accorder des cartes biométriques par la Direction Générale de la Sécurité Nationale (DGSN), les anciennes cartes étant facilement falsifiables, rapporte le quotidien Al Khabar.

La mesure vise à lutter contre le tourisme sexuel, le trafic de drogue et le blanchiment d’argent. La nouvelle carte biométrique permettra à la DGSN de mieux contrôler les dates d’entrée et de sortie des étrangers au Maroc, et de procéder à leur mise à jour de façon plus rapide.

bladi

La police veut reconquérir les cités à Marseille

Mardi, 15 heures : une centaine de policiers débarquent au Clos La Rose, une cité du 13e arrondissement dans le nord de Marseille, gangrénée par le trafic de drogue. La brigade des stups entre dans le hall 41, une cage d’escalier dans laquelle les habitants ont déserté au profit des dealers. Deux charbonneurs, ces revendeurs au pied des immeubles, se sont réfugiés au quatrième étage, dans un appartement squatté par des trafiquants.

La porte est blindée. Après plusieurs coups de bélier, elle cède, éventrée, et les deux jeunes sont menottés. Pendant ce temps, d’autres adolescents, lunettes de soleil et capuche enfoncée, ont déserté la cité et rôdent au loin. Des chiens renifleurs de drogues ou d’armes font le tour des caves.

[...]
Au deuxième jour de l’opération, les CRS sont postés aux entrées de la cité. Un motard qui essaie de se soustraire au contrôle est interpellé et dépisté positif à la drogue. « Probablement un acheteur venu s’approvisionner », dit le commissaire divisionnaire, Fabrice Gardon, l’un des conseillers du préfet de police, expliquant qu’il s’agit « d’asphyxier le trafic en dissuadant les consommateurs ».

Pendant ce temps, les fonctionnaires de la Paf contrôlent boucherie, bar-tabac ou marchands de kebabs. Plusieurs procédures pour travail dissimulé sont dressées.

On s’attaque à tout ce qui ne respecte pas la loi », souligne le commissaire Gardon. « Après la phase répressive, il y a une phase dissuasive (…),

la troisième phase, c’est l’amélioration du cadre de vie : on travaille avec le bailleur pour qu’il puisse faire les travaux impossibles habituellement. Avec la police municipale, on enlève les épaves de voitures », explique le policier.

Le Point