BAC contre quartiers sensibles : Un quotidien sous haute tension (Vidéo)

Rencontre avec deux Brigades anti-criminalité, à Lyon et à Sarcelles, pour savoir ce qui se cache vraiment derrière ces hommes et ces femmes qui fascinent autant qu’ils dérangent. Pour la première fois, au-delà de l’action au quotidien, ces flics de rue nous livrent aussi leur intimité et leurs états d’âme. Les femmes qui partagent leur vie témoignent.

Certains de ces policiers sont élevés au rang de héros pour avoir sauvé des vies ou empêché des braquages. Mais d’autres sont qualifiés par certains citoyens de cowboys.

Dans ce documentaire, le réalisateur donne également la parole aux jeunes qui vivent dans des quartiers difficiles. Ils s’estiment harcelés par ces policiers de la BAC et dénoncent des contrôles trop fréquents et musclés.

Alors qui sont vraiment ces policiers ? Protègent-ils réellement la population ? Servent-ils de garde-fou ? Pourquoi le dialogue entre jeunes et policiers de la BAC est-il aussi difficile ?

Partie 1:

Partie 2:

Forcalquier (04) : 12 personnes interpellées pour traffic de cocaïne et de cannabis

Au terme de gardes à vues d’une durée de 96 h pour certaines, quatre des douze personnes interpellées en début de semaine dernière ont été écrouées dans les maisons d’arrêt de Luynes, du Pontet et des Baumettes ; quatre des protagonnistes ont également fait l’objet d’un placement sous contrôle judiciaire.

Tout a commencé au cours de l’année 2012, lorsque les gendarmes, constatant que le train de vie d’un individu occupant un logement social de Forcalquier et n’exerçant aucune profession déclarée ne correspondait pas à ses revenus, diligentent une enquête. Les premières investigations menées permettent d’établir que les revenus occultes de l’intéressé sont en relation directe avec un important trafic de produits stupéfiants (cocaïne et cannabis) dans le Sud du département, dont il serait la tête de réseau. Le produit de ce trafic est ensuite réinvesti, notamment dans l’achat de véhicules de luxe et de biens mobiliers, ainsi que dans des investissements financiers en Tunisie.

Lundi 7 avril, une vaste opération judiciaire visant à interpeller l’ensemble des protagonistes de ce dossier est déclenchée à Forcalquiet et Marseille, où l’objectif principal réside. Douze personnes sont interpellées et placées en garde à vue. Pour cette opération, le concours de plus de 70 militaires de la gendarmerie a été nécessaire, dont un peloton d’intervention d’un escadron de gendarmerie mobile, ainsi que quatre équipes cynophiles. Les perquisitions effectuées aux domiciles des personnes soupçonnées permettent la saisie de quelque 400 grammes de de cannabis, mais aussi de cinq véhicules (2 Mercedes, 1 BMW, 1 Fiat Doblo et 1 Renault Clio) et de nombreux matériels multimédia et mobiliers, acquis avec la revente de produits stupéfiants pour un montant avoisinant les 60 000 €.

La poursuite des investigations et les auditions des douze personnes mises en cause a permis d’établir le trafic de stupéfiants, orchestré depuis plus de trois ans sur le secteur de Forcalquier, avec une revente de plusieurs centaines de grammes de cocaïne et cannabis par mois, ce qui générait un confortable revenu de plusieurs milliers d’euros à l’auteur principal.

La Provence

Annecy (74) : Islam Lika, albanais, condamné à deux ferme pour traffic d’héroïne

Le jour même où Le Dauphiné Libéré consacrait un dossier en dernière page aux réseaux mafieux qui infiltrait Rhône Alpes, avec un focus sur le trafic d’héroïne tenu par les Albanais, un homme d’origine albanaise était présenté dans le cadre de la comparution immédiate devant le tribunal d’Annecy pour stupéfiants. Le 11 avril dernier, il avait été surpris en flagrant délit de vente d’héroïne par un policier en civil qui faisait un jogging aux Marquisats, sur les bords du lac d’Annecy. C’est par nécessité économique, pour payer des médicaments à sa mère très malade qu’il aurait quitté l’Albanie pour la Suisse. Là, il aurait trouvé une connaissance qui lui aurait proposé de travailler pour lui. Ce n’est qu’au bout d’un mois et demi, soit le 20 mars dernier, qu’il aurait été envoyé à Annecy. Avant, il était à Saint-Julien-en-Genevois, “sans activité particulière”.

Très rapidement, le “commerce” fait florès. Le seul jour de l’interpellation, il avait vendu 40 g d’héroïne et avait trouvé en possession de plus de 600 euros en liquide. «L’approvisionnement se faisait par SMS», explique-t-il. Un homme amenait alors la marchandise et repartait aussitôt ; le fruit de la vente était, pour sa part, aussitôt remis à un autre destinataire qui lui fixait rendez-vous à chaque fois dans un endroit différent.

« Vous étiez marqué à la culotte » fait remarquer le procureur, avant de dénoncer les « méthodes commerciales agressives, la relance par SMS de consommateurs très vulnérables et des remises importantes. De manière à encourager à la consommation ! » « Un système mafieux, très structuré, avec différents points de vente tout à proximité de lieux de promenade des familles avec enfants », poursuit-il. Pour le procureur, le trafic a été largement sous-évalué, à raison d’un grip par client (5 g) et de 10 clients par heure, pendant 11 jours, la vente porterait sur 2 kg minimum contre 500 g reconnus. « Le tribunal doit montrer un signe fort pour contrer ces réseaux ; car plus que le tribunal, le vendeur craint ceux qui sont au-dessus de lui, même s’il ne connaît pas forcément leur identité ». Et le procureur de demander 4 ans de prison avec mandat de dépôt. « Lui-même est une victime, il ne faut pas en faire un modèle, il est un simple soldat de l’exploitation de la misère » défend Me Djinderedjijan. Islam Lika a été condamné à deux ans de prison ferme, interdiction de séjour sur le territoire et destruction des scellés

Le Dauphiné

Rennes (35) : deux albanais condamnés pour trafic de cocaïne

Les deux trafiquants, de nationalité albanaise, arrivaient, jeudi, de Paris avec 500 g de poudre. La drogue était cachée dans des pots de moutarde et de rillettes.

Le jugement est tombé tard hier soir. Quatre ans de prison, la peine plancher à un récidiviste de 30 ans, et un an à son complice, âgé de 26 ans, arrivé fraîchement de Tirana une semaine plus tôt.

Le premier a clamé son innocence en affirmant qu’il ignorait que son ami transportait de la cocaïne. Une version confirmée par le plus jeune, jamais condamné en France. Les deux hommes ont été interpellés au péage La Gravelle (Mayenne). La drogue était cachée dans un sac sur la banquette arrière. Les douaniers n’ont eu aucune difficulté à trouver ce qu’ils cherchaient. Les deux hommes ont été écroués, hier, soir au centre pénitentiaire de Rennes Vezin.

Ouest-France

Paris (75) : La famille de dealers expulsée de son HLM

C’est une première. Un bailleur a fait expulser une fratrie qui faisait régner la terreur dans un immeuble de Belleville (XXe).

Depuis l’expulsion, les policiers font des passages réguliers dans la résidence HLM où vivaient les dealeurs et leur mère, mais la tension dans le quartier est encore palpable.

Leurs trois fils avaient transformé le hall de la résidence en véritable supermarché du cannabis. Un point de vente niché sous le porche du 27-29, rue Bisson (XXe) où les clients défilaient en continu et où les habitants étaient contraints de faire profil…

Parisien – merci jojo2

Un premier distributeur automatique de cannabis aux Etats-Unis (vidéo)


source : 9news.com

Au Colorado, les amateurs de cannabis pourront désormais utiliser un distributeur automatique doté d’un arsenal de systèmes biométriques pour acheter leurs grammes d’herbe à fumer.

Alors qu’en France le débat sur une éventuelle légalisation du cannabis n’est plus d’actualité, le Colorado connaît une étape supplémentaire dans la banalisation de la vente des substances riches en THC. Une entreprise américaine a livré la semaine dernière le premier distributeur automatique de marijuana, qui fonctionne comme un distributeur de boissons, mais avec des sécurités supplémentaires censées empêcher que la drogue puisse être achetée par un mineur.(…)

article complet : numerama.com

En Une, Libération invite ses lecteurs à « se droguer avec modération »

Actuellement dans une mauvaise passe, le journal Libération a trouvé un moyen de faire du bruit lundi 14 avril en faisant sa Une sur un sujet polémique : la libéralisation de la drogue.

Hebergeur d'imageEn choisissant pour gros titre « Droguez-vous avec modération », le journal explique s’être associé à une étude internationale qui promeut une connaissance plus approfondie des drogues, légales ou non, et « leur usage raisonné ».

Dans son éditorial, le directeur adjoint de la rédaction de Libération avance notamment que le climat répressif qui tourne autour des drogues « empêche tout débat, toute discussion, toute information auprès des usagers (…). Notamment des plus jeunes et des plus vulnérables ».

« Preuve s’il en est que la prohibition a échoué », « la consommation de masse, addictive » est en pleine croissance, assure-t-il par ailleurs. [...]

Huffington Post

Marignane (13) : grosse opération de police dans les cités

Aux dires des « anciens », cela faisait bien longtemps que les cités du Florida Parc et de la Chaume n’avaient été autant la cible des forces de l’ordre. Tout au long de la semaine, celles-ci ont (ré)investi les lieux au cours d’une opération d’envergure, identique à celle qui a été menée il y a quelques semaines du côté des Pins, à Vitrolles.

Contrôles routiers, visites des parties communes, tentative de démantèlement d’un point de vente de résines de cannabis, recherche d’armes, etc… tout y est passé avec un résultat que les policiers ont jugé plutôt satisfaisant.

Lundi, les forces de l’ordre ont reçu le renfort de chiens renifleurs spécialisés dans la détection d’armes et de produits stupéfiants. Au cours d’une visite de cave, les policiers ont découvert une arme type fusil de chasse avec des dizaines de cartouches en parfait état de fonctionnement. Trois véhicules volés – dont une moto de grosse cylindrée – ont été saisis et la police municipale a procédé à l’enlèvement de neuf véhicules épaves.

Tout au long de la semaine, les policiers ont donc occupé le terrain, à des heures différentes et sous des formes différentes, histoire de surprendre ceux qui auraient quelque chose à se reprocher… « En règle générale, cela se passe bien, il n’y a aucune zone de non-droit à Marignane, on rentre partout », certifie le commissaire Brua dont les hommes ont contrôlé mercredi les commerces du Florida, pour effectuer des contrôles administratifs et veiller à ce qu’aucun ne vende par exemple du tabac sans autorisation.

« L’objectif prioritaire est de se montrer, d’être présents en effectuant des patrouilles et des contrôles. Là, nous avons bénéficié d’un dispositif particulier afin d’effectuer un travail ciblé sur une semaine avec des objectifs bien précis. Nous allons continuer à être présents le plus possible et on reviendra régulièrement », promet le commissaire Brua, visiblement satisfait de cette semaine.

Le butin peut paraître bien maigre. Mais pour le commissaire Jean-Noël Brua, « trouver, en moins d’une semaine, trois véhicules volés, une centaine de munitions, un fusil de chasse et procéder à une dizaine d’interpellations dans un périmètre aussi restreint est un bilan très correct ».

La présence policière accentuée dans le quartier semble, elle, diviser les habitants. Si pour certains jeunes un tel déploiement a des allures de « provocation », certains habitants voient d’un bon oeil cette reconquête du territoire. « Je vis dans ce quartier depuis près de quarante ans et les choses ont beaucoup changé… et pas en bien, témoigne un vieil homme. C’est bien que la police montre qu’il y a certaines limites. »

Avant de quitter la zone les policiers tombent sur un jeune homme en scooter conduisant sans casque et qui les insulte vertement. Il est intercepté quelques mètres pus loin par deux motards « ninjas » de la Compagnie de sécurisation et d’intervention. La loi va s’appliquer pour lui aussi.

La Provence

Villeurbanne (69) : son appart devient le QG d’un trafic de drogue

Mère d’un enfant de 5 ans, une Villeurbannaise de 28 ans a vu son appartement devenir le siège d’un trafic de drogue. Huit individus, dont quatre mineurs, l’ont contrainte de se taire pendant dix jours, avant d’être arrêtés par la police.

Ce fut dix jours de calvaire pour cette Villeurbannaise de 28 ans, mère d’un garçon de 5 ans. Du 19 au 29 mars dernier, son domicile fut le quartier général d’un trafic de stupéfiants mené par huit individus, interpellés en début de semaine.

Le groupe de trafiquants, composé de six Villeurbannais (trois de 16 ans, un de 17 ans, un de 21 ans et un de 26 ans) d’un Brondillan de 18 ans et d’un Vaudais de 25 ans, avait dérobé les clefs du domicile de la victime. Ils pouvaient ainsi aller et venir à leur guise dans l’appartement, situé rue Ducroize à Villeurbanne.

Pour l’empêcher de contacter la police, les pressions furent quotidiennes: menaces sur son fils, vol de pièces d’identité, revente de son ordinateur… De plus, la jeune mère fut forcée à déposer sur son compte bancaire des chèques volés, et de fournir à ses agresseurs les sommes équivalentes en cash.

Interpellés mardi et mercredi dernier, les huit individus ont fait l’objet d’une ouverture d’information judiciaire pour trafic de stupéfiants, extorsion de fonds, séquestration, recel de vol, violation de domicile, menaces sous conditions et vol en réunion au moyen de fausses clefs. Après avoir été présentés au parquet, l’homme identifié comme le meneur du groupe a été écroué, mais les autres mis en cause ont été laissés libres par manque d’éléments.

Lyon Capitale

Seine-Saint-Denis : un instituteur interpellé pour revente de cannabis

Laurent, 48 ans, instituteur dans une maternelle de Seine-Saint-Denis depuis 15 ans, a été arrêté à Paris après plusieurs transactions avec des consommateurs de cannabis sur la voie publique. Il écoulait près de 2 000 euros de marchandise par mois. Prudent, il se limitait à quatre ou cinq clients par semaine, les mercredis et les samedis, les jours où il n’avait pas école.

Il entreposait sa drogue ainsi que sa balance et son couteau – qui servent à conditionner le cannabis – dans sa classe ou dans le bureau du directeur de la maternelle.

Ce dernier ne semblait pas au courant des activités de l’enseignant. Laurent avait en effet accès à l’établissement 24 heures sur 24, car il s’était investi dans la création d’un jardin pour les enfants. Pas pour y faire pousser de l’herbe qui se fume, mais dans le but de familiariser les petits citadins de la maternelle avec les fruits et les légumes.

Avec un salaire de 2 200 euros par mois, un loyer de 500 euros, sans enfant à charge, il avait du mal à boucler ses fins de mois. Il n’arrivait plus à faire face à ses dépenses : il consomme du cannabis depuis 30 ans à raison de trois à quatre joints par jour.

Le Point

Justice : malgré 30 kilos de drogue dans le coffre, le Marocain est libéré pour vice de procédure

Tribunal correctionnel de Bayonne : interpellé puis placé en garde à vue pour détention de stupéfiants, le prévenu à la barre est reparti libre. Pourtant, 30 kg de résine de cannabis ont été retrouvés dans le coffre de son véhicule. Aucune condamnation n’a pu être prononcée contre lui : le tribunal a retenu un vice de procédure dans le contrôle à la frontière, qui a entraîné la nullité des poursuites.

Mardi 18 mars, Hendaye, Un automobiliste se fait contrôler. La police demande la présentation du triangle de présignalisation pour amener l’individu à ouvrir le coffre. Une forte odeur de stupéfiants s’en dégage. 30 kg de résine de cannabis y sont découverts.

Le conducteur, un Nantais de nationalité marocaine, est auditionné par la police aux frontières. L’avocat du prévenu a démontré dans sa plaidoirie une nullité de procédure. Selon lui, les forces de l’ordre ont agi en dehors du cadre légal.

Pour la défense, le fondement du contrôle des forces de l’ordre ne leur permettait pas de réclamer la présentation du triangle de présignalisation, dont la présence dans le véhicule n’est pas obligatoire. Cette exigence, qui a permis l’ouverture du coffre, dépassait le cadre de leurs prérogatives.

Le tribunal a suivi la défense. Les poursuites ont été abandonnées. Le présumé innocent a donc été libéré à l’issue de l’audience, la procédure annulée et les scellés restitués.

Si l’homme peut tourner la page sur cette affaire, il n’en a pour autant pas terminé avec la justice, puisqu’il est mis en cause par ailleurs. Dans le cadre d’une procédure en cours, il est placé sous contrôle judiciaire pour des faits de vol à main armée qui auraient été commis à Nantes.

Sud-Ouest merci antibarbare

Drogue : Quand le trafic fait la loi (vidéo)

[NDLR : ce documentaire est très différent de ce qui est habituellement diffusé sur ce type de sujet]

Le quotidien des trafiquants de drogue, des trajets entre Paris et Amsterdam, où l’on achète les stupéfiants, jusqu’à la vente dans les caves des cités. Ce sont des milliers d’euros qui échappent ainsi à la police, des kilos de drogue transportés dans la plus grande discrétion et cachés en lieu sûr. Les délinquants, installés en région parisienne, racontent leur routine et leurs projets.

compilation du documentaire :
Drogue : Quand le trafic fait la loi
diffusé dans : Pièces à conviction – France 3 – 19 03 2014