La Turquie propose de financer la mosquée d’Athènes, la Grèce rejette l’offre

Suite à sa conversation avec le ministre grec Samaras Antonis à Doha, le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan a proposé de construire  une mosquée à Athènes.

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La communauté musulmane grecque est en grand manque d’un lieu de culte. Les musulmans en Grèce sont de plus en plus nombreux, mais à ce jour, la capitale grecque ne s’est pas encore dotée d’une mosquée. C’est ainsi la seule capitale européenne qui ne détient de lieu de culte musulman. [...]

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En proposant de financer la construction de la mosquée d’Athènes, le premier ministre turc enlèvera ainsi un point crucial qui freine le dossier. Malheureusement, le Ministre grec a préféré rejeter l’offre de son homologue. [...] Alors que la Grèce est sur-endettée, le rejet d’une telle proposition est un comble, et une preuve de la difficile acceptation de l’islam dans le pays, et de l’influence de l’Eglise orthodoxe. Pour cette question, Athènes risque encore de rester l’exception de l’Union Européenne.

Ajib

Merci à Zatch

Tunisie : Les Etats-Unis et le Qatar garantiront des émissions obligataires pour 1,15 milliard US

La Tunisie va émettre sur le marché international des obligations garanties par les Etats-Unis d’un montant de 650 millions de dollars, et émettra également 500 millions de dollars en bons du Trésor au Qatar.

C’est ce qu’affirme l’agence Reuters, citant une source gouvernementale à Tunis.

Les Etats-Unis avaient déjà accepté de soutenir l’émission d’obligations de la Tunisie, bien qu’aucune date n’ait été fixée, pas plus que l’échéance et le taux d’intérêt.

Qatar achètera 500 millions de dollars en bons du trésor sur 5 ans à un taux d’intérêt annuel de 2,5%. Les 2 pays avaient convenu de la vente, en janvier dernier, même si aucune date n’a encore été fixée pour l’émission. Des sources avancent cependant que cette émission aura lieu en mai ou juin.

Cet attelage américano-qatari va faire des gorges chaudes parmi l’opposition,

qui y verra la preuve d’une collusion entre Doha et Washington pour récupérer la révolution tunisienne via le parti islamiste Ennahdha.

Affaire à suivre…

Kapitalis.com

1er mars 1999 : l’OMC impose la dérégulation financière mondiale

La dérégulation à outrance des marchés financiers, ayant abouti à la crise des années 2007-2010, remonte au 1er Mars 1999.

C’est en effet sous l’impulsion de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) que des nations aussi diverses que Bahrein, les Etats-Unis ou l’Australie et représentant 90% du chiffre d’affaires mondial en terme de services financiers, signèrent le «Financial Services Agreement» (FSA), qui devait consacrer l’invulnérabilité des «Too Big To Fail» [trop gros pour faire faillite].

Cet accord ouvrait ainsi une voie royale aux fusions d’établissements financiers d’importance moyenne, qui avaient dès lors la bénédiction de l’OMC et de ses membres pour se transformer en mastodontes, sans devoir être inquiétés par les autorités internationales, ni devoir leur rendre des comptes…

Plus aucune restriction sur les nouveaux produits financiers, ouverture totale de leur marché à toutes les entreprises actives dans la finance et encouragements à la création de corporations géantes, telles étaient donc les directives acceptées, le coeur léger, par des pays qui considéraient cet accord comme une percée considérable dans l’histoire de la civilisation moderne.

Ces pays ont en effet, de facto, abandonné leur sort aux Too Big To Fail, en neutralisant et en limitant, de manière décisive, la marge de manoeuvre de leurs régulateurs. Wall Street peut dormir tranquille, car l’OMC veille au grain, les Etats-Unis n’adopteront pas de sitôt de lois interdisant produits à risques ou établissements financiers à buts purement spéculatifs !

De surcroît, ces Too Big To Fail poussent en faveur de la signature des accords dits de «Doha», qui exigent virtuellement une disparition pure et simple de toute régulation financière.
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