Gironde : sensibiliser les élèves de primaire à la lutte contre le racisme et les discriminations

La Ligue de l’enseignement de Gironde dispense actuellement de multiples interventions au sein des classes de primaire dans le cadre des Semaines de lutte contre le racisme et les discriminations.

Les élèves des classes participantes ont, pour l’occasion, créé des saynètes de théâtre et des jeux de rôles autour de cette thématique. C’est dans ce cadre que mardi 8 avril, au moulin des Jalles de Castelnau-de-Médoc, les classes de Listrac-Médoc et Le Porge se sont rencontrées et ont présenté le travail effectué en commun par les élèves. Par groupes de trois ou quatre, ils ont mimé l’attitude du regard sur le handicap, la religion, la couleur de peau, l’égalité fille et garçon, le bégaiement, ou encore le chapardage.

Selon Valérie Vicenty et Justine Durand, coordinatrices à la ligue, « cette année, nous proposons aux jeunes de prendre les chemins de la diversité. L’objet du projet est de proposer des actions à caractère éducatif afin que des enfants et des jeunes cheminent dans leur analyse au regard des approches républicaines, historiques et humaines. Nous proposons aux classes de premier et second degré un cycle de découverte et de sensibilisation aux problématiques du racisme et des discriminations. »

Ce cycle se décline en trois phases : une intervention pédagogique, un temps de création artistique et une journée de restitution des productions. « On veut permettre aux enfants de se forger un esprit critique eu égard aux valeurs républicaines et constitutionnelles. »

Sud Ouest

Les couples homosexuels discriminés par des prestataires de mariage ?

Des futurs mariés homosexuels se sont heurtés à des refus, notamment pour réserver une salle de mariage, en raison de leur orientation sexuelle…

Sandra Bibas est organisatrice de mariage, à l’initiative du premier Salon du mariage gay de juin dernier. Il y a quelques mois, elle a fait visiter un château à un couple de futures mariées. «La visite se passe bien, jusqu’au moment de valider la réservation de la salle, raconte-t-elle. La châtelaine, tout sourire, explique que ‘’quand même, ce serait bien que le marié dise son mot et vienne aussi visiter les lieux ». Voyant qu’elle n’avait pas saisi, l’une des futures mariées dit: ‘’c’est moi le marié’’. La propriétaire a changé de visage. Elle s’est emportée en disant ‘’ah je ne fais pas ce genre de choses chez moi! Je suis contre cette loi!’’. J’ai répondu qu’elle n’avait pas le droit d’avoir des propos homophobes et que j’étais prête à témoigner si le couple le souhaitait, mais les jeunes femmes ont préféré partir.»

«J’ai surtout rencontré le problème avec les locations de salles, précise Sandra Bibas. Pour les autres prestataires, comme les photographes, les fleuristes, tout ce qui touche à l’art et la création, les gens sont accueillants.»

D’autres témoignages anonymes de couples parvenus à SOS Homophobie avaient incité l’association à publier un communiqué sur le sujet en juin dernier, rappelant que «le refus de fournir un bien ou un service en raison de l’orientation sexuelle relève de la discrimination et constitue un délit pénal» avec une peine pouvant aller jusqu’à 45.000 euros d’amende et trois ans de prison.

[...] Olivier Legrand, également organisateur de mariage, veut au contraire «mettre les gens devant le fait accompli en leur disant au dernier moment». «L’idée c’est d’imposer le truc, explique-t-il. C’est ça la pédagogie. [...]

Les discriminations envers les futurs mariés de même sexe semblent en effet rester marginales. Hormis les témoignages reçus par SOS Homophobie, ni le Défenseur des Droits, ni la Ravad, qui assiste les victimes de discriminations, ni l’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens n’ont ainsi eu de retours à ce sujet.

20 Minutes

Béziers (34) : l’homophobie et toutes les discriminations entrent au lycée Jean-Moulin

Le lycée Jean-Moulin à Béziers organise une semaine sur le thème des vingt discriminations punies par la loi, dont l’homophobie. L’association montpelliéraine Le Refuge qui accueille des jeunes de 18 à 25 ans mis à la porte par leurs parents à cause de leur homosexualité, est venue, lundi, répondre aux questions des jeunes.

L’association montpelliéraine Le Refuge, créée il y a onze ans, qui accueille des jeunes de 18 à 25 ans mis à la porte par leurs parents à cause de leur homosexualité, est venue, hier, répondre aux questions des jeunes et tenter de briser les – encore- très nombreux préjugés.

« Il faut qu’ils arrivent à se confier. Leurs réactions sont toujours épidermiques car cela touche leur sexualité à un âge sensible. D’ailleurs, la question récurrente est « Quand sait-on qu’on est homosexuel ? ». Nous répondons que c’est au même âge où l’on découvre qu’on est hétéro », expliquent Frédéric Gal, directeur du Refuge et Jonathan Hude-Dufossé, chargé du développement.

Après avoir fait un tour de table de la terminologie, des motifs de l’homophobie et de ses conséquences, ils ont rappelé quelques chiffres et faits édifiants : un homosexuel a treize fois plus de chances de se suicider qu’un hétérosexuel ; en Ouganda, au Bahreïn ou à Dubaï, ils sont interdits de territoire et risquent la peine de mort ; la République Tchèque a dressé des morphologies types de l’homo et de l’hétéro.

« Et en Occident, les mentalités n’évoluent pas tellement contrairement à ce qu’on pourrait croire. La téléréalité contribue aux clichés avec l’homosexuel de service super efféminé », déplore Jonathan.

Il sait que le rejet existe toujours. Une élève déclare qu’elle mettrait son enfant à la porte s’il était homosexuel. « Je suis étonné qu’elle le dise aussi clairement, c’est plutôt bien, cela permet de discuter. C’est vis-à-vis de sa famille qu’elle serait le plus embêtée ».

La religion a toujours un poids énorme. « Et quelle qu’elle soit. La majorité des jeunes que l’on accueille sont issus de familles pratiquantes. »

Un lycéen admet qu’il comprend mieux l’homosexualité féminine. « C’est normal, commente Frédéric, on admet toujours mieux l’homosexualité du sexe opposé ». Il aura quand même bien du mal à lui faire comprendre que non, il n’aura jamais ses chances.

Midi Libre

Roullens (11) : amener les jeunes à réflechir sur la réalité de la diversité et du racisme

Que le mot «apartheid» semble doux mais que de douleurs se cachent derrière ce terme qui n’aurait jamais dû voir le jour et qui reste ancré dans les mémoires. Le 21 mars 1960, une manifestation non violente de protestation contre la loi sur les laissez-passer s’est soldée par un massacre : soixante-neuf manifestants ont été tués. Cette date du 21 a été retenue par la Communauté internationale pour commémorer ce jour fatidique et amener à faire réfléchir sur l’importance des principes d’égalité, de solidarité, de justice et de respect. Cette année est aussi le 10e anniversaire du génocide rwandais et le bicentenaire de la révolution à Haïti.

La Ligue de l’Enseignement s’est associée et engagée auprès des jeunes pour les amener à une profonde réflexion sur la réalité de la diversité, du racisme et de ce que cela signifie pour chacun d’entre eux. Sensibilisée par ce mouvement anti-discrimination, Sarah a tout d’abord présenté aux enfants deux photos et leur a demandé de réfléchir sur leur contenu. Après discussion et grâce à l’aide de Francis Delabre, les enfants ont décrypté leur ressenti en écrivant des textes courts qu’ils ont envoyés à des personnes prises au hasard dans l’annuaire. Ils attendent aujourd’hui quelques réponses. Les phrases écrites par les enfants seront exposées au foyer le mardi 22 avril. Si les enfants ont bien compris le sens de cette journée, le travail sera encore long pour appliquer dans le monde le principe de la tolérance.

La dépêche du Midi

Marseille (13) : une lutte contre les discriminations plus visible

Absente de la précédente mandature, la lutte contre les discriminations fait son entrée dans l’équipe municipale. Une victoire pour le Conseil représentatif des associations noires (CRAN). L’équipe municipale de Marseille dispose désormais d’un élu en charge de la lutte contre les discriminations.

Nouvelle mandature, nouveaux enjeux. La nomination vendredi de l’équipe municipale du maire Jean-Claude Gaudin a permis de rectifier le tir en termes de lutte contre les discriminations. Ce manque avait été pointé du doigt par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) qui avait décerné une note de 10 sur 100 à la ville en matière de lutte contre le racisme. « Contrairement à Lyon ou Paris, Marseille ne dispose d’aucun élu dans ce domaine », déplorait le responsable local du CRAN, Nassurdine Haïdari.

Un constat désormais dépassé. Outre le service civique municipal et la laïcité, l’élu PRG, Michel Dary s’occupera désormais de la lutte contre les discriminations. « C’est une grande victoire se réjouit Nassurdine Haïdari. Avec l’élection d’un maire de secteur Front national, il y a une impérieuse nécessité de réaffirmer l’unité de la ville que l’on habite au nord ou au sud », estime-t-il.

Metro News

Les « touristes » des pays de l’Est sous surveillance en Languedoc-Roussillon ?

Dans un mail, le SRPJ de Montpellier demande aux professionnels de la restauration et de l’hôtellerie du Languedoc-Roussillon de « signaler l’arrivée d’individus originaires d’Europe de l’Est, en groupe ou en famille ». Les policiers se défendent de toute discrimination. Mais la profession s’insurge.

(…) France 3 Languedoc Roussillon

Émotion chez les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du Languedoc-Roussillon. Il y a un mois, tous ont reçu un mail du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Montpellier leur demandant de garder un oeil sur toutes les personnes issues des pays de l’Est passant dans leur établissement et qui pourraient avoir un comportement suspect.

Dans ce document intitulé «Anticiper les faits de délinquance organisée», la police appelle les hôteliers à lui «signaler l’arrivée dans (vos) établissements d’individus originaires d’Europe de l’Est, en groupe ou en famille», avec si possible le numéro de leurs plaques d’immatriculation, selon France 3 Languedoc-Roussillon qui s’est procurée le texte.

Un procédé qui a mis mal à l’aise les hôteliers, qui y voient une forme de délation. Jacques Mestre, le président régional de l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie), pointe du doigt le risque de «discrimination» et de «délit de faciès». [...]

Du côté de la police, on dément toute forme de discrimination. «Nous disposons de mails d’hôtels de Montpellier pour diffuser les signalements de personnes suspectes ou recherchées. Ça fait partie de notre travail d’enquête et ça nous a déjà permis d’interpeller de dangereux malfaiteurs», se défend le SRPJ de Montpellier dans le Midi Libre . Dans le cas présent, la police entend lutter contre la «recrudescence» à Montpellier «de la prostitution organisée par des proxénètes venus de certains pays d’Europe de l’Est, Bulgarie ou Roumanie notamment». Ces réseaux amènent les filles pendant une semaine dans un hôtel, «où elles sont livrées aux clients, avant de les changer de ville. C’est un phénomène de criminalité organisée, contre lequel nous devons lutter», insiste le SRPJ, pour qui les hôteliers savent repérer ce type de clientèle. [...]

Le Figaro

France : Un patronyme «de souche» serait préférable à un patronyme maghrébin pour trouver un emploi

Selon une étude de l’Insee il est préférable d’avoir un patronyme «de souche» qu’ un patronyme maghrébin pour trouver un emploi. Selon le site yabiladi, «la compétence du candidat d’origine maghrébine ne saurait pas toujours jouer en sa faveur en face d’un Français de souche moins qualifié».

«L’origine ethnique des candidats est signalée sur la candidature par le prénom et le nom à forte consonance hexagonale ancienne, maghrébine ou noire africaine», explique le rapport.

Mieux vaut ne pas s’appeler Ziraoui, Ben Saada ou encore Khadra quand on cherche un emploi en France. C’est en tout cas ce qui ressort de l’étude de l’Insee sur la discrimination à l’embauche des jeunes en Ile de France, publiée ce jeudi 10 avril.

L’étude a été réalisée sous forme de testing, afin de mesurer l’ampleur de la discrimination envers les candidats d’origine magrébine. Ainsi, de fin juillet 2010 à fin août 2010, 441 candidatures ont ainsi été envoyées à 147 entreprises qui proposaient sur le site Pôle Emploi, un CDI, un CDD ou un contrat d’intérim de «technicien de maintenance». Ce métier a été retenu car 3,29% des employés de ce secteur sont d’origine maghrébine.

Ces candidatures concernaient trois profils ayant pour seules différences l’origine et le niveau d’étude. Il s’agit de trois jeunes hommes célibataires, sans enfant et âgés de 28 ans. Ils habitent la Seine-Saint-Denis et détiennent le permis B. Cependant, le premier candidat fictif, Zahid Messai, est titulaire d’un BTS électrotechnique et d’un Bac Pro électrotechnique. Les deux autres, Nessim Belahdeb et Sylvain Bernard n’ont que le Bac Pro électronique. Mais selon le rapport, les résultats sont sans appel. […]

L’étude relève que la discrimination sur l’origine peut être parfois moindre si le candidat d’origine maghrébine est plus qualifié ou diplômé. Il a alors «plus de chances d’accéder à un entretien d’embauche que l’autre candidat d’origine maghrébine, mais moins que le candidat d’origine française », note le document de l’Insee. […]

yabiladi

SOS Homophobie fête ses 20 ans

L’association qui lutte contre l’homophobie a vingt ans. 20 ans de soutien aux victimes, 20 ans de prévention, 20 ans en faveur de l’égalité des droits.

Le travail des bénévoles et des membres de l’association a permis la création d’un ligne d’écoute en 1994, des interventions en milieu, l’écriture du premier rapport annuel scolaires, le sensibilisation des adultes et des adolescents… Il existe en France 17 antennes qui luttent contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie.

L’association dénonce et condamne régulièrement les dérapages des hommes ou femmes politiques. Dernier en date, les propos de Christine Boutin dans une interview accordée au magazine Charles où l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy fondatrice du Parti chrétien-démocrate a affirmé : «L’homosexualité est une abomination.»

France 3

Nîmes (30) : 1000€ d’amende et un stage civique requis contre deux salariés ayant propagé des images à caractère raciste

L’affaire avait défrayé la chronique au mois de juin 2013. Après la diffusion par deux salariés de Tango d’une photo mettant en scène un musulman et un porc ainsi qu’une vidéo à caractère raciste sur Facebook, le conseil du culte musulman avait porté plainte pour provocation à la haine raciale. Un procès qui s’est tenu ce vendredi matin, au Palais de Justice de Nîmes. Après un peu plus d’une heure d’audience, le procureur a requis 1 000€ d’amende et l’obligation de participer à un stage civique. Une satisfaction pour la partie civile qui réclamait 1 100€ d’amende. ” Cela doit être une peine exemplaire surtout que la vidéo a été tournée dans un bus. Cette peine est une première pierre en espérant que cela se ne se reproduise plus “, lance-t-on du côté de la parti civile, sur les marches du Palais de Justice.

Pour l’audience, une trentaine chauffeurs de bus ont fait le déplacement pour soutenir les deux salariés incriminés. Ils plaident la ” bêtise ” de leur collègue qui ont depuis, retrouvé leur poste. “ Il ont fait une grosse connerie. Le stage leur fera prendre conscience de cela mais il faut enlever cette amende “, espère Alain Got, du syndicat CGT chez Tango. Pour lui, pas de doute, ils ont compris leur faute. ” Ils regrettent ce qu’ils ont fait. Pour preuve, l’un des deux a démissionné de son poste d’élu du comité d’entreprise et de son poste de contrôleur, pour ne rester que conducteur “. La décision du tribunal est attendue pour le 19 mai.

Objectif Gard

Nîmes (30) : l’école, une arme pour combattre le racisme

Dans le cadre de la Semaine de l’éducation contre le racisme, les établissements scolaires sont associés à la manifestation.

Parler de la laïcité nécessite de la pédagogie. C’est en ces termes que le président Patrice Bilgorai, président de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) de Nîmes s’exprime. La semaine du 7 au 11 avril était celle de l’Éducation contre le racisme avec pour thème la laïcité.

À Nîmes, la manifestation s’est tenue plus tôt que les années précédentes. « Compte tenu des échéances municipales et des résultats qui ont suivi, il était important de rappeler ce qu’est la laïcité et ce qu’elle n’est pas », poursuit le président de la Licra.

L’intitulé de la Semaine est à double sens et donne ainsi le ton : « La semaine de l’Éducation contre le racisme vise une pédagogie envers les habitants mais aussi une participation des établissements scolaires à l’organisation de cette semaine. Car je suis persuadé que l’école est une bonne arme pour combattre le racisme et ne pas se faire de fausses idées de ce qu’est la laïcité. L’apprentissage de la citoyenneté dès le primaire », explique Maurice Illouz, président de la ligue de l’enseignement du Gard.

Chaque année, à l’occasion de la semaine contre le racisme, la ligue de l’enseignement travaille avec les établissements scolaires : concours autour du thème laïcité sous forme de photos légendées ou dessins faits par les élèves. Les enseignants étaient ainsi encouragés à voir avec les élèves, l’exposition Histoire et actualité de la laïcité présentée à la Maison de la Région.

Enfin parmi les manifestations, une conférence intitulée “école et laïcité s’est tenue mardi 8 avril à Pablo-Neruda avec l’intervention d’Alain Seksig, inspecteur de l’éducation nationale, ancien responsable de la mission laïcité du Haut conseil à l’intégration de 2010 à 2013. Jeudi 10 avril encore, une autre conférence “la laïcité, garantie du vivre ensemble ?” se déroule dans l’enceinte du lycée Frédéric-Mistral.

Midi Libre

Liévin (62) : cette semaine, on parle tolérance et solidarité au collège

Le collège Danielle Darras-Riaumont organise une Semaine de la tolérance et de la solidarité. C’est la troisième fois que l’établissement mène ce projet, à l’initiative du comité d’éducation pour la santé et la citoyenneté.

La manifestation a vu le jour grâce à la mobilisation de la communauté éducative, des élèves, des parents d’élèves et de partenaires extérieurs. Depuis lundi, tous les élèves et les membres de la communauté éducative portent un ruban vert au poignet, pour montrer leur adhésion au projet. Dans le cadre de cette semaine spéciale, un court-métrage réalisé par les élèves de 3e sur le harcèlement à l’école a été présenté. Lundi, a aussi eu lieu le vernissage d’une exposition créée par les élèves du collège et les élèves de CM2 des écoles Condorcet et Jean-Jaurès. Elle est visible toute la semaine dans l’Atrium du collège.

Le but de ce projet était de sensibiliser les élèves à diverses problématiques, comme la discrimination hommes-femmes, l’homophobie, le handicap, le racisme, le harcèlement, ou encore les dangers d’Internet. Ces thèmes ont pu être abordés grâce à l’intervention de plusieurs partenaires : SOS homophobie, l’association des chiens guides d’aveugles et des paralysés de France, la Police nationale du secteur et l’équipe mobile de sécurité.

Le collège a également mené une action solidaire, en collectant des vêtements, des jouets et des jeux au profit de l’association La Fraternité de la ville. Vendredi, un cours de hip-hop géant, sur inscription, est prévu. Les frais d’inscription (1 € par personne) seront reversés à l’association des chiens guides d’aveugles.

 

 

La Voix du Nord

Pamiers (09) : un collégien tabassé à la sortie des cours à cause « de son look »

Un collégien de seize ans, scolarisé à Pamiers, a fait l’objet d’un tabassage en règle ce vendredi, après les cours. Il a été grièvement blessé, victime notamment d’une double fracture à la mâchoire. Le jeune homme, fortement charpenté, affichait ouvertement des idées racistes et se déclare d’extrême-droite.

Chez ses parents, à Foix, Kévin(1) se remet de l’agression dont il a été victime ce vendredi après-midi, à Pamiers, lorsqu’il s’est retrouvé entouré par un groupe de six jeunes gens qui l’ont violemment frappé, notamment à la tête. «Je vais mieux, même si j’ai encore du mal à parler ou à manger, explique le jeune homme, âgé de 16 ans, collégien. J’ai une double fracture de la mâchoire, le nez abîmé, un traumatisme crânien mais, avec les cachets, la douleur est supportable». Sa mère montre les radios faites à son fils : les deux fractures sont particulièrement visibles, une de chaque côté de la mâchoire.

«J’ai d’abord été frappé à la tête, et je suis tombé», reprend le jeune homme. Kévin pense avoir reçu les autres coups alors qu’il était encore debout, mais ses souvenirs sont flous. Il est possible qu’il ait été frappé, notamment à la mâchoire, alors qu’il se trouvait au sol.
«À cause de mon look»

Reste les circonstances de ce tabassage en règle. Le jeune garçon, de forte carrure, et dont le style vestimentaire – celui affiché par les militants d’extrême-droite – ne passe pas inaperçu, se trouvait dans un parc, à Pamiers, lorsqu’il a été abordé par un jeune homme en scooter. Ce dernier s’est arrêté et l’a interpellé, faisant référence à un différend survenu dans l’établissement scolaire, voici plusieurs semaines, avec un jeune élève. Le jeune en scooter invite Kévin à le suivre, et surviennent alors six autres jeunes qui l’encerclent. «Ils disaient des trucs, ils me provoquaient», se souvient le jeune homme, qui estime qu’il a été pris pour cible à cause de son apparence physique et son «look». «Ils ont profité que je sois seul», conclut-il. Ses parents, eux, font allusion à un autre incident survenu voici quelques mois : sur sa page face book, le jeune homme avait publié des propos clairement racistes, signalés par la direction de son collège au commissariat de Foix. Le jeune homme avait d’ailleurs dû s’y présenter. Mais aucune poursuite n’avait été engagée contre lui.

Parvenant à rejoindre son collège à la suite de cette agression, le jeune homme a été pris en charge par l’infirmerie de l’établissement, puis les pompiers, transféré au Chiva, puis à Toulouse, où il a subi une opération samedi matin. Une plainte a été déposée ce lundi. Une enquête a été ouverte pour retrouver les auteurs de cette agression. Mais sans succès : la victime ne connaissait pas ses agresseurs et n’a pas été en mesure de fournir une description précise.

La Dépêche