Taubira a dîné avec l’imam de Drancy

La ministre de la Justice Christiane Taubira a loué le dialogue entre les religions et la tolérance lors du dîner annuel organisé mardi à Montreuil (Seine-Saint-Denis) par l’imam de Drancy avec des dizaines de représentants des cultes, juifs, chrétiens et musulmans notamment.

Hebergeur d'image« La République française est une République laïque, une république qui dit qu’elle est capable de contenir en son sein toutes les croyances du monde, toutes les philosophies du monde« , a notamment lancé la ministre. La ministre de la Justice avait auparavant déposé une gerbe au mémorial de la Déportation à Drancy. [...]

Le Figaro

François Hollande au dîner annuel du CRIF (vidéo discours complet)

Addendum 05.03.2014 :

Antisémitisme à l’extrême droite, antisionisme à l’extrême gauche : le président du Crif Roger Cukierman a appelé mardi soir François Hollande, présent lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France ce mardi, à mobiliser la France contre ces deux «fléaux» en en faisant «une cause nationale».

Il a évoqué la progression spectaculaire du Front national avec «sa cohorte d’antisémites, de vichystes et de négationnistes réfugiés derrière sa dirigeante, attentive à ne pas commettre d’impair». Mais il a également dénoncé, à l’extrême-gauche, «l’antisionisme, nouvel habit de l’antisémitisme. Car s’il n’y est pas convenable d’être antisémite, il est élégant de fustiger l’Etat d’Israël»

Le Point.


Dîner annuel du CRIF du 4 mars 2014 :
Beaucoup de sujets sont abordés… l’Ukraine, la votation des Suisses sur l’immigration, l’Iran, les manifestations, la censure d’Internet, etc…

 

 

Lire la suite

Manuel Valls : «La France, sans les Français juifs, ne serait pas la France»

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, était l’invité d’honneur du dîner annuel du CRIF Rhône-Alpes présidé par Nicole Bornstein.

S’adressant aux nombreux représentants du culte musulman présents lors de cette soirée, dont l’Imam de Drancy qu’il a, à son tour, salué, Manuel Valls leur a demandé de dénoncer l’islamisme radical, un «islam dévoyé».

Devant une assemblée prestigieuse de près de quatre-cents convives, Nicole Bornstein a répertorié les incidents antisémites survenus dans la région lyonnaise en 2012, dont le nombre a doublé en un an, depuis l’affaire Merah, les nombreuses campagnes d’appel à la haine d’Israël, mais aussi les succès régionaux et nationaux dans le domaine de la lutte contre l’antisionisme et l’antisémitisme. […]

Richard Prasquier, le président du CRIF, a insisté, pour sa part, sur le lien qui unit les «Français juifs» et l’État d’Israël. « […] Nous autres, Juifs de France, nous autres Français juifs, qui portons la France dans notre cœur, nous sentons d’une communauté de destin indissoluble avec le peuple d’Israël, parce que l’Histoire à donné à ce peuple une réalité qui transcende largement les réalités génétiques et les traditions religieuses qui sont à la base de la survie de ce peuple… Nous autres, Français juifs, nous sentons faire partie de ce peuple dont le centre spirituel, intellectuel, affectif, se trouve aujourd’hui sur la terre qui l’a vu naître, il y a des milliers d’années». […]

«La France, sans les Français juifs, ne serait pas la France», lui a répondu le ministre de l’Intérieur. «Il y a un judaïsme de France, nourri de nombreuses influences et baigné des valeurs de notre République. Ce judaïsme a profondément influé la France, sa culture, sa littérature, sa musique, sa société. Ce judaïsme brille au cœur de la Diaspora. L’avenir des Français juifs est donc, autant que pour tous les autres Français, en France», a poursuivi Manuel Valls. […]

Parmi les personnalités présentes à cette remarquable rencontre républicaine figuraient Najat Vallaud Belkacem, ministre des Droits des Femmes, porte-parole du gouvernement ; Jean François Carenco, préfet de la région Rhône-Alpes, préfet du Rhône ; Jean-Jacques Queyranne, ancien ministre, député du Rhône, président du Conseil régional ; Michel Mercier, ancien ministre de la Justice, sénateur du Rhône ; Gérard Collomb, sénateur maire de Lyon, président de la Communauté urbaine de Lyon ; Saâd Bendourou, consul général du Maroc ; Mark Schapiro, consul général des États-Unis ; Hilmi Ege Turemen, consul général de Turquie ; le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Primat des Gaules ; Richard Wertenschlag, Grand Rabbin de la Région Rhône-Alpes ; Chana Benaissa, président du Conseil Régional du Culte Musulman Rhône- Alpes ; Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon ; Alain Jakubowicz, président national de la Licra et Jean Louis Bruguiere, ancien Juge antiterroriste.

Crif

Michèle Teboul (Crif Paca) : «Extrême gauche, extrême droite, nous les renvoyons dos à dos»

Interview de Michèle Teboul, présidence du CRIF Marseille Provence, à l’occasion du dîner du CRIF à Marseille, lundi soir, auquel a participé Manuel Valls, nouveau ministre de l’Intérieur et candidat aux législatives.

Extrême gauche, extrême droite, nous les renvoyons dos à dos pour bien leur expliquer que nous, nous pourrons vivre tranquillement en France que si les principes de la laicité sont respectés, que notre identité est respectée et que la légitimité d’Israël n’est pas remise en jeu. (Michèle Teboul)

Image de prévisualisation YouTubeMichèle Teboul (Crif Paca)

«Ce n’est pas du lobbying. […] ]Il n’y a pas de vote juif, il y a simplement des angoisses de la communauté juive.»

«Nous voulons que la nouvelle mosaïque, la nouvellle configuration du peuple marseillais, du peuple provençal puisse vivre ensemble.»

Lors de son dsicours, Manuel Valls a notamment déclaré «Dans la République, tout le monde doit avoir sa place, les Français de confession musulmane ne doivent pas être stigmatisés, ils sont la France et l’enrichissent».

Crif ; oumma

Hollande a reçu le Crif, qui reçoit Sarkozy

Comme l’an dernier, le président de la République, Nicolas Sarkozy, sera l’invité d’honneur du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), mercredi 8 février. L’organisation a été reçue le 25 janvier par M.Hollande au QG du candidat.

L’occasion pour la dizaine de responsables de la communauté juive accueillis au QG du candidat de parler «laïcité, écoles juives, crèches, abattage rituel, signes distinctifs religieux dans l’espace public, antisémitisme, antisionisme, relations judéo-musulmanes ou montée du Front national». […]

François Bayrou, candidat du Modem, ne se rendra pas au dîner. Quant aux représentants écologistes et du Front de gauche, ils ne sont plus invités à cette «soirée républicaine» depuis 2009, suite à leur position sur le conflit israélo-palestinien. Ceux du Front national ne l’ont jamais été.[…]

Le Monde

Ambiance consensuelle au dîner du CFCM

Pour la deuxième année consécutive, les représentants de l’Etat et le Conseil français du culte musulman (CFCM) se sont réunis autour d’un repas officiel, mardi 7 septembre. Si le CFCM voit son autorité se renforcer aux yeux des autorités, son président, Mohammed Moussaoui, a exprimé son inquiétude sur la «stigmatisation» dont seraient victimes les musulmans en France.

A la table centrale, où se trouvaient les principales personnalités politiques et religieuses, l’atmosphère était amicale et détendue. Outre Brice Hortefeux, Fadela Amara, Eric Besson, Nadine Morano, étaient présents Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France, André Vingt-trois, président de la conférence des Evêques, Claude Baty, président de la Fédération protestante et Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris.

Évoquant les actes anti-musulmans, Hortefeux a déclaré : «Mieux on connaît ses ennemis, mieux on les combat». S’appuyant sur un sondage récent, le président du CFCM a rappelé que «40% des Français jugent la pratique musulmane incompatible avec la vie en société.» Le résultat «le plus mauvais depuis vingt ans», qu’il explique par «l’instrumentalisation» et la «stigmatisation» dont sont victimes les musulmans de France depuis plusieurs mois.

Parmi les projets du CFCM, figure la publication d’une charte halal avant la fin de cette année 2010. Quant à la question des Roms, les instances musulmanes sont jusque-là restées silencieuses estimant que le dossier est «très complexe».

SaphirNews

Le dîner du CFCM, un évènement officiel ?

À l’image du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le dîner du Conseil français du culte musulman (CFCM) est en passe de devenir le rendez-vous officiel entre le gouvernement et les responsables de l’islam de France.

Pour la deuxième année consécutive, les représentants de l’État et de la société civile sont conviés demain pour une rupture du jeûne du Ramadan inhabituelle : non pas à la mosquée mais dans le prestigieux pavillon Dauphine, situé dans le 16e arrondissement de Paris.

L’an dernier déjà, il avait rassemblé près de 200 personnes (élus, préfets, représentants des grandes religions et ambassadeurs de pays arabo-musulmans), parmi lesquelles Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur et des cultes, et Fadela Amara, secrétaire d’État chargée de la politique de la ville. Son président, Mohammed Moussaoui, en avait profité pour interpeller le gouvernement sur la question des carrés musulmans dans les cimetières et pour l’alerter sur le risque qu’une loi sur le voile intégral – «un phénomène très marginal au sein de la communauté musulmane» – «par sa dimension disproportionnée (…) ne vienne alimenter les amalgames».

Le ministre de l’immigration Éric Besson a d’ailleurs annoncé sa participation cette année, de même que Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

Suite sur La Croix

Le dîner du Crif vu par le Crif

Marc Knobel, membre du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (Crif), présente «le sens» de son dîner annuel. Il prétend parler au nom «des Juifs de France».

Les Juifs de France ont de la France une idée noble, haute et généreuse. La France, ils l’aiment tant qu’elle imprègne leur vie, qu’elle est l’aimée, et bénie dans leur prière. Et l’émotion nous étreint lorsque nous pensons à ce que les Juifs de France ont donné à ce pays : des artistes, des scientifiques de renommée internationale, des intellectuels de premier plan, de valeureux soldats et des travailleurs inlassables.

Mais, ce qui caractérise les Juifs de France -avant tout- peut se définir ainsi : les Juifs portent l’étendard des valeurs républicaines, haut au cœur, d’une France dont l’identité est plurielle, d’une France qui doit être accueillante et fraternelle.

Comme nos compatriotes, nous sommes fermement attachés aux valeurs de liberté, de fraternité, d’égalité, du vivre ensemble et d’attachement à la Patrie.

Vive la République !
Vive la France !
Source : Crif