France Télécom-Orange, acteur essentiel du renseignement français ?

Selon un document interne des services secrets techniques britanniques (GCHQ), l’équivalent de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, la DGSE entretient une coopération étroite avec « un opérateur de télécommunication français ». L’ancienneté de leurs liens, la description des savoir-faire spécifiques de l’entreprise ainsi que l’enquête du Monde permettent de conclure qu’il s’agit bien de France Télécom-Orange.

L’une des forces de la DGSE résiderait dans le fait qu’elle ne se contente pas des autorisations accordées par le législateur pour accéder aux données des clients de France Télécom-Orange. Elle dispose surtout, à l’insu de tout contrôle, d’un accès libre et total à ses réseaux et aux flux de données qui y transitent.

Cette collecte libre de tout contrôle, par le biais de l’opérateur français, portant sur des données massives, concerne aussi bien des Français que des étrangers. Elle est utilisée par la DGSE, qui la met à la disposition de l’ensemble des agences de renseignement françaises au titre de la mutualisation du renseignement technique et de sa base de données. Ces données sont également partagées avec des alliés étrangers comme le GCHQ. Enfin, l’opérateur français développe, en partenariat avec la DGSE, des recherches en cryptologie.

Au plus haut niveau de l’Etat français, tout comme la DGSE, on se refuse à tout commentaire.

Le Monde

Big brother : La France surveille elle aussi Internet

Le Monde révèle que les services de renseignements français disposent du même dispositif de surveillance généralisé d’Internet que les Etats-Unis, épinglés par le scandale Prism.

La surveillance généralisée des télécommunications est aussi une réalité en France. Le Monde a publié ce jeudi une enquête démontrant que les services de renseignements français interceptent toutes les communications téléphoniques en France, mais aussi celles opérées sur Internet, et stockent le tout dans de gigantesques serveurs situés dans les sous-sols du siège de la DGSE, boulevard Mortier, dans le XXe arrondissement de Paris.

L’objet de cette surveillance n’est pas d’écouter ou de lire des échanges privés, mais de déterminer qui parle à qui, quand, combien de temps, et où. La DGSE a ainsi accès aux intitulés des emails envoyés de France, aux requêtes Google, aux interactions sur Facebook …. L’accumulation de ces données, au fil des années, permet de dresser la carte des interactions sociales de chaque citoyen. [...]

Le Figaro

Le beau geste des hommes du Service Action pour Denis Allex

L’un des hommes tués au cours de la tentative de libération de l’otage Denis Allex avait demandé la prolongation de son contrat pour pouvoir participer à l’opération. Et il n’était pas le seul…

C’est une histoire d’hommes telle que le cinéma les aime. Une belle histoire de camaraderie. Elle se passe dans l’une des unités militaires les plus secrètes du pays, le Centre parachutiste d’instruction spécialisée (CPIS) de Perpignan – l’une des composantes du Service Action de la DGSE. « Denis Allex », otage des djihadistes somaliens depuis 2009, était sous-officier au CPIS.

Plusieurs de ses camarades ont demandé à prolonger exceptionnellement leur contrat au Service Action afin de pouvoir participer à la libération de « Denis Allex ». Et plusieurs d’entre eux ont été engagés dans le raid raté sur Bullo Mareer dans la nuit du 11 au 12 janvier. L’un d’entre eux, F., a été tué au cours des combats. Son corps n’a pas pu être rapatrié et c’est lui que les djihadistes ont ensuite exhibé.
Il avait voulu rester dans son unité pour aller sauver son camarade. Il est mort en tentant de le faire. Y-a-t-il plus belle épitaphe pour un soldat ?

Secret Défense

Somalie : les insurgés islamistes annoncent l’exécution de l’otage Denis Allex

Les insurgés islamiques somaliens shebab ont déclaré mercredi dans un communiqué avoir « décidé unanimement d’exécuter » l’otage français Denis Allex, agent de la DGSE, qu’ils détiennent depuis 2009. « Il a été condamné et ce verdict ne sera pas modifié, pour les shebab cet homme doit mourir », a confirmé un responsable shebab interrogé par l’AFP au téléphone depuis Nairobi.

« Vu la persécution croissante par la France des musulmans à travers le monde, sa politique d’oppression de l’islam sur son sol (et) les opérations militaires françaises dans la guerre contre la charia en Afghanistan et plus récemment au Mali (…) les shebab ont décidé à l’unanimité d’exécuter l’agent français de renseignement Denis Allex », indiquent les islamistes somaliens dans un communiqué publié sur internet. Les shebab prétendent qu’« avec sa tentative de sauvetage, la France a volontairement signé l’arrêt de mort d’Allex », assurant que celui-ci était « encore en vie et à l’abri », samedi, à l’issue de l’opération commando ayant échoué à le libérer.

Alors que les shebab n’ont fourni aucune preuve de vie, les autorités françaises considèrent que Denis Allex a vraisemblablement été exécuté par ses géôliers durant le raid français. « Nous soupçonnons, et nous n’avons, je crois, pas tort de le faire, les shebab somaliens de pratiquer de la manipulation médiatique, nous n’avons aucun élément depuis le raid de vendredi soir sur le fait que Denis Allex soit vivant, nous pensons qu’il est vraisemblablement mort » a déclaré l’amiral Edouard Guillaud,chef d’état-major des armées, sur Europe 1. Face à cette condamnation d’un homme déjà mort, l’amiral à précisé : « C’est une technique qu’ils ont déjà utilisée dans d’autres affaires qui ne nous concernaient pas ».

(…) Le Parisien

Libye : Des missiles d’AQMI à La Courneuve ?

Libye : l’acquisition de missiles sol-air par AQMI inquiète les services de renseignement français

Jusqu’à la semaine dernière, les services de renseignement occidentaux étaient très inquiets quant à la présence éventuelle de combattants d’Al-Qaïda au sein des insurgés libyens, comme nous l’indiquions dans un post précédent. L’amiral américain Stavridis, commandant de l’Otan en Europe, s’en est fait l’écho devant le Sénat des Etats-Unis.

Côté français, il semble que des rapports datant du milieu de la semaine dernière aient rassuré les responsables politiques, même si la DGSE et la DRM ne partagent pas complètement les mêmes analyses. Pour l’heure, aucun membre d’Al-Qaïda ne participe aux combats (qui n’en sont pas vraiment, mais c’est une autre histoire…) et n’est présent dans l’entourage du Conseil national de transition -, le « gouvernement » de Benghazi. Cela ne signifie pourtant pas l’absence d’ex-djihadistes dans les rangs de l’insurrection.

En revanche, les services de renseignement sont nettement plus inquiets sur le devenir d’armes pillées par les insurgés dans les arsenaux du colonel Kadhafi. En particulier des missiles sol-air portables de type SA-7. Selon leurs informations, des membres d’AQMI (Al Qaïda au Magreb islamique) ont en effet acheté de tels engins à des pilleurs libyens. Selon un proche du dossier, la crainte des responsables français est de les retrouver demain « au Sahel, en Afghanistan ou à La Courneuve ».

Les missiles sol-air à très courte portée (SATCP), à guidage infrarouge, sont des engins redoutables qui permettent à de simples fantassins de menacer les avions et hélicoptères évoluant à basse altitude. On se souvient de leur rôle essentiel dans l’arsenal des moudjahidines afghans contre les Soviétiques. Leur point faible est leur alimentation électrique : une batterie dont la durée de vie est limitée et sans laquelle il est impossible de tirer ses missiles.

Secret Defense / Marianne2

(merci à Jazzman)

 

Hadopi : La NSA, la DGSE et la DCRI ne lui disent pas merci

Un magistrat antiterroriste l’assure: «Internet est devenu le fil conducteur des dossiers islamistes à Paris.» Le tribunal en instruit une cinquantaine. Sans compter les enquêtes préliminaires diligentées par le parquet.

À chaque fois ou presque, les terroristes présumés ont utilisé des moyens de communication informatiques pour endoctriner, recruter, échafauder des projets d’attentat.

Aujourd’hui, pour traquer les candidats à l’action suicide, nos agents passent plus de temps derrière un écran d’ordinateur qu’à la sortie des mosquées. – Un expert de la DCRI, service de contre-espionnage français.»

Or, et dans le même temps, le recours croissant des internautes à des outils et technologies de cryptographie et de protection de la vie privée, afin de se protéger de l’Hadopi, ou de la censure du Net comme c’était le cas en Tunisie notamment, embête très sérieusement les services de renseignement américains, mais également français.

Le Monde

(Merci à Ratatosk)

La DGSE en bande dessinée

L’espionnage est un thème récurrent dans la littérature, mais aussi dans la bande dessinée. Les services secrets américains, et notamment la CIA, sont les plus présents dans la BD, alors que la DGSE, services secrets extérieurs français n’apparaissaient qu’à la marge. Désormais, après Interpol, la DGSE dispose de sa propre BD : DGSE, les services secrets français.

Avec ce premier tome, La piste irakienne, les auteurs Alfredo Orland et Brremaud nous plongent dans un environnement complexe de coopétition (coopération / compétition) géopolitiqe entre la France et les États-Unis sur fond de guerre irakienne. L’influence passe depuis longtemps par les bandes dessinées, que ce soit les comics aux États-Unis ou les mangas au Japon. Alors que l’on s’interroge sur la place de la France sur la scène internationale, et sur son dispositif d’influence, la BD devrait s’inscrire dans ce dispositif. Le mouvement est lancé avec la série Unité Félin (2 tomes) qui met en avant le savoir-faire et la technologie de nos forces armées, espérons qu’il en soit de même pour nos services secrets.

Info Guerre

(Merci à Erwan)

La DGSE perd de plus en plus de terrain en Algérie

La DGSE, qui espérait jusque-là que les relations avec l’Algérie pourraient aller en s’améliorant, en a été pour son compte.Les responsables parisiens de la DGSE ont, en fin de compte, découvert que rien ne pouvait plus être comme avant.

Leurs réseaux algérois, aussi bien au niveau des cercles politiques qu’au niveau de la grande muette leur ont affirmé, ces quatre dernières semaines, que les courants anti-français sont devenus prédominants en Algérie.
Pour preuve, les Français nourrissaient beaucoup d’ambitions quant à l’appel d’offres portant sur l’achat par l’Algérie de quatre frégates dans le cadre du plan visant à sécuriser l’ouest de la Méditerranée contre le terrorisme et le trafic de drogue. En effet, après que l’offre française ait été, dans un premier temps, privilégiée par les Algériens et notamment par le palais d’El Mouradia, un émissaire de la présidence de la république algérienne s’est rendu début juillet à Paris. Là, il a rencontré les responsables de la DGSE en charge du dossier de la coopération militaire avec l’Algérie, pour leur transmettre le message suivant : « Le marché des frégates sera octroyé de gré à gré aux Italiens ».

Maghreb-Intelligence

Comment une belle Chinoise a retourné un agent DGSE

Dans un livre à paraître en juin, qui dévoile l’envers du décor du ministère des affaires étrangères et de ses ambassades, le journaliste Franck Renaud raconte le retournement d’un officier français de la DGSE en poste à Pékin. Tombé en 2000 sous le charme de son interprète, il vit désormais sous la protection des services locaux. Une première…

C’est l’histoire d’un diplomate en poste à Pékin, délaissé par sa femme restée à Paris. « Monsieur Henri », c’est son nom, tombe amoureux de son interprète. Un petit roman à l’eau de rose.
Petit détail : « Monsieur Henri » est un officier de la DGSE, le correspondant officiel des services extérieurs français en Chine en poste depuis 1999.

C’est là que l’affaire se corse, son interprète est une « concubine » chargée de retourner les « cibles » étrangères, à la manière des soviétiques.
Résultat: l’officier de la DGSE déserte et offre ses services à l’empire du Milieu après une année passée sur place. Une première en ce qui concerne la Chine.

Marianne

Clotilde Reiss a-t-elle travaillé pour la DGSE ?

Pierre Siramy, ancien sous-directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), a accusé dimanche sur la chaîne d’information LCI Clotilde Reiss « d’avoir travaillé au profit de la France pour collecter des informations » sur l’Iran.

« Elle a travaillé au profit de la France pour collecter des informations qui étaient de nature de politique intérieure et d’autres qui étaient sur la prolifération nucléaire. Elle est immatriculée à la DGSE », a révélé Pierre Siramy, qui a publié en mars 2010 « 25 ans dans les services secrets » chez Flammarion.

« Selon Pierre Siramy, c’est par patriotisme que Clotilde Reiss se serait d’elle-même présentée à l’ambassade dès son arrivée en Iran. Un engagement que les autorités locales auraient découvert, d’après lui, en scrutant sa correspondance par internet avant de l’arrêter le 1er juillet 2009. Des affirmations auxquelles les autorités françaises n’ont, pour l’heure, apporté aucune réaction », a expliqué la chaîne LCI.

Challenges

Al Qaïda n’existe plus depuis 2002 selon un ex-chef de la DGSE

Selon Alain Chouet, ancien chef du service de sécurité de la Direction Générale de la Sécurité extérieure, Al Qaïda n’existe plus depuis 2002. Ce qui n’empêche pas le renseignement américain de placer l’organisation de Ben Laden en tête des menaces auxquelles doit faire face l’Amérique, et d’annoncer même avec « certitude » une prochaine attaque sur le sol américain dans les six mois à venir. Le choc de deux points de vue.

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