L’Etat n’aidera pas Libération en cas de graves difficultés financières

L’Etat ne va pas « se substituer aux actionnaires défaillants » de Libération, en graves difficultés financières, a averti la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti mercredi sur iTELE. [...]

Hebergeur d'image« On a accompagné jusqu’à présent, mais ce n’est pas l’Etat qui va se substituer aux actionnaires défaillants », a ajouté Mme Filippetti. Le sort du journal, déficitaire et endetté, sans trésorerie, se jouera dans les prochaines semaines.

Morandini

Roger Hanin attaque en justice les deux fils de François Mitterrand pour demander le remboursement de 300.000 euros

L’acteur Roger Hanin, beau-frère de feu François Mitterrand, a demandé en justice le remboursement d’une dette de près de 300.000 euros aux fils de l’ancien président, Gilbert et Jean-Christophe.

Hebergeur d'image

Jean-Christophe et Gilbert Mitterrand

Roger Hanin avait prêté la somme à Danielle Mitterrand pour payer la caution de son fils Jean-Christophe dans l’affaire de l’Angolagate. [...]

L’acteur a donc « de guerre lasse » assigné Gilbert et Jean-Christophe Mitterrand, demandant par ailleurs le remboursement d’un dernier prêt, de 250.000 francs (38.000 euros), consenti à titre personnel à ce dernier, pour renflouer une affaire de pêcherie qu’il avait montée en Mauritanie. [...]

Morandini

Pourquoi l’UMP peut faire faillite

L’UMP a jusqu’au 31 juillet pour trouver 11 millions d’euros. S’il veut éviter le scénario catastrophe, le parti doit rembourser à temps un emprunt – contracté essentiellement auprès de la Société générale – pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Alexandre Lemarié fait un bilan de la situation.

La menace de faillite est réelle. Le mot est prononcé par un connaisseur du dossier à l’UMP. «Il ne faut pas s’y tromper : les enjeux sont énormes», prévient-il.

Sarkozy peut-il être amené à payer la facture ?

Oui, car l’ex-président s’est porté caution solidaire du prêt de 11 millions d’euros, que le parti doit rembourser à une banque au 31 juillet. Dans un scénario catastrophe, M. Sarkozy pourrait donc être potentiellement amené à rembourser lui-même la somme manquante, si le parti ne parvenait pas à rembourser l’intégralité du prêt et faisait faillite.

M. Sarkozy met lui-même la main à la poche. «7 500 euros maximum, il ne peut donner plus», précise-t-on à l’UMP. Avec M. Copé, ils multiplient les coups de fil pour convaincre les grands donateurs de contribuer au «Sarkothon». […]

Une faillite de l’UMP est-elle possible ?

Si l’UMP n’a pas rassemblé les 11 millions au 31 juillet, elle négociera un report du remboursement avec la banque concernée. «Si la banque ne veut rien savoir et veut absolument les 11 millions à la fin du mois, c’est à ce moment-là que l’on pourrait être mis en faillite, redoute un cadre de l’UMP. Le parti pourrait alors suspendre son activité pour se concentrer sur le remboursement.»

Pourquoi la situation est-elle si critique ?

La situation se révèle périlleuse pour l’UMP, car elle n’a pas d’économies de côté. Au contraire. Le parti compte 44 millions d’euros de dettes, en dehors du prêt de 11 millions à rembourser pour la campagne de M. Sarkozy. Pour revenir à l’équilibre fin 2016, il doit rembourser 11 millions d’euros par an à quatre banques, à qui il a emprunté 55 millions d’euros en juillet 2012 pour assurer ses dépenses de fonctionnement.

Le parti totalise près de 35 millions de recettes annuelles, avec 21 millions de dotation publique et 14 millions provenant des dons et des cotisations payées par les adhérents et les élus. C’est nettement moins que lors de la précédente mandature. De 2007 à 2012, le budget annuel de l’UMP s’élevait à 54 millions d’euros.

Le Monde

Gérard Filoche (PS) : «Hollande a donné satisfaction à ceux qui n’ont pas voté pour lui»

Membre du bureau national du PS, Gérard Filoche considère que les choix politiques de François Hollande ne correspondent pas aux attentes des Français. Il n’en considère pas moins qu’il est «l’homme de la situation»…

Après un an de présidence, quel jugement portez-vous sur François Hollande et son gouvernement ?

C’est un soulagement d’avoir mis fin à la malfaisance de Nicolas Sarkozy qui a essayé d’imiter Margaret Thatcher et Ronald Reagan. Lorsque Hollande a gagné en mai 2012, les attentes étaient très grandes et les blessures nombreuses à guérir. Pourtant, lors des six premiers mois, le gouvernement a tracé une ligne de crête entre sa politique et les attentes populaires. Il a opté pour répondre aux exigences du rapport Gallois [le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi, NDLR] en offrant 20 milliards de crédits d’impôts au Medef. Ces 20 milliards ont été donnés au patronat, pas aux hôpitaux, aux services publics de l’État et aux aides sociales. Cet argent manque pour guérir les blessures de l’État. On ne peut pas satisfaire ses amis et ses ennemis en même temps. […]

C’est quand même incroyable que le ministre du Budget demande leurs sources aux journalistes. Si on n’y arrive pas, c’est qu’il n’y a pas assez de fonctionnaires et donc qu’il n’y a pas de volonté politique. J’accuse le gouvernement. On crée des déserts hospitaliers en plein Paris en fermant l’hôtel Dieu alors que si on recrutait 2 000 inspecteurs des impôts, ça rapporterait plus.

La politique du gouvernement actuel est-elle en rupture avec celle du précédent ?

Nicolas Sarkozy a fait perdre 110 milliards de recettes par an à la France, il a ruiné le pays. L’essentiel de la dette vient de là et il n’a goinfré que les riches. Quand Jean-Marc Ayrault demande 5 milliards d’économies aux ministères, il essaye juste de corriger un peu le désastre laissé par la politique précédente. Mais ça ne suffit pas. […]
Hollande est-il l’homme de la situation ?

Oui, je l’ai regardé diriger le bureau national du Parti socialiste pendant dix ans. Il était au-dessus des autres. Il est à la hauteur de la situation et je ne dis pas ça pour faire le fayot. Il a bossé, il mérite sa place. Il ne fait pas preuve d’un déficit d’autorité, mais de mauvais choix politiques.

Le Point

Il réclame 350.000 € à l’ex-président sénégalais

Durant dix ans, la société Accompagnement Service a loué des voitures à la famille Wade. Aujourd’hui, les factures ne sont plus réglées.

Hebergeur d'image

Finances exsangues, employés licenciés : la société de location de voitures de luxe avec chauffeur Accompagnement Service est en passe de mettre la clé sous la porte. Au mois de juin, elle pourrait même rendre ses locaux de la rue Lauriston (XVIe), à deux pas de l’Arc de Triomphe. Ce revers de fortune, le gérant, Olivier Marqueze-Pouey, l’attribue à un homme : Abdoulaye Wade, l’ex-président du Sénégal, qui aurait laissé à la société une ardoise de près de 350000 €.

Une dette que ni les mises en demeure ni les courriers recommandés n’ont permis de solder. De guerre lasse, Olivier Marqueze-Pouey s’est tourné le 9 avril dernier vers le tribunal de Versailles pour tenter d’obtenir d’un juge une injonction de payer. Une demande restée pour l’heure sans réponse. Dans l’attente, le gérant enchaîne les entretiens de licenciements : impossible de garder ses cinq chauffeurs, alors que lui-même ne se verse plus de salaire. [...]

Le contrat exclusif qui le liait à l’ex-président désormais simple citoyen est rompu, mais Abdoulaye Wade fait toujours appel à lui lors de ses séjours dans la capitale qu’il passe désormais au palace Shangri-La, ou au George V, et non plus dans la résidence de l’ambassadeur du Sénégal à Paris. [...]

Le Parisien

Merci à Stormisbrewing

«On pourrait ne travailler que 15h par semaine si l’on voulait»

Économiste et auteur à succès, le Tchèque Tomás Sedlácek tient un discours original. Certes, l’économie rend tout efficace, «mais tout dans notre société ne doit pas être efficace».

«C’est comme Central Park à New York. Tout autour règne l’efficience, mais celle-ci est interdite dans le parc qui est strictement réservé à la détente et aux écureuils», explique Tomás Sedlácek, auteur de l’ouvrage «Economics of Good and Evil» («L’Économie du Bien et du Mal»), dans une interview accordée au Tages-Anzeiger.

Au-delà de la métaphore, l’ancien conseiller de Václav Havel et membre du Conseil économique national tchèque rappelle que le rôle de l’économie ne consiste pas d’abord à augmenter le produit intérieur brut. «La première priorité doit être la stabilité du système, mais nous l’avons oublié.»

La solution du chômage partiel

Suite et commentaire sur Fortune

Pays-Bas : Le sort du gouvernement entre les mains de «l’extrême droite»

Le PVV (Parti de la liberté), de Geert Wilders prône une sortie de l’euro et conditionne son soutien au gouvernement à un durcissement de la politique d’immigration et de l’asile aux Pays-Bas

Le 6 mai 2002, le populiste Pym Fortuyn était assassiné par un Néerlandais écoeuré par ses attaques répétées contre l’islam. Mais sa mort n’a pas empêché que s’installent au soi-disant royaume de la tolérance les idées d’extrême droite et le rejet des musulmans.

Presque six ans après sa disparition, le dandy homosexuel a un héritier qui ajoute à sa croisade contre l’islam un combat contre l’Europe et sa monnaie unique. Lundi, Geert Wilders a ainsi présenté une enquête réalisée par un bureau d’étude ouvertement eurosceptique de Londres, Lombard Street Research, sur les avantages et inconvénients de l’euro. «L’euro n’est pas une devise, l’euro coûte de l’argent», a lancé le chef du PVV. […]

Qu’à cela ne tienne ! Le chef de l’extrême droite, repérable à sa crinière peroxydée, a d’autres cartouches pour mener ses combats. Depuis lundi, Wilders, le Premier ministre libéral Mark Rutte ainsi que son partenaire au gouvernement, le parti chrétien-démocrate, sont engagés à huis clos dans d’âpres négociations pour économiser seize milliards d’euros en 2012, afin de redresser les comptes publics et la dette du pays. […]

Le Point

Les impayés de la sécurité sociale algérienne envers le système de santé français (MàJ France 3)

France 3 Région 03 janvier 2012

Manil est un bébé algérien atteint d’une déficience immunitaire grave, qui va peut-être mourir faute d’une greffe. Plusieurs hopitaux français pourraient l’opérer. Mais qui va payer? La sécurité sociale algérienne a déjà une énorme ardoise.

[A travers le cas, certes émouvant, d'un bébé algérien, nous trouvons décrite une situation à laquelle il n'est fait que peu de publicité.  - La Rédaction de FDS]

Le petit Manil Blidi

A Strasbourg, l’hôpital a été sollicité par un proche de la famille, un médecin serait prêt à faire l’opération, mais la direction de l’hôpital demande désormais une provision aux patients algériens avant leur admission (les plus vieux impayés de la sécu algérienne datent de 1994…).

RTL

Dès la découverte de la maladie, le 26 août dernier, Mouloud Blidi a adressé une demande de placement pour soins à la commission médicale nationale, le 12 octobre dernier. Car, le coût de l’opération est de 200.000 euros. “J’ai reçu un accord de principe seulement le 20 novembre, pour l’obtention de la prise en charge Cnas, (PEC)”, a-t-il souligné. Depuis cet avis favorable, le géniteur a fait appel à de nombreux hôpitaux français et belges mais en vain. J’ai contacté les établissements de Marseille, Paris, Strasbourg et de Belgique. Toutes les réponses ont été négatives car ils ne veulent pas travailler avec la Cnas”, a-t-il précisé. Ce refus entre dans le cadre du “non-paiement des anciens dossiers de la Cnas”. Et de préciser : “Elle a accumulé de nombreuses dettes, du coup dès que j’aborde le sujet, il est immédiatement rejeté.

Liberté Algérie et Kabyles.net

—————

Pour mémoire, relire : Algérie 2011 : Des caisses pleines à craquer

Les impayés de la sécurité sociale algérienne envers le système de santé français

[A travers le cas, certes émouvant, d'un bébé algérien, nous trouvons décrite une situation à laquelle il n'est fait que peu de publicité.  - La Rédaction de FDS]

Le petit Manil Blidi

A Strasbourg, l’hôpital a été sollicité par un proche de la famille, un médecin serait prêt à faire l’opération, mais la direction de l’hôpital demande désormais une provision aux patients algériens avant leur admission (les plus vieux impayés de la sécu algérienne datent de 1994…).

RTL

Dès la découverte de la maladie, le 26 août dernier, Mouloud Blidi a adressé une demande de placement pour soins à la commission médicale nationale, le 12 octobre dernier. Car, le coût de l’opération est de 200.000 euros. “J’ai reçu un accord de principe seulement le 20 novembre, pour l’obtention de la prise en charge Cnas, (PEC)”, a-t-il souligné. Depuis cet avis favorable, le géniteur a fait appel à de nombreux hôpitaux français et belges mais en vain. J’ai contacté les établissements de Marseille, Paris, Strasbourg et de Belgique. Toutes les réponses ont été négatives car ils ne veulent pas travailler avec la Cnas”, a-t-il précisé. Ce refus entre dans le cadre du “non-paiement des anciens dossiers de la Cnas”. Et de préciser : “Elle a accumulé de nombreuses dettes, du coup dès que j’aborde le sujet, il est immédiatement rejeté.

Liberté Algérie et Kabyles.net

—————

Pour mémoire, relire : Algérie 2011 : Des caisses pleines à craquer

Euro faible: ne rêvons pas!

L’euro est tombé le 4 juin sous les 1,20 dollar, pour la première fois depuis plus de quatre ans. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la croissance européenne.

La monnaie unique européenne continue sa dégringolade face notamment au dollar. Elle est tombée vendredi 4 juin sous les 1,20 dollar pour la première fois depuis quatre ans.

Du grand doute sur la construction européenne au procès d’une Allemagne égoïste et dominatrice, de la crainte de voir la Grèce faire défaut au risque d’une faillite d’une caisse d’épargne espagnole, de la peur de l’effet de dominos sur les autres États du sud de l’Europe à la litanie des plans de rigueur, les économistes rebondissent de modes en théories éphémères, de lectures partielles de la crise en affirmations sans lendemain.

Mais on verse d’un excès dans un autre en pensant qu’après avoir été la raison de nos maux quand il était fort, l’euro faible est la solution à tous nos problèmes. Certes, il peut aider à compenser l’impact récessif de l’austérité. Mais on est loin d’un retour à une économie normale qui créé des emplois.

Suite et commentaires sur Fortune

La dette publique menace de relancer la crise financière mondiale, selon le FMI

Le Fonds monétaire international a prévenu que la crise financière mondiale pourrait entrer « dans une nouvelle phase, » nourrie par un gonflement de la dette des États qui risque de raréfier le crédit nécessaire à la croissance.

« L’attention s’est tournée vers les risques liés aux dettes des États qui pourraient saper les progrès dans la stabilité et faire entrer la crise du crédit dans une nouvelle phase« , a affirmé le FMI dans son rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde.

Dans cette nouvelle phase, si les États continuent d’emprunter des montants aussi élevés pour combler leurs déficits, les fonds disponibles pour le reste de l’économie seront limités.

« La demande croissante du secteur public risque d’évincer le secteur privé du crédit« , et « une hausse des primes de risque pour les États pourrait faire monter les coûts des emprunts pour le secteur privé« , a expliqué le Fonds.

Suite et commentaires sur Fortune