Cournon-d’Auvergne. Des commerçants roués de coups : « Après on dit qu’on est raciste»

Deux commerçants de Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme) ont été tabassés par un groupe de quatre à six personnes. À l’origine de l’agression : la dette d’un client d’un montant de 180 euros.

Le client à l’origine de l’altercation a été interpellé. Il a passé une nuit en garde à vue avant d’être laissé libre. L’enquête du commissariat local se poursuit.

Yannick Prière tient un vidéoclub sur l’avenue des Dômes. Il a le bras gauche enserré dans une attelle et une minerve autour du cou. «J’ai pris quatre coups d’antivol de moto, que j’ai parés comme j’ai pu avec l’avant-bras, et des coups de poing. J’ai aussi deux cervicales déplacées».

Son compère, Michel Thiery a été plus grièvement blessé encore. Bilan, selon lui : nez cassé, entorse cervicale, luxation d’un doigt et de la mâchoire, traumatisme crânien et multiples contusions.

«Je me souviens de trois coups de poing dans la tronche, raconte le gérant de la boutique Mediline, située dans le même quartier. Ensuite, j’ai vu un truc jaune arriver sur moi. C’était un casque de moto. Ils m’ont aussi frappé avec l’antivol. Et les lumières se sont éteintes… ».

Les deux amis s’étaient retrouvés pour boire un café dans le magasin de Yannick Prière. Entre alors un client avec lequel le gérant des lieux entretient un différend. L’homme a égaré un DVD loué plusieurs semaines plus tôt. Les pénalités de retard s’accumulant, il doit 180 € au commerçant.

«Ce monsieur m’a laissé d’autres DVD en guise de caution. Il arrive devant nous, et me dit qu’il veut récupérer ses DVD. J’ai refusé, précisant qu’il ne m’avait toujours pas remboursé. Il a commencé à devenir violent. On l’a donc pris par le col, sans le frapper, et on l’a foutu dehors».

La situation dégénère peu après. Devant le vidéoclub, un groupe de quatre à six jeunes déboule et s’acharne sur les deux commerçants, avant de prendre la fuite devant l’intervention de témoins. […]

La Montagne (Merci à marie salers)

Complément d’enquête de Dreuz info (extraits) :

« C’est des jeunes du quartier, entre 18 et 21 qui trainent souvent. Je ne sais pas s’ils sont issus de l’immigration, mais ils sont d’origine algérienne ou marocaine, tous sans exception, les quatre ou six, je ne sais plus combien ils étaient.

Je ne me sens plus en sécurité chez moi comme on dit. Surtout que c’est pas la première agression, c’est la 3e en quatre ans.

Et là déjà c’était des marocains ou des algériens ?

Tout à fait… après, j’ai des amis d’origine africaine ou marocaine, il est pas question de racisme, mais c’est des petits délinquants…

Je ne sais pas comment signaler ça, c’est compliqué, après on dit qu’on est raciste.

C’était plus calme quand on avait la gendarmerie et la BAC à Cournon. La gendarmerie arrivait beaucoup plus vite, ils étaient plus nombreux, il y avait plusieurs brigades. Mais depuis plusieurs années, ça devient désastreux.

Il trainent par bandes de 10 ou 12, ils saccagent tout. La laverie automatique à coté, ça squatte, ça fume, ça deale leur drogue, ça joue au basket dans la laverie, ça fait un boucan du tonnerre, on est toujours en train de les jeter dehors, d’appeler la police.

J’ai une tour en face du magasin, des logements sociaux, je les vois dealer, je les vois entrer dans la cave tous les soirs à grands coups de pompes ils défoncent la cave et ils vont dealer leurs trucs, c’est hallucinant.

On les voit se garer sur le parking, des grosses voitures que même moi je pourrais pas me payer, des dernières Audi, des dernières Mercedes et BMW. On voit qu’il se passe des choses par les fenêtres, c’est hallucinant.

Et en plus de ça, le frère de mon client – mon ex-client car je ne veux plus le voir dans la boutique - me menace de mort et de brûler ma boutique à trois mètres des policiers – et ils « ont rien entendu, rien vu », c’est un de mes clients qui a du se porter témoin.

Il m’a menacé cinq fois d’affilée sans aucun complexe. Avec une aisance déplorable : « Je vais t’cramer, je vais cramer ta boutique, je vais te tuer si t’enfonces mon frère »

Je l’ai regardé, et je lui ai dit : « votre frère il assume ce qu’il a fait et c’est tout. »  Et il me dit : ouais mais si t’enfonces mon frère je te tue. Mon client est sorti et lui a dit qu’il a tout entendu, il s’est porté témoin et j’ai déposé plainte à la police pour éviter des représailles.

Je suis écœuré du système parce qu’un salarié, il va être en arrêt maladie on va le soigner, mais moi commerçant, c’est « démerde toi ». (…) Aucune aide de l’Etat, de l’ANPE pour me mettre quelqu’un en remplacement, je suis obligé de venir travailler et de me débrouiller avec les médecins. Aucune aide.

Le maire est passé me voir en me disant qu’il était de tout cœur avec nous, et qu’il allait demander à ses gars de passer plus souvent, mais je ferme le magasin à 20h, et ses gars ils finissent à 17 h ! Et puis, après trois agressions, c’est la première fois qu’il se déplace me voir… c’est bientôt les élections municipales. Pour bien se faire voir, il est venu nous voir. Les fois précédentes, j’ai pas eu droit à la visite du maire.

Vos agresseurs, ce sont des gens qui travaillent ?

Non non, sur que non. Mon client il ne travaille pas. Une fois je l’ai entendu se vanter qu’il touchait le RSA et « qu’il voyait pas pourquoi il allait se ‘casser le cul’ à aller bosser » voilà ses propres mots.

Moi ça m’énerve. Quand je vois qu’ils touchent en moyenne 600 et 800 euros par mois sans rien faire, et moi je me casse la tête tous les matins pour aller bosser, et je faisais deux emplois, pour toucher quoi ? Ils ont droit à tout et moi j’ai droit à rien. Eux ils payent rien, on leur donne tout. 

Dreuz info

Vœux de François Hollande : Chômage, impôts, élections, racisme…

Le chef de l’Etat s’est plié au traditionnel exercice des voeux présidentiels. Une allocution de 10 minutes autour des thèmes de l’emploi, de la fiscalité, des scrutins de 2014 et de la lutte contre le racisme.

«Les impôts sont devenus lourds, trop lourds à force de s’accumuler depuis de nombreuses années.»

A la veille de deux scrutins intermédiaires en 2014, les municipales et les européennes, Hollande s’est plutôt attardé sur ces dernières, pour laquelle les sondages mettent en garde contre un FN au score élevé. Il faut «promouvoir une majorité politique tournée vers l’emploi et la solidarité et non l’austérité et l’égoïsme national», a-t-il dit, mettant en garde contre «ceux qui nient l’avenir de l’Europe».

En pleine polémique de la «quenelle» autour de l’humoriste Dieudonné, «la France sera forte si elle reste solidaire, intraitable dans le respect de ses règles, de la sécurité, de l’indépendance de la justice et de la laïcité. Je serai intransigeant face à tout manquement, racisme, antisémitisme ou discrimination», a martelé le chef de l’Etat. Et d’ajouter : «Le modèle français n’est pas négociable.»

Le Nouvel Obs

L’UMP ne veut pas payer la lettre de remerciements de Sarkozy

Exsangue, le parti ne souhaite pas régler les frais d’envoi du courrier, évalués à 15.000 euros

L’UMP ne veut pas payer la lettre de remerciements adressée aux militants qui ont contribué au « Sarkothon », lundi 9 septembre, selon « Le Figaro ». Les frais de courrier s’élèvent à 15.000 euros. Le parti, qui doit toujours éponger une dette de 44 millions d’euros, cherche à faire prendre en charge cette somme par l’Association des amis de Nicolas Sarkozy.

A l’issue du remboursement des 11 millions d’euros exigés par le Conseil Constitutionnel, qui avait invalidé ses comptes de campagne, l’ancien chef de l’Etat rédige une lettre pour remercier les généreux donateurs.

100.000 exemplaires de cette lettre sont envoyés par email, mais 32.000 doivent encore être postés. « C’est à peu près le nombre de donateurs qui n’ont pas accès à Internet, calcule Catherine Vautrin, la trésorière de l’UMP. À 46 centimes le timbre, cela représente un budget d’à peu près 15.000 euros pour l’UMP. » La députée de la Marne préférerait ne pas avoir à payer la note, compte tenu du « budget serré » du parti. « Ce n’est pas énorme, mais ça, plus ça, plus ça, au final, ça fait beaucoup ! », affirme-t-elle.

Deux autres ardoises laissées par Nicolas Sarkozy menacent également les finances de l’UMP, selon « Le Canard enchaîné ». Il s’agit des pénalités imposées directement à Nicolas Sarkozy par le Conseil Constitutionnel, après l’invalidation de ses comptes de campagne.

La première, qui s’élève à 153.000 euros, « représente l’avance forfaitaire sur les frais de campagne que l’État avait versée à chaque prétendant à l’Élysée » et que l’ancien chef de l’État doit désormais rembourser, précise l’hebdomadaire. La seconde (363.615 euros) est une « sanction » infligée au candidat pour avoir dépassé le plafond des dépenses autorisées.

Le Nouvel Obs

Les emplois aidés coûteront 3,45 milliards d’euros par an en 2014

Les emplois aidés feront-ils baisser la courbe du chômage ?

(…)

Avant même toute inversion de la courbe, l’opposition ne manque pas de dénoncer l’impact de ces mesures sur les finances publiques. Lorsque, en 2014, le dispositif tournera à plein, le coût des 150.000 emplois d’avenir prévus s’élèvera à 3,45 milliards d’euros par an, selon une estimation de l’OFCE.

« Bien sûr, les emplois d’avenir coûtent un peu cher mais on peut en attendre un vrai retour, notamment sur le pouvoir d’achat et la consommation », précise Marion Cochard.

Ce qui n’a pas empêcher l’UMP Bernard Accoyer de dénoncer une stratégie présidentielle « financée par de la dette ». Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, qui commentait la pause du chômage observée au mois de mai, « en réalité, il n’y a pas de baisse du chômage. Il y a malheureusement un maquillage des chiffres avec une multiplication des contrats aidés. »

Ce à quoi Michel Sapin répond : « Oui, d’accord, c’est du traitement social du chômage. Mais si on ne fait pas du traitement social du chômage pendant les crises, alors, quand le fait-on ? » A l’OFCE, Marion Cochard ajoute qu’en dehors des emplois d’avenir, « les contrats aidés ne coûtent pas tant que ça, d’autant que les personnes qui en bénéficient ne touchent pas d’autres aides. Compte-tenu du coût du chômage, c’est un investissement peu coûteux. »

[...]

Le nouvel obs

 

10 millions d’euros récoltés à l’UMP

[...] Jean-François Copé a annoncé aujourd’hui dans Le Monde que la souscription nationale lancée dès le 5 juillet avait permis de récolter « plus de 10,2 millions d’euros ».

Le président de l’UMP revendique également plus de « 45.000 adhésions » depuis le début de la souscription. L’UMP a jusque fin septembre – la date butoire était initialement fixée au 31 juillet – pour trouver les 11 millions d’euros nécessaires.

Le Figaro

Montebourg : « L’État pourrait vendre ses parts dans des entreprises semi-publiques »

Le gouvernement français envisage de céder certaines de ses participations dans des entreprises en partie contrôlées par l’État, afin de réduire la dette du pays sur fond d’aggravation de la crise dans la deuxième économie de la zone euro, ont déclaré des responsables gouvernementaux.

Le gouvernement, qui a déjà indiqué que l’objectif de déficit ne serait pas atteint cette année, étudie comment il pourrait vendre certaines participations sans renoncer à l’influence qu’il peut exercer sur les entreprises concernées, ont expliqué ces personnes.

« Dans le cadre de la restructuration budgétaire, la modernisation de notre politique publique, nous réfléchissons à l’évolution de nos participations, bien sûr« , a déclaré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, dans un entretien accordé à Dow Jones Newswires et au Wall Street Journal.

« Nous n’excluons pas ce type de décisions mais nous ne souhaitons pas perdre nos moyens d’action sur les entreprises« , a-t-il ajouté. L’État français détient des participations directes et indirectes dans de nombreuses entreprises, dont EDF, Areva, France Télécom, Air France-KLM et Renault.

The Wall Street Journal via Suite et commentaires sur Fortune

Beppe Grillo : «Dans six mois, on ne pourra plus payer les retraites et les salaires du service public»

Beppe Grillo, ancien comique italien et leader du mouvement politique Cinq Etoiles (M5S), qui a réuni 25,5% des suffrages aux législatives en Italie, veut renégocier la dette de son pays, selon des déclarations faites à l’hebdomadaire allemand Focus. «Nous sommes écrasés – non pas par l’euro mais par notre endettement. Quand les intérêts atteignent 100 milliards d’euros par an, on est mort. Il n’y a pas d’autre choix» qu’une renégociation de la dette, a affirmé Beppe Grillo.

Il a comparé les obligations émises par les Etats aux actions d’entreprises : «quand j’achète une action d’une société, et qu’elle fait faillite, c’est pas de chance. J’ai pris un risque – et j’ai perdu», a-t-il ajouté.

Il affirme également que la situation est si précaire en Italie que «dans six mois (…) on ne pourra plus payer les retraites et les salaires du service public». Selon Focus, qui cite Beppe Grillo en style indirect, si la situation financière de l’Italie n’est pas modifiée, elle quittera l’euro et reviendra à la lire.

En Allemagne, des voix se sont déjà fait entendre dans la frange euro-sceptique de la coalition gouvernementale de la chancelière Angela Merkel, pour réclamer une sortie de l’Italie de la zone euro, si un gouvernement prêt à poursuivre les réformes structurelles n’est pas mis en place. [...]

20 Minutes

(merci à Mortoulibre)

La financiarisation : Outil d’enrichissement de l’hyper-classe mondialisée

Tribune libre de Paysan Savoyard

Depuis une vingtaine d’années, l’économie mondiale s’est financiarisée. Cette financiarisation a de très importantes conséquences. Nous nous efforcerons de répondre à ces trois questions. Qu’est-ce-que la financiarisation ? Quelles en sont les causes ? Quelles sont ses conséquences ?

1. Qu’est-ce que la financiarisation ?

La financiarisation signifie que l’économie mondiale est désormais dominée par la sphère financière et non plus par la sphère de l’économie « réelle ».

Suite et commentaires sur Fortune

Hollande aux Maliens : «Nous payons notre dette à votre égard»

En «visite éclair» au Mali, François Hollande a déclaré aujourd’hui à Bamako que l’intervention de la France au Mali représentait une dette à payer.

«Je n’oublie pas que lorsque la France a été attaquée, lorsqu’elle cherchait des soutiens, qui est venu, c’est l’Afrique, c’est le Mali, merci le Mali», a expliqué le président de la République.

Puis, il a ajouté : «La France est avec vous, la France est fière de vous, et moi je veux vous dire que je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique.» «La décision que j’ai prise le 10 janvier, a dit le chef de l’État, elle honore la France et à travers votre soutien, c’est à toute la France que vous donnez votre hommage. Vive le Mali, vive la France, vive l’amitié entre le Mali et la France.»

Le chef de l’État a également réaffirmé que la France restera présente le temps qu’il faudra au Mali car «le terrorisme a été repoussé, chassé» mais pas «encore vaincu.»

Le Figaro

Quand Michel Rocard dévoile le pot aux roses…

Michel Rocard a déclaré fin décembre sur Europe1 que la réforme de la Banque de France de 1973 a interdit que celle-ci prête à l’État à taux zéro. L’État est donc allé emprunter avec intérêt sur les marchés privés. Si nous en étions restés au système précédant, qui permettait, répétons-le, à la Banque de France de prêter à l’État à taux zéro, notre dette serait de 16 ou 17 % du PIB, soit bénigne.

Les deux journalistes chargés de l’interviewer ne réagirent pas, comme si Rocard avait dit là une banalité.

Pourtant, il venait de leur dire que tous les fameux « sacrifices », prétendument inéluctables, auxquels le peuple français devait consentir, ou encore la rigueur imposée par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), n’étaient pas une fatalité mais la résultante d’un choix de politique de dette.

Suite et commentaires sur Fortune