Montebourg : « L’État pourrait vendre ses parts dans des entreprises semi-publiques »

Le gouvernement français envisage de céder certaines de ses participations dans des entreprises en partie contrôlées par l’État, afin de réduire la dette du pays sur fond d’aggravation de la crise dans la deuxième économie de la zone euro, ont déclaré des responsables gouvernementaux.

Le gouvernement, qui a déjà indiqué que l’objectif de déficit ne serait pas atteint cette année, étudie comment il pourrait vendre certaines participations sans renoncer à l’influence qu’il peut exercer sur les entreprises concernées, ont expliqué ces personnes.

« Dans le cadre de la restructuration budgétaire, la modernisation de notre politique publique, nous réfléchissons à l’évolution de nos participations, bien sûr« , a déclaré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, dans un entretien accordé à Dow Jones Newswires et au Wall Street Journal.

« Nous n’excluons pas ce type de décisions mais nous ne souhaitons pas perdre nos moyens d’action sur les entreprises« , a-t-il ajouté. L’État français détient des participations directes et indirectes dans de nombreuses entreprises, dont EDF, Areva, France Télécom, Air France-KLM et Renault.

The Wall Street Journal via Suite et commentaires sur Fortune

Beppe Grillo : «Dans six mois, on ne pourra plus payer les retraites et les salaires du service public»

Beppe Grillo, ancien comique italien et leader du mouvement politique Cinq Etoiles (M5S), qui a réuni 25,5% des suffrages aux législatives en Italie, veut renégocier la dette de son pays, selon des déclarations faites à l’hebdomadaire allemand Focus. «Nous sommes écrasés – non pas par l’euro mais par notre endettement. Quand les intérêts atteignent 100 milliards d’euros par an, on est mort. Il n’y a pas d’autre choix» qu’une renégociation de la dette, a affirmé Beppe Grillo.

Il a comparé les obligations émises par les Etats aux actions d’entreprises : «quand j’achète une action d’une société, et qu’elle fait faillite, c’est pas de chance. J’ai pris un risque – et j’ai perdu», a-t-il ajouté.

Il affirme également que la situation est si précaire en Italie que «dans six mois (…) on ne pourra plus payer les retraites et les salaires du service public». Selon Focus, qui cite Beppe Grillo en style indirect, si la situation financière de l’Italie n’est pas modifiée, elle quittera l’euro et reviendra à la lire.

En Allemagne, des voix se sont déjà fait entendre dans la frange euro-sceptique de la coalition gouvernementale de la chancelière Angela Merkel, pour réclamer une sortie de l’Italie de la zone euro, si un gouvernement prêt à poursuivre les réformes structurelles n’est pas mis en place. [...]

20 Minutes

(merci à Mortoulibre)

La financiarisation : Outil d’enrichissement de l’hyper-classe mondialisée

Tribune libre de Paysan Savoyard

Depuis une vingtaine d’années, l’économie mondiale s’est financiarisée. Cette financiarisation a de très importantes conséquences. Nous nous efforcerons de répondre à ces trois questions. Qu’est-ce-que la financiarisation ? Quelles en sont les causes ? Quelles sont ses conséquences ?

1. Qu’est-ce que la financiarisation ?

La financiarisation signifie que l’économie mondiale est désormais dominée par la sphère financière et non plus par la sphère de l’économie « réelle ».

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Hollande aux Maliens : «Nous payons notre dette à votre égard»

En «visite éclair» au Mali, François Hollande a déclaré aujourd’hui à Bamako que l’intervention de la France au Mali représentait une dette à payer.

«Je n’oublie pas que lorsque la France a été attaquée, lorsqu’elle cherchait des soutiens, qui est venu, c’est l’Afrique, c’est le Mali, merci le Mali», a expliqué le président de la République.

Puis, il a ajouté : «La France est avec vous, la France est fière de vous, et moi je veux vous dire que je viens de vivre la journée la plus importante de ma vie politique.» «La décision que j’ai prise le 10 janvier, a dit le chef de l’État, elle honore la France et à travers votre soutien, c’est à toute la France que vous donnez votre hommage. Vive le Mali, vive la France, vive l’amitié entre le Mali et la France.»

Le chef de l’État a également réaffirmé que la France restera présente le temps qu’il faudra au Mali car «le terrorisme a été repoussé, chassé» mais pas «encore vaincu.»

Le Figaro

Quand Michel Rocard dévoile le pot aux roses…

Michel Rocard a déclaré fin décembre sur Europe1 que la réforme de la Banque de France de 1973 a interdit que celle-ci prête à l’État à taux zéro. L’État est donc allé emprunter avec intérêt sur les marchés privés. Si nous en étions restés au système précédant, qui permettait, répétons-le, à la Banque de France de prêter à l’État à taux zéro, notre dette serait de 16 ou 17 % du PIB, soit bénigne.

Les deux journalistes chargés de l’interviewer ne réagirent pas, comme si Rocard avait dit là une banalité.

Pourtant, il venait de leur dire que tous les fameux « sacrifices », prétendument inéluctables, auxquels le peuple français devait consentir, ou encore la rigueur imposée par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), n’étaient pas une fatalité mais la résultante d’un choix de politique de dette.

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Ayrault appelle les Français à accepter la mondialisation

La France doit tirer parti de la mondialisation et encourager la prise de risque sans renier son modèle économique et social, qui doit être «renouvelé», estime le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dans une tribune publiée jeudi par Le Monde. Ce long texte précise le cap du gouvernement, qui entame avec son premier conseil des ministres de l’année douze mois difficiles sur le plan économique avec une feuille de route pour les six mois à venir.

«La France est à la croisée des chemins», écrit Jean-Marc Ayrault, qui souligne que le modèle politique, social et économique fondé depuis deux siècles est aujourd’hui fragilisé par les inégalités, la dette publique et le chômage. La montée des extrêmes dans les urnes et la défiance qui «paralyse nos relations sociales et politiques» obligent également la France à réinventer son modèle, sans rupture mais en refusant un prétendu «âge d’or», ajoute-t-il.

«La crise que nous traversons est d’abord économique et sociale. La tentation est grande d’en reporter la responsabilité sur autrui, d’accuser la libéralisation des échanges commerciaux et financiers, la concurrence des pays à bas coûts et les politiques conduites en Europe», poursuit le Premier ministre.

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