Ecotaxe : Onze bonnets rouges comparaissent devant la justice pour «association de malfaiteurs». Huit écroués

Onze militants bretons comparaîtront mardi 22 avril devant le tribunal correctionnel de Rennes pour «association de malfaiteurs» et «destruction» d’un portique écotaxe. Huit d’entre eux ont été écroués dans l’attente de leur comparution, a annoncé le parquet dimanche.

La comparution n’étant pas «immédiatement possible», les militants ont été présentés devant le juge des libertés et de la détention qui, conformément aux réquisitions du parquet, en a placé trois sous contrôle judiciaire et huit «sous mandat de dépôt jusqu’à leur comparution», a indiqué le procureur de la République de Rennes, Thierry Pocquet du Haut-Jussé, dans un communiqué.

Effectuées vendredi, à la veille d’une manifestation à Nantes pour réclamer la « réunification » de la Bretagne, ces interpellations avaient eu lieu en Ille-et-Vilaine, dans les Côtes d’Armor et le Morbihan, dans le cadre d’une enquête préliminaire sous la responsabilité de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes.

Nouvel Obs

Six parlementaires vérifient les conditions de détention de Nicolas B, opposant au mariage pour tous (MàJ audio)

Le bulletin de réinformation de Radio-Courtoisie a évoqué le sort de Nicolas ce matin :

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Accompagné de cinq autres parlementaires, le député de la Drôme Hervé Mariton (UMP)a inspecté le 26 juin les cellules de la prison de Fleury-Mérogis où le militant anti- «mariage gay», condamné à deux mois de prison ferme, Nicolas B., a été incarcéré. Il a pu s’entretenir avec lui en privé.

Lire Un détenu libéré pour conditions de détention indignes

«Il affirme avoir fait l’objet de violences policières», précise le député. «Des bleus sont d’ailleurs encore visibles sur son corps.»

«Son moral a l’air solide. » Hervé Mariton s’est voulu rassurant sur l’état de santé physique et mental de Nicolas B., après lui avoir rendu visite mercredi 26 juin à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Accompagné de ses collègues Philippe Houillon, Xavier Breton, Damien Meslot, Véronique Besse et du sénateur Bruno Retailleau, le député de la Drôme a profité de son droit de visite des lieux de privation de liberté pour vérifier les conditions de détention de ce jeune étudiant de 23 ans. […]

«Depuis le 25 juin, ses conditions de détention sont convenables», confirme Hervé Mariton. Mais c’était loin d’être le cas les sept jours précédents.

La cellule de sa première nuit était «correcte», mais «rudimentaire et vieillie». Du deuxième jour au 25 juin, Nicolas a été enfermé dans une cellule «crasseuse», «sale», dépourvue de lumière et de vitres aux fenêtres. «Ces conditions d’enfermement étaient indignes», dénonce le député UMP. «Il a subi des conditions d’incarcération détestables», estime pour sa part La Manif pour Tous. «Il a été privé de toute hygiène – toilette, changement de vêtements… – et de toute possibilité de s’aérer le corps et l’esprit», énumère le collectif dans un communiqué publié après la visite des parlementaires et le dépôt d’un rapport sur la répression policière devant le Conseil de l’Europe.

Sensible aux nombreux courriers de soutien qu’il reçoit, Nicolas B. «remercie toutes celles et ceux qui pensent à lui». En lien avec son avocat, il prépare son dossier pour faire appel de sa condamnation en première instance. «En espérant qu’il ne mette pas un mois et demi à aboutir», commente Hervé Mariton. […]

Famille chrétienne (Merci à Appoline)

Japon : Dans le quotidien d’une prison (Rediff.)

Entre les murs de la prison de Fu Chu au Japon, la pression psychologique est permanente et sans faille. Ici, la coercition est d’abord mentale. L’objectif du système pénitentiaire nippon est précisément de réformer moralement l’individu qui lui est confié.

(Merci à Imperator.)

Abdallah Boumezaar se vante de ses crimes et tente d’exercer une influence sur les autres détenus

Incarcéré à la maison d’arrêt de Grasse depuis sa mise en examen pour meurtre et assassinat sur deux femmes gendarmes le 17 juin à Collobrières, Abdallah Boumezaar continue à faire parler de lui.

Mardi après-midi, l’homme âgé de 30 ans a été placé à l’isolement après avoir provoqué un incident.

Depuis son incarcération dans les Alpes-Maritimes, Abdallah Boumezaar se vanterait de ses crimes et tenterait d’exercer une influence sur les autres détenus.

Mardi, après la promenade, de nombreux prisonniers ont refusé de quitter la cour pour rejoindre leur cellule, faisant craindre un début d’émeute.

Pour éviter tout nouveau contact avec les autres détenus, Abdallah Boumezaar a été placé en quartier d’isolement [...]

Nice Matin

Record de détenus dans les prisons

Le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint un nouveau record historique le 1er avril, avec 67.161 personnes incarcérées, selon les statistiques mensuelles de l’Administration pénitentiaire (AP).

Le précédent record était de 66.445 détenus un mois plus tôt, au 1er mars. Le nombre de détenus au 1er avril est en hausse de 1,1% sur un mois et de 4,7% sur un an (64.148 détenus au 1er avril 2011).

La surpopulation carcérale a encore augmenté. Il y avait au 1er avril 57.243 places de prison « opérationnelles », ce qui représente un taux d’occupation de 117,3% (116,1% un mois plus tôt).

Une loi prévoyant la création d’environ 20.000 places de prison supplémentaires dans les cinq ans, pour porter leur nombre à 80.000 à la fin 2017, a été votée à la fin février.

Figaro – AFP

Clandestins détenus : une « délocalisation domestique » qui sert aussi la fonction publique

[...] Si certains travaillent et paient des cotisations, d’autres sans-papiers travaillent sans aucun document l’attestant, et sont ainsi à la merci de toutes sortes d’abus. Une forme d’exploitation qui se poursuivrait même lorsque ces derniers sont en détention.

Anzoumane Sissoko, qui a lui-même connu la prison, confie qu’il percevait «un salaire mensuel de 100 euros pour la fabrication de cartes grises automobiles».

D’autres détenus encore, ajoute-t-il, perçoivent un salaire de 3,90 euros la pièce fabriquée. Et pour un rythme de travail effréné. Sans que cela ne gêne personne. [...]

«L’Etat et les entreprises qui font travailler les détenus profitent d’une « délocalisation domestique » au nom d’une prétendue insertion, bénéficiant ainsi de coûts bas dignes de la Chine ou de l’Inde», affirme Anzoumane Sissoko.

Slate Afrique

Maison d’arrêt de Lyon-Corbas : Nouvelle pétition des détenus

Après une première pétition signée par quelque 225 détenus début septembre, 350 détenus de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas ont dénoncé leurs conditions de détention et le fonctionnement de l’établissement dans une seconde pétition.

Les signataires critiquent notamment « le peu de compréhension voire d’humanisme » des surveillants à l’égard des familles dont l’accès aux parloirs « est aussitôt refusé » dès lors qu’elles arrivent en retard pour les visites. Ils dénoncent aussi le fait que leur parole ne soit guère considérée en cas d’incident avec un gardien, alors que celle du surveillant est comme parole d’évangile. (…)

Le Progrès

L’État devra indemniser neuf détenus de la maison d’arrêt à Caen

Ils dénonçaient la taille et l’état des cellules dans lesquelles ils ont été placés à la maison d’arrêt de Caen. A la suite d’une démarche judiciaire entamée en juillet 2009, neuf ex-détenus viennent d’obtenir des indemnités allant de 600 à 3 500 €. Le tribunal administratif de Caen, qui a rendu ces décisions le 10 mai, condamne l’Etat à payer ces sommes au titre du préjudice moral pour des conditions de détention non conformes aux textes en vigueur. Celles-ci ont été dénoncées dans un contexte de surpopulation carcérale. A la mi-avril, la maison d’arrêt comptait 582 détenus pour 316 places.

Ouest-France

La plupart des délinquants sont… en liberté

Tribune libre de Paysan Savoyard

Nous terminons avec cette tribune l’examen des différentes formes que prend le laxisme des pouvoirs publics en matière de délinquance.

Il n’y a aucun suivi de la plupart des condamnés

L’appareil pénal a pour fonction de condamner les auteurs d’actes délictueux. On pourrait considérer qu’il lui incombe également, pour éviter la récidive, de se préoccuper des délinquants une fois les peines effectuées. Or il n’en est rien dans la grande majorité des cas : il n’y a pas de suivi de la plupart des condamnés.

La loi prévoit, depuis 1998, la mise en place d’un suivi socio-judiciaire. Réservé d’abord aux condamnés ayant commis des délits ou des crimes à caractère sexuel, il peut être appliqué également, depuis une loi de 2005, aux auteurs de meurtres et d’enlèvement et séquestration.

Le suivi peut consister, à l’appréciation du juge, en différentes mesures dont les principales sont les suivantes : obligation de soin (pour les délinquants sexuels) ; obligation de trouver un travail ; interdiction de se rendre dans certains lieux ; obligation de se présenter régulièrement dans un commissariat ; obligation de justifier régulièrement ses revenus. La durée du suivi peut aller jusqu’à 10 ans pour un délit, jusqu’à 30 ans pour un crime (et même être sans limitation de durée pour les personnes condamnées à perpétuité).

En pratique les juges décident la mise en place de ce suivi pour environ un millier de condamnés par an.

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L’UMP condamne désormais la détention de René Galinier

Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, s’est déclaré choqué par le maintien en détention de René Galinier qui avait tiré sur deux jeunes femmes roms qui le cambriolaient. Libération y voit un signe de convergence de plus de l’UMP vers le Front National, l’ affaire ayant été «abondamment exploitée par l’extrême droite».

Doit-on y voir le signe que l’UMP continue sa pêche électorale dans les eaux du FN ? Dimanche, Xavier Bertrand a rejoint la cohorte, jusqu’à présent très droitière, des défenseurs de «Papy Galinier», détenu en prison depuis le mois d’août pour avoir tiré sur deux mineures qui cambriolaient son domicile.

Le 6 octobre, sur la chaîne parlementaire, le secrétaire général de l’UMP a profité d’une question sur la décision de justice concernant Jerôme Kerviel pour se déclarer choqué par le maintien en détention du retraité de 73 ans : « Une décision de justice qui me choque, c’est la décision qui consiste à laisser ce retraité de 73 ans toujours en détention aujourd’hui, alors qu’il avait été agressé chez lui. Vous voulez une décision de justice, que paraît-il je n’ai pas le droit de commenter, mais qui là me surprend et me choque, c’est celle-là que je retiens dans l’actualité judiciaire».

Des propos répétés dimanche dans l’émission C Politique, sur France 5, et qui marquent un revirement net de l’UMP. Jusqu’à présent, le parti majoritaire s’était gardé de prendre position sur une affaire abondamment exploitée par l’extrême droite.

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Béziers : écroué pour trafic de stupéfiants Ali a pu renouveler son titre de séjour

Un Algérien, écroué en détention provisoire à Béziers, dans le cadre d’une affaire de haschisch a pu renouveler son titre de séjour auprès du service des étrangers de la préfecture escorté par les gendarmes. Un «heureux épilogue» d’après Le Midi Libre.

Ali est en France depuis une bonne quinzaine d’années et marié à une Française.

Le 16 août, et alors qu’il avait été extrait de sa cellule pour aller faire cette démarche à la préfecture, il avait été, en fait, conduit par l’escorte, au palais de justice. Avant d’être finalement ramené en geôle. Une bévue qui avait passablement énervé son avocate, Me Valérie Zuchetto-Soulié. Laquelle, épaulée par Me Sophie Mazas a, en quelques
jours, remué ciel et terre pour faire réparer ce dysfonctionnement.

D’autant que, depuis, l’on en sait un petit peu plus sur ce qui s’est produit. «Jeudi matin, j’ai eu un appel du par quet de Béziers, précisant « qu’ils » voulaient s’excuser en réparant cette bévue et avaient besoin d’une nouvelle réquisition aux fins d’extraction de mon client. Tout en précisant que la première réquisition d’extraction était bien conforme et qu’un dysfonctionnement avait été constaté dans le cadre de l’interprétation, par les services du parquet, de ladite décision d’extraction», raconte Me Zuchetto-Soulié.

Suite Le Midi Libre (Merci à bernard)