Taubira dément quitter le ministère de la Justice dans les prochains mois (màj vidéo)

Addendum

Dans une interview accordée à Public Sénat , Christiane Taubira s’est étonnée des rumeurs qui circulent sur sa démission dans les prochains mois. [...]

Morandini

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La garde des Sceaux pourrait quitter la Chancellerie d’ici quelques mois et être remplacée par Jean-Jacques Urvoas, proche de Manuel Valls.

Hebergeur d'imageChristiane Taubira n’en aurait plus pour longtemps au ministère de la Justice. Selon nos informations, la garde des Sceaux devrait quitter la Chancellerie d’ici quelques mois, le temps de faire passer la réforme pénale au Parlement. [...]

Depuis un moment déjà, Christiane Taubira ne cachait pas son envie de quitter le ministère de la Justice. Quitte à rester dans le gouvernement, elle avait demandé le ministère de l’Éducation. Mais pour compenser son profil droitier, Manuel Valls l’avait finalement attribué à Benoît Hamon.

Le Figaro

Jean-Vincent Placé : Le départ des écologistes du gouvernement n’aurait « strictement aucun sens »

Jean-Vincent Placé, le chef de file des sénateurs EELV, a estimé samedi qu’un départ des écologistes du gouvernement n’aurait aujourd’hui «strictement aucun sens

«Il y a un débat très vif au sein du mouvement, la faiblesse des éléments écologiques de la politique menée et les orientations nettement sociales libérales plaisent de moins en moins à nos militants et à nos cadres», a-t-il déclaré sur Europe 1.

Interrogé sur un éventuel remaniement ministériel en mai prochain, le sénateur EELV a estimé que «dans la période actuelle et sur les grands enjeux» – loi de transition énergétique, sur la biodiversité, fiscalité écologique… – «dans ce temps extrêmement complexe, y compris d’élections, quitter le gouvernement n’aurait strictement aucun sens».

«On est dans une position d’un groupe minoritaire dans un exécutif, c’est très difficile. Dans la séquence qui vient, municipales, européennes, sortir, ça n’a tout simplement aucun sens», a-t-il répété. «Ce serait perçu comme très, très politicien, voire politicard, par les Françaises et les Français.» […]

Le Point

«Le départ de Papandréou est une question d’heures» (Màj vidéo)

Addendum du 02/11/2011

Grèce : les socialistes appelent Papandréou à démissionner

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George Papandréou a-t-il signé sa fin politique en soumettant par référendum l’accord européen conclu la semaine dernière? Oui, estime Georges Prévélakis, professeur de Géopolitique à l’Université Paris 1 et spécialiste de la Grèce, contacté par le JDD.fr.

Le mouvement social actuel est davantage causé par la perte de légitimité du gouvernement que par l’austérité. Il y a un sentiment d’humiliation.

Pourquoi George Papandréou a-t-il décidé de soumettre l’accord européen à un référendum populaire ?

C’est une nouvelle fuite en avant, probablement sa dernière puisque le gouvernement est en train d’être renversé : les défections se multiplient dans la majorité socialiste depuis cette annonce du Premier ministre. Un groupe supplémentaire d’une dizaine d’élus du Pasok pourrait également se désolidariser. George Papandréou est donc à bout. Peut-être espérait-il gagner encore un peu de temps. Mais il était probablement condamné d’une manière ou d’une autre.

A-t-il joué son va-tout ?

Son départ est une question d’heures. Il n’aura plus la majorité au Parlement lors du vote de confiance prévu vendredi. On s’oriente donc vers des élections législatives anticipées. Le chef de l’opposition a estimé que ce référendum était suicidaire et qu’il ferait tout pour l’empêcher. Or le meilleur moyen pour cela est de renverser le gouvernement actuel.

Il y aura donc une nouvelle majorité en Grèce ?

Selon les sondages, il y aurait difficilement une majorité absolue mais on peut s’attendre à un vote utile, qui serait favorable au parti de centre-droit, la Néa Dimokratia, d’Antonis Samaras. Le parti socialiste sera quant à lui probablement écrasé et aura du mal à se maintenir comme la deuxième force politique du pays.

Donc le référendum n’aura probablement pas lieu ?

Non, c’est certain. Papandréou a probablement sous-estimé l’effet de son annonce sur les marchés, ainsi que les réactions des dirigeants politiques européens. Jusqu’à maintenant, l’avantage du Premier ministre était celui d’être considéré comme la moins mauvaise solution pour la Grèce. Là, son opportunisme devient évident. […]

Le JDD

Le Tour de France ne dit pas «non» à un départ depuis le Qatar

Après le Coupe du monde de foot 2022, le Championnat du monde de handball 2015, le Qatar rêve d’un grand départ du Tour de France depuis Doha. Du côté d’ASO (société organisatrice de l’épreuve), on n’écarte pas cette éventualité a priori aussi lointaine qu’exotique. «Il y a eu effectivement une candidature du Qatar pour un grand départ du Tour de France», a confirmé le directeur de la Grande Boucle, Christian Prudhomme  lors de l’officialisation d’un partenariat avec la compagnie aérienne Qatar Airways.

«Le grand départ à Londres en 2007 a fait que des pays qui ne s’intéressaient pas nécessairement au cyclisme s’y sont intéressés d’un seul coup, argumente Prudhomme. Dix années avant le départ de Londres, on n’aurait jamais imaginé que le Tour de France puisse partir de Londres. Ce que je crois, c’est qu’il ne faut jamais dire jamais.» Surtout aux Qataris.

20 minutes

Yassine Belattar remercié du Mouv’ dans une ambiance électrique

Selon Libération et l’Express, Yassine Belattar ne sera plus sur la radio Le Mouv’ à la rentrée, où il animait la Matinale depuis septembre.

Le directeur de la station, Patrice Blanc-Francard, aurait décidé de ne pas renouveler son contrat.

Il déclare: « C’était vraiment difficile de travailler avec lui. Il restait dans sa forteresse alors que l’info est très importante pour la station.

De son côté, l’animateur évoque des « trucs graves », comme cette phrase du nouveau patron du Mouv’ »: « Tu t’es cru sur Beur FM ? » après un débat sur le halal. « C’était condescendant pour moi et pour les auditeurs. Faut arrêter de me prendre pour un p’tit gars de banlieue. La vraie question, c’est quelle est la place des gens issue de la diversité à Radio France ? ». fustige-t-il, avant de lancer « Qu’on soit jaune ou beur ou à pois rouges, il faut être professionnels. »

Yassine Belattar ajoute que le directeur aurait pris la défense de Robert Ménard après son passage dans son émission: « Vous n’avez pas à manquer de respect à quelqu’un qui représente les opinions de 20% des Français ».

Pour l’intéressé, il s’agissait d’une phrase sortie de son contexte: « Ce que je lui ai reproché, c’est de ne pas laisser parler Robert Ménard et, du coup, de lui donner une position de victime ».

Jeanmarcmorandini.com

Aiat Fayez : «Je fais mes valises» (2)

Le 14 octobre, Libération avait publié un premier texte de Aiat Fayez intitulé «Je fais mes valises», dans lequel il expliquait qu’il allait quitter la France en raison «de la xénophobie ambiante» (Fdesouche). L’équipée se poursuit en Hongrie où il entreprend les démarches pour obtenir un titre de séjour.

« Elle constate que j’ai suffisamment d’argent sur un compte bancaire pour tenir quelques années en Hongrie »

Dans le taxi qui me mène de l’aéroport au centre-ville de Budapest, le chauffeur remarque mon anglais teinté d’accent français : il me regarde dans le rétroviseur avec un sourire. «J’adore la France !», dit-il en français. Je souris. Mais il insiste. Il énumère les villes qu’il aimerait visiter. Il s’essaie à l’accent français. «Vive la France !» J’essaie de regarder l’extérieur, de retrouver le calme. Pendant un feu rouge, au centre-ville, deux femmes font la manche entre les voitures. Le chauffeur me regarde dans le rétroviseur : «Nous, on a les Tsiganes. Vous, vous avez les étrangers.» Je ne sais pourquoi je me sens obligé d’acquiescer vaguement de la tête. (…)

Suite sur Libération (Merci à Grichka)

Aiat Fayez : «Je fais mes valises»

Aiat Fayez, écrivain, est arrivé en France il y a dix ans pour y faire des études de philosophie. Il ne supporte plus le «mépris», «l’atmosphère», la «pression» envers les étrangers devenus, d’après lui, insoutenables. Il fait ses valises.

 » Je ne vais plus demander le renouvellement de mon titre de séjour annuel. Je ne veux plus rester ici. Je ne peux plus affronter le regard des Français. »

Je fais mes valises. Je range mes affaires. Je débarrasse ce qui ne servira à rien. Je vends ce qui peut se vendre. J’emporte le minimum, qui est déjà de trop. J’aurai quatre valises en tout et pour tout. Ma vie se résume à quatre valises. A 31 ans. Dix ans après avoir foulé le sol français pour faire des études de philosophie. Le thésard abdique. Il n’a pas le temps de terminer sa thèse.
Des aléas ont assiégé ses projets. Des aléas presque subjectifs. Des aléas que le thésard perçoit, que je perçois (pourquoi me cacher ? Par peur de qui maintenant que je suis derrière l’ordinateur ?) un peu partout autour de moi. Il y a d’abord le sentiment que l’opinion publique se durcit jour après jour. Puis il y a la constatation que les gens dans la rue me regardent autrement. (…)

Suite sur Libération

Extrait de Cycle des manière de mourir, P.O.L. (2009) :

L’étranger aujourd’hui ne peut plus sortir de chez lui. S’il sort de chez lui, l’étranger est torturé rien qu’à l’idée de la haine qui l’entoure. Pour marcher dans la rue, l’étranger doit baisser la tête, se faufiler pour ne pas se faire remarquer. Pour arriver dans sa rue, pour atteindre sa maison, l’étranger en vient à marcher à quatre pattes.

Editions P.O.L

Suisse : suppression de l’aide sociale pour faire partir les demandeurs d’asile déboutés

La suppression de l’aide sociale aux requérants d’asile déboutés est efficace. Seuls 15% d’entre-eux continuent en effet de toucher l’aide d’urgence au bout d’une année. La majeure partie a donc quitté la Suisse, selon une étude.

Les bénéficiaires qui ne partent pas bien qu’ils ne bénéficient plus que de l’aide d’urgence se concentrent surtout dans les cantons à forte densité démographique et ceux où se trouvent de grandes agglomérations, révèle l’étude de l’Office fédéral des migrations (ODM).

Depuis 2008, une fois leur délai de départ échu, les requérants d’asile déboutés ne perçoivent plus l’aide sociale, mais uniquement l’aide d’urgence. Le but de cette mesure est d’inciter ces personnes à quitter la Suisse. La Confédération et les cantons ont commandé cette étude pour comprendre pourquoi certains requérants restent tout de même dans ces conditions.

Romandie News (Merci à Le Hutin)

Brèves sud-africaines

• Afrique du Sud : à l’approche du Mondial, la police prône la « tolérance zéro » et demande le droit de tuer à bout portant les criminels dans la rue. Tollé au sein de l’opposition parlementaire et des associations. La publication des statistiques de la police sud-africaine révèle des taux de criminalité parmi les plus élevés au monde. Source

• 800 000 sud-africains blancs ont quitté leur pays de 1995 à 2005 : des hommes actifs, âgés de 25 à 35 ans pour la plupart. Le motif principal de l’exil reste le « fort taux de criminalité: dans les années 90, 250 000 personnes ont été assassinées». Autre cause de départ : l’affirmative action (la discrimination positive) au détriment des Blancs  : «Nous avons dû former des Noirs. Et, après nous avons été licenciés» affirme Steve, la cinquantaine, ancien employé devenu SDF. (Source)

• Un Sud-Africain blanc victime de persécutions raciales obtient l’asile au Canada. B. Huntley, 31 ans, a convaincu les autorités d’Ottawa de lui accorder l’asile pour avoir été attaqué sept fois par des Noirs à cause de sa couleur de peau. Les autorités sud-africaines, scandalisées, ont fait pression sur les autorités canadiennes pour que celles-ci fassent appel de la décision.  (Sources  1 -2 -3)

Retour au Maroc

The Wall Street Journal

Beaucoup de jeunes Français issus de l’immigration maghrébine ont du mal à trouver un emploi. Aussi retournent-ils au Maroc, qui les accueille à bras ouverts.

Un nombre croissant de Français instruits [NDLR FDS : nous soulignons], issus de l’immigration, choisissent de retourner dans leur pays d’origine. Il n’existe aucune statistique officielle et, selon les autorités françaises, les experts et les agences d’intérim, ils ne représentent qu’une petite minorité. Malgré tout, ce phénomène de “retour au pays” reflète un regain d’intérêt pour certains pays en développement par rapport à l’Europe.

Selon certaines sources, ceux qui décident de repartir sont pour la plupart d’origine marocaine. Mais un petit nombre d’individus issus d’autres anciennes colonies françaises – comme l’Algérie ou le Vietnam – optent également pour le retour. En 2002, Rabat a mis sur pied un ministère de la Communauté marocaine résidant à l’étranger pour encourager les émigrés et leurs enfants à revenir mettre leurs compétences au service du Maroc, où la qualité de vie peut être supérieure à celle qu’ils ont connue en France. Des études démontrent en effet que, dans l’Hexagone, un candidat dont le nom a une consonance arabe ou africaine a trois fois moins de chances d’obtenir une réponse qu’un candidat ayant un nom bien français. Lire la suite