Gérard Depardieu aimerait avoir sept passeports dont celui de l’Algérie

L’acteur Gérard Depardieu a accordé une interview au JDD, publiée dimanche 16 juin, six mois jour pour jour après sa lettre contre le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dans laquelle il annonçait qu’il rendait son passeport et quittait la France.

«J’aimerais avoir sept passeports. Je vais d’ailleurs demander celui de l’Algérie», confie-t-il. «J’ai coupé le cordon. Je suis un citoyen du monde. Un homme libre. Un acteur franco-russe».

Dans cette interview, Gérard Depardieu détaille ce qu’il paie comme impôts dans chaque pays. Il est aussi invité à s’exprimer sur les affaires en France. «Quand je regarde la télé française à l’étranger [...] je ne vois rien d’intéressant», déclare-t-il. Avant d’ajouter, plus tard : «Je coupe le cordon [avec la politique de la France] ! Je n’ai jamais été politique. » Gérard Depardieu affirme aussi qu’il a dû s’expatrier par nécessité. « Je n’ai rien à cacher même si je suis expatrié. Enfin pas vraiment expatrié. On m’ a poussé », dit-il.

FranceTV Info; Le JDD

Paris : Depardieu se fait voler son scooter

Dimanche, Gérard Depardieu n’était ni en Mordovie, dans sa nouvelle résidence russe, ni à Néchin en Belgique. Selon une information de France Bleu 107.1, il a appelé le commissariat du VIIe arrondissement pour signaler la disparition de son scooter. Selon une source policière, le deux-roues était garé dans la très chic rue de Lille.

(…) Le Parisien

Depardieu : « Imaginez des pussy riot qui viennent dans une mosquée; mais on ne les revoit jamais ! … elles sont brûlées vives ! » (i-télé)


en revanche hier à Rome :

A la télé russe, l’acteur franco-russe fustige l’opposition et défend Poutine dans l’affaire des Pussy Riot : « Imaginez si ces filles étaient allées, par exemple, dans une mosquée » (…)

Sud-Ouest

Gérard Lanvin: « J’ai honte de notre pays ! Je conseille à mes enfants de partir »

(…) L’acteur de 62 ans est notamment revenu sur l’affaire Gérard Depardieu. 

« Gérard, je l’aime il fait ce qu’il veut dans un pays démocratique. S’il veut être Russe et se cailler les couilles, il y va, il a le droit. C’est ridicule ! » lâche-t-il. Avant de réagir aux propos de Philippe Torreton qui avait critiqué l’exil fiscal de l’acteur. Pour lui, c’est un « délateur. Monsieur Depardieu est 1000 fois plus brillant que lui ».

Au cours de l’entretien, Gérard Lanvin a également donné son avis sur la politique menée par François Hollande.  » Au lieu de faire les 75 % , qu’il s’occupe des appartements vides, des gosses qui couchent dehors. Les impôts, je suis d’accord pour les payer mais pas pour qu’on me prenne pour une pute ! J’ai honte de notre pays, je conseille à mes enfants de partir. (…)

Morandini

Affaire Depardieu : France 2, Joffrin, Glucksman, Hollande … étrillés par « la Voix de la Russie » (vidéo)

Journal hebdomadaire de Voix de la Russie – 7 janvier 2013

Bienvenue pour cette nouvelle édition du journal télévisé de La Voix de la Russie. Ce rendez-vous hebdomadaire en français vous présente les actualités russes, françaises et internationales sous l’angle de la réinformation.

Contrairement à une vision tronquée et manichéenne de l’information délivrée par le mainstream médiatique français, nous nous efforcerons de vous faire percevoir que la vérité n’est jamais toute entière du même côté…

Au sommaire de cette édition du 7 janvier 2013 :

  1. Les voeux 2013 : face à la lucidité de l’Allemagne et de la Russie, les voeux utopiques de François Hollande
  2. Russie : nouvelle terre d’accueil pour les monstres sacrés de la France
    Le départ de Depardieu : quand les médias français font étalage de leur mauvaise foi, France 2 s’illustre par sa haine anti-poutine et anti-russe.
  3. Rodin et Massenet : honorés par les artistes russes
  4. En bref et en détail :
  • Vénézuéla : mais qui veut la peau d’Hugo Chavez ?
  • Jour de l’an en France : 1500 voitures brûlées, les socialistes veulent interdire les pétards
  • G20 : la Russie persiste dans sa volonté de perfectionnement de l’architecture financière mondiale
  • 100e anniversaire du tour du monde en Vélo. Deux Russes récidivent !

    source (pour accéder directement aux différents sujets)

Le cinéma français a la gueule de bois

Au-delà de « l’affaire Depardieu » et de son retentissement politique, le débat sur le financement du cinéma français s’est rouvert brutalement, au point que la ministre Aurélie Filippetti est intervenue pour défendre un système « juste et vertueux. » C’est le producteur Vincent Maraval, l’un des fondateurs de la société de distribution de films Wild Bunch, qui a déclenché la tempête en publiant dans Le Monde du 29 décembre une tribune mordante sous le titre « Les acteurs français sont trop payés !. » Il y dénonce notamment le mode de financement – unique au monde – du cinéma français, qui, selon lui, « repose de plus en plus sur une économie subventionnée » et les cachets exorbitants de certaines têtes d’affiche, « riches de l’argent public. » « Dany Boon, par exemple, ce chantre de la France profonde qui vit à Los Angeles, obtient des sommes qui laissent un Gérard Depardieu sur le carreau, ratatiné. 3,5 millions d’euros pour Un plan parfait, dont les entrées ne seront pas suffisantes pour payer son salaire ! Un million pour quelques minutes dans Astérix » écrit-il.

(…) L’argumentaire de Vincent Maraval a secoué, voire choqué la profession, où les questions d’argent sont généralement taboues, alors que cinéastes et acteurs américains ne s’interdisent pas d’afficher leurs cachets. (…) D’autres, comme Serge Toubiana, directeur général de la Cinémathèque française, redoutent que « le coup de balai de Maraval » ne montre « du doigt tout le système de financement du cinéma français qui fonde son exception culturelle : l’obligation imposée aux chaînes publiques et privées de participer au financement des films. » « Comment, après un tel article, aller plaider la cause de l’exception culturelle devant la Commission de Bruxelles, toujours prompte à rabattre le cinéma sur une économie libérale dépourvue de tout système de protection et d’incitation ? » écrit-il sur son blog.

Dany Boon, recordman du nombre d’entrées pour un film français avec Bienvenue chez les Ch’tis (2008, plus de 20 millions d’entrées), se dit « attristé » par les propos de Vincent Maraval, qui donne selon lui des chiffres « complètement faux. » Dans Le Journal du dimanche, l’acteur et réalisateur, qui s’apprête à tourner à la fin du mois son nouveau long-métrage, Supercondriaque, affirme qu’il a touché 600 000 euros pour son rôle dans Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté (2012, 3,7 millions d’entrées). Il annonce qu’il touchera 2 millions d’euros pour Supercondriaque.

(…) Le Point

Depardieu est arrivé en Russie pour y rencontrer Poutine. Màj : Depardieu se voit offrir une maison et un poste de ministre

Addendum 6 Janvier 2013 L’acteur français Gérard Depardieu, qui a reçu la veille un passeport russe, sur décision du président Vladimir Poutine, a été accueilli ce dimanche en grande pompe dans la région de Mordovie où on lui a offert le poste de ministre de la culture et une maison.

(…) Le Progres

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Gérard Depardieu est arrivé samedi à Sotchi (Russie), sur les bords de la mer Noire. L’acteur, qui a reçu la citoyenneté russe par décision de Vladimir Poutine, doit rencontrer le président russe et éventuellement recevoir son nouveau passeport. « M. Depardieu est arrivé à Sotchi dans le cadre d’une visite privée. Nous prévoyons que ce soir il rencontre Vladimir Poutine », a déclaré un porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, ajoutant qu’il était possible que le comédien de 64 ans reçoive à cette occasion son passeport russe.

Jeudi, Depardieu s’était félicité du succès de sa démarche auprès de son pays d’accueil. « Oui, j’ai fait cette demande de passeport et j’ai le plaisir qu’elle ait été acceptée. J’adore votre pays la Russie, ses hommes, son histoire, ses écrivains », avait-il déclaré dans une lettre diffusée par une chaîne de télévision russe.

(…) Le Parisien

EELV veut élever les Pussy Riot au rang de citoyennes d’honneur de la Ville de Paris

Les écologistes de EELV (Europe Écologie-Les Verts) ont proposé aujourd’hui que le prochain conseil de Paris élève les membres du groupe féministe russe Pussy Riot au rang de citoyennes d’honneur de la Ville de Paris, au moment où Vladimir Poutine accorde la citoyenneté russe à Gérard Depardieu.

Pour le député EELV Denis Baupin, «les actions féministes et démocrates menées par les Pussy Riot en Russie doivent être encouragées et défendues par notre ville car elles sont conformes à nos choix politiques». […]

Selon EELV, «les basses oeuvres de Vladimir Poutine dépassent désormais les mesures autoritaires menées à l’encontre de son propre peuple: en accordant la nationalité russe à Gérard Depardieu, (il) s’en prend indirectement à la solidarité française et renouvelle son attachement décomplexé à l’argent».

Parmi les citoyens d’honneur de la Ville de Paris figurent la lauréate iranienne du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt ou la Birmane Aung San Suu Kyi.

Le Figaro

Domicilié en Suisse, Tsonga accède à l’Ordre national du mérite

Le nom du meilleur tennisman français figure bien dans la promotion du Nouvel An aux côtés des médaillés de Londres. Sur le Web, les internautes rappellent qu’il réside pourtant en Suisse. De quoi alimenter la polémique sur l’exil fiscal.

Il semble évident que cette promotion n’ait pas été visée à Matignon. On ne peut en effet pas imaginer une seule seconde que Jean-Marc Ayrault, qui a fait de l’émigration fiscale un cheval de bataille et avait, à ce titre, interpellé Gérard Depardieu et son «comportement minable», ne puisse accepter que Tsonga reçoive ainsi les honneurs de la République.

Car Tsonga n’a pas attendu la fameuse taxe à 75% -laquelle, d’ailleurs, n’existe plus- pour prendre le chemin de la Suisse. Il l’a fait aussitôt ses premiers gros gains sur le circuit international de la petite balle jaune ; ce qui ne l’empêchait d’ailleurs pas de donner, à l’occasion des leçons de solidarité nationale à la Fédération Française de Tennis comme nous l’avions expliqué ici en mai 2010.

On a beau avoir regretté aussi le départ de Depardieu pour la Belgique, on ne peut que constater que, de son point de vue, l’acteur a été beaucoup plus patient que Tsonga. Ce dernier n’est d’ailleurs pas le seul tennisman français à apprécier les montagnes suisses au point d’y fixer sa résidence. […]

Causeur (Merci à Lansky ) ; France 24

« Pourquoi le PS ne brandit-il le patriotisme que pour la fiscalité ? »

L’affaire Depardieu est devenue une affaire d’État (…) Jean-Marc Ayrault a qualifié son attitude de « minable », Philippe Torreton a publié une violente diatribe dans « Libération » et le gouvernement a fait bloc pour dénoncer le manque de civisme de l’acteur.

« Ce sont ceux qui défendent chaque jour les concepts fumeux de « citoyen du monde » ou de « peuple européen » qui se sont émus le plus rapidement »

Il est curieux de constater que ce sont ceux qui défendent chaque jour les concepts fumeux de « citoyen du monde » ou de « peuple européen » qui se sont émus le plus rapidement de la désertion de l’égoïste incontinent. « J’en appelle à l’esprit de patriotisme », déclarait ainsi le Premier ministre, oubliant au passage que le Parti socialiste a été l’un des plus habiles artisans de la dissolution de la France dans le magma européen au cours des 30 dernières années. Le patriotisme ne serait-il donc valable que lorsqu’il est question de fiscalité ?

Fidèle à ses « valeurs », la droite sarkozyste a, de son côté, décidé de voler au secours du multi-millionnaire (…) Comment ne pas trouver indécente la complainte des nantis quand la chômage et la misère ne font que progresser dans notre pays ?

(…) Ce n’est pas l’imposition du pourcent le plus fortuné qu’il faut revoir, mais bien celle des « petits » contribuables. Ce sont en effet les classes moyennes et les PME qui sont matraquées : trop riches pour être aidées, trop pauvres pour profiter des méthodes de défiscalisation.

Source

Matthieu Lépine (PG) : «Le mythe de l’immigration, fardeau économique de la France, est aujourd’hui balayé»

Pour Matthieu Lépine, militant au Parti de gauche, la polémique sur l’exil fiscal de Gérard Depardieu met en évidence «le gouffre qui sépare les préoccupations d’une certaine catégorie de gens, face aux travailleurs pauvres et sans papiers qui eux tentent de rester sur le territoire».

Le mythe de l’immigration, fardeau économique de la France, est aujourd’hui balayé. L’étude de l’économiste et universitaire lillois Xavier Chojnicki l’a prouvé, les immigrés «coûtent» 48 milliards d’euros par an en dépenses sociales et publiques et «rapportent» plus de 60 milliards d’euros en cotisations et impôts.

Plus de 8 millions de personnes vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté dans notre pays, près de 4,5 millions sont à la recherche d’un emploi, plusieurs centaines de milliers de travailleurs sans-papiers sont exploités, des familles entières de roms dorment dans la rue et pourtant, une partie de la classe politique et des médias trouve le moyen de défendre l’exil fiscal de Gérard Depardieu. […]

La régularisation des travailleurs sans papiers «est la seule manière d’arrêter le dumping social». C’est ce que le Front de gauche proposait dans son programme, l’Humain d’abord. Cependant, sur cette question comme sur tant d’autres, le gouvernement est aux abonnés absents.

Quant à Depardieu, son attitude s’apparente à celle des émigrés qui, durant la Révolution, quittaient la France pour se soustraire aux volontés de la nation. Il ne mérite que notre mépris le plus profond.

Le Nouvel Obs

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Jean-Paul Gourévitch fait observer que l’étude Chojnicki ne porte pas sur le coût de l’immigration en France mais seulement sur celui de la protection sociale comme l’indique son nom, Migrations et protection sociale : étude sur les liens et les impacts de court et long terme, qu’elle passe donc sous silence les coûts de l’immigration irrégulière, ceux de l’économie informelle, les coûts de structure, les coûts sécuritaires et même les bénéfices apportés à l’économie par le travail des immigrés. D’autre part elle se fonde sur des chiffres de 2005 alors que sa monographie utilise les données de 2009.

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