Temps de parole FN/BFMTV : algarade entre Jean-Luc Mélenchon et Jean-Jacques Bourdin (RMC) (Màj vidéo : le CSA donne tort à Mélenchon)

Addendum du 23/04/2014 : Le CSA donne tort à Jean-Luc Mélenchon

Selon le CSA, lors de la campagne du 1er tour des municipales, BFM a accordé 10% de temps de parole au FN, loin des 33% du PS et 28% de l’UMP.


Jean-Luc Mélenchon s’en prend vivement à Jean-Jacques Bourdin et BFMTV, épinglés par le CSA. Le journaliste se défend.

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« La parole qu’on a donnée au Front National, c’était une parole critique ! Les reportages qu’on a faits, c’était pour justement critiquer (le FN) ! C’était des enquêtes sur le Front National et son incapacité à trouver des candidats ! » – Jean-Jacques Bourdin



Code de déontologie commenté par Valls : il est conseillé de « ne pas entamer une poursuite automobile lorsque les circonstances de lieu et/ou de circulation ne s’y prêtent pas ».

Alliance, le 2e syndicat des gardiens de la paix, s’est insurgé vendredi contre les commentaires accompagnant le nouveau code de déontologie dans la police, les jugeant « infantilisant », laissant penser que les policiers sont « sans cervelle ».

Ce nouveau code de déontologie, une mesure voulue par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls pour rapprocher les policiers de la population, et qui préconise, entre autres, le vouvoiement lors des contrôles d’identité, est entré en vigueur au 1er janvier 2014. Il est entré en fonction en même temps que le numéro d’identification apposé sur l’uniforme des policiers et des gendarmes, une mesure assez mal perçue dans la police. Ce code, qui a été diffusé dans tous les services de police et de gendarmerie, est notamment accompagné de commentaires et d’exemples donnés pour illustrer les bons et les mauvais comportements.

Ainsi, dans un chapitre consacré au discernement, il est déconseillé aux policiers de verbaliser excessivement pour stationnement gênant des « participants à un enterrement », selon le texte consulté par l’AFP.

Ou encore, comme exemple de comportement positif, il est conseillé de « ne pas entamer une poursuite automobile lorsque les circonstances de lieu et/ou de circulation ne s’y prêtent pas ».

Ce code commenté est « totalement inadmissible, inqualifiable et honteux » pour le secrétaire général adjoint d’Alliance Jean-Claude Lagache, « car il laisse à penser que les policiers sont des personnes sans cervelle, inaptes à comprendre les textes ». « Après avoir subi l’effet stigmatisant du nouveau code de déontologie, voilà que notre administration persiste maintenant en infantilisant ses policiers », a-t-il ajouté….

Le Point

Le fils d’Eva Joly fait la leçon à Aphatie, « par l’odeur du sang alléché »

Ce dimanche, à 22 heures, ma mère, Eva Joly chute et se blesse. Ma sœur et moi accourons. Nous sommes avec elle lorsqu’elle est admise à l’hôpital Cochin, sous le choc.

A 23 heures, par courtoisie, son équipe de campagne prévient depuis l’hôpital Jean-Michel Aphatie que ma mère n’assistera pas à son émission sur RTL, le lendemain matin à 7h50.

Par professionnalisme et pour ne pas froisser le grand éditorialiste, l’équipe cherche, depuis la salle d’attente, une alternative.

A 23h30, une solution de remplacement est trouvée pour Jean-Michel Aphatie : Jean-Vincent Placé, sénateur EELV de l’Essonne, viendra au débotté. Le journaliste fait la moue, mais accepte.

L’enregistrement aux urgences, les premiers examens cliniques, prennent de longues heures. Nous attendons, avec les plus proches de l’équipe de campagne, dans l’angoisse et l’incertitude.

Quand, à 00h04, Jean-Michel Aphatie publie sur son compte Twitter :

« Info RTL : Eva Joly hospitalisée, sa campagne est momentanément arrêtée. »

Personne ne sait rien, à ce moment, de l’état de santé d’Eva Joly et des éventuelles conséquences sur sa campagne. Les examens médicaux se poursuivent.

Soixante minutes, c’est le temps que Jean-Michel Aphatie aura tenu, seul possesseur d’une information inexploitable parce qu’incomplète.

En moins de soixante signes, Jean-Michel Aphatie improvise sur une info manquante, il l’invente, et la sentence tombe : la campagne est « momentanément arrêtée ».

Quelques minutes plus tard, la rédaction de RTL reprend l’info sur Twitter, et l’étoffe à son tour [aujourd’hui, on n’en retrouve trace que sur les pages « cachées » de RTL.fr, ndlr] :

« Sa campagne a été suspendue. Tous ses meetings de la semaine à venir ont été annulés. »

Incroyable : des journalistes d’une même rédaction qui s’auto-intoxiquent, et dopent leur scoop aux bobards. (…)

Editorialiste multi-cartes (il est aussi sur Canal+), Aphatie est l’homme qui a érigé le professionnalisme en valeur cardinale du traitement de l’actualité.

Matin et soir, cinq jours sur sept, qu’il éreinte un politique ou un journaliste, Jean-Michel Aphatie ne parle jamais d’autre chose que de professionnalisme. A une époque où la peur de faillir est la chose la mieux partagée, la formule est efficace et draine quotidiennement des millions d’auditeurs.

Et c’est pourtant cet homme qui a publié dans la nuit de dimanche une information tronquée, sans la vérifier, sans la recouper, sans prendre la moindre précaution ni faire le moindre effort.

Adieu déontologie, bonjour Twitter. Un coup de fil au directeur de campagne et il pouvait tout savoir sur le scoop qui lui brûlait les doigts. (…)

Rue 89

Déontologie, buzz et moraline journalistique, caste contre peuple (RMC)

RMC Bourdin le 23/03/2012

- Christian, à quoi servent, d’après vous les questions qu’on pose ?
- … à faire du buzz !

Contrairement à ce que pense Mr Hollande, je pense qu’il existe des races. Il existe la race des journalistes d’investigation et il existe la race des journalistes de commentaires – Christian

- Quelles sont les bonnes questions, Christian, qu’il faut poser ?
- Les bonnes questions ? il n’y a pas de bonnes questions, il n’y a que des bonnes réponses

« Moi j’ai jamais d’incident sur mon antenne, jamais » J.J. Bourdin (Màj)

Addendum du 05/09/2011

Dans un Bourdin & Co, un auditeur n’y va pas de main morte contre Dominique Strauss-Kahn. Ce qui provoque la colère de Jean-Jacques Bourdin.

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Canal + Le petit Journal le 2/09/2011

 

Jean Jacques Bourdin a la mémoire bien courte : le 8 octobre 2010, pendant 7mn, il  laissa se construire le diabolique scénario d’une fausse accusation de racisme à l’encontre d’un ophtalmologiste.

 

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