Fleury-Mérogis : un détenu dans le coma, 300 manifestants devant la prison. Màj : 800 personnes marchent pour Deniz

Addendum 15 février : Près de 800 personnes ont défilé en début d’après-midi ce samedi dans les rues de Melun. Toutes et tous ont réclamé « la justice » et des soins pour le jeune homme.

(…) Le Parisien

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« Il n’a pas pu se suicider », assurent les manifestants. Environ 300 personnes, de toutes les générations, adolescents, jeunes adultes, hommes et femmes d’âge mûr, venues de Sénart et de Melun, en Seine-et-Marne, se sont massées devant la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, en Essonne, ce dimanche en fin d’après-midi. Elles affirment que leur ami Deniz, un jeune homme de 21 ans incarcéré depuis dimanche dernier, serait dans le coma. Les manifestants réclament la vérité sur ce qui se serait passé.

Selon les manifestants, ce détenu aurait tenté de se prendre dans sa cellule mardi dernier. Il se trouverait maintenant en état de mort cérébrale dans un hôpital à Antony (Hauts-de-Seine). « Ça semble tout à fait improbable, juge Tacim, un proche de Deniz. Il a déjà fait de la prison, il sait ce que c’est. Et même si c’est le cas, pourquoi ne l’a-t-on pas surveillé ou envoyé chez un médecin avant ? »

(…) Le Parisien

Le fabuleux lobbying de la finance américaine

Par Hélène Rey, professeur à la London Business School

Le lobby (vestibule, couloir) de la Chambre des Communes (Angleterre), 1886

Les universitaires commencent à se pencher attentivement sur le lobbying des institutions financières aux Etats-Unis. Un récent article de recherche pose une question importante : pourquoi la régulation du marché des prêts immobiliers a-t-elle été si défaillante avant la crise ?

La réponse des auteurs est simple et riche d’enseignements : les principales institutions impliquées dans les excès des marchés des « subprimes » sont également celles qui ont dépensé le plus d’argent dans le lobbying des députés américains. Entre 2000 et 2006, les institutions financières américaines ont investi de 60 à 100 millions de dollars par an pour faire du lobbying.

Il ne paraît pas exagéré de penser que ces institutions ont influé sur la qualité de la régulation mise en place sur ces marchés. La puissance de feu des institutions financières américaines en termes de lobbying est énorme. Dans la dernière décennie, le profit du secteur financier a constitué environ 40 % des profits totaux de l’industrie américaine, alors qu’il n’avait jamais excédé 16 % de 1973 à 1985.

Le secteur financier est engagé à présent dans un lobbying forcené pour limiter la réglementation sur les produits dérivés, et sur le marché des « credit default swaps » en particulier, au coeur de bien des stratégies spéculatives.

Durant les neuf premiers mois de 2009, les institutions financières ont dépensé aux Etats-Unis 126 millions de dollars pour influencer le Congrès.

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