Le beau geste des hommes du Service Action pour Denis Allex

L’un des hommes tués au cours de la tentative de libération de l’otage Denis Allex avait demandé la prolongation de son contrat pour pouvoir participer à l’opération. Et il n’était pas le seul…

C’est une histoire d’hommes telle que le cinéma les aime. Une belle histoire de camaraderie. Elle se passe dans l’une des unités militaires les plus secrètes du pays, le Centre parachutiste d’instruction spécialisée (CPIS) de Perpignan – l’une des composantes du Service Action de la DGSE. « Denis Allex », otage des djihadistes somaliens depuis 2009, était sous-officier au CPIS.

Plusieurs de ses camarades ont demandé à prolonger exceptionnellement leur contrat au Service Action afin de pouvoir participer à la libération de « Denis Allex ». Et plusieurs d’entre eux ont été engagés dans le raid raté sur Bullo Mareer dans la nuit du 11 au 12 janvier. L’un d’entre eux, F., a été tué au cours des combats. Son corps n’a pas pu être rapatrié et c’est lui que les djihadistes ont ensuite exhibé.
Il avait voulu rester dans son unité pour aller sauver son camarade. Il est mort en tentant de le faire. Y-a-t-il plus belle épitaphe pour un soldat ?

Secret Défense

Somalie : les insurgés islamistes annoncent l’exécution de l’otage Denis Allex

Les insurgés islamiques somaliens shebab ont déclaré mercredi dans un communiqué avoir « décidé unanimement d’exécuter » l’otage français Denis Allex, agent de la DGSE, qu’ils détiennent depuis 2009. « Il a été condamné et ce verdict ne sera pas modifié, pour les shebab cet homme doit mourir », a confirmé un responsable shebab interrogé par l’AFP au téléphone depuis Nairobi.

« Vu la persécution croissante par la France des musulmans à travers le monde, sa politique d’oppression de l’islam sur son sol (et) les opérations militaires françaises dans la guerre contre la charia en Afghanistan et plus récemment au Mali (…) les shebab ont décidé à l’unanimité d’exécuter l’agent français de renseignement Denis Allex », indiquent les islamistes somaliens dans un communiqué publié sur internet. Les shebab prétendent qu’« avec sa tentative de sauvetage, la France a volontairement signé l’arrêt de mort d’Allex », assurant que celui-ci était « encore en vie et à l’abri », samedi, à l’issue de l’opération commando ayant échoué à le libérer.

Alors que les shebab n’ont fourni aucune preuve de vie, les autorités françaises considèrent que Denis Allex a vraisemblablement été exécuté par ses géôliers durant le raid français. « Nous soupçonnons, et nous n’avons, je crois, pas tort de le faire, les shebab somaliens de pratiquer de la manipulation médiatique, nous n’avons aucun élément depuis le raid de vendredi soir sur le fait que Denis Allex soit vivant, nous pensons qu’il est vraisemblablement mort » a déclaré l’amiral Edouard Guillaud,chef d’état-major des armées, sur Europe 1. Face à cette condamnation d’un homme déjà mort, l’amiral à précisé : « C’est une technique qu’ils ont déjà utilisée dans d’autres affaires qui ne nous concernaient pas ».

(…) Le Parisien

L’otage Denis Allex tué lors d’un assaut français en Somalie

Quelques heures après le déclenchement de l’intervention française au Mali, une opération a été tentée cette nuit pour essayer de libérer l’otage de la DGSE en Somalie.

Selon nos informations, l’otage français de la DGSE, Denis Allex, a été tué lors d’une opération de sauvetage tentée dans la nuit de vendredi à samedi. Un ou plusieurs membres du commandos assaillant auraient également été tués. Aucun commentaire n’a été fait à cette heure par les autorités françaises. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian tiendra une conférence de presse à 11 heures ce matin. (…)

Le Point