Adieu les célèbres Gauloises : elles seront désormais fabriquées en Pologne

L’usine de la Seita, en banlieue de Nantes, va fermer : les Gauloises seront désormais fabriquées en Pologne. La disparition d’un de ces fragments d’histoire auxquels l’identité française s’accroche désespérément.

Le plus grand fabricant de cigarettes en France, la Seita, ferme les portes de son usine et la délocalise en Pologne : 327 emplois sont menacés, et la Gauloise, un des joyaux de l’identité culturelle de la France, ne sera plus produite sur son sol.

Manuel Valls, tout juste nommé Premier ministre, n’aura pas tardé à se heurter à des difficultés. L’usine de Carquefou, près de Nantes, fabrique chaque année quelque 12,2 milliards de cigarettes, mais pâtit à présent de la diminution de la consommation. Le gouvernement français, qui fait profil bas, se retrouve dans une situation compliquée : des années d’investissements dans la prévention contre la consommation de tabac ont fini par porter leurs fruits. Les ventes décevantes de Gauloises, entre autres, devraient être une bonne nouvelle. Pourtant, le gouvernement garde le silence. C’est que le déménagement de l’usine porte en effet un rude coup à l’ego français.(…)

Avec le départ des Gauloises pour la Pologne, une époque semble définitivement révolue. L’Etat-nation français, au sein duquel coïncidaient les frontières de l’Etat, l’identité culturelle et l’appareil productif n’est plus. Cherchant, en titubant et à tâtons, une nouvelle identité (le succès de Marine Le Pen n’est vraiment pas un hasard), cet Etat d’exception qu’est la France n’échappe pas à la logique économique impitoyable de la mondialisation. Et cette logique frappe l’identité culturelle du pays en plein cœur.

Courrier International

Beaucaire : Le Positiv Festival se délocalise, il ne veut pas être «l’alibi culturel du FN»

Au lendemain de Julien Sanchez (FN) à la mairie, le Positiv Festival, «l’événement musical électro», a décidé de se délocaliser trois mois seulement avant son coup d’envoi. Un choix aussi bien économique, éthique que politique de la part de ses responsables.

Notre but n’était pas de sanctionner Beaucaire ou ses habitants. Leur vote est respectacle.

Où va aller cet événement électro, l’un des plus importants de la région Languedoc-Roussillon? David Leblanc, Thomas Lefrançois et Lucas Dofosse qui le co-produisent ne savent pas encore où pourraient être accueillies les pointures annonçées pour cette troisième édition: Disclosure, Flume, Fakear, Madeon… En attendant de trouver la terre d’accueil idéale, les organisateurs expliquent leur décision de quitter la commune , trois mois seulement avant le début des festivités.

Deux éléments entrent en ligne de compte. Nous avons dû faire un choix à la fois éthique et économique. Le Positiv festival est un événement autonome et totalement auto-financé. Notre société de production Allofloride est devenue co-productrice du festival avec Pleiade Production.

Lorsque nous avons su que le FN remportait les élections, nous n’avons pas pu oublier tout ce que ce parti avait dit ces quinze dernières années. Notamment que la techno n’était pas une expression musicale. Même si le FN essaie de changer sa position par rapport à la culture, nous ne pouvons pas prendre le risque financièrement de collaborer avec des gens qui, au fond, méprisent la culture électronique. Le festival n’a pas envie d’être récupéré politiquement pour servir d’alibi culturel au Front national. Nous savons très bien que nous serons les derniers servis. D’autres communes dans la région seront ravies de nous accueillir, avec lesquelles nous pourrons avancer en toute confiance.

Vous n’étiez pas sûr de recevoir l’aide nécessaire de la part de Julien Sanchez?

L’une des premières décisions de Julien Sanchez après son élection à la mairie a été de couper dans le budget des festivités. L’adjoint à la culture du FN avait déclaré, quant à lui, que les événements allaient être maintenus. En réalité, nous ne souhaitons pas participer à tout ça. […]

Le Figaro

Made in France, l’année où j’ai vécu 100% français (extrait)

Peut-on vivre en consommant exclusivement des produits fabriqués en France ? C’est la question qui a poussé un jeune journaliste à vivre pendant neuf mois une expérience unique.

Réalisé par Benjamin Carle (France – Canal+ – 2014)

Documentaire complet et commentaires sur Fortune

Europe/Drôme : Licenciés, ils doivent former leurs successeurs

Des salariés du groupe américain Newell Rubbermaid (stylos Waterman, Reynolds, Parker, etc.), en cours de licenciement dans la Drôme, vont devoir former leurs successeurs polonais, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

« Dans le cadre de la réorganisation en cours et le transfert de notre service clients de la Drôme vers la Pologne, il est prévu que quelques personnes de Pologne viennent se former dans la Drôme pendant une semaine ou deux » (…)

Six personnes sont licenciées à l’occasion de cette délocalisation, dans le cadre d’une restructuration annoncée par Newell Rubbermaid en février, qui prévoit aussi 69 suppressions d’emplois sur le site du groupe à Saint-Herblain (Loire-Atlantique) et 20 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). « On a appris fin février qu’on était licencié et que le service clients serait transféré en Pologne », a raconté une salariée du site de Malissard (Drôme).

Europe 1

Des sites français d’information délocalisés en Tunisie

Plateforme d’assistance téléphonique, construction automobile, usines textile, … le site Arrêt sur images met en lumière une délocalisation d’un nouveau genre : celle de l’information.

Le statut des salariés est très précaire : «pas de contrat de travail, et on est payés en cash (300 euros par mois). Si on arrive dix minutes en retard, on est immédiatement virés».

Alerté par un de ses lecteurs sur des annonces d’emploi publiées par la société Hi-Content, le site a mené l’enquête «Une agence basée à Tunis travaille en réalité pour plusieurs médias d’information locale en France : Bordeaux.actu.fr, Lyon.actu.fr, et Toulouse.actu.fr», révèle Arrêt sur image.

Les mentions légales de ces sites permettent au journaliste de remonter à la source : «Il s’avère que c’est une filiale d’une entreprise française de régie publicitaire Hi-Media, fondée par l’entrepreneur Cyril Zimmermann», poursuit le site. Ce dernier a été «, un des actionnaires historiques de Rue 89, et a fait partie de son conseil de surveillance». […]

Les conditions de travail, elles, relèvent de l’exploitation. «», Selon nos informations, l’agence emploie 25 personnes, qui n’ont pas le statut de journalistes. Ce sont tous des diplômés bac+5 ou +6, diplomés d’économie, de finance, de langues. Aucun d’entre eux n’a jamais travaillé dans la presse». […]

Blog Big Browser/Le Monde

La sortie de la première voiture Renault « made in Algeria » est prévue pour novembre 2014

Les travaux de réalisation de l’usine Renault-Algérie seront lancés en septembre prochain, a annoncé mercredi à Oran M. Jean-Christophe Kugler, leader du Comité de Management de la Région Euromed au sein de cette entreprise de construction automobile.

« La réalisation de cette usine sera entamée en septembre », a affirmé M. Kugler lors d’une conférence de presse animée au siège de la wilaya d’Oran en présence de plusieurs cadres de la marque au losange et de M. Abdelkader Bensaid, chef de la Daïra de Oued Tlélat où sera implantée la société de production.

La sortie de la première voiture Renault-Algérie de l’usine de Oued Tlélat, au sud-est de la ville d’Oran, est prévue quant à elle en novembre 2014, a confirmé M. Kugler en rappelant que le modèle du véhicule, dit « Symbol », vient d’être dévoilé au Salon de l’automobile d’Alger.

« Ce projet avance au rythme convenu », a-t-il fait valoir, rappelant que cette opération matérialise l’accord signé en décembre dernier à Alger à l’occasion de la visite du président français, M. François Hollande.

Interrogé sur divers points relatifs à la qualité et à la sécurité du futur véhicule « made in Algeria », il a assuré que « l’usine de Oued Tlélat bénéficiera de la meilleure plateforme technologique Renault », permettant ainsi de produire une voiture aux mêmes normes appliquées en France.

El Watan

Manuel Valls, nouveau Sarkozy au ministère de l’esbroufe

Tribune libre de Paysan Savoyard

Comme le notent la plupart des observateurs, M. Valls a adopté une stratégie proche de celle qu’avait choisie M. Sarkozy dans sa marche au pouvoir : il a décidé d’occuper à son tour le ministère de la parole martiale. Les actes sont inexistants ou dérisoires, comme c’était déjà le cas avec M. Sarkozy. Mais, instruit par le succès de son devancier, M. Valls sait qu’il n’est nullement besoin d’agir et d’obtenir des résultats pour séduire une majorité d’électeurs.

  • La posture de la fermeté théâtrale

M. Valls a choisi, à la suite de son modèle, de devenir ministre de l’intérieur, reprenant à son compte la même stratégie : ce poste de ministre lui permet d’adopter la posture de la fermeté, en phase avec les souhaits d’une opinion majoritairement avide d’ordre et de sécurité. M. Valls sert ainsi ses intérêts personnels de carrière. Mais il occupe en même temps une fonction indispensable pour le système.

Il est en effet vital pour le système UMP-PS de donner l’impression qu’une opposition vigoureuse existe au sein de la classe dirigeante sur les questions de sécurité et d’immigration : opposition entre la gauche et la droite ainsi qu’au sein de chacun des deux camps. L’objectif de l’oligarchie est simple : il faut donner aux électeurs qui souhaitent une plus grande détermination en matière de sécurité et d’immigration le sentiment que cette aspiration à la fermeté est bien présente au sein de la droite comme au sein de la gauche et qu’ils peuvent donc continuer à faire confiance aux grands partis, sans se laisser tenter par le vote extrémiste pour le FN.

C’est avec cet objectif que M. Sarkozy occupait le terrain de la « droite ferme » face au laxisme de la gauche et de la partie molle de l’UMP et du centre. M. Valls joue ce même rôle au sein de la gauche et du PS, dont il incarne l’aile droite.
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Centres d’appels au Maroc: Les informaticiens français taclent le gouvernement (maj)

Addendum du 21/12/2012 – Le Front National lance une pétition
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Alors que la France est confrontée à un chômage de masse, alors que les délocalisations se multiplient, Messieurs Ayrault et Montebourg viennent d’accorder un prêt de 100 millions d’euros à une plateforme marocaine destinée à accueillir au Maroc des services délocalisés (centres d’appels, informatique,…).

Cette décision est scandaleuse. Le gouvernement finance avec notre argent les délocalisations d’emplois français vers le Maroc.

Signez la Pétition

source : Front National


Article publié le 19/12/2012

La principale association d’informaticiens français, le Munci, a dénoncé mercredi le prêt de 100 millions d’euros accordé par le gouvernement français à une zone franche marocaine employant 55.000 salariés travaillant majoritairement pour des grands groupes français.

« C’est invraisemblable, le redressement industriel et la relocalisation des emplois (en France) sont censés être des priorités », déplore dans un communiqué l’association qui regroupe quelque 2.400 salariés principalement issu des métiers de l’informatique (SSII)

Le Parisien

Renault délocalise et s’implante en Algérie

« Renault signera demain l’accord pour l’implantation en Algérie d’une usine de construction automobile« , a déclaré une porte-parole du groupe.

L’accord sera signé par le ministre algérien de l’Industrie et Jean-Christophe Kugler, directeur régional de Renault, en marge de la visite du président François Hollande en Algérie.

Selon Le Figaro, l’usine, dont l’Etat algérien détiendra 51% et le constructeur automobile français 49%, aura en 2014 une capacité de production annuelle initiale de 25.000 véhicules, qui pourra ensuite être portée à 75.000 unités.

Y seront assemblées des Renault Symbol, un modèle dérivé de la Logan de deuxième génération, ajoute le quotidien.

En début d’année, Renault a inauguré une usine à Tanger au Maroc pour produire le Lodgy, un monospace qui vient compléter la gamme de Dacia, sa filiale low cost.

Le groupe a également augmenté en novembre sa production en Espagne, avec la création de 1.300 emplois dans le pays.

En France, Renault est actuellement engagé dans des discussions avec les syndicats sur la compétitivité de ses usines françaises. Le constructeur espère parvenir à un accord d’ici la fin janvier.

L’Expansion

Quand la Chine délocalise en Europe (Rediff. vidéo)

Après l’Afrique, l’Europe est-elle Le Nouvel Eldorado de la Chine? Le vent de la mondialisation a tourné, et la Chine en profite. Pendant longtemps, elle a joué un rôle de sous-traitant pour les entreprises européennes, mais, d’année en année, elle s’est implantée en Europe et se pose aujourd’hui en recours face aux bouleversements causés par la crise financière.

La Chine délocalise, reprend des entreprises en faillite, remporte des marchés publics et crée des emplois : en Suède, en France, en Pologne ou en Grèce. Si les entreprises chinoises s’approprient des techniques et des équipements européens, elles apportent aussi leur savoir-faire et leurs méthodes strictes, parfois au détriment du code du travail.

Partie 1:

Suite et commentaires sur Fortune

La SNCF délocalise ses activités informatiques en Europe de l’Est et en Espagne

Localisée à Lille et à Lyon, une partie des activités informatiques de l’entreprise publique de chemins de fer vient d’être confiée à des sous-traitants basés en Tchéquie, en Pologne et en Espagne.

«Comment est-il possible d’être aussi maladroit ? » Ainsi aurait réagi François Hollande lorsqu’il apprit, fin juillet, que le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), présidé par le socialiste Jean-Paul Huchon, s’apprêtait à délocaliser son centre d’appel au Maroc. A l’époque, le chef de l’Etat, qui fait de la lutte contre le chômage sa priorité numéro un, exhortait les responsables publics à être « très attentifs » à l’emploi en France. Le message n’a visiblement pas été entendu par les dirigeants de la SNCF…

L’entreprise publique, détenue à 100% par l’Etat, délocalise en effet — en toute discrétion — une partie de ses activités informatiques en Tchéquie, en Pologne et en Espagne. Jusqu’à présent, le pilotage des applications informatiques — en clair, la surveillance du fonctionnement des logiciels et des ordinateurs — était pour l’essentiel assuré par des prestataires privés de la SNCF. Les salariés de ces entreprises étaient détachés dans les locaux de la compagnie de chemins de fer et travaillaient aux côtés des cheminots informaticiens.

Mais, depuis le début de l’année, nombre de ces sous-traitants ont perdu le contrat qui les liait à la SNCF. Sur les sites de Lille — qui gère les applications voyageurs (billetterie, site Internet) — et de la Mulatière, à Lyon — qui traite les autres applications — les techniciens de Steria, une grosse société de services en ingénierie informatique, ont formé jusqu’à à la fin du mois d’août leurs remplaçants… tchèques et polonais.

Cette société, qui travaillait pour la SNCF depuis 1999, a en effet perdu il y a huit mois son contrat au profit d’IBM. Le géant américain a confié ces missions à ses filiales de l’Est. Et depuis quelques semaines, les plates-formes informatiques — baptisées « centres de service » en interne — ont été installées en Pologne et en Tchéquie, où les salaires sont nettement moins élevés.

Le pilotage du service informatique des ressources humaines est lui en partance pour l’Espagne, dans une filiale de la société ibère Sopra. Quant à la surveillance informatique du fret, elle est basée au Maroc depuis, déjà une dizaine d’années.

« 260 emplois de sous-traitants vont être supprimés et 45 postes de cheminots non remplacés. D’ici à 2013, ce sont 500 emplois en tout qui vont disparaître », déplore Hervé Giudici.

Le parisien

Renault délocalise ses usines en Algérie

Renault et l’Etat algérien créent un joint-venture pour la fabrication automobile – Le constructeur automobile Renault et le gouvernement algérien s’attellent à mettre au point les derniers détails d’un accord portant création d’une société mixte, pour la construction d’une usine de fabrication de véhicules en Algérie. Cette entité, en projet, devrait être annoncée à la mi-septembre, a déclaré, hier,M. Mohamed Benmeradi, en marge de l’ouverture de la session d’automne de l’APN.

L’accord-cadre pour la réalisation d’une usine de véhicules Renault en Algérie avait été signé, le 25 mai dernier, au terme de quinze mois de négociations continues.

L’accord concerne la production de 75 000 voitures par an, avant d’atteindre progressivement 150 000 unités, dont une partie sera destinée à l’exportation.

L’usine Renault devrait être installée à Oran, alors que le premier site proposé par l’Algérie était celui de Bellara, dans la wilaya de Jijel.

Finalisé, ou presque, le dossier Renault pourrait ne pas être intégré dans l’agenda de travail dont devrait s’acquitter Jean-Pierre Raffarin dans le cadre de sa mission sur l’Algérie, une mission qui lui a été confiée, il y a quelques jours, par Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères.

De tous les dossiers traités par Raffarin avec ses homologues algériens, dans le cadre des missions qu’il a effectuées en Algérie, du temps de Nicolas Sarkozy, le projet Renault a focalisé les discussions et les médias s’en sont emparés.

Afriquejet