Moscovici se déclare «très sensible au ras-le-bol fiscal»

Moscovici Pacquot

Le ministre des Finances, Pierre Moscovici, s’est déclaré très sensible au «ras-le-bol fiscal» ressenti par les citoyens et les entreprises françaises, en confirmant l’objectif de stabilisation des prélèvements obligatoires en 2015. Invité de France Inter ce mardi matin, il a répété que l’effort de réduction du déficit public porterait l’an prochain à deux tiers sur les économies et un tiers sur les hausses des prélèvements, une proportion inversée par rapport à 2013.

Sans donner de détails sur les arbitrages budgétaires pour l’an prochain, il a assuré qu’ils seraient rendus avec pour préoccupation «la justice fiscale, la justice sociale, la justice aussi entre les types d’entreprises». «Je suis très sensible à ce ras-le-bol fiscal que je ressens de la part de nos concitoyens, qu’ils soient des ménages, des consommateurs, ou qu’ils soient des entreprises, et ça, nous l’écoutons», a-t-il déclaré. […]

Selon les orientations présentées en juillet, la France devrait consentir un effort de 20 milliards d’euros en 2014 pour réduire ses déficits. Quatorze milliards d’euros d’économies seraient ainsi réalisées et les prélèvements obligatoires augmenteraient de 6 milliards.

Le Figaro

Défense : Deux Français sur trois pensent que le budget doit être maintenu, voire augmenté

Alors qu’un Conseil de défense doit rendre, dans les prochaines heures, les premiers arbitrages sur le Livre blanc et, à partir de là, sur le niveau des crédits militaires, un sondage Ipsos pour le ministère de la défense, témoigne d’une évolution notable de l’opinion publique sur ces questions. L’attitude de l’opinion a fortement évoluée au cours des derniers mois.

François Hollande et le gouvernement socialiste semble bénéficier d’un véritable état de grâce en matière militaire. La gauche rend-elle la guerre plus acceptable ? Joli sujet de dissertation à Sciences-Po…

66 % des Français pensent en effet que, en dépit du contexte de «réduction des déficits publics», le budget de la défense doit être «maintenu ou augmenté» et seuls 29% considèrent qu’il doit être réduit. Or, en novembre 2011, ces chiffres étaient rigoureusement inverses : réduit 65% (1) et augmenté (32%). Quelque chose a basculé dans l’opinion durant l’été 2012, si l’on en croit les courbes d’Ipsos. […]

Pour les Français, l’heure n’est plus à l’angélisme et encore moins à l’antimilitarisme, sur le thème : plus d’argent pour les écoles et moins pour les armées.

Les opérations extérieures sont majoritairement approuvées […].

Marianne/Blog Secret Défense

Cambadélis (PS) : Une situation économique «épouvantable»

Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS s’est déclaré très inquiet de la situation économique et sociale.

«Nous sommes entrés dans une situation difficile sur le plan économique et social, et épouvantable sur le plan politique et médiatique. Maintenant, il faut rendre coup sur coup et se battre pour le redressement de la France».

«Le temps de la contre-attaque est venu. Ça a un peu tardé. On est restés un peu sur nos lauriers de la victoire présidentielle et législative.»

«Nous avons pensé que la victoire était suffisante et nous n’avons pas perçu, à la fois le drame des déficits publics, nous n’avons pas compris que la droite n’acceptait pas notre victoire et nous n’avions pas intégré que les médias seraient impatients.(…) A la rentrée, la situation s’est détériorée et puis il y a eu une succession de difficultés gouvernementales. Donc, nous avons été mis sur la défensive».

Selon lui, «le Congrès (du PS à Toulouse) arrive au bon moment pour relancer les socialistes, les rassembler et se montrer très combatifs.»

Le JDD

Les plus belles planques de la République

Malgré la crise et les déficits publics, les favoris du pouvoir continuent à décrocher des jobs tranquilles et bien payés dans de multiples organismes et institutions : Conseil économique, social et environnemental (Cese), Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Inspection générale de l’éducation nationale …

Faut-il toujours être un chouchou du pouvoir ou un petit soldat méritant des cabinets ministériels pour bénéficier de placards dorés ? Même pas. Ceux qui agacent et font des bourdes parviennent, eux aussi, à décrocher des avantages, pourvu qu’ils débarrassent le plancher. Ainsi l’ancien ministre de la Santé, Jean-François Mattéi, coupable d’avoir mal géré la canicule de l’été 2003. Pour le consoler de l’avoir congédié comme un laquais du gouvernement, Jacques Chirac l’a expédié au Conseil d’Etat, en service extraordinaire. Il y pointe toujours.[...]

Conseil supérieur de l’audiovisuel : 10.000 euros net par mois
Christine Kelly : Auteur de l’hagiographie «François Fillon, le secret et l’ambition», l’ex-journaliste de LCI est devenue en 2009 membre du CSA pour une durée de six ans.
Francine Mariani : Epouse du patron de Dexia, proche de Sarkozy, cette énarque, nommée conseillère d’Etat au tour extérieur, a été choisie par le président pour siéger au CSA.

Conseil d’Etat : 7.500 euros net par mois
Arno Klarsfeld : L’ex-avocat et conseiller à Matignon n’a jamais été un bourreau de travail. Nommé au Conseil d’Etat en octobre 2010, il n’y vient que par intermittence.
Inspection générale des affaires sociales : 6.500 euros net par mois

Fadela Amara : Non reconduite au gouvernement, l’ex-présidente de Ni putes ni soumises a été nommée par décret en janvier dans l’un des grands corps d’inspection de l’Etat.
Inspection générale de l’éducation nationale : 4.500 euros net par mois. […]

Capital (Merci à derville)

Alain Duhamel : Nicolas Sarkozy, «un challenger toujours redoutable» pour 2012

Pour Alain Duhamel, la crise qui s’annonce pourrait être une chance pour Nicolas Sarkozy.

Tout est déjà prévu pour cela avec en filigrane la question la plus exigeante de toute : qui a le caractère, les réflexes et l’expérience des tempêtes ? Un président ou une présidente «normal» ou bien un chef de l’Etat anormal ?

[…] Certes, on dira que c’est trop tard, que les sondages actuels sont implacables, que Nicolas Sarkozy est condamné par les Français, que sa popularité est en berne, que ses intentions de vote sont en deuil. On le dira mais on aura tort car, à trop remarquer et honnir les travers et les défauts du personnage, on sous-estime ses capacités et ses ressources. La France ne traverse pas une période de plaines et de faux plats mais une époque de crises, de tumultes, de rupture, de changements perpétuels, de tsunamis et de tremblements de terre. Rien n’est donc fixé, rien n’est définitif. […]

La campagne de 2012 ne ressemblera ni à l’espérance de 2007 ni à la rémission de 2002. Elle sera immanquablement plus tragique. La question des déficits publics et de la dette limitera violemment la marge de la gauche. Les sommets du G8 et du G20 mettront en scène Nicolas Sarkozy dans l’exercice qu’il lui réussit le mieux, celui d’un bonapartiste de crise. […]

Libération

L’Europe annonce la «deuxième phase de la crise financière»

Selon Nouriel Roubini, la Grèce, «insolvable», devra «inévitablement annoncer une restructuration de sa dette». A l’en croire, la situation va forcer l’euro à plonger «sous la parité avec le dollar», peut-être «dès l’an prochain».

Le célèbre économiste new-yorkais craint que les plans d’austérité envisagés pour réduire les déficits ne conduisent à une seconde récession. La Grèce n’échappera pas à une restructuration de ses dettes. Avec la crise de la dette en Europe, «nous entrons dans la deuxième phase de la crise financière mondiale», prévient le professeur de l’université de New York qui s’est déjà illustré en prévoyant la crise des «subprime».

Les pays dont la politique monétaire est orchestrée par la Banque centrale européenne ne peuvent «monétiser» leurs dettes, c’est-à-dire faire tourner la planche à billets pour éponger leurs emprunts, comme aux États-Unis. L’alternative – hausses d’impôts, coupes des dépenses publiques – leur promet donc «au mieux une reprise anémique, en forme de U, et au pire une replongée dans la récession».

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Après la Grèce, l’Espagne inquiète les marchés financiers

Les craintes sur l’Espagne font chuter les Bourses internationales et l’euro. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 3,64%, son plus bas niveau depuis 2 mois. Les rumeurs de dégradation de la note de l’Espagne continuent d’inquiéter les marchés. Mais, outre une crise économique, l’Espagne vit aussi une crise morale.

L’UE et le FMI viennent tout juste de débloquer une aide financière à la Grèce et voilà que les marchés s’affolent à nouveau. L’Espagne est cette fois-ci dans leur collimateur.

Des rumeurs selon lesquelles d’autres agences de notation allaient dégrader la note de l’Espagne et selon lesquelles Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI continuent de faire tanguer les marchés financiers. Moody’s et Fitch ont pourtant assuré mardi que cette dernière restait pour l’instant la plus élevée possible, le fameux triple AAA.

La semaine dernière, l’agence de notation Standard and Poor’s, a dégradé la note de la dette à long terme de l’Espagne. Leurs spécialistes estiment que la croissance morose du pays risque d’empêcher le gouvernement de réduire des déficits qui ont explosé à 11,2% du PIB en 2009.

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La Grèce condamnée à une cure d’austérité et de récession

Réduire de 10 points son déficit en deux ans, soit économiser 25 milliards d’euros : les exigences de l’UE et du FMI pour prêter de l’argent à la Grèce sont socialement et économiquement explosives. Explications.

Il y a la carotte : 45 voire, 120 milliards d’euros de prêts, à un taux plus avantageux que les marchés (5%). Et il y a le bâton : 25 milliards d’euros d’économies sur deux ans. Tel est le deal que le gouvernement socialiste grec s’apprête à passer avec l’Union européenne et le FMI pour sortir le pays de la tourmente financière. Un accord à haut risque social.

Les nouvelles mesures d’austérité viendront durcir un premier plan de réduction des déficits abyssaux de la Grèce, prévoyant déjà 4,8 milliards d’euros d’économies pour 2010.

Selon des syndicalistes grecs, l’UE et le Fonds monétaire international demandent des économies allant jusqu’à 25 milliards d’euros sur deux ans. Cela permettrait de réduire le déficit public, estimé à environ 14% du produit intérieur brut (PIB) en 2009, de dix points d’ici fin 2011. Le ramenant ainsi à 4%.

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La dette publique menace de relancer la crise financière mondiale, selon le FMI

Le Fonds monétaire international a prévenu que la crise financière mondiale pourrait entrer « dans une nouvelle phase, » nourrie par un gonflement de la dette des États qui risque de raréfier le crédit nécessaire à la croissance.

« L’attention s’est tournée vers les risques liés aux dettes des États qui pourraient saper les progrès dans la stabilité et faire entrer la crise du crédit dans une nouvelle phase« , a affirmé le FMI dans son rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde.

Dans cette nouvelle phase, si les États continuent d’emprunter des montants aussi élevés pour combler leurs déficits, les fonds disponibles pour le reste de l’économie seront limités.

« La demande croissante du secteur public risque d’évincer le secteur privé du crédit« , et « une hausse des primes de risque pour les États pourrait faire monter les coûts des emprunts pour le secteur privé« , a expliqué le Fonds.

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La dette, ligne de mire des présidentielles de 2012

Les élections présidentielles de 2012 auront pour principal enjeu la réduction de la dette. La campagne électorale s’annonce intéressante et le vainqueur sera obligé de prendre en compte ce paramètre pour mettre en place son programme.

La campagne présidentielle de 2012 risque d’être – enfin – une campagne sérieuse, parce que le scénario-catastrophe vers lequel nous semblons évoluer obligera enfin les différents candidats à s’en tenir aux problèmes de fond soigneusement esquivés en 2007 et en 2002.

Forte dégradation des comptes publics et des comptes sociaux, montée de l’endettement, croissance insuffisante, mécontentement social : tel est le contexte dans lequel Sarkozy risque de devoir se battre pour sa réélection… Mais il empêchera aussi l’opposition de mettre en avant un contre-projet économique et social irresponsable, sous peine d’être à nouveau battue faute de crédibilité : le « demain, on rasera gratis » ne marchera pas.

Avec une croissance prévue de 0,8 % en 2010, la France ne voit toujours pas son économie redémarrer. L’OFCE révèle que la croissance réellement perdue est de 7 % étalés jusqu’en 2020, soit 140 milliards d’euros de PIB, dont 75 de pertes de recettes pour le budget de l’Etat et des régimes de Sécurité Sociale, auxquels il faut ajouter les déficits cumulés actuels ; sur la base du scénario le plus optimiste et le moins probable, celui d’une croissance annuelle de 2,5 % et d’une baisse du chômage de 1% par an, la France mettrait 10 ans à sortir de la récession mondiale.

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Les trois limites de la dette publique

Notre dette publique a atteint 1.489 milliards d’euros fin 2009, soit 17 points de plus que les 60 % du PIB des critères de Maastricht. « Quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limites », aurait dit Alphonse Allais.

S’agissant de la dette, on peut cependant identifier encore trois limites devant nous :

-la limite de l’efficacité, au-delà de laquelle la dette publique pèse sur la croissance ;

-la limite de solvabilité, au-delà de laquelle un pays ne peut plus payer les intérêts de sa dette ;

-la limite de soutenabilité, au-delà de laquelle la dette est jugée tellement injuste par les jeunes générations qu’elle entraîne une rupture du pacte social.

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Krach obligataire : déjà ?

Après la Grèce, le Portugal… le scénario de contagion est en marche.” Cela sent le roussi sur le marché obligataire. Si certains doutaient encore que la dette souveraine serait le problème majeur de 2011, cette nouvelle dégradation – et la baisse des marchés qui l’accompagne – devraient les convertir au krach obligataire.

Que s’est-il passé ces derniers jours ? L’agence de notation Fitch a dégradé la note de long terme du Portugal pour ses déficits et sa solvabilité, qui passe ainsi de “AA” à “AA-.” Ce n’est pas vraiment une surprise, puisque le Portugal fait partie des fameux PIGS, ou PIIGS, ou Club Med qui sont sous le feu de la rampe depuis les ennuis grecs. L’euro est de nouveau le grand perdant puisqu’il est repassé cette semaine sous les 1,33 dollar, pour la première fois depuis 10 mois.

Dubaï, puis la Grèce et maintenant le Portugal… est-ce le début d’un effet boule de neige sur le marché obligataire ? En tout cas, la Fed avait, il y a quelques jours, publiquement exprimé ses inquiétudes. “La Fed craint que la crise grecque ‘affecte’ l’économie américaine.

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