Désormais, chaque Italien qui recevra de l’argent de l’étranger se verra confisquer automatiquement 20% de cette somme (màj vidéo)

Addendum : extrait du JT de TVLibertés du 18/02/2014


Le journal italien Il Sole rapporte que le gouvernement italien vient de faire passer un décret applicable rétroactivement au 1er février 2014, et qui stipule que les banques devront prélever une taxe de 20% sur tous les virements de fonds en provenance de l’étranger.

20% des sommes reçues sur des comptes italiens seront donc systématiquement confisqués, et pour les récupérer, le titulaire du compte devra apporter la preuve qu’il ne s’agit pas de revenus non déclarés ou d’argent blanchi.

Cette mesure renverse donc la présomption d’innocence traditionnelle, puisque tous les Italiens qui reçoivent des fonds de l’étranger sont considérés a priori comme coupables potentiels de fraude ou de blanchiment d’argent, et que l’initiative d’apporter la preuve du contraire leur revient. Elle ne concerne que les particuliers, et ne s’appliquera pas sur les comptes des entreprises et des travailleurs individuels.

L’Italie est ainsi le premier pays à mettre en œuvre une recommandation du FMI. En effet, au début du mois de janvier, les économistes de Harvard Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff ont affirmé que le fardeau de la dette est tel dans la plupart des économies développées que seuls des défauts de paiement sur les dettes souveraines, une taxation de l’épargne et une inflation plus élevée pourront les ramener à un niveau gérable.

Dans un document de travail commandé par le FMI, ils préconisent un cocktail de mesures, incluant une inflation plus élevée, des restructurations, voire des défauts et la répression financière, qu’ils définissent comme « une taxation opaque sur l’épargne », c’est à dire des remèdes similaires à ceux que le FMI a pu mettre en œuvre pour de nombreux pays en développement en difficulté. (voir l’extrait du document de travail du FMI, « Financial and Sovereign Debt Crises : Some Lessons Learned and Those Forgotten, p.4)
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Etats-Unis : La Poste est au bord du défaut de paiement

La Poste américaine a annoncé mardi 15 novembre dans un communiqué avoir subi de lourdes pertes financières cette année.

Conséquence : l’institution fédérale est incapable de payer à l’Etat ce qu’elle lui doit pour financer les pensions de ses retraités.

United States Postal Service

La Poste américaine a jusqu’à vendredi avant d’être officiellement en défaut de paiement. L’United States Postal Service (USPS) a accusé une perte annuelle de 5,1 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros) pour l’exercice qui s’est achevé le 30 septembre dernier.[...]

Frappée de plein fouet par la baisse des volumes et par le coût des retraites, la Poste des Etats-Unis a déjà réduit ses effectifs de 100 000 emplois sur les trois dernières années. Elle envisage d’en supprimer 138 000 de plus dans les trois ans à venir.[...]

L’US Postal Service aimerait se voir libérer d’une partie de ses obligations en matière de prestations sociales.[...]

RFI – 17/11/2011

La Grèce fera défaut mais ne quittera pas la zone euro selon Fitch

« Fitch s’attend à ce que la Grèce se retrouve en défaut de paiement, mais (le pays) ne va pas quitter la zone euro, » a indiqué l’agence de notation dans une étude. La Grèce, embourbée dans la crise de la dette, va se retrouver en défaut de paiement mais ne quittera pas la zone euro, car les coûts d’une telle décision seraient trop élevés non seulement pour Athènes mais pour l’ensemble de l’Europe, a indiqué mercredi Fitch.

Si la Grèce quittait (la zone euro), cela établirait un précédent qui pourrait mortellement déstabiliser l’ensemble de la zone euro », a ajouté l’agence, qui a attribué une note de dette à long terme « CCC » à la Grèce, soit un émetteur présentant un véritable risque de non-remboursement.

L’implication du secteur privé qui a été convenue en juillet (…) signifie qu’il y aura un échange de titres de dettes par les grandes banques détentrices de dette grecque. Nous estimons que cela équivaut à un défaut de paiement », a expliqué Douglas Renwick, analyste à Fitch.

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Un défaut de paiement à l’origine de l’attentat de Karachi?

L’attentat de Karachi, qui avait fait quatorze morts en 2002 dont onze français, a-t-il un lien avec le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995 ?

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L’affaire est complexe : en 1994, la France signe un contrat d’armement avec le Pakistan. A cette occasion, la France aurait versé des commissions occultes, dont une partie serait revenue (principe des rétro-commissions) à plusieurs intermédiaires français.

En 1995, quand Jacques Chirac arrive au pouvoir, le nouveau Président de la République décide de suspendre le versement de ces commissions au Pakistan. Et, selon Libération, un deuxième flux de commissions s’arrête en 2001, un an avant l’attentat de Karachi.

Pourquoi Chirac a-t-il interrompu ces versements ? Car ces rétro-commissions auraient servi à financer en partie la campagne présidentielle de Balladur en 1995. C’est la piste suivie par la justice depuis quelques mois dans le cadre de l’attentat de Karachi, qui serait ainsi une forme de représailles sur fond de commissions occultes non versées. Édouard Balladur a toujours nié toute malversation.

Mais en ce lundi 26 avril 2010, Libération publie des documents bancaires montrant que des intermédiaires imposés par l’ancien Premier ministre ont bien perçu des commissions liées au contrat d’armement signé avec le Pakistan en 1994.

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Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

Face au krach financier, les responsabilités restent à déterminer. Visés, les oligarques, qui contrôlaient en même temps les banques (prêteuses), les sociétés (emprunteuses), les médias (silencieux), les hommes politiques (complaisants). « 50 requins ont joué le pays à la roulette », accuse Sveinbjörn Arnason, fondateur du mouvement Nouvelle Islande. « Or nul n’a encore été traîné devant les tribunaux. La gauche au pouvoir ne fait pas le ménage et nous trahit. »

Quelque 230.000 Islandais ont été appelés samedi à se prononcer sur un accord organisant le remboursement par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros, avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur l’internet islandaise Icesave, en octobre 2008.

Les Islandais [ont voté] non. Au risque d’aggraver la crise de confiance dont pâtit l’île sur les marchés internationaux. Déjà, les agences de notation ont abaissé la note du pays au rang d’« obligation pourrie ». L’étonnante fuite, il y a dix jours, dans la presse locale, d’un télégramme secret de l’ambassade américaine, a confirmé l’isolement de l’île. On y lisait que dans l’hypothèse d’une victoire du « non », suivie d’un gel de crédits promis par le Fonds monétaire international et par des pays européens, l’Islande ne pourrait plus remplir les obligations liées à sa dette dès 2011 et retournerait « trente ans en arrière ».

La perspective d’un non [au référendum] a poussé Reykjavik à tenter, ces dernières semaines – jusque-là en vain -, de trouver un nouvel accord avec Britanniques et Néerlandais. Au cours des négociations, les Islandais ont paradoxalement reçu une offre améliorée, mais ils l’ont déclinée, sous la pression des partis d’opposition.

Après avoir immédiatement reconnu sa défaite, le gouvernement islandais s’est efforcé de minimiser la signification du scrutin, en soulignant que le oui n’était plus une alternative crédible, du fait des nouvelles négociations.

L’affaire Icesave a réalimenté le sentiment anti-européen dans le pays. Au total, plus de la moitié des Islandais sont aujourd’hui opposés à une éventuelle adhésion à l’UE, près de deux fois plus qu’en 2008.

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