Marseille : La pauvreté, «responsable des violences» selon des élus PS

Les élus socialistes marseillais, Samia Ghali et Patrick Mennucci, ont estimé aujourd’hui que la pauvreté et l’échec scolaire étaient responsables des violences dans la citée phocéenne, après la mort d’un mineur de 17 ans jeudi soir dans un règlement de comptes et le décès d’un trentenaire mortellement blessé dans une rixe.

Dans un communiqué, le député-maire de secteur, Patrick Mennucci, explique que la situation de violence «n’est pas étrangère à la pauvreté économique de la ville, aux 30% de Marseillais vivant sous le seuil de pauvreté, aux 25% d’échec scolaire, de l’abandon des quartiers du nord et de quelques quartiers du centre là où les règles ne sont pas les mêmes que dans le reste du pays».

De son côté, la sénatrice-maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, Samia Ghali, qui avait prôné fin août un recours à l’armée dans les quartiers nord de Marseille, a déploré, dans une interview sur Europe 1, que l’«Ecole de la République n’apporte pas assez de réponses à ces jeunes». «C’est l’école du crime qui les forme, c’est pas l’école de la République», a affirmé la sénatrice, demandant la mise en place «de contrats d’apprentissage dès 14 ans.»

Enfin, le président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, Eugène Caselli (PS)L’élu souligne que les «réseaux de trafiquants (…) gangrènent les quartiers de notre ville les plus en souffrance économique, sociale et urbaine. »

Le Figaro

Lille. Dealers : L’un des guetteurs du réseau était âgé de 11 ans…

Le 8 avril, après quelques jours d’observations, les policiers investissent le Chemin des Broutteux à Lille-Sud et interpellent une dizaine de personnes. Une bonne part des interpellés sont mineurs et passeront devant le juge des enfants. On trouve un guetteur fort actif âgé de 11 ans recevant 80 euros par jour pour prix de ses services !

Le jugement tombe à 21 h 30 : 4 ans dont 1 an de sursis pour Chaoulia, 3 ans dont 1 pour Ghoubaye. 6 mois sans mandat de dépot pour le comparse ; 6 mois de sursis pour la jeune femme. Vifs incidents à la sortie.

À dire vrai, le coin est connu des amateurs de drogues dures venus de toute la région. Depuis quelques mois, après plusieurs vagues d’interpellations, les dealers locaux utilisaient une méthode leur assurant une protection maximale.

D’abord, ils ne se servaient jamais de téléphones afin de ne pas être écoutés par la police. Ensuite, la rue était en coupe réglée et l’entrée du 12, par exemple, était totalement contrôlée. «On voit que les personnes qui habitent là sont obligées, pour franchir la grille et sortir de chez elles, de demander l’autorisation aux dealers !», note la procureure Mathilde Defretin. […]

Un système de guetteurs agiles fonctionne dans la rue et dans les coursives de l’immeuble. Quand le client est admis et paye en bas de l’immeuble, on lui jette des étages le paquet de stupéfiants. C’est apparemment Yassine Ghoubaye, 25 ans et défendu par Me Laurent Aboucaya, qui aurait eu souvent ce rôle. […] Abed El Nacer Chaoulia, 19 ans, risque gros car il a déjà été condamné pour stupéfiants. Défendu par Me Chérifa Benmouffok, il nie être un responsable du trafic. […]

Restent deux personnes qui apparaissent plus comme des comparses. D’abord Mohamed E., 22 ans, défendu par Me Abderhamane Hammouch. Ensuite, Allison V., 21 ans, défendue par Me Hélène Vatinel, dont l’appartement servait de base de repli aux dealers. Beaucoup d’argent, des stupéfiants, un pistolet automatique ont été saisis.

Nord Eclair

Espagne: saisie exceptionnelle de 32 tonnes de haschisch dans une cargaison de melons

La police espagnole a découvert fin avril 32 tonnes de haschisch qui étaient dissimulées dans un camion de melons en provenance du Maroc, une saisie exceptionnelle dans le pays mais aussi parmi les plus importantes jamais réalisées en Europe.

La cargaison était cachée derrière deux palettes de cageots de melons dans un camion en provenance de Tanger, qui venait d’arriver à Algeciras, à la pointe sud de l’Espagne, a annoncé vendredi le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

(…) Libération

Bordeaux: riverains contre dealers (MàJ vidéo)

———————-

Dans le quartier Saint-Paul, situé dans le centre-ville de Bordeaux, des riverains ont décidé de mener à leur façon une lutte contre les dealers de leur quartier, rapporte Sud Ouest.

L’association des Voisins des quartiers Saint-Éloi et Saint-Paul ont lancé un concours de photo pour le moins original : « Prenez les dealers du quartier en photo et postez-les sur Facebook » peut-on lire sur des affiches placardées dans le quartier. Un autre slogan vient compléter l’affiche : « Dealers, souriez, on connaît vos clients. »

Un habitant s’est dit choqué par cette initiative qui fait débat : « C’est ignoble, c’est un appel à la délation pure et simple. Il n’y a pas de mauvaise ou bonne délation, ça reste de la délation. » A l’heure actuelle, il n’y a qu’une seule photo sur la page facebook du « Deal Safari ».

Le Figaro

Deal Safari sur Facebook

(Merci à Melusine)

—————————–
Relire
« Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas plus de personnes qui fassent justice elles-mêmes »
Russie : des milices destinées à contrer l’afflux d’immigrés ?
Béziers : les habitants parlent de milice privée
Marseille : Des habitants expulsent les Roms et brûlent leur camp
Risque de milice contre les Roms à Vigneux
Villers-aux-Vents (55) : La population est appelée par le maire à surveiller les rues
Mousseaux-sur-Seine (78) : Face aux cambriolages, les habitants s’offrent des vigiles
Un commerçant narbonnais : « Si ça continue, il y a une sorte de milice qui va se mettre en place ».
Autodéfense : Jusqu’où peut-on aller pour se protéger ? (vidéo)
Grande-Bretagne : Le droit à l’autodéfense (Vidéo)

Bagnolet (93) : un policier blessé lors d’arrestations de dealers dans un hall d’immeuble

Un policier de Seine-Saint-Denis a eu la main fracturée après l’interpellation hier soir de neuf personnes soupçonnées d’utiliser un hall d’immeuble pour s’y livrer au trafic de drogue à Bagnolet, indique aujourd’hui la préfecture. Deux autres policiers, dont un a reçu un coup de poing au visage, ont été légèrement blessés lors de ces interpellations.

Ces policiers du commissariat et de la Brigade anti-criminalité (BAC) ont fait « une opération de contrôle et de surveillance (…) d’un hall d’immeuble connu pour abriter un trafic de drogue », selon la préfecture, et « une partie des personnes interpellées s’est rebellée », causant ces blessures aux policiers. Sur place, « près de 10.000 euros ont été saisis, ainsi qu’environ 1,3 kilo d’herbe et de résine de cannabis », a ajouté la même source. [...]

Le Figaro

Nanterre : ils délogent des dealers de leur immeuble

Avec sa vue dégagée sur les alentours, ses multiples recoins, ses 4 sorties et ses rez-de-chaussée entièrement vitrés, la résidence du 2, avenue Félix-Faure était devenue un paradis pour le trafic de drogue.

Dans cet immeuble HLM de 149 logements, 3 dealeurs et 3 guetteurs menaient leur petit business depuis deux semaines lorsque les locataires ont lancé un appel à la mairie et l’office HLM.
N’obtenant pas de réponse satisfaisante, ils ont décidé de prendre la situation en main… et le résultat est inattendu. En quelques jours, voilà une semaine, ils ont réussi à expulser les dealeurs de leur immeuble. Leur seule arme : l’occupation.

« Notre technique est très simple. explique Gérard Dubois, 58 ans, un locataire. Nous nous montrons en investissant cet espace qui est le nôtre. Les dealeurs deviennent alors eux-mêmes visibles, ainsi que les acheteurs. » Cette action, qu’il appelle « occupation citoyenne », il l’a repérée dans un reportage télévisé sur des habitants d’une cité de Lille (Nord) qui avaient pris possession de leur hall d’entrée toute la nuit. Il a alors proposé à l’amicale des locataires de faire comme les Lillois.

Fin février, chaque soir pendant dix jours, à 18 heures précises, une quinzaine de locataires se réunissent dans le hall et conversent jusqu’à 23 heures. « On ne s’adressait pas aux trafiquants. On les laissait faire comme à leur habitude », reprend Gérard. A deux pas du deal, ils rompent la tranquillité et la confidentialité du lieu, et parviennent à dissuader les acheteurs, qui font aussitôt marche arrière en arrivant. D’autres s’arrêtent, attendent et finissent par s’en aller, laissant les vendeurs pantois. [...]

Le Parisien