« A Marseille, j’entends du ‘nique la France’ toute la journée ! » (RMC)

Dans les GG de RMC, une auditrice marseillaise ne s’étonne pas de voir des voyous issus de l’immigration partir en Syrie. L’intervenante sociale Elina Dumont défend ces « jeunes » de banlieue. Marie-Anne Soubré et Johnny Blanc n’en reviennent pas.

Hebergeur d'image

« Savez-vous que la plupart de ces gens ne partent jamais en vacances, ils n’ont pas d’activités physiques, ils sont plus dans le système scolaire, quand ils cherchent un travail ils ne sont pas considérés [...] Les guetteurs que je connais, c’est tout simplement parce qu’ils sont exclus du système scolaire à 14 ans ! » – Elina Dumont

Plusieurs saisies records de drogue cette semaine (maj)

Saisie record de cocaïne (1,4 tonne) : la drogue était cachée dans un camion d’assistance du Paris-Dakar

La police a réalisé jeudi 20 février la saisie de 1,4 tonne de cocaïne, pour une valeur de 270M€ à la revente, au port du Havre. Un record en France métropolitaine. La drogue se trouvait dans les pneus d’un camion d’assistance du Dakar, lui-même installé sur un cargo arrivé en provenance du Chili.

RTL.

Biriatou : 500 kg de cannabis saisis

Un chauffeur routier de nationalité espagnole a été interpellé aujourd’hui par les douanes à Biriatou (Pyrénées-Atlantiques), à la frontière franco-espagnole, avec à bord de son camion environ 500 kg de résine de cannabis, selon une source proche du dossier. (…)

Par ailleurs, vendredi, dans une autre affaire, deux hommes de nationalité marocaine avaient été arrêtés par les douanes près de Biriatou alors qu’ils étaient en possession d’une somme de 90.000 euros, probablement liée à un trafic de stupéfiants, selon une source proche du dossier.

Le Figaro.

Plus de 700 kg de cannabis saisis dans les Pyrénées-Atlantiques

Environ 713 kilos de résine cannabis, d’une valeur marchande de 4,2 millions d’euros, ont été découverts dans la nuit de lundi à mardi dans les Pyrénées-Atlantiques, à hauteur de Biriatou, village frontière entre la France et l’Espagne, transportés par un «go fast» aux opérateurs en fuite, a-t-on appris de source proche du dossier. Lors d’un contrôle douanier à hauteur d’Urrugne, deux voitures «suspectes», une Mercedes de forte puissance suivie à faible distance d’une voiture similaire, ont forcé un barrage des douanes puis un second, et sont parvenus à prendre la fuite vers l’Espagne via l’autoroute, malgré une course-poursuite avec les Douanes, a-t-on précisé de même source.

Libération.

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Romainville (93) : La tour infernale racontée par ses habitants

Est-ce ainsi que les banlieusards vivent ? Voici comment une centaine de locataires d’une tour HLM de Romainville (Seine-Saint-Denis), de la Cité Gagarine, abandonnés à leur sort, souffrent sous la coupe de dealers installés dans leur immeuble.

«Le lendemain d’une altercation, ils ont pissé sur mon paillasson… C’est le moins grave qu’il pouvait m’arriver !» Cette femme raconte cela d’un ton résigné. Elle a entre 50 et 60 ans.

Comme tous les habitants de la cité, elle nous demande deux «faveurs» : préserver son anonymat et ne pas venir chez elle, pour ne pas la «griller».

Les jeunes, les vieux, les Blancs, les métis, les Maghrébins, les Noirs, tous ceux qui acceptent de parler de leur quotidien dans cette tour d’une centaine de logements devenue invivable nous imposeront ces deux conditions. Qu’avait-elle donc fait, cette dame ? Sans doute comme cette autre qui s’était énervée face à un dealer qui avait abandonné les reliefs peu ragoûtants de son repas à même le sol du hall de l’immeuble. «Vous ne feriez pas ça chez vous !» ose-t-elle lui lancer.

Imperturbable, le fournisseur de came la dévisage pendant quelques minutes en silence – «Elles m’ont semblé durer une éternité» -, avant de lui répondre d’un menaçant : «Ta gueule !» «Et je fais quoi ? conclut cette dame. Je n’ai pas les moyens de lui casser la figure et les flics s’en foutent, tout le monde s’en fout…»

«On habite chez eux, explique une jeune mère de famille. Ils ont pris le pouvoir sur nous, sur la mairie, sur la police. Ils nous narguent. Si on veut que tout se passe bien, nous devons les laisser trafiquer tranquillement. Faire semblant de ne rien sentir, slalomer avec les poussettes au milieu de 15 ou 20 gamins défoncés dans les vapeurs de shit. Faire semblant de ne rien entendre, surtout pas les cavalcades dans les étages qu’ils montent et descendent pour planquer et chercher leur came. Faire semblant de ne rien voir, ni les détritus, ni les canettes, ni les billets qui passent de main en main… Je m’y suis habituée, je n’en suis pas fière, mais je m’y suis habituée…». [...]

Marianne

Cannabis : les lycées gangrenés par les réseaux de trafiquants

(extraits) Face à l’ampleur du phénomène, les policiers interviennent jusque dans les classes pour démanteler les trafics omniprésents dans la vie des élèves.

Depuis quelques mois, les démantèlements de réseaux se multiplient au sein des établissements ou à leurs abords. À Narbonne, à Castres, à Brest , à Orléans, à Rochefort…

Des élèves interpellés dans une opération de démantèlement à Orléans ont reconnu avoir dépensé jusqu’à 3000 € en quelques mois pour se fournir en cannabis.(…).

«Le deal aux abords des lycées ne faiblit pas, au contraire» et «les consommateurs sont de plus en plus jeunes», constate un policier. (…) «Les dealers sont parfaitement identifiés au sein des ­lycées, témoigne Alice, élève (…). On sait toujours qui vend quoi».

figaro

Colombes :  » Des familles entières qui sont impliquées dans les trafics » et contribuent « au pourrissement des cités populaires »

Expulser des logements sociaux les familles qui s’adonnent aux trafics ? C’est ce que réclame, à nouveau, Philippe Sarre, le maire socialiste de la ville de Colombes.

La commune de 85 000 habitants située dans les Hauts-de-Seine a fait la « Une » des journaux après deux affaires de réglement de compte, faisant craindre à certains de ses habitants, interrogés par Le Parisien, une situation similaire à celle de Marseille.

Dans le logement social, si on est sûr qu’il y a des familles qui pourrissent la vie dans ces immeubles et dans ces cités, il faut les déloger, il faut les expulser. (…)

Pour le maire de Colombes, en poste depuis 2008, ce sont des « familles entières qui sont impliquées dans les trafics » et contribuent « au pourrissement des cités populaires ».

Et de déplorer de ne pas avoir les mains libres pour agir :

C’est compliqué, j’ai fait des procédures d’expulsion, mais lorsqu’on n’est pas sur cas de dettes locatives, c’est compliqué.[NDLR : un dealer gagne jusqu'à 100 000 euros/mois]

A sept mois des municipales, le maire pointe lui aussi le risque que la situation dégénère, sur le modèle marseillais :

On a exactement les mêmes phénomènes et les mêmes dynamiques qu’à Marseille.(…)

Le Lab 

Rappel :

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/colombes-20-reglements-de-comptes-en-deux-ans_1278613.html

 

 

Marseille : « Des caïds tiennent des bureaux de vote »

Saïd Ahamada, créateur du collectif Avenir-Marseille-Egalité (Ame)
Ce quadragénaire d’origine comorienne prépare l’ENA et a grandi dans les quartiers nord. Il est à l’origine de la création du collectif Avenir-Marseille-Egalité (Ame), qui veut redonner la parole aux Marseillais.

Quel regard portez-vous sur la situation actuelle à Marseille ?

La ville est clairement séparée en deux. Les habitants des quartiers nord, ne serait-ce que par l’incurie des transports en commun, ressentent un fort sentiment d’enclavement. Aujourd’hui, Marseille est constitué de ghettos. Les pauvres au nord, les moins pauvres et les riches au sud. Je suis convaincu que tout cela satisfait les hommes politiques.

Et que les grandes déclarations des uns et des autres sur la lutte contre le trafic de stupéfiants dans les cités sont des leurres.

En réalité, je ne crois pas en la volonté de l’Etat d’éradiquer les trafics. Je pense que les autorités anticipent sur le fait qu’en cas de destruction des réseaux de stupéfiants, la délinquance pourrait se reporter sur d’autres activités criminelles (l’enlèvement, par exemple, comme en Amérique latine) visant les couches plus élevées de la société. Personne ne naît dealer. Il y a quelque chose que la France a raté (…)

Faut-il révolutionner la politique marseillaise ?

Le clientélisme, plus qu’ailleurs, c’est la plaie de cette ville. Exemple : des associations tenues par des dealers notoires sont subventionnées par des fonds publics. En échange, les caïds de quartier tiennent les bureaux de vote ! J’ai vu, de mes yeux, des types à la solde des dealers des quartiers nord, interdire aux gens de fermer le rideau de l’isoloir ou exiger qu’ils ne prennent qu’un seul bulletin. Et les mêmes truands occupent ensuite des fonctions au conseil général ! Pour en finir avec tout cela, il faut en finir avec les ghettos et avec le clientélisme.

Vosges Matin

Yahya et Foued appellent la police parce que Aimen, Hamid et Abdel volent leur demi kilo de coke

Avignon : braqués, les dealers de cocaïne avaient appelé la police à l’aide.
Ce n’est pas l’histoire de l’arroseur arrosé mais cela y ressemble. L’affaire jugée, hier matin, par le tribunal correctionnel d’Avignon est plus précisément celle de dealers… braqués. Et affolés, à tel point qu’ils se sont résolus à appeler la police au secours.

La scène, un brin surréaliste, s’est déroulée dans la nuit du 13 au 14 avril 2012, vers 1 h du matin, dans le quartier avignonnais de Champfleury. Yahya Terrab, 25 ans, et Foued Lazaar, 23 ans, viennent alors d’arriver chez le premier nommé après un aller-retour au Pays-Bas. Le but du voyage : s’approvisionner en cocaïne pour alimenter le trafic de drogue auquel s’adonnent les deux hommes.

L’attirail du parfait dealer

Quelques minutes après leur retour, trois individus encagoulés, armés et visiblement bien renseignés déboulent dans l’immeuble où vit Yahya Terrab. Sous les cagoules se cachent Aimen Krifa, 23 ans, Abdel El Abdellaoui, 22 ans et Hamid Belkhatir, 35 ans. Ces derniers subtilisent par la force les clés de l’appartement à un homme posté dans la cage d’escalier puis surgissent chez le dealer en exigeant « la coke ».

Les trafiquants, qui ont eu le temps de prendre la fuite, s’empressent alors d’appeler la police. Arrivés sur place, les agents de la brigade anticriminalité interpellent les malfaiteurs et découvrent dans l’appartement 500 grammes de cocaïne, des plants de cannabis et l’attirail du parfait dealer.[...]

La Provence, merci à Julien 271

 

Strasbourg : Farid M’Hanni et 12 trafiquants condamnés

Treize personnes ont été condamnées aujourd’hui à des peines allant jusqu’à sept ans de prison pour leur implication dans un réseau de trafic international de drogue à Strasbourg, dans un quartier proche de la frontière franco-allemande. Farid M’Hanni, le chef présumé du réseau, âgé de 29 ans, a été condamné à sept ans de prison et 150.000 euros d’amende.

Il était à la tête d’une bande organisée, familiale et hiérarchisée, impliquée dans un trafic international de stupéfiants qui passait par l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Maroc, selon une source proche de l’enquête. D’autres membres du réseau ont été condamnés à des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à six ans de prison. [...]

Le Figaro

Marseille : Une famille battue parce qu’elle s’opposait à des dealeurs

Vendredi, vers 17h30, une famille originaire de Marseille, venue rendre visite à sa grand-mère dans une cité du Nord de Marseille (XIIIe), Le Clos-la-Rose, a été prise à partie par des trafiquants qui occupaient l’immeuble. Les agresseurs, dont deux âgés de 13 ans, ont été interpellés. Un geste de défense légitime qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Le Clos-la-Rose, Marseille (XIIIe), le 6 mars. Une vaste opération anti-trafiquants avait été déployée dans la cité en mars.

Le Parisien (Merci à lotus)

Bezons (95). un locataire lié aux trafics expulsé de la cité (photo)

Pour lutter contre les dealeurs installés au Colombier, à Bezons, le bailleur a décidé de mettre de hors un habitant impliqué.

Expulsé ! Un habitant mêlé au trafic de drogue dans la cité du Colombier, à Bezons, a été contraint de quitter son logement par le bailleur Logirep, en présence d’un huissier. [...]

Depuis un an, des trafiquants ont élu domicile dans cette barre de 87 appartements, faisant de la vie des résidants un véritable calvaire. « C’est invivable, nous ne sommes pas en sécurité », souffle un père de famille.

La situation est tellement sensible que des maîtres-chiens étaient sur place lors de l’expulsion de ce complice, comme le qualifient, amers, les locataires. « Leur présence a été prolongée durant toute la semaine pour éviter tout débordement lié à cette opération », explique le bailleur.

Le Parisien

Aulnay-sous-Bois (93) les « mamas » du hall font déguerpir les dealeurs

A Aulnay, les habitants d’une tour occupent régulièrement leurs parties communes. Objectif: éviter le retour d’un point de vente de stupéfiants.

Aulnay-sous-Bois, en juin. Les habitants du 12, rue des Aulnes ont pris l’habitude de s’installer « symboliquement » dans leur hall, comme ici lors d’une fête entre voisins. (DR)

[...] Quelques habitants du quartier de la Morée ont pris l’habitude de s’installer dans le hall de leur immeuble, au 12, rue des Aulnes. Leur but : empêcher l’arrivée d’intrus en lien avec le trafic de drogue qui sévit dans le quartier.

« Des voisins donnent l’alerte quand ils entendent du bruit. On descend à plusieurs, et on s’installe dans le hall. En général, ça suffit à les faire partir », glisse un résident, qui tient, comme beaucoup, à rester anonyme.

Début juin, une petite fête a réuni une quarantaine d’habitants de cette tour de 85 logements. « Ils sont descendus à tour de rôle. C’était une manière d’occuper symboliquement les lieux », explique Arnaud Biaou qui loue le rôle des mamans : « Elles arrivent à faire partir les jeunes qui s’installent dans les parties communes. ».

Le Parisien