Paris : Manifestation contre les expulsions locatives (Vidéo)

Des centaines de personnes ont manifesté aujourd’hui à Paris pour protester contre la reprise, à partir de mardi, des expulsions locatives et réclamer la baisse des loyers, à quelques jours de la fin de la trêve hivernale.

«Dans un pays riche comme la France, c’est un devoir de se battre contre les expulsions», a ajouté Eddie Jacquemart, de la Confédération nationale du Logement, estimant que le problème des impayés venait «des loyers trop chers et de la pénurie de logements abordables».

Rassemblés Place de la République à l’appel de la Plateforme logement des mouvements sociaux, qui réunit 25 associations et syndicats, les manifestants ont défilé jusqu’au ministère du Logement où le cabinet de Cécile Duflot devait recevoir une délégation.Les manifestants ont réclamé l’arrêt des expulsions ainsi que des coupures de courant pour les ménages en difficulté.

«A partir de mardi, des familles vont être expulsées, ce n’est pas acceptable», a expliqué Jean-Baptiste Eyraud de l’association Droit au Logement, rappelant que «le logement est un droit». «Si elles se retrouvent à la rue, c’est foutu, car le droit à l’hébergement n’est pas respecté non plus. Il y a de plus en plus de sans abri qui n’arrivent pas à obtenir de places en centre d’hébergement», a-t-il insisté.

Alors que la loi Alur (loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové) sur le logement a été promulguée mercredi, il a estimé qu’elle n’était pas satisfaisante, notamment en ce qui concerne la baisse des loyers. Il a reconnu toutefois quelques «avancées» (possibilité de poursuivre les propriétaires qui expulsent illégalement, extension des délais que peut accorder le juge avant l’expulsion…).

Le Figaro

Logement : Manifestation du DAL et de Médecin du Monde devant le Sénat (vidéo)(màj)

Le 29 janvier s’est déroulée une manifestation devant le Sénat suite à l’expulsion de plusieurs familles à Aubervilliers. Médecin du Monde et le DAL entre autres ont appelé à se réunir devant le Sénat qui devait voter le rétablissement de la trêve hivernale pour tous le lendemain.


source : Agence Info libre

complément :
extrait de la profession de foi de juin 1946 de l’abbé Pierre pour la liste du Mouvement Républicain Populaire en Meurthe-et-Moselle pour l’élection de la seconde Assemblée nationale constituante :
source : assemblee-nationale.fr

Famille. – Nos candidats totalisent vingt enfants. Parti de la famille, le M.R.P. saura mieux que quiconque se pencher sur les problèmes de la vie. Seul, notre parti réclame le vote familial. Aide plus complète aux jeunes ménages. – Assistance aux femmes en couches et congé supplémentaire à chaque naissance au foyer d’un salarié. – Extension du prêt au mariage (projet R. Prigent). – Immigration étroitement filtrée. – Expulsion immédiate des immigrés indésirables.

(merci à DANY)

Le Droit Au Logement manifeste près du ministère de l’intérieur (maj vidéo)

mise à jour du 26 décembre 2013 à 19H40


source : Le Parisien

 


Une cinquantaine de militants pour le droit au logement se sont rassemblés mercredi à Paris, à proximité du ministère de l’Intérieur pour demander l’arrêt des expulsions des squats et des bidonvilles.

La trêve hivernale, en vigueur de début novembre à fin mars, ne protège pas «les squats et les bidonvilles», rappelle Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l’association Droit au logement (DAL), à l’initiative du rassemblement. «Ces gens qui vivent dans des bidonvilles veulent eux aussi un logement légal», explique-t-il. La police a évacué plusieurs campements habités par des Roms ces derniers mois, dont le plus grand de France, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), fin novembre.

«On n’a rien contre le ministre Manuel Valls», précise Jean-Baptiste Eyraud, mais il «a une responsabilité dans les expulsions de bidonvilles».

D’où le rassemblement de Noël près du ministère de l’Intérieur et non celui du Logement, comme l’an passé. Au total, «plus de 150 000 personnes sont sans abri, plusieurs centaines de milliers d’autres n’ont pas de logement stable», dit-il en affirmant que «7 millions de mètres carrés de bureaux sont vides en Ile-de-France». «Il faut réquisitionner ces bureaux !», préconise-t-il. «Un toit c’est la loi, un toit c’est un droit», crient les manifestants.

«J’ai frappé à toutes les portes, j’en ai marre», dit Agathe, 34 ans, qui souhaite garder l’anonymat. «En tant que Française, je ne pensais pas un jour me retrouver sans logement», confesse cette Guadeloupéenne venue en Métropole après le décès de son conjoint. Depuis un an, mère d’une collégienne, elle demande l’aide de ses amis, de ses proches, qui l’hébergent à tour de rôle.

De son côté, Thouraye Regdal, 40 ans, sans emploi, a été contrainte de trouver refuge chez ses parents. «Je vis avec mes deux enfants, mes parents, ma soeur et ses deux enfants dans 30 m²», raconte-t-elle. «Huit personnes dans un salon et une chambre : pas de quoi avoir une intimité !»…

Libération

Le généticien pro-clandestins Albert Jacquard est mort

Le généticien Albert Jacquard est mort mercredi soir à l’âge de 87 ans. Ce polytechnicien était président d’honneur de l’association Droit au logement (DAL). [...]

Hebergeur d'image

Dans les années 1990, Albert Jacquard va mettre sa verve médiatique au service d’une autre cause : les mal-logés et les sans-papiers. Occupation d’un immeuble rue du Dragon en 1994, de l’Eglise Saint-Bernard en 1996… son visage de vieux faune grec devient vite aussi familier que celui de l’Abbé Pierre, Mgr Gaillot ou Emmanuelle Béart, ses compagnons de lutte. [...]

TF1 News

Les mal-logés s’installent place de la République (MàJ vidéo)

La Fédération Droit au logement (DAL) a investi samedi après-midi la place de la République, à Paris. Elle envisage une manifestation de 48 heures pour protester contre le projet de loi sur le logement adopté cette semaine en commission à l’Assemblée nationale, et jugé trop faible.

(Merci à herstalle)

Une manifestation du DAL, en mars 2013 à Paris

«On veut la mise en place des 15.000 relogements promis par le gouvernement pour les prioritaires Dalo en Ile-de-France, on veut la réquisition de logements vides promise par Cécile Duflot», expliquait samedi le porte-parole de la fédération Droit au logement (Dal), Jean-Baptiste Ayraud. Le Dal s’est installé place de la République (3e arrondissement) en début d’après-midi, où il espérait rester 48 heures.

Le texte prévoit plusieurs mesures phares, telles que la création d’une Garantie universelle des loyers (Gul). Celle-ci doit, à partir de 2016, remplacer les actuelles cautions. […] L’autre mesure importante concerne l’encadrement des loyers. Le texte prévoit que le loyer fixé lors de la signature du bail ne pourra pas dépasser de plus de 20% un loyer médian de référence. Ce dernier sera calculé à partir des loyers pratiqués dans la même zone géographique. De même, les propriétaires pourront appliquer une hausse si le loyer est inférieur de 30% au loyer de référence. Selon la ministre du Logement, Cécile Duflot, cet encadrement du loyer provoquera la baisse d’au moins un quart des locations. […]

Métro

Le DAL vole le logement d’une octogénaire : 4 membres du DAL en garde-à-vue (màj)

Addendum 19/07/13 Nouveau rebondissement dans l’affaire du logement réquisitionné de manière intempestive, rue Planterose à Bordeaux, au profit de deux familles bulgare et géorgienne.

Quatre militants de l’association Droit au Logement, âgés de 39 à 55 ans, membres du bureau du DAL33 et donc responsables légaux, ont été interpellés hier matin. Ils ont été placés en garde à vue dans les locaux de l’unité de police administrative de la sûreté départementale, au commissariat central dont ils sont ressortis dans l’après-midi.

[...]
Sous le contrôle du parquet de Bordeaux, les enquêteurs de l’UPA cherchent toujours à faire la lumière sur les circonstances de cette occupation illégale. En clair, ils veulent savoir qui Lire la suite

Rennes : les militants du DAL ne s’occupaient que des immigrés (rediff.)

06/12/2012

Les militants, qui ont créé le Dal35 (collectif Droit au logement) en 2009, quittent le mouvement. La direction nationale estime qu’ils ne respectent pas la charte du Dal, car ils s’occupent essentiellement des migrants sans abri et non pas de toutes les personnes mal logées.

Hebergeur d'image

On l’a encore vu avec le squat de Pacé, évacué récemment. Le Dal35 a pris la défense des migrants tout au long des dernières semaines.

Désormais, les militants rennais vont créer leur propre association et vont continuer leurs actions d’assistance auprès des étrangers sans hébergement.

Rennes.maville.com

Paris : La caserne de Reuilly transformée en logements sociaux

Un «ministère de la crise du logement» métamorphosé en HLM, la caserne de Reuilly bientôt transformée en locations, un premier foyer d’hébergement pour étudiants lourdement handicapés, la Mairie de Paris poursuit ses actions sur le front du logement…

Ce jeudi après-midi, Bertrand Delanoë (PS) visite le 24, rue de la Banque, dans le 2e arrondissement de Paris. Un immeuble de bureaux de six étages, à quelques pas du métro Bourse, qui fut squatté de janvier 2007 et octobre 2011 par quelques familles et associations en pointe sur le mal logement : Droit au Logement (DAL), Jeudi noir et Macaq (une association d’artistes précaires).

La «réquisition citoyenne» des associations aura donc débouché sur une issue favorable : acheté pour 1,8M€ par la mairie de Paris, avec l’aide de la région et l’Etat, l’immeuble accueille six studios et douze appartements, dont huit seront réservés à des familles à très bas revenus, précise le quotidien.

Jean-Yves Mano a précisé que le Crous réserverait 100 logements pour les étudiants de Sciences-Po Paris qui vivent en zone d’éducation prioritaire (ZEP).

Lors du prochain Conseil de Paris, lundi et mardi, les élus débattront de la transformation de la caserne de Reuilly (12e), un site d’un peu moins de 40 000 m2 dans le 12e arrondissement, longtemps courtisé par la Mairie. Après sept ans de négociations et grâce à un coup d’accélérateur depuis la loi de mobilisation du foncier public, Paris va donc racheter cette caserne pour 40 millions d’euros (contre 60 millions il y a encore quelques mois). Et la réhabiliter pour proposer 50% de logement social, 20% d’appartements à loyer modéré et 30% de locatif libre. Mais aussi pour ouvrir une nouvelle crèche de 2.500m2 et un jardin ouvert au public de 5.700m2, sur l’ancienne place d’armes. Mais il faudra encore trois ou quatre ans de travaux avant que les premiers locataires n’installent leurs cartons dans ces nouveaux locaux, entre 400 et 500 logements. […]

20 minutes; la Vie immo

Logement : Les regrets d’Alimata d’avoir appelé à voter Hollande

La trêve hivernale s’est achevée dimanche dernier. Lundi, 200 personnes sont descendues dans la rue pour scander «Stop aux expulsions».

Alimata n’a pas la nationalité française pour pouvoir voter : «J’ai incité mes amies, mes sœurs et mes neveux à voter pour lui [Hollande], mais je regrette maintenant», ajoute telle avec un air agacé.

Cela fait huit ans qu’Alimata attend un logement. Elle ne cesse de renouveler son dossier depuis 2004 à la mairie de Paris mais sans succès. […]

Déçue, elle ne croit plus en la parole de François Hollande. «J’ai beaucoup soutenu François Hollande durant sa campagne présidentielle et j’ai même prié pour sa victoire. Mais, il est pire que Nicolas Sarkozy. Maintenant qu’il a réussi à se faire élire, il ne pense plus aux gens qui sont dans le besoin et qui comptaient sur lui pour les aider à sortir de leur galère. »

Le DAL a eu un écho notamment sur la remise en question de la loi DALO (Droit Au Logement Opposable). En effet, beaucoup de gens actuellement ont fait valoir leurs droits grâce à cette loi devant la commission de médiation pour bénéficier d’un logement auprès de la préfecture.

Après cinq ans d’attente et de procédures, Zeinab a pu être relogée dans un 6 pièces de 117 m2, à Paris dans le 14ème arrondissement en juin 2012.

Comme Zeinab, 39 ans et mère de 4 enfants. Depuis 6 mois, elle ne fait plus partie des mal- logés : «Je vivais dans un 25 m2 avec mes enfants et mon époux. Nous étions en tout six personnes», explique t-elle. […]

Le Bondy Blog

Paris. Les squatteurs attendent le jugement : Fatima, Fawa, Souhil, Salima…

Début janvier, seize familles, dont vingt-cinq enfants, «investissent» un immeuble vacant de 2.000 mètres carrés au 2 rue de Valenciennes, dans le 10ème arrondissement de Paris. Alors que le propriétaire des lieux a demandé leur expulsion devant le tribunal, deux mois après la «réquisition» et les visites ministérielles, la vie s’est peu à peu organisée dans cet ancien immeuble de bureau. Reportage sur le quotidien de Fatima, Fawa, Souhil, Salima…

Les squatteurs sauront le 25 mars s’ils doivent être expulsés, comme le demande le propriétaire, si le tribunal de grande instance de Paris ne se déclare pas incompétent dans cette affaire.

A peine a-t-on posé le pied dans le hall qu’une odeur de sucrerie envahit les narines. C’est Fawa, qui s’affaire dans la cuisine commune. «Je prépare un gâteau, explique-t-elle en esquissant un sourire. Il faut dire qu’il y en a des bouches à nourrir ici». En tout, soixante personnes, dont vingt-cinq enfants, vivent depuis deux mois sur ces 2.000 mètres carrés de bureaux. Un luxe qu’ils n’auraient même pas imaginé quelques mois plus tôt, avant l’opération coup de poing menée par l’association pour le Droit au Logement (DAL) et Jeudi Noir début janvier. […]

Dès le premier jour d’occupation, Cécile Duflot avait promis qu’elle allait étudier la possibilité de réquisitionner le bâtiment. Depuis, pas de nouvelles. Pour Jean-Baptiste Eyraud, le président du DAL, «hors de question de mettre les habitants dehors sans solution de relogement».

Métro

Paris : Mais à qui appartient l’immeuble occupé par le DAL ?

Depuis le 29 décembre, l’association d’aide aux mal-logés occupe 2 000 mètres carrés laissés vide, en plein cœur de Paris, érigés en symbole de la spéculation aveugle passant par les paradis fiscaux. La réalité est moins exotique.

«On est dans le schéma classique. Quand on occupe un immeuble, il y a toujours un propriétaire qui se manifeste et qui joue le rôle de la pauvre famille prise au dépourvu ».(Christophe Driesbach du collectif Jeudi noir)

Le 7 janvier, les membres de l’association Droit au logement (DAL) et du collectif Jeudi noir, organisaient une petite visite pour la presse, une semaine après avoir investi les lieux où sont hébergés depuis quatorze familles et onze jeunes précaires. Réquisition citoyenne, clamaient les militants d’une seule voix […].

D’après les associations, ces 2 000 m2 seraient inoccupés depuis deux ans (donc réquisitionnables). Mieux, nous expliquait un militant de Jeudi noir le jour de la visite, «on est complètement dans le cliché du holding spéculant sur des bâtiments vides». […]

Seulement voilà. L’histoire n’est pas aussi caricaturale. […] Libération a pu joindre Ignacio Lasa, 50 ans, un Espagnol parlant français (il était scolarisé au lycée français de Madrid). «Nous n’avons rien d’une nébuleuse internationale, ni aucun lien avec un paradis fiscal», nous écrit-il, trop content de s’exprimer.

Il a monté une société immobilière avec son frère cadet comme associé et sa sœur médecin comme actionnaire. «Nous sommes un petit groupe familial, on a un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros environ. Nous achetons des immeubles pour les louer. On en a quatre à Madrid. J’ai décidé d’investir en Europe. Comme je parle français, j’ai choisi Paris.» […]

Pour tenter de débloquer les choses, il a pris contact avec le cabinet de la ministre Cécile Duflot : «Ils étaient très embarrassés d’entendre notre histoire. La ministre ne nous a pas encore répondu, je lui laisse le bénéfice du doute. Elle subit une énorme pression médiatique dans cette affaire. Je respecte le combat contre le mal-logement, mais là les associations se sont trompé de cible.» […]

Libération

Val-d’Oise. Réquisitions : Le Parti de gauche traque les locaux vides

Le Parti de gauche du Val-d’Oise liste les logements vacants afin d’inciter l’Etat à les réquisitionner. Samedi, ses militants ont visé une clinique abandonnée de Soisy-sous-Montmorency.

«On en a déjà repéré une vingtaine rien que dans la vallée de Montmorency», avance Patrice Lavaud, citant notamment un ancien hôpital de jour, l’hôpital privé d’Enghien, mais aussi un ancien tribunal à Pontoise ou encore de nombreux bureaux de poste laissés à l’abandon.

Les militants du Parti de gauche, dont Sylvie Cocher et Patrice Lavaud, coresponsables du mouvement dans le Val-d’Oise, ont bravé le froid pour dénoncer le fait que cette clinique est vide depuis cinq ans et demi. «Elle pourrait accueillir 40 à 50 sans-abri» selon eux.

Ils sont cinq militants du Parti de gauche à être venus braver la bruine, samedi matin, dans une petite rue de Soisy-sous-Montmorency, tout près du lac d’Enghien-les-Bains, pour afficher leur banderole «Réquisition» devant une clinique à l’abandon. Quelques drapeaux de leur parti et deux pancartes pour symboliser la prise de cette bâtisse vacante depuis des années.

«Nous aussi, on veut participer aux réquisitions d’immeubles vacants», pérore Patrice Lavaud, coresponsable du Parti de gauche dans le département, en référence aux récentes actions parisiennes de Droit au logement (DAL) et de Jeudi noir, qui veulent mettre la pression sur le gouvernement pour accélérer les réquisitions d’immeubles vacants pour héberger des mal-logés. […]

Le Parisien