Temps de parole FN/BFMTV : algarade entre Jean-Luc Mélenchon et Jean-Jacques Bourdin (RMC)

Jean-Luc Mélenchon s’en prend vivement à Jean-Jacques Bourdin et BFMTV, épinglés par le CSA. Le journaliste se défend.

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« La parole qu’on a donné au Front National, c’était une parole critique ! Les reportages qu’on a faits, c’était pour justement critiquer (le FN) ! C’était des enquêtes sur le Front National et son incapacité à trouver des candidats ! » – Jean-Jacques Bourdin



Hintermann (CSA) : «Il faut aller dans les écoles pour expliquer que la diversité est importante dans les médias»

Pour familiariser le public aux médias audiovisuels, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a mis en place un site internet dédié à l’éducation par les médias. Explications. Memona Hintermann, membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel explique pourquoi il était urgent de mettre en place ce dispositif.

Lorsque je me rends dans certains établissements en banlieue comme certains collèges où beaucoup d’élèves sont issus de l’immigration, je leur explique qu’ils ont autant de droits que les enfants « blancs » qui ont eu accès à la culture.

Vous allez régulièrement à la rencontre des jeunes dans les lycées et collèges pour leur expliquer votre travail. Sur quoi se porte leur principal intérêt ?

Ils sont étonnés de voir que le CSA existe ! Cela dépend des classes. Par exemple, les lycéens sont sensibles aux questions de justice sociale, à l’égalité dans cette République Française.

Il faut aller dans les écoles pour expliquer que la diversité est importante dans les médias. Le problème de la sous-représentation de cette France diverse vient sans doute du fait que c’est un enjeu politique et social de changer et de mettre en avant une France diverse. Mais en me rendant dans les établissements scolaires, je veux que les élèves se disent : «pourquoi je ne pourrais pas réussir ?»

metronews

Temps de parole radio : Europe 1, France Info, Radio Classique, RTL mises en garde

Des déséquilibres persistants sur plusieurs radios généralistes ont été constatés et le CSA a formulé des mises en garde à Europe 1, France Info, Radio Classique et RTL.

Sur Europe 1, une large place a été accordée au Parti Socialiste (42%) alors que l’UMP est sous-représenté (20%) et le parti pirate sur-représenté (10%). Sur l’antenne dirigée par Fabien Namias, le temps d’antenne consacré au FN a été mesuré à 18%. Sur France Info, le PS bénéficie de près de la moitié du temps de parole (45%) alors que le Front National n’a obtenu que 4% du temps d’antenne. Sur Radio Classique, le FN a été bien trop présent à l’antenne, avec 32% de la répartition, plus que le PS (29%) et l’UMP (18%). Sur RTL enfin, ce sont Les Verts et le Parti de Gauche qui ont bénéficié d’un temps de parole déséquilibré, chacun à 22%. Le PS et l’UMP sont à peu près au même niveau alors que le FN pointe à 10%

CSA

Le CSA rappelle à l’ordre BFMTV pour «surreprésentation» du FN (+ vidéo)

Mercredi 19 mars, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a rappelé à l’ordre la chaîne d’information en continu. Selon le CSA, «le traitement de l’actualité électorale au niveau national est caractérisé par le faible accès à l’antenne des représentants de l’UMP et du parti socialiste ainsi que par la persistance de la surreprésentation du Front national.»

Les chiffres fournis par le régulateur montrent qu’entre le 10 février et le 14 mars, BFMTV a alloué au Front national 43,23% (soit 33 minutes) du temps consacré à la couverture de la campagne « nationale » des élections municipales. Une part nettement supérieure à celles mesurées sur iTélé (21,3%) et LCI (14,87%).

Les chaînes ont jusqu’au 31 mars à minuit pour atteindre l’équilibre, aussi «le Conseil appelle très fermement l’attention de BFM TV sur la nécessité de procéder d’urgence aux réajustements qui s’imposent au regard du principe d’équité avant le premier tour de l’élection municipale.»

Du côté de BFMTV, on assure que le rééquilibrage est en cours. Selon la chaîne, les chiffres arrêtés au 18 mars (quatre jours après ceux du CSA) en témoignent, qui assurent un temps de parole de 32% à l’UMP contre 23% au PS et 21% au FN. Le directeur de la rédaction, Hervé Béroud, explique que des interlocuteurs de l’UMP et du PS ont été privilégiés depuis dimanche dans les sujets diffusés par la chaîne. […]

Les chiffres du CSA montrent d’autres déséquilibres : en faveur de l’UMP sur i-Télé (32% du temps de campagne nationale) et en faveur du PS sur LCI (40%). BFMTV et les deux autres chaînes d’information en continu ont jusqu’à vendredi soir pour rééquilibrer les choses.

Le Monde



Le PCF veut plus de présence dans les médias

Le Parti communiste français (PCF) qui estime être « quasiment absent des antennes » face à un Front national qui « a table ouverte » a annoncé aujourd’hui avoir alerté le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) sur « la discrimination de médiatisation dans l’audiovisuel » dont il se juge victime. [...]

Hebergeur d'imageLe PCF, formation fondatrice du Front de gauche, qui est représenté par un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, au Sénat et au Parlement européen, et qui est la troisième force politique en termes d’élus locaux estime être « quasiment absent des antennes ».

« Il est ainsi inacceptable que le FN, qui n’a aucun groupe parlementaire et qui n’a que cinq maires de petites communes, ait table ouverte permanente sur tous les plateaux de télévision et les radios », ajoute-t-il.

« De la même manière, les débats de fond comme les confrontations d’opinion concernant les enjeux liés aux élections municipales et européennes sont dénaturés ou absolument pas traités. Comment ne pas s’étonner de l’abstention qui risque de favoriser la droite et l’extrême droite ? », interroge le PCF. [...]

Le Figaro

JO : Le CSA visionne les propos des commentateurs sportifs de France Télévisions (vidéo)

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a indiqué lundi qu’il visionnait «les propos» tenus à l’antenne de France Télévisions par ses commentateurs sportifs durant les jeux Olympiques de Sotchi, qui viennent de s’achever dimanche.

«Beaucoup d’interpellations depuis plusieurs jours sur les commentaires aux JO sur FTV. Le CSA examinera ce dossier», avait publié récemment sur son compte Twitter la conseillère du CSA, Christine Kelly.

«On visionne les propos», a donc confirmé lundi le CSA, sans plus de précisions sur le calendrier du groupe de travail chargé de ce dossier. Certains propos tenus à l’antenne de France Télévisions par les commentateurs des jeux Olympiques de Sotchi ont été jugés misogynes ou graveleux par des téléspectateurs et des internautes qui ont réagi sur les réseaux sociaux et alerté le CSA. Sont plus particulièrement visés, Philippe Candeloro et Nelson Monfort.

article complet : Le Parisien

complément : Le CSA brigue à nouveau plus de pouvoir sur Internet

Dans un rapport remis au gouvernement, le conseil supérieur de l’audiovisuel demande à encadrer, en plus des chaînes de TV, les sites de streaming. Le CSA aimerait, en outre, contraindre les YouTube (Google), Dailymotion (Orange) et autres iTunes (Apple) à participer au financement de la création audiovisuelle française.

Plus de pouvoir. Étendre les domaines de compétence du CSA à Internet, le projet n’est pas nouveau. Le rapport Lescure, remis au printemps dernier à Aurélie Filipetti, ministre de la Culture, soulignait déjà la nécessité d’un plus grand encadrement du web. Les géants de la Toile rétorquaient alors, en chœur, que « l’Internet n’a pas besoin d’un CSA du Net ». Mais le régulateur de l’audiovisuel n’en a cure, et persiste. Le gendarme revient donc à la charge, avec un rapport remis cette semaine au premier ministre et à la ministre de la Culture, selon L’Express. Les requêtes, sans surprise, s’inspirent grandement du rapport Lescure, lequel préconisait de redéfinir avec urgence « les responsabilités d’acteurs aujourd’hui trop ambigus ».

Contrôler les sites de partage de vidéos de la même façon que le sont les chaînes de TV est donc l’une des demandes phares faites par l’autorité. Le CSA estime en effet que les YouTube and Co, diffusant désormais des chaînes de TV (Canal+, France Télévisions, etc.), devraient être soumis aux mêmes règles que les chaînes de TV « classiques ». D’autant que, à mesure que le téléviseur, autrefois écran phare des foyers, cède sa place aux écrans d’ordinateurs et de tablettes, les chaînes diffusées sur Internet (streaming, replay) rencontrent de plus en plus de succès.

article complet : lesnumeriques.com

Jakubowicz (LICRA) à propos du Sketch sur le Rwanda : «Canteloup a totalement raison de ne pas s’excuser». (MàJ)

Addendum 11.02.2014 :

Interrogé par le Parisien/Aujourd’hui en France, le président de la Licra, Alain Jakubowicz a indiqué que «Canteloup a totalement raison de ne pas s’excuser». «Il n’y a pas de sujet tabou et l’humour peut et doit faire mal», commente même l’homme de loi qui demande aux humoristes de «garder leur costume de scène».

De récentes déclarations qui tranchent avec les habituelles sorties médiatiques d’Alain Jakubowicz, soucieux de faire interdire à tout prix les représentations de Dieudonné.

Lyon Mag

Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a annoncé samedi avoir saisi jeudi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) après un sketch de l’humoriste Nicolas Canteloup sur Europe 1 «tournant en dérision les victimes du génocide au Rwanda». Une délégation du Cran a rendez-vous le 14 février avec le président du CSA Olivier Schrameck.

«La station soutient Nicolas Canteloup. C’est de l’humour, l’humour est subjectif et nous sommes à l’aise avec cela», a déclaré un porte-parole d’Europe 1. «Nous sommes désolés si cela a blessé le Cran, a-t-il ajouté, Denis Olivennes (PDG de la station) a d’ailleurs proposé un rendez-vous au président du Cran».

Dans ce sketch diffusé en direct mercredi, Nicolas Canteloup imitant l’animateur Julien Courbet s’adressait à un certain M. Hutu qui avait un «conflit de voisinage » avec M. Tutsi, lequel était quelque peu «contrarié» : «Vous avez découpé, macheté et carpaccioté sa famille, alors qu’apparemment il n’en avait pas exprimé le désir».

Le Cran ajoute que, «loin de s’excuser», le «pseudo-humoriste» Nicolas Canteloup «en a rajouté une couche» deux jours plus tard en adressant au Cran «des excuses factices, car “c’est la nouvelle règle de l’humour en 2014 : on fait une vanne et on doit s’excuser. Une vanne, une excuse, une vanne, une excuse, une vanne, une excuse». […]

Le Figaro

Le CSA veut réguler YouTube et les vidéos persos

 

Au prétexte de lutter contre une forme de concurrence déloyale à l’encontre des plateformes de VOD soumises au régime des SMAD, le CSA demande à pouvoir réguler les plateformes de vidéos communautaires comme YouTube ou Dailymotion. L’ancien patron du CSA avait déjà dit son souhait de réguler toutes les vidéos personnelles.

(…) Numerama

Le président du CSA, Olivier Schrameck, pour la fin de l’égalité du temps de parole à la présidentielle

MÉDIAS – Cette règle qui agace les médias audiovisuels pourrait bientôt disparaître. Interrogé mercredi 24 juillet sur France Inter au sujet de la stricte égalité du temps de parole pendant l’élection présidentielle, le président du CSA Olivier Schrameck s’est clairement prononcé pour son assouplissement.

La stricte égalité du temps de parole des candidats à la présidentielle est valable à partir du moment où les candidatures retenues par le Conseil constitutionnel sont rendues publiques, et ce jusqu’à la fin de l’élection. [...]

Si Olivier Schrameck a admis que le Conseil constitutionnel avait « montré quelques réticences », l’ancien conseiller d’Etat s’est dit prêt à s’engager le plus fortement possible pour que partout, et dans toutes les campagnes, l’équité se substitue à une stricte égalité [...].

Cette annonce a cependant suscité la critique, notamment de la part de Raquel Garrido, membre de la direction du Parti de Gauche. « Cet acte visant à maintenir l’hégémonie médiatique du Parti socialiste et de l’UMP est une très grave attaque contre les principes démocratiques », écrit-elle sur son blog [...].

Huffington Post

Diversité : 14 % de personnes perçues comme «non blanches» sont présentes à l’écran

Le baromètre annuel de la diversité du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a été rendu public. Les personnes perçues comme «non blanches», les personnes en situation de handicap et les ouvriers sont peu visibles dans les programmes de télévision. La diversité peine à trouver sa place à la télé.

Il reste donc à espérer que ce fameux «plan d’action» soit efficace et prouve que la télé est capable de donner une image de la France qui lui ressemble.

Devant les petits écrans, les téléspectateurs sont à la recherche d’un miroir du monde. Les programmateurs de télévision ne semblent pas de cet avis. Le reflet de la société est totalement faussé. Le baromètre de la diversité publié par le CSA en témoigne. Cette étude, menée pendant deux semaines en septembre 2012, repose sur l’observation des programmes de 16 chaînes gratuites et de Canal +. Elle montre que la visibilité de la diversité à la télévision n’a que très peu évoluée en une année. Les enquêteurs se sont penchés sur trois thèmes : l’origine ethnique perçue, les catégories socio-professionnelles et le handicap. […]

Seules 14 % de personnes perçues comme «non blanches» sont présentes à l’écran. Un pourcentage en baisse par rapport à l’an dernier (15%) que déplore Mémona Hintermann, présidente du groupe de travail sur la diversité au CSA.

«Il y a quelque chose à changer dans notre système mental, selon Mémona Hintermann. Derrière ça, il est question d’intégration>».

«Il y a un lien très fort entre la conscience de la diversité et le refus de la discrimination», rebondit le président du CSA, Olivier Schrameck. […]

Respect Mag

Télévision : « Seulement 12% de personnes “non blanches” à l’écran. Il faut changer notre système mental » selon le CSA

[Titre d'origine : La télévision française reflète toujours mal la diversité de la population]

[extrait] Minorités ethniques, handicapés ou ouvriers sont encore trop peu représentés à la télévision: c’est le constat du quatrième baromètre annuel de la diversité réalisé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui compte auditionner prochainement les patrons de chaînes pour obtenir de nouveaux engagements.

(…) C’est principalement concernant la diversité des origines que « les résultats ne sont pas satisfaisants du tout », a indiqué Mme Hintermann.

« Seules 12% de personnes perçues comme “non blanches” sont présentes à l’écran. “Il y a quelque chose à changer dans notre système mental”, a-t-elle martelé, soulignant que “derrière ça, il est question d’intégration”. »

Le CSA a décidé de lancer un « plan d’action », qui passera notamment par des auditions des responsables des chaînes et des radios en mars et avril, « pour obtenir enfin des engagements fermes ».

AFP

Télévision : le CSA compte modifier la loi pour imposer plus de femmes sur nos écrans.

Parce qu’elles sont sous-représentées à la télévision, le CSA compte modifier la loi pour imposer plus de femmes sur nos écrans.

La télévision, toujours aussi macho. Alors qu’elles représentent 52% de la population française, les femmes sont sous-représentées sur notre petit écran : 35% seulement des personnes qui passent à l’antenne ! Selon les domaines de compétence, l’expertise masculine est toujours privilégiée révèle le baromètre de la diversité TNS-CSA. Dans le sport, elles sont seulement 14%, 33% dans l’information, 34% dans les fictions, 35% dans les documentaires et magazines, 40% dans le divertissement.

Dans certaines émissions comme « C dans l’air  » sur France 5, les invités sont quasi-toujours des hommes. Une aberration alors que le féminin « Elle » a récemment publié le guide des expertEs capables de faire aussi bien si ce n’est mieux que les hommes. Notons toutefois les efforts de certaines chaînes, comme France 2, qui a récemment imposé Céline Géraud à la tête d’un magazine qui sent pourtant fort la testotérone, « Stade 2″.

Sylvie Pierre-Brossollette, ex-rédactrice en chef au Point et désormais Sage au CSA souhaite inverser significativement la tendance. « Malgré toutes les bonnes résolutions des chaînes, rien ne bouge. C’est terrifiant de voir combien les femmes sont absentes des plateaux, où 20% d’expertes seulement sont conviées », déplore-t-elle dans Le Parisien/Aujourd’hui en France. Comment agir ? En inscrivant dans la loi audiovisuelle une obligation de parité.

La loi bientôt modifiée

« Il faut des obligations de résultats, détaille Sylvie Pierre-Brossolette. Nous allons proposer au gouvernement des modifications de la loi de 1986 pour donner plus de pouvoir au CSA (…) Il s’agirait d’ajouter dans la loi l’idée que le CSA veille à une juste représentation des femmes dans tous les programmes et à l’image de la femme qui est véhiculée ».

 

Grâce à cette modification, la Haute Aurorité aurait alors le pouvoir de sanctionner les chaînes, même de manière financière. « J’espère ne pas devoir en arriver là », explique l’ex-journaliste, pourtant bien décidée à féminiser le petit écran.

OZAP