La Poste ferme 3 bureaux et détruit 42 emplois par jour

Dans un contexte économique dégradé qui impacte beaucoup les secteurs du courrier et du colis, le chiffre d’affaires de La Poste est en baisse de 2,5 %.

485 bureaux bureau ont fermé depuis le début de l’année. Il s’agit d’une accélération du désengagement de l’entreprise publique des zones rurales ou des quartiers jugés insuffisamment rentables. Depuis juin 2006, nous assistions à la fermeture de 343 bureaux par semestre. Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas des files d’attente dans les bureaux de poste qui effectuent toutes les prestations !

La situation de l’emploi est tout aussi catastrophique, avec 7 416 emplois détruits en 6 mois, soit autant que le nombre de suppressions d’emplois enregistré pour toute l’année 2008 ! Une situation pour le moins paradoxale au moment où les dirigeants de La Poste réaffirment leur participation au « plan de relance » ! Ces évolutions ne sont évidemment pas étrangères au projet de changement de statut. Il s’agit, pour les dirigeants de La Poste, de préparer la mue l’entreprise publique en société anonyme. Source

Les oracles sont formels : pas de reprise avant fin 2010

La hausse du chômage n’étonne pas les économistes. « On a touché le fond pour la croissance, mais pas pour la crise sociale. », prévient M. Plane, économiste à Sciences-Po. Les perspectives resteraient sombres malgré une légère reprise au 2e trimestre.

« Il y a des signes positifs mais on s’emballe un peu », assure N. Bouzou, chez Asterès. Pour les experts, le seul doute permis réside sur l’ampleur du désastre. Certains estiment que l’on s’achemine plutôt vers une croissance très faible. D’autres s’attendent encore à des chiffres négatifs d’ici à la fin de l’année. Aucun ne prédit une reprise — c’est-à-dire une croissance suffisante pour créer de l’emploi — avant la fin 2010.

« La hausse du chômage, le retour de l’inflation et la fin de la prime à la casse menacent désormais la consommation des ménages », s’inquiète N. Bouzou. « Les entreprises n’ont jamais eu de telles surcapacités de production. On entre dans le dur des ­faillites », ajoute M. Plane. (20 Minutes)

Chute de 56 % des profits des sociétés du CAC 40 au premier semestre

Durant le premier semestre, le chiffre d’affaires des entreprises du CAC 40 a régressé de 10,9 % et le résultat net de 56,4 %, par rapport à la même période de l’année précédente.

Le premier semestre 2008 avait été excellent pour les entreprises du CAC. La comparaison par rapport à cette période de l’année est donc extrêmement cruelle. Ces mêmes sociétés avaient vu leur chiffre d’affaires baisser de 9 % au 1er trimestre. Ce qui signifie que la chute d’activité s’est encore aggravée durant le 2nd trimestre.

Les entreprises des secteurs de la santé, de l’agroalimentaire, des télécommunications, de service aux collectivités résistent. En revanche, l’industrie a souffert. Dans l’automobile, le bonus écologique et la prime à la casse ont permis de soutenir le marché. Mais malgré ces incitations, Renault et PSA Peugeot Citroën ont vu leur chiffre d’affaires régresser de plus de 20 %, et ont affiché de lourdes pertes.
Lire la suite

L’agriculture connaît la crise la plus grave depuis trente ans



L’agriculture traverse « la crise économique la plus grave de ces trente dernières années », a affirmé lundi le ministre de l’Agriculture
, Bruno Le Maire, évoquant les difficultés du secteur laitier et de la filière fruits et légumes.

Tout en excluant un retour « à des prix administrés et à des quotas », M. Le Maire a appelé à « une nouvelle régulation européenne du marché laitier » qu’il entend « construire » avec l’Allemagne.

A propos des producteurs français, M. Le Maire a annoncé le déblocage immédiat des 30 millions d’euros du plan d’aide, promis en juillet. Il s’est aussi engagé à verser le 16 octobre les avances sur les aides européennes.

Une réunion est prévue mercredi avec les banques afin de tenter de résoudre les problèmes de trésorerie des producteurs laitiers. Lire la suite

Les doutes grandissent sur la reprise économique mondiale

Depuis quelques semaines, l’optimisme s’est installé sur la planète économique. Pourtant, les économistes pointent du doigt les nombreux risques qui pèsent sur la reprise.

Les indicateurs avancés de conjoncture surprennent agréablement les économistes, la production industrielle se redresse, au point que certains pays, comme l’Allemagne, la France et le Japon, ont affiché des croissances économiques positives au deuxième trimestre. Il n’en fallait pas plus pour doper des marchés financiers habitués à la morosité depuis la mi-2007. Ces derniers atteignent actuellement des plus hauts sur l’année 2009.

Après des mois de déstockage, les entreprises n’ont pas d’autre choix que de se remettre à produire, quand bien même ce serait à des niveaux plus faibles qu’avant la crise. Le secteur automobile, dopé par les plans de relance y compris dans les pays émergents, agit aussi comme un accélérateur de croissance. Trop conscients de l’importance du soutien à ce secteur, les gouvernements ne vont probablement pas retirer du jour au lendemain leurs aides.
Lire la suite

La grande distribution aborde la rentrée avec inquiétude

Après un premier semestre difficile et un été morose, la plupart des acteurs de la grande distribution ne se font pas d’illusions et redoutent un chiffre d’affaires en baisse par rapport à la même période de 2008.

Du fait de la crise, les achats de fournitures scolaires se concentrent sur les premiers prix et les marques de distributeurs. Les prix sont de 10 % à 30 % moins chers que les grandes marques, qui voient leurs ventes s’essouffler. Les ventes sont en recul de 0,6 % en France chez Carrefour. Même tendance chez Casino, (-2,4 %). Les économistes sont encore plus alarmistes. « Tant que le marché de l’emploi continuera de se dégrader, la consommation restera déprimée« , prédit A. Law chez Xerfi. En France, 3,66 millions de personnes sont au chômage.

« On va continuer à constater entre 10 000 et 30 000 destructions d’emplois par mois. Cela va peser sur le moral des ménages et leur pouvoir d’achat« , estime N. Bouzou, chez Asterès. En outre, les experts redoutent que le retour de l’inflation (de 1  à 1,5 %) ne vienne freiner encore un peu plus la consommation. Le Monde

Après la crise des subprimes, la bombe des LBO

De futures faillites menacent derrière les schémas financiers complexes des «leveraged buy-out» (LBO) , un système de rachat d’entreprise par endettement. Les spécialistes du secteur s’attendent à des faillites, qui rejailliraient sur les banques.

Comme avec les subprimes, les établissements financiers qui ont financé les LBO n’ont bien souvent pas été très regardants sur les schémas financiers. A l’origine, le LBO est une technique utilisée par les fonds d’investissement pour dégager le maximum de profit.

Ce système financier, inventé aux Etats-Unis, a été largement utilisé en France. Jusque dans les PME. On comptait 1 500 sociétés achetées avec cette technique en 2008. En cas de retournement économique, les entreprises ne gagnent plus assez, et les difficultés deviennent vite insurmontables. Lire la suite