Dans un contexte économique dégradé qui impacte beaucoup les secteurs du courrier et du colis, le chiffre d’affaires de La Poste est en baisse de 2,5 %.
485 bureaux bureau ont fermé depuis le début de l’année. Il s’agit d’une accélération du désengagement de l’entreprise publique des zones rurales ou des quartiers jugés insuffisamment rentables. Depuis juin 2006, nous assistions à la fermeture de 343 bureaux par semestre. Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas des files d’attente dans les bureaux de poste qui effectuent toutes les prestations !
La situation de l’emploi est tout aussi catastrophique, avec 7 416 emplois détruits en 6 mois, soit autant que le nombre de suppressions d’emplois enregistré pour toute l’année 2008 ! Une situation pour le moins paradoxale au moment où les dirigeants de La Poste réaffirment leur participation au « plan de relance » ! Ces évolutions ne sont évidemment pas étrangères au projet de changement de statut. Il s’agit, pour les dirigeants de La Poste, de préparer la mue l’entreprise publique en société anonyme. Source
« Il y a des signes positifs mais on s’emballe un peu », assure N. Bouzou, chez Asterès. Pour les experts, le seul doute permis réside sur l’ampleur du désastre. Certains estiment que l’on s’achemine plutôt vers une croissance très faible. D’autres s’attendent encore à des chiffres négatifs d’ici à la fin de l’année. Aucun ne prédit une reprise — c’est-à-dire une croissance suffisante pour créer de l’emploi — avant la fin 2010.
Le premier semestre 2008 avait été excellent pour les entreprises du CAC. La comparaison par rapport à cette période de l’année est donc extrêmement cruelle. Ces mêmes sociétés avaient vu leur chiffre d’affaires baisser de 9 % au 1er trimestre. Ce qui signifie que la chute d’activité s’est encore aggravée durant le 2nd trimestre.
Depuis quelques semaines, l’optimisme s’est installé sur la planète économique. Pourtant, les économistes pointent du doigt les nombreux risques qui pèsent sur la reprise.
Comme avec les subprimes, les établissements financiers qui ont financé les LBO n’ont bien souvent pas été très regardants sur les schémas financiers. A l’origine, le LBO est une technique utilisée par les fonds d’investissement pour dégager le maximum de profit.