crise
« Depuis une vingtaine d’années, plus de 40 milliards d’euros ont été consacrés aux banlieues défavorisées »
On ne reparle des banlieues que lorsqu’elles sont agitées par des émeutes ! Oubliées de la campagne Présidentielle, les politiques de droite comme de gauche s’en désintéressent pour des raisons électorales différentes.
Aujourd’hui le calme règne, mais pour combien de temps encore avant l’explosion ?
Nos banlieues défavorisées subissent deux véritables fléaux : le chômage et l’exclusion. C’est à ces phénomènes qu’il faut s’attaquer quasi exclusivement, même si la politique de la ville a été présentée par les différents gouvernements comme la solution de la lutte contre l’exclusion.
Depuis une vingtaine d’années, plus de 40 milliards d’euros ont été consacrés aux banlieues défavorisées, mais la situation de leurs habitants demeure préoccupante, et sans cette intervention, elle se serait probablement encore plus dégradée. Une étude des émeutes urbaines américaines, dont le champ d’analyse couvre trois décennies, montre que le chômage, et non la pauvreté, est l’un des facteurs majeurs qui expliquent les soulèvements urbains. Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on se révolte, mais parce qu’on n’a pas de travail, qu’on n’a plus d’espoir et qu’on se sent étranger au monde où l’on veut vivre.
Si le chômage français est à la limite de ce qui est acceptable pour la population en général, il devient catastrophique pour les jeunes des cités où il atteint un taux de 45%.
Politiques d’austérité : Tout était déjà écrit par l’OCDE… dès 1996
Un rapport au contenu stupéfiant a été rédigé en 1996 par le Centre de Développement de l’OCDE. Le document, pudiquement appelé Cahier N°13, est édifiant et d’un cynisme absolu. Son auteur, M. Morrisson explique quelles sont les meilleures stratégies pour que les décisions qui seront forcément impopulaires en raison d’une crise « passent bien ou mieux ».

Le titre de ce rapport est « la faisabilité politique de l’ajustement », autrement dit comment faire en sorte que les décisions difficiles à supporter pour le peuple ne créent pas de troubles et n’empêchent pas les réélections de ceux qui les ont prises.
Enquête sur le logement social à Paris (Vidéo)
Quelques passages piquants de l’émission « Complément d’enquête » diffusée hier soir sur France 2 :
L’Angleterre est-elle sur le point de quitter l’Union Européenne ?
Aujourd’hui, près de 60% des Anglais seraient favorables à une sortie de l’Union Européenne. En tête de file de ce mouvement en plein essor, le député européen Nigel Farage, également leader du UK Independence Party. Celui-ci a su convaincre, et ses partisans se multiplient.
Parmi eux, une ONG fait campagne pour l’organisation d’un référendum sur la séparation d’avec l’UE, tandis que l’éditorialiste du «Daily Mail», Peter Hitchens, écrit que la montée en puissance de Bruxelles est un véritable putsch. Un lord a même lancé un concours : 25.000 euros à qui trouvera la meilleure solution pour sortir de l’Union.
Ayrault appelle les Français à accepter la mondialisation
La France doit tirer parti de la mondialisation et encourager la prise de risque sans renier son modèle économique et social, qui doit être «renouvelé», estime le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dans une tribune publiée jeudi par Le Monde. Ce long texte précise le cap du gouvernement, qui entame avec son premier conseil des ministres de l’année douze mois difficiles sur le plan économique avec une feuille de route pour les six mois à venir.

«La France est à la croisée des chemins», écrit Jean-Marc Ayrault, qui souligne que le modèle politique, social et économique fondé depuis deux siècles est aujourd’hui fragilisé par les inégalités, la dette publique et le chômage. La montée des extrêmes dans les urnes et la défiance qui «paralyse nos relations sociales et politiques» obligent également la France à réinventer son modèle, sans rupture mais en refusant un prétendu «âge d’or», ajoute-t-il.
«La crise que nous traversons est d’abord économique et sociale. La tentation est grande d’en reporter la responsabilité sur autrui, d’accuser la libéralisation des échanges commerciaux et financiers, la concurrence des pays à bas coûts et les politiques conduites en Europe», poursuit le Premier ministre.
Que doit-on attendre des voeux de fin d’année de François Hollande ?
Le président de la République veut adresser «en moins de dix minutes» un message d’optimisme aux Français en dépit de la crise et de l’aggravation de la situation de l’emploi.
«Il faut donner de l’espérance, sinon, comment mobiliser le pays ?» souligne un proche du chef de l’État. Depuis des semaines, François Hollande ne cesse de répéter que «la crise est derrière nous», du moins la crise financière et de l’euro. Il reste, reconnaît-il, à sortir de la crise économique, alors que les plans sociaux se multiplient en France.
Près de 29 300 chômeurs supplémentaires sont venus pointer à Pôle emploi le mois dernier et, à ce rythme, le triste record absolu de janvier 1997 (3,205 millions de chômeurs) pourrait être battu dans les premiers mois de 2013.
À l’Élysée, on assure percevoir la « grande inquiétude » des catégories populaires comme des classes moyennes, saisies par la crainte du chômage et du déclassement. François Hollande aura donc à coeur de faire valoir les réformes engagées par le gouvernement : emplois d’avenir, contrats de génération, pacte de productivité… […]
Sixième année consécutive d’augmentation de la fréquentation aux Restos du Coeur
On apprend que la France reçoit de l’aide alimentaire de l’Europe…