Une filière de travailleurs clandestins démantelée à Menton

Les services de la police aux frontières de Menton ont démontré une nouvelle fois leur efficacité en démantelant une filière clandestine destinée à acheminer de la main-d’œuvre à moindre coût en provenance de Roumanie.

C’est, en effet, le deuxième coup de filet réussi après celui mettant au jour l’emploi de quinze ouvriers, roumains également, embauchés illégalement sur un chantier mentonnais au « Parc Saint-Georges », 117, avenue des Castagnins.

Cette fois, c’est sur le site de la construction de l’ensemble immobilier « Azur Parc », 90, route de Gorbio, que les forces de l’ordre sont intervenues. Lors d’une action de contrôle coordonnée du Comité départemental opérationnel anti-fraudes (Urssaf 06 et DIRECCTE 06, notamment), les policiers ont constaté que six ouvriers de nationalité roumaine et un autre de nationalité bosniaque effectuaient des travaux de peinture, sans titre les autorisant à exercer sur le territoire national.

1 000 euros paniers inclus

Dirigés vers le poste frontière de Saint-Louis pour y être entendus en compagnie du chef de chantier, roumain lui aussi, les ouvriers affirmaient, alors, avoir été recrutés dans leur pays d’origine pour un chantier mentonnais.

Il leur avait été précisé, en outre, lors de leur entretien d’embauche par une société basée à Bucarest, qu’aucune « fiche de paie ne leur serait délivrée ». Les enquêteurs ont également démontré qu’un contrat de sous-traitance d’un montant de plus de 120 000 euros avait été signé entre cette entreprise roumaine et une autre, mentonnaise, pour la réalisation de ces travaux. Sous entendu, le recrutement de ces « salariés », qui percevaient, quant à eux, des revenus mensuels de 1 000 euros, paniers inclus.

Nice Matin

Logements sociaux : pas chez moi ! MàJ (Vidéo)

Logement sociaux : qui en bénéficie ?
France 2 donne une piste en conclusion de ce sujet :

Réactions des gens après la proposition de Cécile Duflot d’imposer des logements sociaux et d’augmenter les amendes pour les villes qui se refusent à en construire davantage.

Complément : en 2007, Eric Raoult : « Le Raincy c’est pas Bamako« . Voir la vidéo

En Grèce, « la société a dépassé son seuil de tolérance »

Avec un tiers de la population sous le seuil de la pauvreté, 23 % de chômage, dont 45 % chez les jeunes, le migrant est d’abord perçu comme une menace sur le marché du travail, deux ans après l’explosion de la crise sociale. Pour le sociologue Thanos Dokos, « la société grecque a dépassé son seuil de tolérance.

Le déséquilibre des populations dans certains quartiers est trop visible pour ne pas créer de problèmes ».

De plus, souligne-t-il,

« il s’agit d’une population majoritairement musulmane, qui rappelle les quelque quatre cents ans d’occupation ottomane ». Issue des Balkans et de l’ancienne URSS, la première vague de migration, dans les années 1990, était composée de chrétiens proches des Grecs et décidés à s’intégrer.

La seconde vague, depuis 2005, est composée essentiellement d’Asiatiques et de Subsahariens musulmans qui n’ont qu’une seule idée : quitter la Grèce inhospitalière pour l’Europe du Nord.
[...]

Le flot continu de 150 à 300 migrants passant quotidiennement la frontière gréco-turque a légitimé l’opération « Zeus Xenios » menée au mois d’août : des rafles policières qui ont permis d’interpeller plus de 17 000 migrants et d’en placer 2 000 dans des camps de rétention dans l’attente de leur expulsion. Dernièrement, ils ne sont plus qu’une poignée chaque jour à franchir la frontière.

La Croix

Espagne – Crise : une émigration d’immigrés

«Je m’appelle Javier del Rey, j’ai 24 ans, j’ai étudié les télécommunications. J’ai cherché du travail mais je n’ai rien trouvé. Je vais devoir apprendre l’anglais et sortir du pays pour espérer trouver un emploi.» Les jeunes diplômés espagnols n’ont pas encore fini leurs devoirs: une fois leurs études bouclées, ils devront désormais partir tenter leur chance ailleurs pour ne pas finir sous le toit des parents à vivre de leurs allocations retraite, comme témoigne Javier del Rey dans une vidéo d’El Pais.

Le slogan de la plateforme d’indignés Juventud sin futuro, «Si tu finis tes études en Espagne, tu as trois débouchés: par terre, mer ou air», résume un sentiment partagé chez les Espagnols: l’émigration est devenue une fatalité, dans un pays où un jeune âgé entre 15 et 24 ans sur deux est au chômage. En 2011, pour la première fois depuis des lustres, le taux d’émigration a dépassé celui d’immigration, avec un solde de 55.626 personnes. (…)

«Ces derniers mois, les moyens de communication ont fait écho d’un mouvement migratoire des Espagnols que certains assimilent à la grande migration des années 1960, quand autour d’un million et demi d’Espagnols ont rejoint l’Europe plus riche et industrielle, à la différence qu’aujourd’hui la sortie du pays serait le fait de jeunes plus formés. Cependant, ces reportages oublient en général un détail: la grande majorité de ceux qui quittent le pays sont des immigrants qui sont arrivés en Espagne pendant la vague migratoire de 1998-2007, nombre d’entre eux ayant obtenu la nationalité espagnole.»

Reprenant les statistiques délivrées par l’Institut National de Statistiques (INE), Carmen González Enríquez rappelle qu’en 2011, sur les 507.740 émigrants espagnols, 445.271 sont nés à l’étranger. Sur les 62.469 nés en Espagne, seuls 34.594 sont majeurs et «je pense que l’on peut interpréter que parmi les mineurs, il y a beaucoup de fils d’immigrés nés en Espagne».

Autrement dit, aux alentours de 6% des émigrants sont autochtones, les 94% restant étant des immigrés ayant obtenu la nationalité ou ayant des parents espagnols, comme c’est souvent le cas en Amérique latine. «En 2010, 7% des émigrants étaient autochtones, 8% en 2009», précise-t-elle. (…)

Slate

Agressions xénophobes en Grèce

[Article de L'Express du 12 aout 2012 - titre modifié]

Des dizaines d’agressions visant les immigrés sont régulièrement perpétrées dans les quartiers défavorisés d’Athènes, sur fond de percée de l’activisme néonazi et de profonde crise sociale et économique.

Un jeune Irakien a été poignardé à mort dans la nuit de samedi à dimanche à Athènes par cinq motards chassant les étrangers, a annoncé la police, alors que le pays est accusé d’incurie face à la banalisation de la violence xénophobe.

La police recherche ses attaquants, « cinq personnes à bord de quatre motos qui avaient auparavant tenté dans la même zone d’agresser un Roumain et un Marocain », a ajouté le communiqué.

Le modus operandi est le même que celui de dizaines d’agressions visant immigrés, réfugiés ou Grecs d’origine étrangère, désormais régulièrement perpétrées dans les quartiers défavorisés d’Athènes et d’autres centres urbains, sur fond de percée de l’activisme néonazi et de profonde crise sociale et économique.

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(merci Joyeux Luron)

Les enseignes de bricolage, un « Pôle emploi » pour travailleurs au noir

Ils sont une cinquantaine, adossés aux grilles d’une enseigne de bricolage discount. Maçons, peintres ou jeunes sans qualification qui bradent leurs bras pour quelques dizaines d’euros, ces ouvriers espèrent chaque matin une hypothétique embauche.

Sweat-shirt à capuche, casquette vissée sur la tête, un sac plastique à la main contenant ses « vêtements de travaux », Mohamed, 31 ans, est arrivé parmi les premiers, vers 7 heures. « J’ai essayé l’intérim et Pôle emploi, mais je n’ai rien trouvé, alors je viens ici depuis des années », raconte-t-il.

« Ces derniers temps, c’est plus dur. En une semaine, si on arrive à gratter une journée de boulot, c’est bien », poursuit ce Tunisien qui survit avec femme et enfants grâce au RSA.

A Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), comme à Bobigny ou Villemomble (Seine-Saint-Denis), des centaines de ces journaliers des temps modernes, sans-papiers et jeunes pour la plupart, s’entassent quotidiennement devant les magasins de bricolage et matériaux.

A la clé: entre 50 et 80 euros, payés au noir, pour les rares qui seront cueillis par un chef d’entreprise ou des particuliers. Et une interpellation et 24 heures de garde à vue pour les plus malchanceux.

Avant de décrocher son titre de séjour, Mohamed s’est fait arrêter cinq fois.

« Les flics finissent toujours par te libérer. Ces derniers mois, ils se contentent de nous demander de bouger »,

affirme-t-il.

A côté de lui, Azouz, 45 ans, visage buriné, regard fixe sur ses mocassins usés, lâche d’une voix sourde: « On est des esclaves ».

Ce maçon arrivé de Tunisie en 1990 dit ne parvenir à trouver du travail que deux ou trois jours par mois. Le reste du temps, il patiente au bord de la nationale, dort dans la rue et mange grâce à l’aide d’associations.

« Ce sont souvent des particuliers qui nous emploient, pour environ 50 euros. Parfois, à la fin de la journée, ils ne t’en donnent que 20. Comme tu n’as pas le choix, tu acceptes », renchérit un des ses compatriotes, Brahim, 32 ans.

« Police! Police! »

« Vous cherchez un ouvrier? » Un gaillard roux aux yeux clairs nous aborde comme il le fait avec chaque client potentiel du magasin. Agé de 44 ans, ce spécialiste roumain ès enduit et peinture a ses habitudes ici depuis… 2004.

Vêtu d’un survêtement noir impeccable et de baskets flambant neufs, il n’offre pas ses services pour moins de 80 euros la journée.

Dernièrement, un patron l’a choisi pour un chantier de 45 jours. Assez pour payer le loyer de son appartement et s’offrir des vacances au pays. « Mais cette année, il y a trop de gens qui cherchent du travail », se plaint-il, interrompu par des cris qui s’élèvent au-dessus du brouhaha de la circulation.

« Police! Police! » Le groupe se disperse soudainement, alors qu’une voiture des forces de l’ordre se gare tranquillement sur le parking.

Georges, 22 ans, ne bouge pas d’un centimètre. « Tu cherches du taf, les flics t’arrêtent, tu vends de la drogue, ils ne font rien », s’énerve le jeune Sierra-Léonais.

« On n’a rien mais on est prêt à tout donner. On dort dans la rue et, le matin, on se lève pour aller chercher du travail. On ne fait rien de mal », éructe-t-il, écouteurs sur les épaules.

« Ne restez pas en groupe! Circulez! » Descendu de son véhicule, un gardien de la paix plutôt bienveillant entonne à l’attention des récalcitrants un refrain qu’il semble bien connaître.

Doumbia n’est plus là pour l’entendre. L’air perdu, il presse le pas pour s’éloigner, sans savoir où aller.

Débarqué de Côte d’Ivoire il y a à peine deux semaines, il dit avoir 16 ans mais on lui en donnerait à peine 14. « J’espérais que ce serait plus facile de trouver du travail », soupire-t-il.

Paris Normandie

Espagne : Les clandestins marocains contraints d’envoyer leurs enfants au Maroc

La mise en place des mesures d’austérité par le gouvernement espagnol contraint les clandestins marocains à envoyer leurs enfants au Maroc.

Dès le mercredi 1er août, les sans-papiers n’auront plus accès aux centres hospitaliers espagnols et ne seront admis que dans le service des urgences, selon la mesure adoptée par le gouvernement central, rapporte Les Echos quotidien. De plus, de nouvelles taxes sur les médicaments sont désormais obligatoires, notamment le paiement par les patients d’un euro par ordonnance.

Une mesure choc, c’est la hausse des frais d’inscription dans les établissements publics espagnols. En effet, le principe de gratuité de l’enseignement obligatoire n’est plus d’actualité dans le royaume ibérique. Autant de réalités qui agitent les Marocains résidents dans le pays.

Au début, la tendance pour les pères de familles était de rapatrier les épouses et les enfants en bas âge et rester chercher du travail en Espagne. Mais cette démarche n’ayant pas porté ses fruits avec le problème d’adaptation et la désorientation totale des enfants qui s’est posé, une autre catégorie a vu le jour. Il s’agit de ceux qui préfèrent retourner au Maroc chercher du travail ou investir afin de nourrir et scolariser les enfants restés en Espagne.

Les sans-papiers, quant à eux, sont cependant soumis à d’autres réalités. Déjà, certains d’entre eux se sont retrouvés en situation irrégulière suite à la perte de leur emploi. Et très souvent, ils ne jouissent pas d’assises solides au Maroc. […]

Dès le début de la crise, de nombreux Marocains résidant en Espagne se sont premièrement rués vers la Catalogne pensant y trouver du travail, vu que la région est connue pour être la plus riche du pays, car dotée d’un important tissu industriel. […] «Malheureusement, les lacunes en matière de formation de nos concitoyens leur laissent peu de choix et ils étaient obligés de répéter les erreurs du passé, en travaillant dans le secteur des BTP en tant que main d’œuvre bon marché ou de recourir à des actions condamnables ». En effet, la police ibérique a mis la main sur près de 400 faux contrats de travail, attribués en majorité à des Marocains. Ce qui a occasionné l’arrestation de près de 200 personnes.

yabiladi

Pourquoi la Finlande est épargnée par la crise ?

La Finlande est le dernier pays de la zone euro à ne pas être déclaré en danger par l’agence d’évaluation Moody’s. Mais pourquoi? Enquête…

La Finlande serait donc le dernier bon élève de la classe euro. En tous cas selon Moody’s. Cette agence de notation a en effet confirmé lundi la «perspective stable» de ce pays, alors qu’elle a abaissé celle des Pays-Bas, du Luxembourg et même de l’Allemagne à «négative».

En résumé, la Finlande est donc le dernier pays de la zone euro à bénéficier non seulement d’un triple A, le 20/20 version finance, mais également d’une jolie perspective. Mais comment ce pays parvient-il à réaliser cette performance? C’est la question que 20 Minutes a posée à plusieurs analystes. (…)

20 minutes